14ème Congrès International de Chronométrie, sportifs en chaire et en os.

Tous les trois ans, l’espace d’une durée de vie d’un mandat présidentiel, la SSC – Société Suisse de Chronométrie remplace sa « Journée d’étude » annuelle pour un Congrès sur deux jours. Il se pourrait bien qu’au lieu des 500 participants prévus, la SSC se retrouve avec plus de 700 invités, si l’on se réfère aux dépassements numéraires auxquels elle nous a habitué, avec en 2009, 740 visiteurs. En 2010, le thème de cette grand-messe technico scientifique, choisi par le Président en exercice Jean-Daniel Dubois et son Bureau de la Vallée de Joux, est «Le Temps et le Sport, Défis Technologiques et Humains». D’ailleurs quelques sportifs de renom seront en chaire, les 28 et 29 septembre au Stravinski de Montreux. Comme Erica Hess, championne de ski ou René Arnoux, pilote F1 reconverti à l’horlogerie, chez Kif Parechoc. Comme Stefan Volery (Natation) et Magali di Marco (Triathlon), ils égaieront de leur aura people et athlétique les discours d’une vingtaine de conférenciers. On peut encore s’inscrire. Les deux dates sont incontournables dans l’agenda horloger de la rentrée 2010-2011, la soirée de gala au Casino de Montreux risque d’être chronométriquement mémorable.

Christophe Claret, le son du détail.

A propos du post Deux marques de haute-horlogerie se disputent la même musique, les précisions suivantes s’imposent. Rappel du sujet: le bloghorloger relevait que la nouvelle marque « Manufacture Royale« , dont le lancement initialement prévu le 30 août a été reporté à d’ultérieures calendes, utilise sur son site en guise d’identité sonore, exactement la même musique que la marque Christophe Claret: le morceau Clubbed To Death, signé Rob D, un DJ australien immigré à Londres, issu de l’album Sony Music The Classic Chillout Album (Columbia). Précisions. D’emblée, c’est pourtant clair à la lecture de l’information parue le 15 juin 2010, insistons sur le fait qu’il n’existe aucun lien entre la marque Christophe Claret et la nouvelle venue. Une affirmation utile à ceux qui supputeraient le contraire, trouvant là une explication au flagrant plagiat sonore dénoncé. Ajoutons que, suite à des informations reçues du Locle après la publication de ce post, le choix musical a été effectué au sein même du département Infographie de Christophe Claret SA. Enfin, et cette info est assez rare pour mériter qu’on la salue,  tout s’est passé dans les règles de l’art. En effet, le 26 février 2009, les droits d’utilisation de cette musique, pour le site web et le film du 20ème anniversaire, ont été honnêtement acquis pour la somme de € 9′000,00. L’explicite mention du compositeur figurant au générique le confirme. Pas étonnant que Christophe Claret, dont la minutie et le soin du détail demeurent une marque de fabrique, n’ait rien laissé au hasard. Ni n’ait cédé à la pratique ambiante qui consiste à « pomper » sans scrupules des musiques dans la base de données digitales si facilement accessible sur le net. Peu se soucient des appartenances ou des droits relatifs à ces utilisations. Quant aux tarifs pratiqués par les acteurs du music business, ils font surgir deux questions: primo, Sony Music a-t-elle aussi envoyé une douloureuse à la Manufacture Royale, secondo, combien Vartan Sirmakès a-t-il du débourser pour s’offrir le melting pot musical qui continue d’habiller le montage video figurant sur la home page de Franck Muller? Tant qu’à faire, revoyons-nous le film de Christophe Claret… pourquoi pas en 3D sur le site de Swiss Watch TV.

Deux marques de haute-horlogerie se disputent la même musique

Dommage que la musique n’entre pas systématiquement dans les ingrédients identitaires de base, lorsque l’on crée une marque. L’oreille aiguisée d’un ami du bloghorloger découvre une flagrante parenté entre deux sites internet qui n’ont pourtant rien à voir l’un avec l’autre. Ça saute aux tympans. Le premier est la marque Christophe Claret dont le modèle Dualtow, lancé pour célébrer le 20ème anniversaire, s’offre sa propre adresse web. Le second, la nouvelle marque « Manufacture Royale« . Ouvrez les deux home pages, et vous en conviendrez. Celui de la marque locloise a été créé par l’agence chaux-de-fonière Troïka Sarl, tandis que celui de Manufacture-Royale (si l’on en déduit que le contact technique indiqué au registre des propriétaires d’adresses web a quelque chose à voir avec le web designer), par le studio lyonnais Smootiz d’Aurélien Billois. Une telle ressemblance est encore soulignée par l’utilisation du même mode compte-à-rebours précédant la date de lancement. Visiblement, les web créatifs ont tous dans leur cédéthèque « The Classic Chillout Album » (Sony Music Entertainment – UK) et se passent en boucle « Clubbed To Death » de Rob D. Le DJ Australien arrivé à Londres en 1990 est-il au courant des usages réservés à son morceau? Ou alors est-il passé maître dans ce genre de débouchés, au point que deux marques horlogères de haute horlogerie se réclament sans complexe de la même identité sonore. C’est troublant… Si l’on n’avait lu le post du 15 juin 2010, on se demanderait si Christophe Claret n’a pas un lien avec la nouvelle marque. En attendant, visionnons le clip de Rob D, ça nous fera méditer. Il existe aussi, au pays du swiss made, d’excellents compositeurs capables de créer du sur-mesure et d’apporter aux partitions le même soin que ceux dont les produits horlogers d’exception sont entourés. Nous en connaissons…

Bittel invente le post bling-bling…

Encore une inédite chez Michael Bittel. Sur la complice initiative du photographe Claude Cuendet, Michael Bittel, le plus atypique des horlogers, est mis en scène. L’occasion de présenter un modèle encore jamais montré: une montre dont la lunette hérite de sa fameuse invention, son système de lamelles amovibles. Supposons qu’une des faces de ce pourtour soit sertie de diamants, que l’autre affiche la sobriété d’un poli brillant. Ça donne le bling-bling sur commande ou l’expression du post-ostentatoire, un modèle idéal en ces temps de retours vers des goûts plus classiques et vers le moins d’envie d’étaler les tapages d’une horlogerie d’excès. Apparu en 2009 avec ses Grands Carrousels, des montres bracelets dont les cadrans multiples offrant deux à trois faces totalement distinctes sont possibles grâce à ce même système, celui que l’on surnomme affectueusement «l’horloger du voyage» poursuit sa route. Avec notamment, annoncée pour début 2011, une centaine d’«Eclypses», autre modèle porteur d’une seconde invention, le double diaphragme. Là encore, comme fil rouge, la possibilité de disposer de deux cadrans, trois si l’on compte le «fond» de la cage qui supporte avec bonheur quelque sertissage partiel ou complet.

