L’horloger Louis Moinet (1768–1853)

Occasionnellement, la marque actuelle partage aux visiteurs de passage à Saint-Blaise (Canton de Neuchâtel), clients et collectionneurs, les trésors patrimoniaux de son musée privé. Des documents encore jamais révélés qui témoignent de l’œuvre d’un génie curieux d’arts et de voyages, collaborateur direct d’Abraham-Louis Breguet entre 1800 et 1823, année de la mort du maître. Courtisé par les grands de son temps, le Tsar Alexander I, le Roi Geroge IV d’Angleterre, Marshal Murat Roi de Naples, les Présidents américains Thomas Jefferson and James Monroe, il sera aussi l’horloger de Napoléon. Président de la Société de Chronométrie de Paris, il aura comme illustres membres Louis Berthoud, Antide Janvier, les pionniers du chronographe, Louis-Frédéric Perrelet et l’horloger de la Monarchie anglaise Joseph Winnerl. Vingt ans durant, il rédigera en deux volumes son Traité d’Horlogerie, ouvrage encore référence de transmission du savoir.

Günter Blümlein, hommage et souvenir

Bientôt à Genève en janvier, le SIHH 2013. Qui doit beaucoup à un homme. Flash back. En 1980, deux compagnies n’avaient aucune idée de ce qu’elles allaient devenir. IWC et Jaeger LeCoultre. Leurs propriétaires invitèrent Günter Blümlein à leur chevet, d’abord comme consultant puis, dès 1982, comme directeur. Sous son ère, grâce à une série de montres-bracelets au design innovant en phase avec la tradition de la manufacture schaffhousoise, IWC a rapidement repris pied. Très vite, le nouveau directeur perçoit le retour de l’horlogerie mécanique ainsi que l’importance des complications. Lancer en 1985 le modèle Da Vinci, première montre-bracelet automatique dotée d’un calendrier perpétuel à prix abordable, est un acte visionnaire. La renaissance de la ligne Pilot fait le reste. Outre son implication à Schaffhouse, Günter Blümlein passera conjointement en 1996 aux commandes de Jaeger-LeCoultre, qu’il revitalisera également. Jamais deux sans trois. A la chute du mur de Berlin, Günter Blümlein orchestre la résurrection de A. Lange & Söhne. Finalement, il parvient à créer en 1996 une puissante holding, la LMH – Les Manufactures Horlogères. Le montant à plusieurs milliards déboursé par Richemont pour acquérir les trois manufactures, témoigne de la valeur ajoutée apportée par Günter Blümlein. Qui se verra chargé de coordonner au sein du groupe repreneur les activités haut de gamme du segment montres: IWC, Jaeger-LeCoultre, Lange, Baume & Mercier, Officine Panerai, Piaget et Vacheron Constantin. Hélas, aux premières lueurs d’octobre 2001, le 1er du mois, il décède à l’âge de 58 ans seulement.

Diane Krugger: « ma relation avec Jaeger LeCoultre est organique »

Oui, les stars les plus connues sont aussi des cibles sensibles aux beautés horlogères suisses. L’histoire et les produits travaillent donc pour les marques, bien plus que leurs services marketing et RP. Et si un nom, avant de devenir marque, est celui d’une famille, d’un horloger, d’une région, les relations des célébrités avec l’horlogerie peuvent facilement dériver du simple flirt à l’amour inconditionnel, du désir sporadique d’accomplement au contrat de mariage. S’il est question d’argent? Bien sûr, mais somme toute pas plus que dans les vrais mariages de ces vedettes entre elles. Reste que, quand la mariée est vraiment belle, le public s’en met plein les yeux. Et le tout un chacun se prend à rêver de « Rendez-vous ».

