Gergé Watches, urbanisme manufacturier

En puisant ses savoir-faire dans le terreau de l’arc jurassien, la marque suisse Gergé Swiss Timepieces (Neuchâtel) distille une vision contemporaine pétrie de valeurs architecturales et horlogères au travers d’une première collection baptisée Metropolis Type 1, 2 ou 3. Une collection directement inspirée d’un film culte et de la désormais récurrente terminologie désignant la ville de La Chaux-de-Fonds. La Metropolis Type M3 véhicule une dimension de contemporanéité qui se détache du modernisme.  L’élancement de ses lignes, ainsi que les stries sur le cadran d’un guichochage côte de Genève à la verticale, rappellent ces fameux ponts qui, dans le film de Fritz Lang, survolaient l’urbanité d’une métropole futuriste. Boîte ultra complexe à étages, habitée par un calibre mécanique Concepto 2021, mouvement automatique chronographe mono-poussoir de 13 lignes ¼ , doté d’une réserve de marche de 46 heures, d’une date à 4h30 et d’un certificat de chronomètre décerné par le C.O.S.C. Cette montre joue l’abordabilité tout en se réclamant d’inspirations architecturales et urbanistiques intemporelles. A voir sur la chaîne Youtube-TV du bloghorloger.ch

Haptica, du design au braille

Depuis San Francisco, le designer David Chavez distille sur la toile ses créations. Dont le projet Haptica, une montre élégante qui, de manière discrète, ouvre son rail central aux doigts sensibles des non-voyants. Trouvée sur le net, ce garde-temps verra peut-être le jour, si la recherche de fonds lancée aboutit. Plus près de chez nous, c’est surtout la marque ARSA, contraction de Auguste Reymond SA, qui occupe depuis plusieurs décennies le terrain des montres d’élégance pour mal-voyants.

TechnoMarine, un site web façon réseau-social

Une nouvelle race de sites web fait son apparition dans la communication horlogère. TechnoMarine, qui veut créer un lien entre l’homme et la mer, (pas entre la femme et sa belle-mère…) vient de lancer son nouvel environnement sur le web, dans l’esprit du community trend. Tournant le dos aux schémas classiques, l’arrivée sur la home page donne le ton: on se croirait  sur une variante customisée du plus grand des réseaux sociaux, avec d’emblée, des appels à suivre le moove océan sur Twitter, Facebook, ou YouTube, ou sur un blog « maison » alimenté par la verve légendaire d’un Perriard’Team dont on se demande s’il est comme comme la grande pomme: une ruche citadine qui ne dort jamais… Citadine et urbaine, l’imagerie ramène toutefois toujours aux rêveries et aux échappées sur fonds marin. L’addiction à cette fuite en avant guette, sloganisée par le désormais gimmick « Ocean Addict« . Alors, on s’inscrit, on crée son profil, on choisit les couleurs de bracelets qui siéront le mieux à la montre élue, on se délecte à visionner quelques mini films dont on se dit qu’ils pourraient bien emprunter quelque canal d’un marketing viral suggéré. Car la tentation d’en forwarder certains à son réseau est palpable. Au passage, on découvre l’étendue des références, les modèles 2010, la Cruise Sport caméléonique, les modèles céramiques, et on se connecte aux flux d’infos qui nourriront les attentes 2011. Vincent Perriard nous a mis l’eau à la bouche, c’était à BaselWorld 2010. En attendant, on tentera de se positionner au coeur du vertige que procure un store locator franchement pratique, dont le seul bémol serait la non-réactivité au click de souris du numéro de téléphone du magasin le plus proche…

Déjà en 1949, Hamilton: expliquer la montre simplement.

D’accord, c’est un peu long! Nos moeurs d’utilisation des formats video qui circulent sur internet, via les Dailymotion ou les YouTube, ne sont pas enclines à consommer sans broncher 9 minutes et quelques secondes. Pour les courageux, c’est savoureux, et, sur fond sépia, très instructif. Dire que ça a été fait en 1949, il y a donc plus de 60 ans. Un follower du bloghorloger.ch signale cette petite merveille historique signée Hamilton, une marque dont l’imagerie associée au cinéma explique peut-être cette incursion cinématrographiquement horlogère. A visionner.