Du viral de premier choix. « Paul » le poulpe devient ambassadeur…

Tandis que les enseignes horlogères tentent de s’attirer les grâces d’ambassadeurs tous plus célèbres les uns que les autres, rivalisant de fortunes d’ingéniosité et parfois d’espèces sonnantes et trébuchantes, la marque TechnoMarine, qui renoue la sous jacence de son mythe horloger encore cruisement vivace, vient de signer un superbe contrat avec… Paul. Vous savez, ce nostradam-octopus poulpe qui prédisait sans faille l’issue des matchs de la coupe du monde! L’espèce, bien qu’invertébrée, serait dotée d’une intelligence rare, due à ses multi cerveaux qui rendent perplexes les scientifiques. D’autant qu’elle semble faire également preuve de bon goût de mollusque céphalopode en matière d’horlogerie fashion. En témoigne ce saisissant document, pris sur le vif, pêché au gré d’une opération de marketing viral fort bien balancée. Vincent Perriard, trublion workaddict et CEO interconnecté, conjugue son slogan « Ocean Addict » sur le mode des pulsions animales et des profondeurs marines. Ce genre de clin d’oeil salé se prête au forward généralisé. Bien vu.

Montre-école de l’IFAGE en superalliage.

A ce niveau-là de dureté, supérieure au titane grade 5, il serait incongru de parler encore d’acier. La matière que vient d’identifier le team en charge des formations horlogères à l’IFAGE (Formation pour adultes, Genève), porte le nom de M30NW. De cet alliage, développé par Aubert & Duval, filiale auvergnate d’un groupe minier réputée pour ses solutions métallurgiques innovantes, est née une montre école étonnante, lancée au salon international EPHJ-EPMT. Un symbole du degré de compétitivité de l’institution dans ses trois métiers fétiches, l’usinage, l’horlogerie et le polissage. Car travailler le M30NW, à l’origine réservé aux implants médicaux, relève du défi. Matériau austénitique contenant du Niobium et du Tungstène, inoxydable et réfractaire à toute corrosion tout en conservant ses propriétés mécaniques, il est de surcroît amagnétique. Autrement dit, il sera possible de passer un IRM en gardant sa montre! Pas tout à fait, puisqu’elle sera habitée par un mouvement ETA 6497 classique. «Nos élèves feront la carrure, la couronne, le bracelet et le fermoir qui réservera une belle surprise d’ingéniosité», assure Paul Gisimundo responsable du tout nouveau centre horloger rue Dassier.

Montres écoles, l’histoire en relecture.

Exposées d’abord à Genève, au Musée d’horlogerie –ou plutôt dans un espace volé au Musée d’Art et d’Histoire, puis lors de la journée d’étude de la SSC – Société suisse de Chronométrie, les montres écoles compilées par Antoine Simonin, l’un de leur plus fervents connaisseurs, débarquent en livre. Témoins de l’évolution des techniques, porteuses des avancées et découvertes de leur temps, ces garde-temps racontent aussi des histoires personnelles. Celles des volées d’élèves passées entre les murs de 10 écoles d’horlogerie. C’était le temps où chaque étudiant devenu horloger, devait ponctuer la fin de son cursus scolaire par la réalisation complète d’une montre. Du pain béni pour les collectionneurs… En français, 24×30 cm, 500 pages richement illustrées, papier couché, reliure cousue fil et couverture cartonnée. info@booksimonin.ch

Grand Prix d’horlogerie de Genève 2010

La dixième cérémonie du nom se déroulera le jeudi 18 novembre 2010, au Grand Théâtre (Genève). Elle récompensera, en diverses catégories, des modèles de montres envoyés par les marques elles-mêmes qui avaient jusqu’au 30 juin pour se manifester en faisant parvenir au Comité d’Organisation, un questionnaire complet, assorti d’envois immatériels de logos et d’images. Le candidat à l’élection d’un modèle devait également choisir dans quelle catégorie concourrait sa montre, pour autant qu’elle soit sortie sur le marché après mars 2009. Sept en tout: dame, homme, design & concept watch, joaillerie, haute complication, sport, moins de 5000 CHF. A noter qu’aucune inscription n’est requise pour accéder au titre de « Meilleur Horloger Concepteur« . A vos agendas.

Une deuxième « Captive » signée Dunhill

Un commentaire lié à l’article sur le modèle « Captive » de Cyma appelle le commentaire suivant. « Combien peut valoir une telle montre (Dunhill La Captive par Tavares)?  J’en ai une presque identique à la photo montrée? » Merci à ceux qui peuvent renseigner notre lectrice du Canada.

Les complications avaient des noms féminins

Créées pour répondre à une attente de l’être humain face au temps, les complications sont, selon Estelle Fallet, Conservatrice du Musée d’Horlogerie de Genève,  aussi le fruit d’une attente féminine: «Raisons pratiques et recherche de la perfection, quête du savoir, univers magique, tout me semble étroitement lié à l’horloger Abraham-Louis Breguet qui, sur commande de Marie-Antoinette, exécute une montre incorporant tous les perfectionnements connus à l’époque. Il est choisi comme fournisseur, car il maîtrise le plus grand nombre des complications, dont le mouvement à remontage automatique (…) Il incarne à la fois le prestige de l’horloger et de sa destinataire!» A noter que les garde-temps les plus compliqués de l’histoire portent des noms évocateurs…. féminins! L’Universelle (1970), La Royale (1873), La Merveilleuse (1878) et, plus près de nous en 2000, la Star Caliber de Patek Philippe. Estelle Fallet relève: «Les complications sont le faire-valoir de la maîtrise et de l’excellence, elles distinguent l’horlogerie de haut de gamme.» Et d’ajouter: «Du point de vue sociologique –concept récent, elles touchent aux motivations de consommateurs modernes: disposer ainsi d’un objet rare, complexe et mystérieux…»

Tissot et son nouveau calibre, relief historique.

Tandis que le nouveau calibre C01-211, un chronographe automatique développé de concert avec ETA en exclusivité pour Tissot (et Swatch) débarque dans la production de volume de Tissot, il est bon de rappeler l’histoire manufacturière de la marque. Il y a 40 ans naissait le Sytal (contraction de SYstème Total AutoLubrification) fait de matériaux inaltérables (polycarbonate, résine acétal copolymérisée, polyoxyphélinène, autrement dit quelques savantes variantes du plastique), devenu célèbre sous le nom d’Astrolon 2250. Cette naissance, visionnaire, aurait du permettre à la marque l’envol qu’elle prend ces jours, en intégrant son nouveau mouvement dans ses modèles actuels. Le Sytal, appelé aussi Astrolon 2250, ne connut pas la gloire escomptée mais fut unanimement salué par la presse de l’époque, dont le JSH – Journal Suisse d’Horlogerie de février 1973 qui écrivait « … montre de qualité, mais de fabrication simplifiée, dans la ligne des nécessités économiques de notre temps« . Trop avant-gardiste? Son descendant devrait en 2010 venger cette injustice, se distinguant lui aussi par ses matériaux de synthèse à base d’hydrocarbures, et surtout par son objectif d’accessibilité maximale. Ce nouveau calibre C0-211 de Tissot s’inspire du Lemania 5100, dont la simplicité était une signature. Il ne  comporte que 184 composants (le Valjoux 7750 né en 1974 en compte 240). Grâce à lui, il sera pour la première fois possible d’acquérir un chronographe swiss made à remontage automatique à moins de CHF 1′000.00. Une prouesse d’ingéniosité industrielle.

Estelle Fallet, experte en complications.