Vu à la Télé? Yvan Arpa prié de se taire…

Peut-on retirer le droit de parole à un créateur? Un créateur, eût-il été dégagé de la société pour laquelle il avait été engagé pour créer, peut-il être désolidarisé de sa création, lorsque l’actualité s’apprête à lui prêter la parole, à lui tendre le micro au travers d’une émission spéciale préparée pour France 3 par France Télévision et son délégué Vincent Perazio? Flash-back. Lorsque Alain Bajulaz fondateur de la marque Romain Jerome (comme l’attestent le prénom de ses deux enfants), fait appel à Yvan Arpa, c’est pour lui confier une sacrée mission: éviter à sa marque de couler, comme… comme un vulgaire Titanic (je sais, c’est un peu facile). Et surtout, éviter que son bailleur de fonds fraîchement dégoté, son Altesse le Prince Fahd Al Saoud, ne soit dégoûté par trop d’investissements à fonds perdus. Avant l’arrivée du trublion Arpa, le Simon Templar de l’horlogerie, la marque était moribonde, comprenez qu’elle avait énormément investi et n’avait encore rien vendu. C’était l’heure d’une montre de golf qui, malgré son indéniable intérêt, n’a eu d’autre trajectoire que celle d’éveiller l’appétit d’un actionnaire blindé. La suite, on la connaît. Quel beau raccourci: Yvan Arpa, nommé CEO, s’en va chercher l’ennemi public numéro 1 de l’industrie horlogère, la rouille, afin de l’introduire dans l’ultra luxe, par la porte de la déjante et de l’insolite. Et pas n’importe quelle rouille. Celle du Titanic, dont France 3 célébrait les 100 ans du naufrage. Une collection de garde-temps qui a permis à la marque, en quelques coups de cuillère à pots, d’accéder à une notoriété mondiale et aux succès commerciaux qui vont avec. A l’heure où l’ensemble des procédures judiciaires engagées par la marque Romain Jerome contre Yvan Arpa suite à son éviction musclée le 6 juin 2009 ont été perdues –il y en a eu une trentaine–, la lettre que le bloghorloger.ch s’est procurée s’apparente à un SAV de la mauvaise foi. En effet, viendrait-il à l’idée d’Audemars Piguet de gommer de son histoire Gérald Genta, créateur de la Royal Oak? Parler ou se taire? Là est la question, d’autant qu’Yvan Arpa est toujours actionnaire de Romain Jerome… Cette lettre tombée du camion démontre une fois de plus, dans cette histoire, que les grands gagnants furent les avocats des deux parties.

Nouveauté dame 2013, le chiffre 24 inspire Hermès

News diffusée un 24! La nouveauté Arceau « Le Temps Suspendu« , un garde-temps sobre dont les complexités mécaniques intérieures permettent la mise entre parenthèse du temps (voir la vidéo), se déclinera prochainement au féminin. Toujours dans l’idée de complications horlogères au service de la poésie plus que du m’as-tu vu manufacturier, une aiguille du genre de la trotteuse, fera le tour du cadran en 24 secondes et non en 60. Inutile sur le plan de l’indication horaire, c’est toutefois une bien belle manière de rendre hommage au 24 Faubourg Saint-Honoré, synomyme d’implantation depuis 1879 de la marque Hermès dans le 8ème arrondissment de Paris.

Mise en garde sanitaire: attention, virus tenace!

Le virus horloger, lorsqu’on l’attrape, ne laisse jamais indemne. Il s’agit d’une affection – le mot s’y prête particulièrement – qui, une fois attrapée, n’a de cesse de progresser et de se nicher dans le mental. Ainsi le novice, soudainement contaminé, n’est jamais mal à l’aise face au connaisseur patenté, tant cette passion appelle à la communion. Du plus atteint au simple posifif, ils parleront ensemble de leurs maux communs et des complications (mécaniques) qui les guettent: poussées de fièvre acheteuse, syndrômes post traumatiques, yeux qui se consument… Aucun vaccin n’a encore été découvert. Quant à la source de transmission, si diverse, il se peut qu’elle se niche également dans ces simples lignes.

PS: tentant de trouver une image pour illustrer ce post, bloghorloger.ch tombe sur ce succulent article de chronomania signé par un certain jojo. Comme quoi, les grands esprits (atteints) se rencontrent…

Matières inédites, Louis Moinet aurait aimé

En résonance à sa maîtrise des mouvements compliqués à haute valeur technique et de finition ajoutée, la marque Louis Moinet se plaît à introduire dans l’horlogerie, des matériaux extrêmement rares. De l’os de dinosaure au fossile le plus vieux de la terre, jusqu’à du palmier fossilisé âgé de 70 millions d’années. Première marque au monde à avoir introduit sur terre des météorites intersidéraux, des bouts de lune ou mars. Une passion de son Fondateur et CEO, Jean-Marie Schaller.

