Lecture instantannée du 1000ème de seconde

«Si le Heuer Carrera Mikrograph 1/100e est à l’horlogerie mécanique ce que la mission Appolo 11 est à la conquête spatiale, le TAG Heuer Mikrotimer Flying 1000 en est la première expédition humaine sur Mars.» Prouesse technologique: 10 rotations en une seconde, tel est le parcours de l’aiguille centrale du Mikrotimer Flying 1000, indiquant millièmes et centièmes de seconde sur une échelle placée sur la partie externe du cadran. Une deuxième aiguille centrale, plus petite, indique les minutes et les 1/12es de minute sur une échelle de 150 secondes. Quant au compteur à 6h, il est gradué en 1/10es sur 5 secondes. Il s’agit d’une précision 125 fois plus aiguë que celle des oscillateurs haut de gamme les plus rapides utilisés communément dans les chronographes mécaniques. Est-ce judicieux de la part de TAG Heuer, de tenter de conjuguer aux temps de l’innovation, des fondamentaux iconiques tels que que la montre de poche Heuer Mikrograph 1916? Pourquoi ne pas avoir créé une ligne nouvelle pour toutes ces talking pieces innovantes, mais dont le fonctionnement est encore soumis à l’issue de recherches, fussent-elles fort intéressantes?

Watchprint, librairie horlogère en plein essor.

On pourrait estimer à 300′000 personnes dans le monde, les aficionados en horlogerie. Bref, une goutte d’eau en matière de marché. Sauf que le virus de la passion horlogère est de nature à se transmettre et que dans certains territoires comme la Chine par exemple, le nombre de riches augmente à vive allure et, avec lui, la soif de produits horlogers suisses. Donc aussi, l’intérêt d’en savoir plus, de se documenter, de se constituer sa propre bibliothèque. Est-ce pour cette raison que la librairie horlogère Watchprint, par ailleurs également éditrice,  ait doublé le nombre de ses clients en une année? Certes, les gens dépensent un peu moins, mais ceci compense cela. Une librairie qui n’hésite pas à « sortir » sur le terrain des salons et autres manifestations. Etre en ligne c’est bien, pouvoir dédicacer un ouvrage, rencontrer son auteur, c’est mieux.

Chronométrie à Montreux: trois jeunes régleurs primés

Deux temps forts confèrent au 14ème Congrès International de la Chronométrie, organisé au Stravinski de Montreux les 28 et 29 septembre 2010, une attractivité qui mériterait de trouver dans le grand public quelques résonances et prolongements. La nouvelle exposition thématique, proposant une rétrospective du chronométrage sportif, en rapport avec le thème du Congrès, « Le Temps et le Sport – Défis Technologiques et Humains« . Et qu’importe si quelques pointures du genre n’ont pas voulu ou pu s’y pointer, les Longines, Omega ou Swiss Timing, les objets rares confiés par TAG Heuer ou Montblanc, pimenteront l’intellect des participants. Puis, hormis le fait qu’il sera possible d’admirer les 17 garde-temps issus du Concours national de Chronnométrie prêtés par le Musée d’horlogerie du Locle, les résultats d’un concours prometteur seront annoncés: la SSC, en accord avec ses missions de transmission du savoir horloger, avait lancé auprès des jeunes, une deuxième compétition chronométrique, afin de souligner les qualités requises pour exercer le métier de régleur. Evidemment, comme dans toute confrontation, seuls trois lauréats sur les 85 inscrits (un succès!) monteront sur le podium. Il leur aura fallu faire preuve d’endurance et d’abnégation pour transformer le calibre école ETA 6498-1 en véritable chronomètre. En tout, quinze modèles ont passés avec succès les tests du COSC. Un message de promesse. On peut encore s’inscrire au Congrès, histoire d’être arrosé par la science et l’expérience d’une vingtaine de conférenciers, parmi lesquels quelques sportifs d’élite.

Première: Omega mêle céramique et liquidmetal.

Déjà utilisé pour des clubs de golf, des raquettes de tennis ou des coques de téléphones mobiles, le liquidmetal, dont l’exploitation commerciale débute aux alentours de 2003, entre une deuxième fois en horlogerie par la grande porte Omega. Qui en fait les chiffres et indications d’échelle d’une lunette céramique. Cette rencontre insolite entre ces deux matériaux hyper durs est suffisamment innovante pour que la marque puisse se targuer d’une première mondiale. Et de communiquer à donfs, via un mini-film destiné à buzzer sur la Toile. En scelle, sa série limitée Seamaster Planet Ocean Liquidmetal®, futur hit commercial. Comme le Vitreloy, le « Liquidmetal » est le nom commercial (marque déposée d’où le ‘®’ obligatoire chaque fois qu’on le cite), d’un métal amorphe (alliage métallique solide doté d’une structure plutôt amorphe que cristalline), développé par une équipe de chercheurs du California Institute of Technologie (Pasadena, Californie). Ce même pôle de compétence devenu célèbre pour avoir enfanté 27 prix Nobel. Fort de cette découverte, le team s’organise, crée la société californienne Liquidmetal Technologies, à Rancho Santa Margarita et dépose une vingtaine de brevets liés à l’utilisation de cette nouvelle série d’alliages. Ses débouchés sont multiples dans les domaines spatial, médical, défense militaire, industrie, électronique, monde du sport d’élite (baseball) et… l’horlogerie. TAG Heuer est la première marque à l’utiliser pour la boîte de sa concept watch (BaselWorld 2003), « State-of-Art Chronograph« , une digitale habitée par un quartz swiss made capable de calculer le millième de seconde.

Vuclain, toujours Cricket? Yes you can…

Voici soixante ans que la tradition perdure. Se décidera-t-il un jour à la porter, cette mythique montre des Présidents? Car Barack Obama aussi l’a reçue, j’ai même eu l’occasion d’en voir le fac similé, chez Denis Asch à Genève, un des pros de la marque. Cette Cricket-là, il devrait la préférer à sa première Tag Heuer. Ce garde-temps mérite aussi son entrée dans l’histoire, avec sa sonnerie réveil si reconnaissable, son bruit de grillon solitaire. D’autant que le modèle n’a cessé d’évoluer. Aujourd’hui, il existe même en X-Treme Automatique, doté d’un calibre V-21 à double barillet, l’un pour alimenter l’énergie de sa sonnerie qui dure 20 secondes et s’entend même sous l’eau, l’autre celui du mouvement de la montre. Visible par le fond d’une boite de 44 mm de diamètres, son rotor bimétalique monté sur roulement à billes en céramique lui assure 42 heures de réserve de marche. Un viril concentré d’infos organisées autour d’une lunette tournante…