Ralf Baumgarten, photographe ès anglages visuels

Né en 1960 à Saarbrücken en Allemagne, Ralf Baumgarten s’illustre dès l’âge de 17 ans par des photos prises au cœur d’un Jazzclub. A 20 ans, il est sacré meilleur photographe noir et blanc de la Saare avant d’entamer à Wuppertal des études universitaires de communication et design. A 24 ans, il remporte le concours lancé par Polaroid à l’adresse des étudiants en photographie et reçoit un prix Kodak orienté jeunes talents. Son diplôme de Designer en poche, il se met en 1989 à son compte et sévit depuis son studio de Cologne quand il n’est pas en voyage: dans la vallée de Joux ou au Japon, pour immortaliser de talentueux maîtres des arts horlogers, ou à Dubaï afin de photographier des chameaux pour GEO Magazine, View et Victor Hasselblad. Ses périples donnent aussi lieu à des expos et des livres, comme 50 People, 50 Watches, 50 Portraits qui rencontre en 2005 l’écrin institutionnel du MIH – Musée International de l’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds. Extrait des 208 pages du livre Twelve Faces of Time (éditions TeNeues), un anglage visuel sur le visage de Frédéric Dufour, de la Vallée de Joux. Sorti en 2010, ce livre, une galerie de maîtres horlogers reconnus ou prometteurs, reçoit un IF-Design-Award. Les textes sont signés par Elizabeth Doerr, une plume horlogère spécialisée qui sévit depuis l’Allemagne au quatre coins de la planète média tout en restant rédactrice en chef de Wristwatch Annual. A commander chez Watchprint.com

Espace VIP à Genève, chez Jaeger. Rappels historiques

Au 2 Rue du Rhône à Genève, dans la boutique encore recouverte des traces de travaux alentours -décidément Genève n’en finit pas de ses travaux qui n’en finissent jamais, Jaeger LeCoultre s’offre un espace VIP, en sous-sol, à l’abri des regards passants. Là où pourront s’expliquer, sous l’oeil expert d’un horloger maison, les complications les plus étonnantes de la marque. Des modèles qui s’engagent, selon Jérôme Lambert, à être présents au moins en un exemplaire chacun en ce réceptacle à grands clients un peu particulier. L’occasion d’un flash back sur les liens passés entre La Manufacture et Genève. On apprend qu’en 1559, Pierre LeCoultre, réfugié huguenot, premier de la lignée à se poser en Suisse, négocie son lopin de terre à la Vallée dans la cité de Calvin. Lopin sur lequel il bâtira 10 générations autour de son premier atelier d’horloger. Puis, quelques printemps dynastiques plus tard, c’est Antoine LeCoultre qui, amenant à Genève en 1853 les fabrications réalisées durant la période hivernale, décide de se poser au 2… rue du Mont-Blanc. Il y ouvre un atelier pour terminer les ébauches destinées au marché US. Souvenirs… Avant que les rachats ne sévissent et ne répartissent plus sévèrement les délimitations, Jaeger LeCoultre était vendue à quelques pas de là, dans la boutique Vacheron Constantin située en l’Ile. Eh oui, c’était le temps des amitiés corporatistes..

Serti neige, par Jaeger LeCoultre

Mystères. Rien n’est épargné aux sertisseurs chez Jaeger LeCoultre. D’abord les contours périlleux des Reverso, dont l’intrinsèque réversibilité complique justement les opérations, multipliant angles et arrondis, guettant les métamorphoses et incitant aux regards attentivement portés sur leur particulière esthétique. Est-ce parce que les flocons font indéniablement partie du paysage au Sentier, dans cette Vallée de Joux d’hivers à rallonge, que le serti neige a vu le jour, incitant à la plus sublime des irrégularités, celle qu’une nature dépose, invariablement renouvelée? De la virtuosité, il en faut, mêlée d’appel aux méthodes traditionnelles et de piques d’innovation constante. Reste que c’est le doigté humain qui demeure la souche même de ces inspirations ouateuses. Et lorsque la neige immaculée et espiègle se lacère de rigoles brillantes, le spectacle incline à l’admiration. Cette «Reverso Grande Neva» a fait l’objet de telles méticulosités. Côté verso, elle est inondée par ces effets d’alternance entre le serti neige et l’ondoiement de tracés d’or blanc. Pour le recto, à vous de fouiner. Un indice? Elle est habitée par un calibre 822 et fait partie de la volée haute-joaillerie 2010.