Chronographe Jules Verne Instrument III, Louis Moinet

D’une grande précision, ce chronographe deux compteurs, l’un au centre pour la comptabilité de 60 secondes, l’autre posé à 3h pour les 30 mn, est habité par le calibre mécanique LM30 13 ¼, développé en collaboration avec la manufacture Concepto. Avec ses 28’000 alternances par heure (4Hz ou 8 vibrations par seconde), il indique aussi la date à 7h et la petite seconde à 9h. Son remontage automatique par un rotor au balourd ajouré, monté sur roulement à billes, lui assure 48h de réserve de marche. La boîte, une virile élégante de 45,5 mm pour 16.65 d’épaisseur, dispose d’un fond tenu par 7 vis enserrant une glace saphir doublement traitée anti-reflets, semblable à celle de sa face avant. Servie en deux éditions limitées de 365 pièces tricolores, l’une en boîte or rose 18 carats 5N, titane grade 5 et PVD noir, l’autre en titane grade 5, PVD noir et acier 316L. Comme s’il fallait encore souligner ses salines appartenances, le caoutchouc de son bracelet à boucle déployante titille les tréfonds de l’imagination. Légère, étanche à 5 atmosphères, cette montre puise directement son inspiration des lignes du Nautilus.

Nouvelle alternative dans la fabrication d’organes réglants?

Si la fuite interceptée par le bloghorloger.ch se confirme, un nouvel acteur sérieux entrerait dans l’univers des assortiments – le cœur réglant des montres – à même de produire immédiatement. Il se murmure dans les couloirs de l’avant BaselWorld 2012, qu’une solution de production industrielle d’assortiments (ancre, roue d’ancre, balancier-spiral réglé) aurait été mise au point dans le plus grand secret (avec au bout quelques brevets) par la très discrète mais véritable manufacture Concepto Watch Factory SA à La Chaux-de-Fonds, dont la réputation n’est plus à faire et qui dispose déjà de 5  familles de calibres.  Dans un premier temps la production pourrait atteindre les 300 à 400 milles unités pour passer, très rapidement et grâce à une duplication des cellules de production, à des quantités qui pourront représenter une bouée de sauvetage pour un certain nombre de marques qui souffrent de la rareté de l’offre sur le marché horloger. Si la fiabilité de cette nouvelle offre s’avérait de niveau équivalent, il s’agirait d’une véritable bouffée d’oxygène, doublée d’un méga soupir de soulagement, pour les marques qui, en raison de leur dépendance au leader du marché voient leur croissance menacée, voir leur existence compromise. Peut-être en saurons-nous plus à Bâle dès le 7 mars 2012, en allant interroger certaines de ces marques qui, pour des raisons évidentes de prospection, pourraient bien être contactées…. A suivre.

Romain Jerome perd sa bataille contre Yvan Arpa. Pièce unique

La trentaine de procédures juridiques entamée par l’instance propriétaire de Romain Jerome contre Yvan Arpa ont toutes échoué. Licencié sur le champ le 6 juin 2009, avec quatre membres de son équipe rapprochée, celui qui en fut le CEO entre 2006 et 2009 sort entièrement blanchi au sortir de trois ans d’une bataille sans merci menée contre lui, par tribunaux interposés, vraisemblablement au nom de l’ego barbouillé d’un puissant. Le pot de fer s’est acharné, le pot de terre a résisté, il ne s’est pas laissé salir. Trois ans de procédures, ça doit valoir son pesant de paperasse! Non pas pour cocoricoter sur sa victoire, mais visiblement pour tourner définitivement une page au goût amer, Yvan Arpa a, au cours d’une cérémonie improvisée pour ses proches, brûlé théâtralement l’ensemble des dossiers de ces procès, après en avoir au préalable récupéré les agrafes métalliques -ça a pris tout de même plus d’une semaine. Avec son éternel sens du happening et pour sa marque Artya, il en a créé une pièce unique, la Rust & Dust is a Must (à découvrir en clair à BaselWorld). Une pièce dont la rouille du boîtier -il fut le premier à introduire dans le luxe cette ennemie publique de l’horlogerie- ne provient pas cette fois de la coque du Titanic, mais du métal récupéré des agrafes. Quant au cadran, il s’est vu saupoudré de poussières non pas de lune, mais de cendres encore brûlantes des jugements rendus. Un garde-temps sulfureux, libérateur. Qu’on le veuille ou non, qu’on s’en agace ou pas, l’histoire horlogère contemporaine, à la veille de célébrer le 100ème anniversaire du célèbre naufrage, continuera d’associer le nom d’Yvan Arpa à la collection Titanic DNA. Car ce créateur est à l’horlogerie défiante de déjante et d’insolite ce que Gérald Genta est à la Royal Oak. Or, viendrait-il à l’idée d’Audemars Piguet de renier feu le père de l’un de ses modèles phare?

