Grönefeld et Grönefeld, horlogerie hollandaise

D’un grand-père bijoutier ayant d’abord appris l’horlogerie et restauré des montres de poche qu’il emballait dans des boîtes à cigares, Tim et Bart héritent de la passion. Chez les Grönefeld on est joaillier de père en fils. Qu’importe, ils feront leurs quatre années d’école d’horlogerie avant d’arriver au WOSTEP, une école suisse qui forme les horlogers du monde afin d’alimenter en savoir-faire les SAV de nos plus belles enseignes. Chez Renaud Papi, à l’heure des débuts, ils s’exercent aux hautes complications, en apprivoisant même la reine, la répétition minute. «J’ai appris par moi-même, comment limer, afin de gagner de la place» explique Bart. Et donc d’en offrir un maximum aux timbres censés marteler les divisions de l’heure. D’ailleurs, GTM-06, leur première pièce éponyme, une fois le retour à Oldensall consommé, est un summum technique: à partir de mouvements Claret acheté bruts, leur répétition minute les font remarquer des collectionneurs mondiaux. Pour leur deuxième création, les Grönefeld s’attaquent à un mythe presque oublié, la seconde morte. Partis d’une page entièrement blanche, hormis quelques vertiges historiques, Tim et Bart dessinent, inventent, usinent, anglent. La One Hertz 1912, comme la date du diplôme de leur grand-père, voit le jour.

Montres écoles, l’histoire en relecture.

Exposées d’abord à Genève, au Musée d’horlogerie –ou plutôt dans un espace volé au Musée d’Art et d’Histoire, puis lors de la journée d’étude de la SSC – Société suisse de Chronométrie, les montres écoles compilées par Antoine Simonin, l’un de leur plus fervents connaisseurs, débarquent en livre. Témoins de l’évolution des techniques, porteuses des avancées et découvertes de leur temps, ces garde-temps racontent aussi des histoires personnelles. Celles des volées d’élèves passées entre les murs de 10 écoles d’horlogerie. C’était le temps où chaque étudiant devenu horloger, devait ponctuer la fin de son cursus scolaire par la réalisation complète d’une montre. Du pain béni pour les collectionneurs… En français, 24×30 cm, 500 pages richement illustrées, papier couché, reliure cousue fil et couverture cartonnée. info@booksimonin.ch

Montres écoles, inestimables témoins historiques

Amateurs et chercheurs, à vos marques. La sortie de « 10 Ecoles d’Horlogerie Suisses« ,  livre annoncé par bloghorloger.ch le 21 septembre 2009, est imminente: la plus incroyable collection de montres écoles débarque, regroupée dans un livre référence par Antoine Simonin, ancien directeur du Wostep. Lancement prévu le 30 avril 2010 au MIH, le Musée International d’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds, et le 5 mai à Genève, dans le hall du Musée d’Art et d’Histoire. 10 écoles d’horlogerie représentées. Créés au milieu du XIXème siècle, les établissements de formation professionnelle spécialisée forment des horlogers complets, aptes à répondre aux entreprises. D’imposants bâtiments scolaires sont construits, de Genève à Porrentruy, en passant par Bienne, Soleure, Saint-Imier, Neuchâtel, Fleurier, La Chaux-de-Fonds, Le Locle et la Vallée de Joux. La tradition voulait que chaque élève ponctue la fin de ses études par la réalisation d’une pièce. Ainsi, les montres-école sont de formidables témoins de l’évolution de ces établissements et des travaux qui y sont conduits, sous le signe du trait-d’union entre enseignement et exigences industrielles.  La trace encore vivace de plusieurs générations d’inventions et d’avancées techniques. Exposées partiellement à Genève, puis dans le cadre d’une journée d’étude de la SSC – Société Suisse de Chronométrie, ces montres se retrouvent désormais compilées. Une bien belle manière de lire l’histoire horlogère, sous un autre angle. Lire également l’article de horlogerie-suisse.com.