Jaeger LeCoultre et la haute joaillerie

Agendée pour le 24 juin dans un grand hôtel genevoise, la présentation de haute-joaillerie de la grande maison du Sentier (Vallée de Joux), donnera lieu à un face à la presse saupoudré de scintillements précieux.

Bourse horlogère à la Vallée

12 juin 2001. Au Village de l’Abbaye, une brocante « coffre ouvert » s’apprête à permettre aux chineurs de tous bords, collectionneurs de montres compris, la conclusion de bonnes affaires, au sortir d’un parcours fouineur entre 8h et 17h. « Tout se vend, tout s’achète » dit le slogan, qui parade au-dessus d’un menu composé de viandes à la broches, de salades, de pâtisseries, arrosé de boissons chaudes et froides. Bref, du champêtre servi façon terroir, avec à la clef, c’est à espérer, quelques acquisitions précieuses… A noter la présence de la librairie horlogère watchprint.com.

Montres écoles, inestimables témoins historiques

Amateurs et chercheurs, à vos marques. La sortie de « 10 Ecoles d’Horlogerie Suisses« ,  livre annoncé par bloghorloger.ch le 21 septembre 2009, est imminente: la plus incroyable collection de montres écoles débarque, regroupée dans un livre référence par Antoine Simonin, ancien directeur du Wostep. Lancement prévu le 30 avril 2010 au MIH, le Musée International d’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds, et le 5 mai à Genève, dans le hall du Musée d’Art et d’Histoire. 10 écoles d’horlogerie représentées. Créés au milieu du XIXème siècle, les établissements de formation professionnelle spécialisée forment des horlogers complets, aptes à répondre aux entreprises. D’imposants bâtiments scolaires sont construits, de Genève à Porrentruy, en passant par Bienne, Soleure, Saint-Imier, Neuchâtel, Fleurier, La Chaux-de-Fonds, Le Locle et la Vallée de Joux. La tradition voulait que chaque élève ponctue la fin de ses études par la réalisation d’une pièce. Ainsi, les montres-école sont de formidables témoins de l’évolution de ces établissements et des travaux qui y sont conduits, sous le signe du trait-d’union entre enseignement et exigences industrielles.  La trace encore vivace de plusieurs générations d’inventions et d’avancées techniques. Exposées partiellement à Genève, puis dans le cadre d’une journée d’étude de la SSC – Société Suisse de Chronométrie, ces montres se retrouvent désormais compilées. Une bien belle manière de lire l’histoire horlogère, sous un autre angle. Lire également l’article de horlogerie-suisse.com.

BorgeauD Watches et le Septagraph Perpétuel…

Après le Tourbillon ou la Répétition Minutes, le Septagraph Perpétuel est une nouvelle complication mère, signée BorgeauD Watches Switzerland. Au moyen d’un disque rétrograde colorant un « indicateur de réserve temporelle » en forme de flèche posée sur un cadran multi dimensionnel, grâce à un compteur situé entre les index 7 et 8, ce garde-temps célèbre 3000 ans d’observations astronomiques grâce à 450 ans de savoir faire horloger suisse. Tout dans ce garde-temps exclusif est suisse, du design à l’écrin, du cuir des bracelets au fournisseur de glace, en passant bien sûr par chaque composant du calibre BRG 11501. Le principe du Septagraph Perpétuel est de restituer à son possesseur -un initié à coup sûr, 1h30 chaque jour, de manière non consécutive. Une parenthèse qu’il mettra à profit pour cultiver ses intériorités et s’occuper de son recentrage personnel. Un luxe des plus suprêmes, au regard de la folle course du temps moderne, un refuge -ou un poste d’observation, niché dans l’oeil du cyclone temporel. C’est d’une poésie majusculaire, ça frise le BorgeauD code et les sempiternelles recherches graalistiques. Est-ce bien utile? En tous les cas, un périple en Asie vous en convaincra, tant le respect de cette tranche dédiée aux jours de la semaine est encore vivace.  C’est de l’ordre de l’hygiène de vie temporelle…. d’autant que le système ultra complexe est porteur de deux symbolique majeures, celle des chiffres 7 et 8. Par ailleurs, selon une étude produite par le Swatch Group, l’acheteur d’un chronographe n’utilise sa modeste complication en moyenne que 6mn la première année. Affaire à suivre donc, du côté de la Watch Gallery (Stand 25 – là où les journalistes trinqueront à l’ouverture du salon), du 17 au 25 mars prochain, à BaselWorld 2010. Le Fleurisan Marc Aeschacher tisse un pont entre les arts horlogers des Vallées puisque, du côté du Sentier, le nom Borgeaud est intrinsèquement lié à l’histoire du cru.