Kera Watches, une accessible en bienfacture

Dans l’entreprise familiale, il fabrique pour des marques horlogères des composants et peaufine son concept tout en s’appropriant des maximes célèbres, comme «Il vaut mieux se perdre dans sa passion que perdre sa passion» de Denis Robert, ou  «La passion est sourde et muette de naissance» de Honoré de Balzac. Ces références placent la barre très haut! Sa montre sera accessible au niveau du prix, elle se différenciera par sa lunette clous de Paris et par au moins une innovation par collection, du côté des attentions subtiles réservées au mouvement et pour coller au slogan Innovation Inside. Comme par exemple cet all white sur la masse oscillante et le bleu galvanique d’aiguilles recherchées. Ainsi, à 99 exemplaires, Evolution, la première collection d’Adel Boularas s’offre une percée publique à l’Hôtel de la Croisée, à Malvilliers dans le canton de Neuchâtel. Sens de la bienfacture, du détail qui tranche, le jeune entrepreneur s’essaie au teasing primaire tout en parlant au cœur des adeptes -c’est ainsi qu’il désigne ses futurs acheteurs- d’histoires simples, de trois aiguilles et de subtilités horlogères…

Montre hydraulique, une affaire de fluide

Deux grands retours pour le prix d’un. Ni plus ni moins que Ernst Thomke, l’ancien partenaire de Hayek Senior et Vincent Perriard, trublion jalousé de la scène actuelle, rompu aux discours diélectriques et disrupteurs! Ensemble, avec quelques collègues éclairés et fous, ils transposent le clepsydre, vénérable compagnon du cadran solaire et aïeul des horloges de clocher, à la montre bracelet. Une affaire de nano fluides maîtrisés qui ne fait pas que circuler dans les rouages d’un produit innovant, la H1, mais également entre une poignée d’allumés, baptisée The Fab Six, mis en orbite autour de HYT, la marque Hydro Mechanical Horologists. On pourra la voir et le toucher à BaselWorld 2012.

Baume & Mercier lance une tweet-opération avec WorldTempus. Le SIHH 2012 en ligne…

Tweetophiles, à vos marques, prêts… Partez, le 13 janvier à 14h00! L’ensemble de la planète Twitter et de ses bourdonnements relatifs à l’actualité du SIHH 2012 seront regroupés en un seul flux. Etonnamment, l’initiative de créer durant le salon un « centre du monde » temporel, donnant aussi la part belle aux autres marques, ne vient pas des organisateurs du salon, la Fondation de la Haute Horlogerie (?!) mais de l’un de ses bouillants participants exposants, la marque Baume & Mercier qui trouve en Worldtempus.com, le site d’Edipresse, un relais fort utile. C’est à la limite de l’altruisme immatériel! Ainsi, chaque passionné -ou refoulé car ne rentre pas qui veut au Salon-, chaque journaliste spécialisé, disposera d’un lieu regroupant absolument tout ce qui s’écrit sur la toile à propos du SIHH 2012. Sur site web, tablette ou mobile. En temps réel, grâce à des capteurs sniffeurs, capables de repérer une palette de mots clefs. On l’a vu du côté des récentes révolutions dans le monde, l’info d’aujourd’hui, plus immédiate même que le média radiophonique, c’est Twitter. Quant à Baume & Mercier (fan page sur Facebook), elle enfonce le clou de sa longueur d’avance en matière de e-Communication. Du côté de l’agence orchestratrice de l’opération, il semble qu’on fourbit déjà ses armes pour BaselWorld…

Zenith s’affirme en marque éthique

Après les diamants propres et la mise en place du processus de Kimberley, le luxe fait aussi le ménage du côté de l’or et des pierres précieuses. Autour de slogans tels que ‘No Dirty Gold‘ et pour concrétiser l’idée lancée par des ONG, le RJC -Responsible Jewellery Council s’est créé. Au départ, en 2004 avec 14 membres dont Cartier et Tiffany. En 2009, 150 membres. Rejointe par d’autres grandes des groupes Richemont ou LVMH, Jaeger LeCoultre, Chanel, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpel par exemple, cette nouvelle instance vient d’annoncer la certification de 11 nouvelles sociétés répondant à ses critères d’éthique, de droits humains, de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) et de conscience environnementale. Parmi elles, Zenith au Locle (Groupe LVMH), comme en témoigne le document suivant daté du 12 janvier 2012. Lire aussi l’article « Or Propre, Prochain Combat« .

