Stefano Nassisi, Mister Superluminova.

Il était une fois le tritium, une matière luminescente omniprésente sur les cadrans de montres, histoire de voir l’heure même en pleine obscurité. Désormais éradiqué de la production horlogère, en raison de sa radioactivité, le tritium cède la place au superluminova. Depuis 20 ans, Stefano Nassisi dirige Billight, une entité dévolue à toutes les formes d’apposage de matière luminescente. Il en devient actionnaire fin 2009, suite au décès de Georges-André Leschot, ingénieur administrateur, co-fondateur chargé de développement, de fabrication des machines pour la production. Connue pour ses capsules en polyester emplies de superluminova et pour ses moulages permettant d’obtenir des formes luminescentes rondes, carrées ou rectangles, la société affine ses techniques d’application de cette matière, par la construction d’une machine innovante, complément industriel à la précision des gestes humains prolongés par de fins pinceaux. Au final, ce sont également d’autres matières qui sont ainsi encapsulées ou délicatement posées sur les cadrans, les aiguilles ou les appliques ‘tours d’heure’, comme des laques de couleur. Reste que ce domptage de la luminosité, devenu savoir-faire, est apprécié des plus prestigieux noms de l’horlogerie. A voir à l’EPHJ-EPMT et dans le prochain JSH – Journal Suisse d’Horlogerie.

Ball Watch, lisibilité grâce aux tubes

Lire l’heure en toute circonstance, même lorsque les jours rétrécissent et que lumière diurne est comptée, fait partie de l’ADN de cette marque dont le fondateur, Webb C. Ball établissait déjà en 1891 ses stricts standards de lisibilité. Depuis plus de 10 ans, la marque établie à Neuchâtel et propriété de Francisco A. Herrera, équipe ses cadrans et ses aiguilles de tubes de gaz dont la technologie, suisse de surcroît, rompt avec les procédés habituels utilisés en horlogerie. Ainsi, le tritium capturé sous forme de gaz est encapsulé dans des microtubes sécurisés de verre, exempts de tout danger radioactif. Lorsque ses molécules viennent heurter la surface interne colorée des capsules, une énergie lumineuse se dégage. Le phénomène dure environ 20 ans sans nécessité d’une recharge extérieure. Cent fois plus intense que les luminosités courantes dans la branche, le phénomène photogène autorise des déclinaisons colorées, pour le plus grand bonheur des designers.


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