Si le Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie de Genève semble définitivement rayé de la carte, sa Conservatrice Estelle Fallet, appelée à veiller sur ses 18′000 oeuvres environ, est une grande spécialiste des complications. Elle fait ses armes d’historienne dans sa ville natale au sein d’un musée d’horlogerie, à La Chaux-de-Fonds, «où le milieu horloger est un dénominateur commun pour nombre de familles.» Qu’évoque pour elle le terme montres à complications? «Une concentration formidable de savoir-faire et d’inventivité.» pose-t-elle. «Cet univers est fascinant, il exprime le défi relevé par les horlogers -des spécialistes, pour la traduction des mouvements célestes dans les limites extrêmes de la miniaturisation, ainsi que pour la maîtrise de la matière.» Historiquement, l’aspect ludique a joué son rôle: «les mécanismes de répétitions, des phases de lune ou du tourbillon… renforcent le côté mobile du mouvement et animent les faces de la montre. Des plus-values à tous points de vue.» Lire l’article paru dans le magazine féminin suisse Beauté Information, N° 54.

Ulysse Nardin balise le terrain du yatching

22-25 septembre 2010. Le port Hercule de Monaco s’apprête à célébrer le 20ème anniversaire du Monaco Yatch Show. L’occasion pour Ulysse Nardin de voler la priorité à la marque Blancpain, qui avait fait de cet événement son hub communicationnel de la rentrée. On peut facilement imaginer qu’Ulysse Nardin, si riche en histoires marines inscrites au plus profond de ses gènes horlogères et jusque dans l’ancre symbole de son logo, attendait son heure. Une heure qui, pour enfoncer l’ancre de sa légitimité, s’apprête à se décliner en 100 pièces limitées, un modèle Monaco issu de sa collection Maxi Marine et conçue pour affoler tout ce que le petit monde du Yatch compte comme personnalités et acteurs. Au nombre d’entre eux, l’incontournable Monseigneur, le régnant, son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco ici en compagnie de Rolf W. Schnyder.

Baume & Mercier, les effets du feuilleton historique

La lancée sur Twitter et Facebook de « Secrets d’une famille d’horlogers », le premier feuilleton horloger historique, a permis à la marque sise à Bellevue de faire le plein d’aficionados. Plusieurs milliers de fans sur la page du réseau social et surtout, une ondée d’informations sur les possesseurs de modèles, leurs goûts, leurs attentes. L’avalanche de questions a également permis à la marque de repenser son SAV. En effet, l’immédiateté de la formule a contraint la mise en place de nouveaux processus permettant de coller aux supports utilisés, c’est-à-dire d’être en mesure de fournir des réponses du tac au tac. Bel exemple d’une réelle stratégie d’implantation dans l’univers du Web 2.0. Le suivi du feuilleton est programmé, saupoudré d’interviews liées aux retrouvailles d’anciens modèles phares. Quant à l’imminence de nouveaux modèles, suite à une remise à plat des références et des lignes, elle est annoncée.

Nayla Hayek, nommée Présidente du Swatch Group.

29 juin 2010. Nommée Présidente du Conseil d’Administration du Swatch Group en remplacement de feu son père Nicolas G. Hayek, Nayla sa fille n’avait jamais été sous le feu des médias. Même sa promotion au titre de Vice-Présidente, il y a environ 6 mois, n’avait pas été relevée. Entrée dans ce conseil en 1995, son chemin était pourtant tracé. Au travers de cette nomination à la fonction suprême, certainement initiée par son père, un message fort: la continuité, les concurrents n’ont qu’à bien se tenir, le renforcement de l’identité propre de chaque marque du groupe suit son cours. D’ailleurs, signe de la confiance du marché, l’action boursière n’a que très peu bougé. Entre les lignes, lisons aussi dans cette nomination, notamment pour les marchés sensibles à la notion de clan et à la gouvernance patriarcale mise en place par Nicolas G. Hayek, comme ceux du Moyen-Orient notamment, que la famille garde le contrôle, qu’elle reprend les rennes et les pôles positions. Toujours à l’adresse de ces marchés, qui mieux qu’une fille peut honorer l’héritage moral d’un père? Nayla Hayek n’est-elle pas également au Conseil d’Administration de Belenos Clean Power Holding SA, cette société si chère à Nicolas G. Hayek (recherche et réalisations en matière d’énergies du futur, propres et renouvelables). A ceux qui douteraient de sa carrure, elle répond sur le terrain de l’opérationnel, après avoir occupé des postes clefs pour le Swatch Group au Moyen-Orient et en Inde, par une belle réussite: la création en 2008 de la nouvelle entité Montres Tiffany SA. De ses passions d’avant l’immersion dans le groupe, elle conserve son titre de juge arbitre internationale pour les chevaux arabes, en sa qualité de membre de la WAHO, World Arabian Horse Organisation. Après tout, son frère n’était-il pas lui aussi promis à une carrière extra-horlogère, du côté du Cinéma où il fit tourner Peter Fonda dans Family Express? Ecouter l’interview de Nick Hayek sur Forum (Radio Suisse romande), assortie du commentaire de Joël A. Grandjean, responsable éditorial de bloghorloger.ch

Nouveau blog pour les fans de Rolex, by Mondani

2 juillet 2010. La maison d’édition Guido Mondani, créée en 1979, lance « Mondaniblog« , un blog référence sur la marque à la couronne, à suivre sur Twitter ou Facebook. L’occasion, sous le slogan « Time For Luxury » de rendre plus immédiates les informations dont une telle société peut disposer. Rappelons qu’en 2006, Guido Mondani, qui est également un invétéré collectionneur de Rolex, avait pourvu les 309 lots d’une exceptionnelle vente aux enchères. Saluons d’ailleurs, au nombre des auteurs et fondateurs, outre la présence de Giorgia et Franca Mondani, celle d’Osvaldo Patrizzi (Patrizzi & Co Auctionneers) et de Lele Ravagnani, co-auteur avec Guido d’ouvrages phares sur la marque. Possibilité de télécharger l’application iPhone « 100 Years of Rolex« . Mais que les férus de Patek Philippe ne se lamentent pas: l’éditeur leur livrera prochainement la nouvelle édition du livre en 3 volumes et 500 pages illustrées « Collecting Nautilus and Patek Philippe – Modern and Vintage Wristwatches » regorgeant d’images et de spécifications sur environ 2000 montres bracelet.

Une day date Oris en hommage à l’écurie William

Pour la 7ème année de son partenariat avec l’écurie AT & T William, l’horloger suisse Oris (1904) se conjugue aux couleurs du bleu-blanc-noir et sort sa Oris WilliamF1 Team Day Date. D’un côté l’évolution des bolides automobiles, de l’autre celle des montres: entre la lunette et la carrure, un anneau « amortisseur » en silicone bleu a été inséré, répondant aux préventions contre les chocs. Automatique, date et jour à 3h, boîtier DLC noir, étanche à 100m, aiguilles nickel noires avec inserts de matières luminescentes, bracelet caoutchouc et coffret de présentation façon pneu. Rendez-vous sur la ligne d’arrivée.

