Zenith s’affirme en marque éthique

Après les diamants propres et la mise en place du processus de Kimberley, le luxe fait aussi le ménage du côté de l’or et des pierres précieuses. Autour de slogans tels que ‘No Dirty Gold‘ et pour concrétiser l’idée lancée par des ONG, le RJC -Responsible Jewellery Council s’est créé. Au départ, en 2004 avec 14 membres dont Cartier et Tiffany. En 2009, 150 membres. Rejointe par d’autres grandes des groupes Richemont ou LVMH, Jaeger LeCoultre, Chanel, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpel par exemple, cette nouvelle instance vient d’annoncer la certification de 11 nouvelles sociétés répondant à ses critères d’éthique, de droits humains, de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) et de conscience environnementale. Parmi elles, Zenith au Locle (Groupe LVMH), comme en témoigne le document suivant daté du 12 janvier 2012. Lire aussi l’article « Or Propre, Prochain Combat« .

Nayla Hayek, nommée Présidente du Swatch Group.

29 juin 2010. Nommée Présidente du Conseil d’Administration du Swatch Group en remplacement de feu son père Nicolas G. Hayek, Nayla sa fille n’avait jamais été sous le feu des médias. Même sa promotion au titre de Vice-Présidente, il y a environ 6 mois, n’avait pas été relevée. Entrée dans ce conseil en 1995, son chemin était pourtant tracé. Au travers de cette nomination à la fonction suprême, certainement initiée par son père, un message fort: la continuité, les concurrents n’ont qu’à bien se tenir, le renforcement de l’identité propre de chaque marque du groupe suit son cours. D’ailleurs, signe de la confiance du marché, l’action boursière n’a que très peu bougé. Entre les lignes, lisons aussi dans cette nomination, notamment pour les marchés sensibles à la notion de clan et à la gouvernance patriarcale mise en place par Nicolas G. Hayek, comme ceux du Moyen-Orient notamment, que la famille garde le contrôle, qu’elle reprend les rennes et les pôles positions. Toujours à l’adresse de ces marchés, qui mieux qu’une fille peut honorer l’héritage moral d’un père? Nayla Hayek n’est-elle pas également au Conseil d’Administration de Belenos Clean Power Holding SA, cette société si chère à Nicolas G. Hayek (recherche et réalisations en matière d’énergies du futur, propres et renouvelables). A ceux qui douteraient de sa carrure, elle répond sur le terrain de l’opérationnel, après avoir occupé des postes clefs pour le Swatch Group au Moyen-Orient et en Inde, par une belle réussite: la création en 2008 de la nouvelle entité Montres Tiffany SA. De ses passions d’avant l’immersion dans le groupe, elle conserve son titre de juge arbitre internationale pour les chevaux arabes, en sa qualité de membre de la WAHO, World Arabian Horse Organisation. Après tout, son frère n’était-il pas lui aussi promis à une carrière extra-horlogère, du côté du Cinéma où il fit tourner Peter Fonda dans Family Express? Ecouter l’interview de Nick Hayek sur Forum (Radio Suisse romande), assortie du commentaire de Joël A. Grandjean, responsable éditorial de bloghorloger.ch

Or propre? Le prochain combat…

Esprits mesquins, n’y voyez pas un opportunisme primaire. Il se peut que la question soit sincère, qu’elle taraude quelques grands acteurs du luxe, quelques pionniers qui feront avancer les choses. Après la quasi adoption du Processus de Kimberley, dont l’opinion publique eut vent grâce à Blood Diamond, un film holywoodien inspiré par le journaliste anglais  d’origine Sierra Leonaise Sorious Samoura (BBC), la prochaine campagne éthique s’organise autour du slogan « No Dirty Gold » (sus à l’or sale). Pour chapeauter l’idée lancée par des organisations non gouvernementales, le RJC -Responsible Jewellery Council s’est créé. Au départ, en 2004, 14 membres dont Cartier ou Tiffany, en 2009, 150 membres. Rejointe par d’autres grandes des groupes Richemont ou LVMH, Jaeger LeCoultre, Chanel, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpel par exemples, cette nouvelle instance s’intéressent également à la provenance des pierres précieuses. Cartier dispose même de sa Directrice « Corporate Responsability« , Pamela Caillens. Elle était au SIHH, en compagnie de Daniela Colaiacovo, co-propriétaire de Goldlake Investments Ltd, une société financière responsable qui possède Eurocantera, une mine d’or non moins responsable au Honduras. Assheton Stewart Carter, Vice Président de l’ONG Pact, en charge du Corporate Community Engagement, était également du voyage. Bien que ne représentant selon le journaliste spécialisé Christophe Roulet que 0,3% des volumes mondiaux de l’or utilisé en joaillerie, la marque Cartier s’est engagée à acheter toute la production de Eurocantera et a pris une option sur le surplus éventuel. Peu à peu, cet or à votre cou, votre doigt ou votre poignet, tantôt représentant un morceau des insécurités de la planète tantôt un moment censé rester inoubliable, sera propre. Après tout, le poids du client final fera la différence, croyons-le, ayons un peu la foi. Espérons qu’il fera pression pour que le bijou offert, gage d’un sentiment merveilleux, ne soit pas entaché par une manipulation antérieure, comme celle d’enfants exploités au fond d’une mine…. Propre sur le plan environnemental, certes, mais aussi sur le plan moral.