RealFiction, Dreamoc la vitrine à hologrammes

Quelle marque ne rêve-t-elle pas d’exposer sa montre dans une vitrine magique qui, soudain, permettrait au mouvement de s’extraire virtuellement de son boîtier pour se mettre à tourner en pleine suspension, offrant en vision 3D ses rouages. L’ère holographique des vitrines Dreamoc est en marche, grâce à RealFiction, une société danoise. Fondée en 2002 par Clas Dyrholm et Peter Simonsen, deux transfuges des univers du film et de la production TV, qui, à force d’expérimenter les premières manifestations video d’hologramme, s’aventurent peu à peu vers une maîtrise technologique qui pourrait bien séduire les horlogers. D’autant que la société se présentait au GTE -Geneva Time Exhibition, pour la première fois en Suisse en janvier 2010. Certes, ils ne sont pas les seuls (et le tableau téléphonique holoprime est plutôt bluffant, même lorsque la séquence YouTube qui le présente demeure terne côté rendu d’images), toutefois, ce sont eux qui sont venus, pour la première fois, à la rencontre des marques horlogères.

http://www.realfiction.com/

Baume & Mercier, exclusif… Secrets de Simone Gaudard, descendante du fondateur…

Au SIHH 2010, sur le stand Baume & Mercier, l’arrivée de Simone Gaudard crée la surprise. La descendante du fondateur de la marque fait le déplacement à Genève, reçoit une montre et incarne en chair et en os, le 180ème anniversaire de la marque. Pétrie d’intelligence, d’élégance, cette gardienne des valeurs familiales, s’est prêtée, dans le secret d’un salon privé, au jeu des questions. Elle avoue préférer la plume au micro tendu. En exclusivité, intime et digne, elle livre quelques « secrets » d’une famille d’horlogers… En prolongement de l’opération lancée sur Twitter et Facebook. Sacré buzz….

Julianne Moore, nouvelle égérie Bvlgari

Dès février 2010, Excentric Charisma, la nouvelle campagne de Bvlgari, aura les traits de l’actrice 4 fois oscarisée Julianne Moore. Du haut de ses 48 films, cette celebrity s’est prêtée à Beverly Hills au jeu des objectifs de Mert Alas et de Marcus Piggot pour incarner l’élégance intemporelle, le charisme raffiné zesté de mystère et d’inaccessible. Avec à son bras un sac Chandra (qui signifie lune en sanscrit) couleur brun châtaigne et bleu de prusse, la vedette conjuguera, parfois un rien impudique, le port de quelques pièces d’anthologie, une montre évidemment, mais également des fragments de haute joaillerie saupoudrés d’émeraudes imposantes et de diamants taille baguette. A guetter, les pré-coulisses de cette campagne… Quand au making of, il circule déjà sur YouTube, façon teasing et amuse regard…

Cartier fait son buzz…

S’il semble certains que toutes les marques sont dans les starting blogs d’avant la grand-messe de janvier 2010, certaines enseignes horlogères tentent d’avoir une longueur d’avance sur leurs concurrentes -y compris au sein du groupe Richemont où la surveillance des autres est de mise. Ainsi, Cartier Manufacture La Chaux-de-Fonds conviait une série de journalistes en avant-première, avec signature de contrat de confidentialité et tout et tout. Faire savoir qu’on a quelque chose à dire, c’est bien, faire savoir que vous savez mais que vous n’avez rien le droit de dire jusqu’à la levée de l’embargo, c’est encore mieux. Encore faudra-t-il se souvenir le moment venu, que vous saviez et que vous étiez donc privilégiés. Sur YouTube donc, un teasing Cartier commence à plutôt bien fonctionner. Quand Cartier se risque enfin à ce genre de méthodes, il y met les moyens. Autre bourdonnement du net, la Concept Watch ID.One en Niobium-Titanium, qui se passerait de tout moyen de réglage habituellement inhérent aux montres mécaniques… Les deux sont-elles liées?

Insultes dans l’atelier…

Il semblerait qu’un certain responsable d’atelier soit parfois capable de péter un plomb. Heureusement, depuis mai 2009, il ne serait plus en activité sur les lieux où ses « employés », un rien rebelles, l’ont enregistré à son insu, afin d’en faire profiter l’ensemble de la Toile, via YouTube. Vous m’direz qu’une bonne empoignade verbale de temps à autre ça fait pas de mal entre virils basiques. Ok, encore faut-il que le rapport hiérarchique ne soit pas en défaveur de l’insulté… Tout lien avec un personnage existant n’est que pure imagination et hasard crasse.