Claret croit en l’humain et se bat pour ses savoir-faire

L’univers des discrets est peuplé d’irréductibles et de battants, Christophe Claret en fait partie, qu’on se le dise. Parce que sa Manufacture est un peu excentrée par rapport aux circuits médiatiques faciles, avec sa situation sur les hauts du Locle, parce que l’homme est un peu moins « grande gueule » que certains abonnés aux avis donnés sur un peu tout et beaucoup rien, on oublierait presque qu’il se passe des choses chez Christophe Claret. Qui méritent d’être amplifiées puisqu’elles sont chargées de valeurs référence. Ainsi, du côté de l’emploi, tandis que les lueurs d’une reprise annoncée occupe les colonnes, l’entrepreneur loclois d’origine lyonnaise n’est pas resté les bras croisés durant la crise. S’il vient d’introduire une mesure de chômage partiel -on ne travaille plus le vendredi, c’est qu’il n’a pas fait de concessions autre que le report du traditionnel voyage d’entreprise offert aux collaborateurs de plus de cinq ans. Sur le fond, il a tout misé sur le capital humain et la sauvegarde des emplois qui sont aussi celle des savoir-faire exceptionnels de sa Manufacture. Les prestations sociales offertes chez Christophe Claret SA vont au-delà de ce que prévoit la convention collective. S’y ajoutent de nombreuses attentions destinées à mieux vivre en bonne santé, comme une participation de 50% à l’abonnement fitness, ou la prise en charge des traitements destinés à arrêter de fumer.  Faisant preuve d’imagination et de dynamisme forcenés, pour compenser l’évidente baisse des commandes de marques parfois tellement de niche qu’elles furent touchées de plein fouet par la crise, il a ajouté à son catalogue de prestations, des travaux de sous-traitance (décolletage, fabrication d’ébauche). Puis, convaincu que sa DualTow -la montre anniversaire de ses 20 ans, pouvait avoir sa propre vie post-jubilatoire, il a  transformé l’essai en l’instituant en marque éponyme et en en sortant à BaselWorld 2010 une version Night Eagle. Bref, on se bat au Locle, c’est bon de le savoir. Car en 2009, tandis que certains licenciaient en masse ou faisaient leur dernier baroud d’honneur, sa manufacture limitait la casse. Seul 9 postes furent supprimés sur les 120.

Première: Omega mêle céramique et liquidmetal.

Déjà utilisé pour des clubs de golf, des raquettes de tennis ou des coques de téléphones mobiles, le liquidmetal, dont l’exploitation commerciale débute aux alentours de 2003, entre une deuxième fois en horlogerie par la grande porte Omega. Qui en fait les chiffres et indications d’échelle d’une lunette céramique. Cette rencontre insolite entre ces deux matériaux hyper durs est suffisamment innovante pour que la marque puisse se targuer d’une première mondiale. Et de communiquer à donfs, via un mini-film destiné à buzzer sur la Toile. En scelle, sa série limitée Seamaster Planet Ocean Liquidmetal®, futur hit commercial. Comme le Vitreloy, le « Liquidmetal » est le nom commercial (marque déposée d’où le ‘®’ obligatoire chaque fois qu’on le cite), d’un métal amorphe (alliage métallique solide doté d’une structure plutôt amorphe que cristalline), développé par une équipe de chercheurs du California Institute of Technologie (Pasadena, Californie). Ce même pôle de compétence devenu célèbre pour avoir enfanté 27 prix Nobel. Fort de cette découverte, le team s’organise, crée la société californienne Liquidmetal Technologies, à Rancho Santa Margarita et dépose une vingtaine de brevets liés à l’utilisation de cette nouvelle série d’alliages. Ses débouchés sont multiples dans les domaines spatial, médical, défense militaire, industrie, électronique, monde du sport d’élite (baseball) et… l’horlogerie. TAG Heuer est la première marque à l’utiliser pour la boîte de sa concept watch (BaselWorld 2003), « State-of-Art Chronograph« , une digitale habitée par un quartz swiss made capable de calculer le millième de seconde.

Du requin tigre d’élevage, mon oeil!

Du cuir de requin tigre… d’élevage? Tromperie, selon Rebecca Jeanson dont la carte de visite de la marque Tempvs Compvtare annonce la couleur: «Environnmental Care…»! Tout un programme: l’activiste adepte du biocentrisme, celle qui milite jusque dans l’aventure entrepreneuriale horlogère qu’elle partage avec son designer de mari Nicolas Rodolphe Jeanson, est farouchement formelle. Comme tout autre grand requin, il est impossible d’élever du requin tigre! Avec ses 4m et ses 750kg, la femelle atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de 4 à 5. Sa période de gestation durant 1 an, combien d’années faudrait-il pour qu’un élevage soit rentable. Leur biologie complexe et leurs rapports sociaux les rendent réfractaires à la captivité. Et bien que l’on ne recense que 5 cas de morsure mortelle par an, on continue de tuer annuellement environ 100 millions de requins! Ceux qui prétendent en vendre le cuir d’élevage, parfois à leur insu, sont faussement renseignés… Un discours qui relègue les montres au second plan et qui, première marque vegan oblige (marque dépourvue de toute provenance animalière), prône le bracelet caoutchouté… L’horlogerie étant peuplée de requins et de marteaux, autant s’engager pour la protection du requin-marteau.

Aux Temps des Chronométriers, l’expo du Locle

C’est sous l’ère de Cécile Aguillaume, ex-conservatrice du Musée d’horlogerie du Locle -Le Château des Monts, que furent relancés, après presque 40 ans d’interruption, les célèbres concours de chronométrie qui passionnaient les marques et les horlogers jusqu’à l’arrivée de la montre à quartz, à l’orée des seventies. Dès 1772, ces concours se déroulaient à Genève. L’Observatoire de Neuchâtel se mit à attester de l’exactitude des garde-temps dès 1860 et un véritable premier concours fut institué en 1866. Il faudra attendre 1945, pour que ces joutes s’intéressent aux montres bracelets: des épreuves officielles sont instaurées à Neuchâtel. En 1999, pour célébrer son 5oème anniversaire, «Chronométrie 2009», un concours dont les règles ont été adaptées à la modernité des techniques et des matériaux de l’horlogerie mécanique moderne, est relancé. Le 3 décembre 2009, Claude-Henri Chabloz, Présisent du Prix, publie les résultats. La prochaine édition aura lieu en 2011. D’ici là, une exposition ouverte le 8 mai et courant jusqu’à fin septembre 2010 replace les montres candidates dans le contexte de l’Histoire.

Dernière séance Tarantula chez Urwerk?

Fin romanesque! Après 7 années d’une superbe existence, la collection 103 s’offre une sortie élégante. «A la hauteur de sa vie» annonce Martin Frei, le designer de la marque. N’y voyez aucune pulsion hara-kirièsque, juste la volonté de transformer en panache et en mythe, l’audace qui permit à Urwerk d’exister, par l’enfantement de ce modèle. Ainsi, alors que la UR-CC1, se réclamant du Cobra, de Hitchkock, de la Dodge ainsi que de Gilbert Albert et feu Louis Cottier, deux designers émérites de l’horlogerie contemporaine, réapprovisionne le capital promesses de la marque, la Tarantula s’offre deux derniers tours de piste. Le premier, plutôt pacifique, est la Shining T, qui dévoile les charmes de sa platine en ARCAP P40 et de sa croix de Genève en titane. Le second mise sur l’attaque, façon dernier assaut: la UR103T Mexican Fireleg, brandit l’orange luminescent de son venin pour mieux marquer son agressive et animale attitude. Une référence crainte dans une horlogerie de niche.

Moscou accueille Parmigiani.