Incendie Jaeger LeCoultre, grosse frayeur…

Nuit du 10 au 11 décembre 2009. De 19h30 à 23h30, l’intervention des pompiers de la Vallée de Joux permet de venir à bout d’un incendie survenu à la Manufacture Jaeger LeCoultre au Sentier. D’origine électrique -problème émant d’un des chauffe-eau de la Manufacture, le sinistre a fait de gros dégâts, heureusement localisés. Il a tout de même nécessité l’évacuation d’environ 70 personnes. Au matin du vendredi 11, après une nuit passée à remettre en marche les installations, l’activité manufacturière a pu reprendre dans presque tous les ateliers. Grosse frayeur avec à la clef, heureusement, ni blessé ni perte en vie humaine.

Viot, Jean-Baptiste, sa première montre.

Banlieue parisienne. Le jeune horloger Jean-Baptiste Viot (né en 1967), est en passe de concrétiser son propre garde-temps après avoir débuté sa formation d’horloger en 1983 à l’Ecole Municipale d’Horlogerie de la Ville de Paris, puis, dès 1986, au sein de l’Ecole Technique de la Vallée de Joux. Non content d’avoir ainsi acquis le savoir actuel, l’étudiant a poursuivi son chemin du côté du MIH (Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds). Histoire d’être un as ès restauration d’horlogerie ancienne, avant d’aller écumer quelques grandes enseignes horlogères suisses. Désormais, de chez lui, avec ses machines et ses mains, l’horloger, dont le destin pourrait s’apparenter à quelque génie contemporain de la branche, poursuit sa quête. Côté reconnaissance, certains collectionneurs l’ont déjà localisé.

Grand Prix d’Horlogerie de Genève, leçon de géographie.

Rarement palmarès n’aura offert à ce point couverture géographique si équilibrée. Les lauréats 2009 couvrent habilement les pays et régions qui comptent en matière d’horlogerie. Une sorte de grand écart rondement mené. Piaget, c’est à la fois le Val de Travers, pour les origines niquelettes (c’est le nom des habitants de la Côte aux Fées), et la région genevoise. Ouf, Audemars Piguet, certes dirigé par un Alémanique, joue l’ambassadeur d’une Vallée de Joux incontournable. Hublot, c’est désormais un grand groupe français, fusionnellement installé en périphérie genevoise, portée par une gouaille luxembourgeoise. Greubel Forsey, c’est une affaire de montagnes neuchâteloises ouvertes sur l’Europe, avec un horloger anglais dont les racines suisses sont presque aussi solides que l’accent alémanique de Ludwig Oechslin. A propos d’horlogerie anglaise et puisque Harry Winston célèbre les talents locaux, Antony Randall, bien qu’il étudiât à La Chaux-de-Fonds sous le professorat de Jean-Claude Nicolet, appartient à un cénacle d’une poignée mondiale de sages encore en vie, dont son maître fait également partie. Richard Mille, qui oeuvre manufacturièrement parlant du côté des Breuleux, demeure tout de même l’émanation d’une certaine France, à l’aise dans le verbe et le geste. Tandis que A. Lange & Söhne célèbre une Allemagne réunifiée et sous le feu des projecteurs, même le public s’y est mis pour élargir cette leçon de géographie à l’Italie dont de Grisogono symbolise l’excellence design. Et Genève dans tout ça? Presque autant absente que Bienne, mais organisatrice et sur scène, le centre du monde…