Six photographes horlogers en galerie dans Heure Suisse

Depuis le début de l’année 2011, sous l’impulsion du nouveau rédacteur en chef Joël A. Grandjean, de prestigieux photographes exposent leurs oeuvres au fil des portfolios lancés les magazines Heure Suisse et Heure Schweiz du groupe Promoedition (Genève). A visionner, un florilège de ces images qui font la part belle tant aux calibres horlogers, aux horlogers doigts d’or ou à des modèles artistiquement mis en scène. Ainsi ont pu être présentés les artistes Denis Hayoun, Yann Arthus-Bertrand, Ralf Baumgarten, Thierry Bösiger et Guy Lucas de Peslouan.

Champs-Elysées, une marque horlogère suisse?

Nouvelle marque inscrite le 31 mai 2011 au Registre du Commerce de Neuchâtel (l’adresse web avait été achetée le 7 juillet 2010 par le Cabinet juridique Merlotti), Champs Elysées. Une société anonyme aux mains de Manuela Zaugg Rossi. Le link du site officiel, bien que non actif pour le moment, vient d’être rajouté au menu déroulant (colonne de droite, marques-groupes) du bloghorloger.ch

D’une pénétration de matière céramique, un or naît, dur, très dur

Imaginons une force sous pression qui s’essaye à la pénétration d’un corps en carbore de bure -en carbure de bore plutôt- et qui, dans un éblouissement métallurgique, y déverse un liquide en fusion, de l’or 24 carats. Il y a quelque chose de jouissif à soudain découvrir que, lorsque squelette et semence ont suffisamment refroidi, leurs imbrications respectives sont devenues invisibles tant ils ne font qu’un, qu’ils sont plus forts que les aciers trempés et presque aussi inrayablement éternels que le diamant. Ils sont nouveau matériau, or qu’un alchimiste du verbe frappeur et de l’idée qui tue aurait enfanté. Dans un de ses moments d’égarement dont lui seul mesure les profondeurs, Jean-Claude Biver, à même l’espace fonderie high tech aménagé dans la fabrique Hublot des bas de l’Asse, a lancé l’or magique, le Magic Gold. Issu des recherches conjointes entre un Prof’ de l’EPFL, Andreas Mortensen, savant et as de la céramique, et une équipe technique interne pétrie d’ambition, ce nouveau matériau est, selon le bureau de contrôle des métaux précieux, de l’or 18 carats. Quand bien même sort-il du four dans sa couleur originelle, le noir. Certes, à le polir, ses facettes d’or, pourtant minoritaires à 30 contre 70, se muent en couleur dominante car elles sont plus sujettes à réfléchir les rayons lumineux que le carbure de bore qui compose majoritairement, en poudre tassée et moulée, le solde de sa structure. D’une pierre deux coups: des procédés brevetables, inédits en ce qui concerne l’or en tous les cas, et un matériau d’une noblesse nouvelle, tantôt alimentant les déviances all black façon Alec Wek, tantôt les fantasmes d’un jaune spécifique à Hublot. Une note si supplémentaire dans la gamme des couleurs, qu’elle se reconnaîtrait au simple coup d’oeil. Dès BaselWorld 2012, on en saura plus…

Gisèle Rufer, madame l’ingénieur

Depuis 15 ans, Gisèle Rufer fabrique des pièces uniques faites main. Les médias l’encensent comme femme qui fait des montres pour des femmes… Un rien réducteur, car cette ingénieure maîtrise l’horlogerie des rouages et matériaux. Delance, modèle Butterfly Effect, or 18 carats et diamants triés.

Un site web s’offre un collector Alpina

La Startimer Pilot de la marque historique Alpina, fondée en 1883 et relancée en 2002, s’offre une série spéciale dédiée au site didactique horlogerie.suisse.com et à ses forumers. Modèle aviation, habitée par un calibre automatique maison, le AL-700. On peut la commander ici.