Courant avril 2010, la marque fleurisanne ouvre son deuxième Atelier Parmigiani à Moscou, après avoir inauguré cette nouvelle formule d’expansion en Turquie, fin janvier 2010. D’autres devraient suivre durant l’année, on parlait de cinq, il semblerait que ça soit finalement six. Toujours en partenariat minoritaire avec un acteur local, ces « Ateliers » sont plus que des vitrines vantant et vendant les collections de Parmigiani Fleurier. On y pratique également le relais des savoir faire horlogers, dans une notion de transmission des valeurs. Des tremplins d’une Excellence  qui rappelle que la marque et ses 4 sociétés soeurs, dont la Manufacture Vaucher, comptent comme clientes de prestigieuses enseignes de haute-horlogerie.

Bloghorloger, éruption de news parfois volcaniques…

En charge son contenu éditorial (voir le communiqué de presse), l’agence de presse TàG Press +41 vient d’acheter pour le bloghorloger.ch, l’adresse www.eyjafjallajokull.ch. En attendant de l’activer, on peut provisoirement jeter un coup d’oeil sur ce blog éphémère

Romain Jerome en flamme…

Preuve que les parts minoritaires de l’actionnaire Yvan Arpa au moment de son éviction, même diluées suite à quelque recapitalisation, continuent d’imprégner l’ADN Romain Jerome: la marque sort un modèle unique dédié au volcan islandais. On aimerait tant pouvoir faire aussi fort que la rouille du Titanic ou mettre la main sur le catalogue de légendes que l’homme emporta en esprit avec lui, dans son éviction subite…. Il se peut que le syndrome du « qu’est-ce qui vient après » pèse encore de tout son poids sur la nouvelle équipe. Romain Jerome a le mérite de s’y essayer et de s’inviter non pas à la table des légendes mythiques et impérissables, mais au buffet des opportunismes de circonstance, dont l’élan fugace peut retomber, d’un moment à l’autre, brûlant au passage tout processus de légendarisation. Yvan Arpa lui-même s’y était risqué, avec son Crisis Tourbillon, bien qu’on puisse reconnaître à la notion de crise, quelque récurrence cyclique de nature à perpétuer son concept. Après tout, la tentation du buzz habite les rêves cyclothimiques de tout un chacun. Bien joué, on en parle. L’irruption dans tous les esprits de l’éruption volcanique de l’Eyjafjallajökull est encore ‘à vif’. Se greffer sur sa notoriété soudaine, peut marquer l’épisode d’une pierre de lave et… l’histoire de la marque, d’un cadran nouveau. Les poussières de cendres, même certifiées authentiques, survivent-elles aux poussières de lune? Ne risquent-elles pas de clouer au sol toute velléité de rupture d’avec l’ère Arpa? Changement d’itinéraire! La compagnie devra l’envisager, un jour ou l’autre… Ça lui coûtera un max… Le prix à payer pour ses nouveaux envols…

Eurocantera, l’éthique extraction.

Filiale de Goldlake, cette mine du Honduras s’étend sur 10′500 hectares dans la Vallée de Lepaguare (district de Olancho). Elle extrait principalement de l’or issu de dépôts fluviaux et le fait selon une méthode excluant tout produit chimique et mercure, uniquement avec de l’eau. Elle s’implique dans des programmes sociaux destinés aux mineurs et à leurs familles et mise sur l’artisanat local. Cartier s’est engagé à acheter l’ensemble de la production annuelle et a pris une option sur d’éventuels surplus. L’or en provenance de Eurocantera est raffiné à Arezzo en Italie.

Grâce à l’opération FIFA Hublot, un nouveau sauveur…

Horlogèrement parlant, on connaissait le sauveur  Hayek. Il en est un autre, dont l’existence remonte au Big Bang, dont les initiales sont JC… Si sauveur que même le calendrier de l’histoire horlogère se met à jour! Ainsi, dans Le Matin de vendredi 16 avril 2010, il est écrit, à propos du partenariat FIFA -Chronométrage Hublot, que l’opération est plutôt réussie « pour une entreprise qui n’existait pas il y a encore cinq ans. » Sympa pour Carlo Crocco, fondateur de la marque. Ceux qui connaissent l’horlogerie auront rectifié: l’an zéro est l’arrivée de JC Biver comme actionnaire minoritaire d’une marque ayant déjà fait quelque chemin de croix; ce qui était avant devient ‘x’ années av. JC, ce qui vient après se passe de la nécessité d’indiquer une référence à l’an zéro, puisque c’est le présent. Tant qu’à aspirer à des précisions numéraires, notons que, comme l’indique ce même article, si la planète comptait 30 milliards de téléspectacteurs (sans parler de ceux qui écoutent la radio), nous n’aurions peut-être pas physiquement la possibilité de nous tenir debout sur terre. J’imagine que le chiffre est l’addition des téléspectateurs sur la durée de l’événement… Gageons que lorsque JC manie les chiffres, de ses ventes ou de ses adeptes, il fait preuve de plus de précision. Ça vous fait marrer? Vous oubliez un point essentiel: JC, alias Jean-Claude Biver, vient de réaliser un coup de maître, installer un chronométrage officiel dans un sport qui en était dépourvu, devenant le premier chronométreur officiel de la FIFA. Fallait y penser, qui dit mieux?

Septagraph Perpétuel en images… sur Youtube.

Difficile de raconter la complication inédite de Borgeaud Watches, présentée en première mondiale à BaselWorld. En effet, après la réhabilitation des Tourbillons, des Répétitions Minute et autres inventions majeures du passé horloger, l’arrivée de cette nouvelle haute-complication est encourageante: il reste encore à inventer. Le garde-temps Septagraph Perpétuel restitue chaque jour, de manière non consécutive, une tranche horaire de 90 minutes. Un laps de temps qui, comptabilisé de la plus belle des manières, vous appartient. Posée sur un cadran trois niveaux, une flèche évidée, pleine au début de cette tranche horaire quotidienne et se vidant au fur et à mesure que s’écoule cette heure et demie, devient un indicateur de réserve temporelle. Sur un compteur qui s’est posé à l’extrémité des chiffres 7 et 8, qui, au contraire des chiffres romains de l’ensemble du garde-temps sont des chiffres arabes, indique le starting time correspondant au jour de la semaine. Une aiguille à course sautante, pointant sur le jour de la semaine, souligne l’imminence de ce blessing time. Au-delà de la véritable prouesse technique à haute valeur chronométrique, le calibre BRG 11501,  il y a de l’initiatique et du poétique dans cette restitution temporelle, propice aux expressions les plus individualistes d’un hédonisme retrouvé. Le mieux c’est de le voir fonctionner. Simplement magique!

Vuclain, toujours Cricket? Yes you can…

Voici soixante ans que la tradition perdure. Se décidera-t-il un jour à la porter, cette mythique montre des Présidents? Car Barack Obama aussi l’a reçue, j’ai même eu l’occasion d’en voir le fac similé, chez Denis Asch à Genève, un des pros de la marque. Cette Cricket-là, il devrait la préférer à sa première Tag Heuer. Ce garde-temps mérite aussi son entrée dans l’histoire, avec sa sonnerie réveil si reconnaissable, son bruit de grillon solitaire. D’autant que le modèle n’a cessé d’évoluer. Aujourd’hui, il existe même en X-Treme Automatique, doté d’un calibre V-21 à double barillet, l’un pour alimenter l’énergie de sa sonnerie qui dure 20 secondes et s’entend même sous l’eau, l’autre celui du mouvement de la montre. Visible par le fond d’une boite de 44 mm de diamètres, son rotor bimétalique monté sur roulement à billes en céramique lui assure 42 heures de réserve de marche. Un viril concentré d’infos organisées autour d’une lunette tournante…

Vila et son atout dame

Seules 88 privilégiées pourront prétendre à cette première expression féminine de l’horloger Franc Vila, installé en vieille ville de Genève. Réussissant à féminiser les codes si particuliers de sa boîte à lunette elliptique et circulaire, Franc Vila sort à BaselWorld cette année sa Fvt28 Jumping Hours ‘lvy Edition’. Mues par un calibre automatique, ses heures sautantes ne s’embarassent pas de survoler les emplois du temps des oisives comme des actives. Dans leur sillage, leur course, contenue au sein d’un boîtier en acier DieHard Extreme, s’accompagne des éclats de 387 diamants éparpillés tantôt au fil d’une lunette et de cornes serties ou, en 91 exemplaires, à l’intérieur de la lunette. Des plaques de nacre bleue ou blanche reçoivent la décalque de motifs floraux ‘IVY’ ainsi qu’une huitaine de saphirs ou de diam’s en guise d’index. Heure sautante, petite seconde à 6h, étanche à 100 mètres, pour les sirènes désireuses de s’encanailler dans les profondeurs…

Morgan et…Hublot. Une Big Bang mythique.

Les Big Bang se suivent et… se ressemblent. Il en est une toutefois qui mérite le flash back. Parce qu’elle mène au coeur d’une manufacture un peu particulière, quelque part en Grande-Bretagne, en février 2009. Les yeux écarquillés, les vieilles pierres rouges, si anglaises, s’ouvrent sur des trésors à quatre roues. Une orgie de bois précieux, mêlé d’alu, de carrosseries sublimes, de moteurs d’avant-garde. Charles Morgan, ze boss fête les 100 ans de son entreprise familiale, qui a toujours misé sur le produit, n’a pas exagéré les prix malgré les quatre mois d’attente qui tempèrent l’envie d’acheter une de ces vieilles anglaises, bourrées d’avancées techniques en matière de moteur automobile. Une manufacture automobile. Vroum, un petit essai, en pleines heures pointes villageoises. Ça ronfle, c’est doux à l’ouïe, ventilé au décapotage. Sur le cadran de la série spéciale servie en hommage de cette Big Bang, des ailes mythiques. Pièce rare, moment unique. Monsieur Biver explique que les trente mille possesseurs de ces mythes roulants ont reçu l’info. Sur le nombre, gageons que quelques acheteurs se sont d’ici là manifesté.

Offensive Cobra chez Urwerk, la UR-CC1

Quel rapport entre Alfred Hitchkock et son mythique film Les Oiseaux, entre le dangereux reptile le Cobra, et le mythe automobile Dodge?  Entre le joaillier genevois Gilbert Albert et feu le designer Louis Cottier? La marque Urwerk, bien sûr, et ses deux fondateurs, Martin Frei pour le design et Felix Baumgartner pour la maîtrise horlogère. En visionnant le célèbre film, Felix s’entiche d’une fraction d’image: un tableau de bord à indicateur linéaire de vitesse. Tilt. En cherchant, il retrouve une pièce datant de 1958 conçue par deux créateurs visionnaires, l’artiste Gilbert Albert et feu le designer horloger Louis Cottier. Ainsi naît en 2010 la UR-CC1 dont les deux C signifient Cobra et Cottier. Car, reconnue pour sa complexité mécanique et son originalité en matière de lecture horaire, Urwerk s’était déjà appropriée le cobra, pour souligner le trempé du caractère de ses garde-temps et de sa détermination payante à s’ériger en référence crainte dans une horlogerie de niche.

Goldfluss, synthèse du verre aventuriné

Le Goldfluss de la Nebula, selon deWitt. Une virée en manufacture, une rencontre avec ses cadraniers et soudain, le Goldfluss, une matière qui vous rend poète et qui repose, entre silicium et nacre, sur le cadran deux niveaux du Quantième Perpétuel Nebula (collection Academia). Idéal pour suggérer la voûte céleste dans ce qu’elle a de plus scintillant, ce ‘verre aventuriné’ se marie avec le silicium -pour la représentation de NGC 5194, une nébuleuse à portée de 31 millions d’années lumière, ainsi qu’avec la nacre qui dessine la lune. Le Goldfluss est un matériau de synthèse inspiré de l’Aventurine, une pierre naturelle découverte au 18ème siècle par les verriers de Murano, ainsi nommée parce qu’elle est truffée d’inclusions de micas dont la disposition se fait ‘a l’avventura’. Produit dans cette même région, il se prête au polissage et au ponçage, tout en conservant son magique saupoudrage d’or qui sont en fait des atomes de cuivre qui se lient en petites grappes plutôt que se fondre dans le verre.

L’heure des motoristes, 2009 et 2010…

2009 a vu la percée de trois constructeurs de complications sur le terrain des marques, que dis-je, des labels. La micro-manufacture Magma Concept enfante Globe Master Watches tandis que la Confrérie Horlogère, respirant le CH de la suissitude (reprise depuis la faillite de BNB par Hublot), était enfantée par Mathias Buttet, qui préfère parler d’incubateur de talents: sept confrères, dont trois femmes, appelés à créer des pièces uniques, signées. Que deviendra donc la pièce du graveur Gabriel Salgado De Arco, baptisée ImmenSEATY et représentant 1600 heures de gravure à la main? Christophe Claret, quant à lui, brandissant la raison de son vingtième anniversaire -il avait déjà fait de même avec le dixième, investit aussi ce terrain avec sa DualTow. Sans parler de ses implications dans les Maîtres du Temps et dans la marque Jean Dunand, co-fondée avec Thierry Oulevay (ex-Bovet). Le dernier-venu en 2010 sur ce terrain est Philippe Ruedin, de ASXP-Engineering, le motoriste des débuts de Hautlence, de Ladoire et d’autres marques naissantes, qui lance mAr, une marque entièrement dédiée à la dimension vinicole de sa famille. Le phénomène n’est pas nouveau, puisque Valjoux sortait pour son centième, un chronographe fort sympathique… C’était il y a quelques années déjà. Rappelons en outre que nombre de marques actuelles, comme en témoigne ce document retrouvé portant le nom Borgeaud-Lecoultre, se livraient à la fabrication de mouvements en blanc -une manière d’exprimer le private label, avant de devenir elles-mêmes marques à part entière.

Nuit européenne des musées… Le Locle joue le jeu.

Vivez la nuit! Tandis que Au temps des Chronométriers, son expo courant du 8 mai au 26 septembre 2010, aura été lancée, le Musée des Monts au Locle ouvrira ses portes le samedi 15 mai de 19h00 à minuit, dans le cadre de la vaste opération européenne, pour un rallye pas comme les autres. Destiné aux 7 à 77 ans, la nuit permettra d’habiter momentanément une demeure du XVIIIème siècle, celle d’un maître-horloger, et de s’enrichir les neurones en s’abreuvant des richesses de la collection Sandoz, automates, montres, pendules, horloges, et mécanismes ingénieux. S’en mettre plein les yeux sera possible, tout en sirotant un vin chaud ou… un sirop, grâce à la projection de nombreux films en 3D, dédiés à l’horlogerie. Le dimanche 16 mai, l’entrée sera libre toute la journée.