VicenTerra, masses oscillantes, suivez le fil…

Et hop, on vous en remet une couche… Lancé par le célèbre horloger Abraham Louis Breguet, le principe de la souscription revit. En pré-achetant l’une des 100 GMT-3 (le bloghorloger.ch suit l’aventure depuis ses débuts), on reçoit une action de la marque VicenTerra, lancée par Vincent Plomb. L’opération enflamme les forums. Car ce garde-temps de forme tonneau est un concentré de complexités: globe terreste miniature mobile, tournant sur lui-même, date rétrograde et moult attentions chronométriques. Au prix fabrique, un excellent investissement, sur les 100 pièces prévues, il en reste quelques unes. Chaque souscripteur reste connecté avec l’évolution de l’aventure au fil de newsletters qui relatent l’avance des travaux de construction. Ainsi le bloghorloger.ch -dont les lecteurs ont permis l’acquisition de plusieurs pièces- est-il en mesure de vous annoncer que les masses oscillantes personnalisées viennent d’arriver.

Maximilian Büsser s’offre une ronde

Maximilian Büsser introduit en horlogerie le concept du collectif. Au point d’ouvrir à Genève M.A.D. Gallery, un espace d’art dédié à ses découvertes et aux membres de sa famille de goût. Car au sein de sa marque MB&F, on s’invite les uns les autres. Sa Legacy Machine N°1 interprète en mode urbain, l’excellence horlogère des plus grands horlogers passés et actuels. Pour collectionneurs connaisseurs.

Yvan Arpa tire à balles réelles

Allez expliquer à un client russe que sa montre ArtyA, payée d’avance, n’est pas encore prête! Yvan Arpa lui tend un pistolet chargé, l’invite à tirer dans le vieux canapé. Les douilles récupérées, le modèle est baptisé Son of Gun. Pièces uniques, haute horlogerie d’art façon street culture et thématiques insolites.

Le chronographe T-Fun de TF Est. 1968

Marque suisse life style et globale, TF Est. 1968, connue pour ses boutons de manchettes renfermant un mécanisme horloger sous verre, se faufile au coeur des meilleures échoppes horlogères avec sa collection T-Fun. Une trois-aiguilles mécanique automatique, habitée par un calibre Claro, et un chronographe doté d’un calibre Swiss Ronda à quartz. Couleurs flashy, fond carbone, bienfacture et accessibilité, étanches à 150 mètres, bracelet caoutchouc et, cerise sur le gâteau, 2ème bracelet façon NATO en fibres de nylon. Pour tous ceux qui rêvent d’une Royal Oak ou d’une Hublot sans pouvoir encore se l’offrir, voici de quoi patienter. Il y a le vert pomme façon Rolex en plus ostentatoire, l’orange Ebel, le chocolat, le blanc du genre TechnoMarine, la all black tendance Big-Bang, les plaquées or-rose et carbone.

Quelle montre porte Lolita?

En couverture du dernier magazine LongLife, édité par Optimum Publishing SA alias David Lande (s’abonner), Lolita Morena porte une montre bien visible. De quelle marque et quel modèle? Merci aux internautes d’éclairer le bloghorloger.ch. A l’intérieur et pour la première fois, une page « montres », sous forme d’une sélection forever. Il s’agit d’une nouvelle collaboration de TàG Press +41, l’agence de presse indépendante, spécialisée en horlogerie. L’article est signé Joël A. Grandjean.

Voyeurisme manufacturier en boutons de manchette

OK, à y regarder de plus près, le mécanisme enrobé dans sa cage en verre, du saphir inrayable, n’est pas un vrai tourbillon. Qu’importe, il fait son effet lorsqu’il s’agrippe à une manche de chemise, engageant à votre place discussions et échanges sur fond de carbone, d’horlogerie ludique et de mécanismes à fleur de rouages. La nouvelle marque lifestyle TF Est. 1968 connaît avec ce produit une lancée en fanfare avec déjà presque 2’500 paires vendues (prix public environ CHF 390.00). Sous les initiales TF se cache un certain Freddy D. Tschumi, connu des marchés internationaux pour les avoir écumés sous plusieurs casquettes (de Grisogono, Raymond Weil, Franc Vila et surtout la flamboyante Icelink). Déjà, il décline la paire des débuts en plusieurs versions colorées, puis or massif et rubis, ou émeraude, ou diamant noir ou blanc… Les modèles précieux se démarquant des autres en offrant aussi une transparence latérale. La collectionnite guette puisqu’il s’apprête également à mettre dans les échoppes un stylo du genre et qu’un coffret écrin attise les convoitises. Incroyable comment cette marque, presque discrètement et même avant d’avoir son vrai site internet, a pu s’installer en si peu de temps sur tous les continents (exceptés l’Afrique), grâce à des distributeurs et aux magasins prestigieux qui lui ont fait confiance dès le départ. Du genre de ceux de la Rue du Rhône à Genève, de la Banhofstrasse à Zurich ou de William & Son à Londres. L’arrivée des montres, une collection T-Fun (automatique, chronographe) est annoncée pour BaselWorld. Bien vue, l’approche! Sans crier gare, on impose des accessoires qui rendent addict -et en plus qui se vendent bien chez les détaillants-, puis on débarque avec des montres particulièrement aguicheuses et d’excellente facture, là où le terrain est plutôt encombré.

Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Reymond & Co SA, société à Lucens

Reymond & Co SA, société à Lucens, dirigée par M. Devaux. Spécialiste du traitement des composants en matériaux durs et extra-durs, notamment pour l’horlogerie, également pour d’autres secteurs industriels. Céramique et verre sont leurs terrains de jeu. La société consacre le 5% des ses énergies à la recherche, aux essais et au développement, également en réseau avec d’autres laboratoires indépendants. Celui lui garantit une progression dans la connaissance en pleine expansion de ces matériaux et de leur usinage.

Boucheron, détournements de sexe.

La maison parisienne réussit un tour de force largement illustrateur de ses talents joailliers. Elle s’empare de bastions masculins pour en faire d’incroyables bijoux. Comme en 2007 avec son Héra Tourbillon un garde-temps de haute-joaillerie aux allures de paon, au cœur duquel les visions mécaniques d’un des plus emblématiques mouvements de l’histoire horlogère, le Tourbillon sous Trois Ponts d’Or de Girard Perregaux, se chargent de raisons esthétiques. En 2010, la grande maison joaillière Boucheron remet le couvert en détournant l’Horological Machine N°3 de la marque MB&F pour en faire une chouette aux grands yeux candides, emplis d’éclats de désir. La pièce s’appelle JWLRYMACHINE.

Saskia Maaike Bouvier complications au féminin

La démarche de Saskia Maaike Bouvier, membre de l’AHCI, Académie horlogère des Créateurs indépendants des allures d’éclaircie. Car même si elle s’appuie sur le trend des grandes tailles qui habillent aussi si bien les dames, ses créations sont des complications nouvelles, spécifiquement créées pour des femmes. Cette horlogère conceptrice, formée à l’issue de son écolage horloger à quelques enseignes prestigieuses, se la joue solo dès l’âge de 30 ans, en 2004. Partant de l’idée que «la femme est naturellement influencée par la lune et sensible à ses changements» elle développe un calibre SmB 905 automatique capable de donner vie à sa collection 8 lunes, des montres dotées d’un affichage de l’éphéméride lunaire. «Chaque jour, la progression de la lune est clairement indiquée. A midi, la lune d’aujourd’hui, ensuite, celles à venir.» Surprise, dès que l’astre du jour décline, ces lunes s’allument et illuminent la nuit, transformant la course du temps en ballade sur firmament.

deLaCour se jette à l’eau

Astucieuse et sans jouer l’orgie de moyens, la marque deLaCour s’entiche amicalement de l’apnéiste Pierre Frolla et s’invite dans l’opération Posseidon dont les caméras héliportées et les présences princières ont généré leur lot de buzz. Tout commence lors de l’Open de Tennis 2011. Le drapeau à damier du 69ème Grand Prix de F1, circule dans les gradins des VIP et s’offre aux autographes des célébrités présentes ou de passages. Le Prince régnant donne l’exemple, sa signature est rejointe par une nuée de peoples. Encre indélébile? Sans aucun doute puisque ledit drapeau, appelé à couler dans la baie de Monaco par 100 mètres de fonds, puis à être repêché par le plongeur, allait se vendre au profit de Peace And Sport. Du poignet aux lettres plutôt balèzes de sa combi, Pierre Frolla roulait aux couleurs de deLaCour. Joli coup doublé de l’occasion de passer quelques heures de proximité avec une Sérénissime Altesse entourée de neveux princiers et d’un halo de gentillesse.