Exclusif, Hysek et Ladoire, communes accointances.

On le sait, les modèles Ladoire sortent en série de 3 exemplaires, façon pièces uniques. Résultante réjouissante des amitiés corporatistes qui naissent dans le backstage des salons, Lionel Ladoire et Jorg Hysek de la marque HD3, ont eu un bon feeling. « Et si nous faisions un modèle ensemble?« , lance Jorg. Pour Lionel, le musicien batteur à ses heures, c’est comme si Phil Collins lui proposait de faire une jam. « Pour moi, Hysek, c’est le Philippe Stark de l’horlogerie« . A la fois un « chasse-neige », pour avoir ouvert la voie des marques éponymes nées d’un designer, à la fois un dinosaure, tant il appartient à cette espèce en voie de disparition, touchant encore quelque royaltie de ses célèbres partenariats passés. Bref, le deal est en route pour 2 fois 3 modèles communs: le Stark-Hysek s’attaquera à la carrosserie de la pièce -tout en respectant les codes si particuliers de Ladoire. Quant à Ladoire, il se coltinera, en marge de son prochain modèle dont l’affichage amènera quelque révolution à la fois inspirée d’un moteur à combustion et d’un vieux système de réveil retrouvé, le moteur. Sans jamais trop s’éloigner de sa marque de fabrique, l’utilisation de ces mini roulements à billes qui font sa différence et l’essence même de son horlogerie ultra compliquée… Helvet Mechanic

Bestiaire horloger…

Tandis que Chopard célèbre son 150ème anniversaire à force de figurations animalières, tant côté joaillerie qu’horlogerie, une série « Faune horlogère«  vient de débuter dans le magazine Heure Suisse (édition parue à BaselWorld 2010 -N° 104). L’occasion de survoler les représentations animalières dans l’horlogerie. A commencer par le Tigre, qui chez Ernst Benz (marque fabricant des montres suisses depuis Birmingham dans le Michigan), sort le 14 février 2010 (date coïncidant avec le début de l’année du tigre chez les Chinois), un ChronoScope PEK Limited Edition. Cartier de son côté, délaisse un peu sa célébrissime panthère pour, en usant du faciès d’un tigre sur l’une des faces de sa Santos 100. Chez Artya, l’arrivée de la peau de crapaud buffle dans les bracelets, signe distinctif d’une déjante assumée, vole la vedette aux crocodiles, vachettes et autres habituels fournisseurs du cuir de nos bracelets. Pour les Oiseaux du Paradis et les Papillons, c’est du côté de Van Cleef & Arpels qu’il fait bon se promener. Quant à l’éléphant, le Panda ou la Tortue, ils débarquent aussi chez Cartier, dans bon nombre de collections. Enfin, c’est le Cobra qui illustre le mieux la naissance de la UR-CCI de Urwerk… La série continuera dans l’édition N° 105, à paraître.

Racine, Ariste (marque ENICAR)

Vers 1913, Ariste Racine utilise un anagramme de son nom pour déposer à La Chaux-de-Fonds la marque ENICAR. Direction Lengnau où sa société déménage durablement. Ses modèles pour hommes, femmes, pour militaires, notamment ceux qui sont dotés d’une boussole intégrée débarquent sur les marchés. Vers 1950, un catalogue ENICAR présente d’autres modèles porteurs des noms Longeau ou Alprosa. 1956, pour la première fois et grâce à une expédition d’alpinistes suisses, le sommet de l’Himalaya est vaincu. Chaque membre de l’expédition porte une Enicar. La mention « Ultrasonic » désigne une technique unique de nettoyage des mouvements aux ultrasons, avant leur huilage. Robustes, les montres Enicar gagnent leurs lettres de noblesse avec la sortie en 1958 de la Sherpa Dive, une étanche à 200 mètres dont le fond gravé représente une huître ouverte avec sa perle, ainsi que l’inscription « Seeperl » qui désignera par la suite les montres étanches de la marque. Pionnier des boutiques monomarques, Enicar ouvre à Johannesburg un magasin éponyme, construisant sur le succès de son « Sherpa World Timer » un GMT. Le succès de la boutique arrive aux oreilles des détaillants qui se pressent au portillon.

Emplois horlogers, la solution SOPJH®

Il y a les voies courues, les éternels sites internet spécialisés auxquels les sociétés ont le réflexe d’envoyer leur offres d’emploi, sur lesquels les candidats s’empressent de remplir leurs profils et leurs spécificités. Il y a aussi, et on y pense pas assez, la solution SOPJH®, le Salon Online des Professionnels de la Joaillerie et de l’Horlogerie. Qu’il fait bon parcourir ces pages envahies par un parfum de reprise… On y trouve même un link vers la base de données emploi de MicroTech Industry

Swisslaser.net, conférence à l’EPHJ-EPMT

Comme chaque année durant le salon international EPHJ-EPMT à Lausanne Beaulieu, les journées scientifiques font intervenir des conférenciers pointus. Le thème «Laser et Photonique» sera traité sous l’égide de Swisslaser.net, une association à but non lucratif regroupant l’ensemble des acteurs de l’industrie de la photonique. C’est le plus grand réseau en Suisse dédié aux technologies laser. Assumant son rôle de promoteur de la compétitivité et des promesses de croissance de ses membres, cette institution soutenue par la Confédération a regroupé presque une dizaine de conférenciers issus de ce tissu industriel de pointe. A ne pas manquer le jeudi 10 juin, de 9h30 à 13h30.

Huguenot au poignet d’une Gospel star.

La plus grande gospel star encore en vie, Andrae Crouch, légende vivante de la christian music connexion aux States, celui dont on dit qu’il fut le coach pastoral de Michael Jackson dans ses derniers mois, celui  qui fit chanter les plus belles voix black de la galaxie soul et qui accessoirement signa quelque titre pour Madonna, porte une montre suisse. De la marque Huguenot, dont le nom cristallise quelque cousinage spirituel avec l’univers du chanteur producteur…! L’Ajoulot Serge Beureux, fondateur, se souviendra longtemps de ce coup de téléphone durant lequel la star, dénuée de tout ego, l’a gratifié d’un retentissant « Hi Brother!« . Au-delà de l’opération product placement, une amitié? Quoiqu’il en soit l’occasion de se rendre compte de la suprématie musicale de cet immense artiste qui fête ses quarante ans de carrière… A écouter.

Le rotor facial, déjà inventé en 1995… Rectificatif

En mars 2008, bloghorloger.ch retrouvait trace du brevet N° CH 685363, délivré le 30 novembre 1995 et portant sur le premier garde-temps à remontage automatique équipé d’un rotor facial (à ne pas confondre avec le double-rotor de Perrelet). Mandaté par un boîtier connu dans l’industrie horlogère suisse et aujourd’hui décédé, l’étude technique ainsi que la réalisation d’un premier prototype fonctionnel avaient été confiées à l’horloger Jean-Claude Nicolet (premier prix Gaïa, réputé pour ses innovations horlogères). Puisque les héritiers du déposant n’auraient pas prolongé la validité de ce brevet qui, de toute manière après 20 ans tombait dans le domaine public, la voie était libre pour le dépôt d’une nouvelle patente. Est-ce une raison suffisante pour affirmer, comme le fait Frédéric Jouvenot, par ailleurs excellent horloger et courageux entrepreneur, que, « 40 ans après (1969-2009), le chronographe automatique est réinventé« ? Et de s’approprier en termes dithyrambiques la paternité du « premier chronographe intégré de l’histoire avec un système de remontage complet visible côté cadran« ? Ces mots s’appliquent au modèle ACE et à son calibre, le FH-ACE-001. Le passé regorge d’inventions qui, quand bien même pussent-elles être brevetées, mériteraient de temps à autre un petit coup de projo et… une petite dose d’humilité. On pourra toujours admettre qu’il ne pouvait pas le savoir, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui et ce qui n’enlève rien à la bonne réputation de sa créativité: hommage au culte ancestral du soleil, son dernier modèle Hélios, présenté à BaselWorld 2010, en est la preuve… Lire aussi sur tendancehorlogerie.com.

Andy et Max, les mâles nécessaires…

Hall du Swisshotel Plaza, en face de la sortie de BaselWorld. Un CEO en vue , à la tête d’une marque située dans le segment « haut du panier horloger », s’offre un drink en compagnie de Andy et Maximilian, deux figures incontournable des ventes parallèles et du déstockage…! A visage découvert, le ton est à la parade amicale, à l’échange cordial. Le CEO, une fois seul, me rassure. Il vaut mieux connaître ses meilleurs ennemis que de tenter de les écarter et de voir débarquer, à peine leur éviction prononcée, de nouvelles têtes avec lesquelles boire un verre serait impossible. La foire de Bâle, c’est jusque  sur les marches des grands hôtels… Tout le monde s’y connaît. Lire « Exclusif! Déstockeur: on ne nous dis pas tout » (paru dans JSH -Journal Suisse de l’Horlogerie en Juin 2008).

Black gold dans les rouages de… Cecil Purnell

Après avoir offert en janvier 2010 au GTE -Geneva Time Exhibition le CP 3800, son calibre tout de nickel noir recouvert et 99% swiss made (puisqu’il n’y a hélas pas encore d’élevage de crocodile en Suisse), Cecil Purnell, seule marque de haute horlogerie à ne fabriquer que des garde-temps tourbillon, présente à BaselWorld 2010 une toute dernière merveille, le in house CP 3888. Cette fois, le mouvement s’est accordé un bain de black gold, lui conférant d’anthracites profondeurs. Mieux, ses surfaces et ses ponts, dont la finition ultime regorge de détails et de surfaces belles au regard, sont entièrement dénudées sans pour autant virer au squelette. Ils autorisent l’économie de cadran. Fonctionnant dans un modèle de la collection classic -anciennement la London, le CP 3888 a également été l’objet de moult attentions manufacturières signées Magma Concept, l’équipe de l’horloger constructeur Cédric Grandperret. Gentiment, dans une discrétion qui sied aux collectionneurs non conformistes, la marque s’installe dans les esprits, tout en digérant sa sortie de crise et en assumant le classicisme de son positionnement. Côté opérationnel, la personnalité de Philippe Thivolet, venue à la rescousse et s’ajoutant aux 80 d’expériences horlogères cumulées par les actionnaires, n’est pas étrangère à cette soudaine sérénité. D’autant que l’accueil à Bâle s’est soldé par une ondée de commandes inattendues.

Paul Picot joue encore de l’ardoise en Atelier

A BaselWorld en 2009, la marque Paul Picot (Le Noirmont, Jura Suisse) faisait figure de pionnière en utilisant pour la première fois l’ardoise dans la haute horlogerie. Ce même matériau vieux de 300 millions d’années et utilisé dans le Jura pour recouvrir les chaumières même les plus environnementalement correctes. En 2010, la famille Boiocchi et son équipe, poursuivent sur leur lancée, intégrant dans sa collection Atelier un cadran en ardoise authentique. Maîtrise des matériaux oblige, la matière trouvée, riche en veinures chaudes et si rare à l’état naturel, est le fruit d’une longue maturation de sédiments marins. Ramenées à 0,6 mm d’épaisseur, les rondelles originelles conservent leurs sauvages élégances et leur unicité configurationnelle. La suite, vous la connaissez, elle est fidèle à cette maison discrète qui, depuis Le Noirmont, ne cesse d’élargir son cercle d’aficionados, tant ses accents sont mis sur un produit largement au-dessus de la moyenne -au regard de son prix, en matière de finitions et d’horlogerie fine. Habitée par calibre à remontage automatique, cette Atelier Ardoise, boîte or 18 carats, est étanche à 5 atmosphères.

Vacheron Constantin et Barbier-Müller, l’humain au centre.

A l’heure où des marques horlogères s’engouffrent sur le terrain de la planète en danger et des désastreuses conséquences y relatives pour les animaux et les environnements, Vacheron Constantin s’embarque dans une aventure qui s’intéresse aux êtres humains. Décalage? Grâce au collectionneur genevois Jean-Paul Barbier-Müller, qui crée une fondation pour étudier les ethnies et les microcultures en voie de disparition, l’enseigne horlogère poursuit sa Patrimony Story et va, à contre courant, au-delà des préoccupations courues. L’intérêt de la démarche vient de ce qu’elle émane d’un éminent amasseur du tangible -trésors archéologiques retrouvés, statues ou des écrits dénichés (Musées à Genève et Barcelone), soudainement rattrapé par la réalité de l’éphémère. En effet, bon nombre de ces groupes isolés, régis pourtant par une organisation sociopolitique complexe gorgée de riches traditions médicinales ou musicales, sont menacés par l’expansion des sociétés dominantes ou l’effet de la démographie. Car ils usent dans leurs pratiques culturelles ou cultuelles d’objets périssables, absents des musées: statues en terre crue, transmissions orales, préoccupations religieuses aniconiques… Au programme des observations menées, sur le terrain et via la publication de résultats, trois petits peuples de Côte d’Ivoire dont les créations plastiques sont à ce jour absentes des musées ainsi qu’un groupe d’environ 6000 individus du Burkina-Faso sud-ouest à propos duquel aucune donnée scientifique n’existe. Des missions de la dernière chance -la globalisation menace, qui recèlent une certaine parenté avec la préservation patrimoniale de certains métiers horlogers et certains savoir-faire entretenus par Vacheron Constantin entre autres…

Tonneau façon planétaire de Vicenterra.

Vincent Plomb, de la société ReaLIS, alias un bureau technique d’imagerie 2D ou 3D de Boncourt, vient de déposer la marque Vicenterra et s’apprête à concrétiser son premier modèle. Un garde-temps compliqué, niché dans une forme tonneau, capable d’afficher les heures universelles tout en jouant de son calendrier rétrograde et des courses ludiques de sa planète terre attachée à son satellite lunaire. Tandis qu’un soleil zénithal promène son astrale trajectoire de 11h à 13h. Vibrations horlogères garanties…

Huguenot, les artisans du Roi….

Après avoir célébré en 2009 les calvinismes de circonstance lié au cinq centième du père du protestantisme, la marque Huguenot rend hommage par ses nouveautés BaselWorld 2010 aux Artisans du Roi, ces fameux contemporains du monarque Henri IV. Ceux-là même qui transplantèrent l’excellence au coeur de leurs terres d’accueil. 2010, c’est la date anniversaire -coïncidence de calendrier, de la disparition du Roi Henri IV (1553-1610), un roi animé d’inclinaisons sincères pour les idées généreuses de son époque, épris des valeurs de tolérance, pratiquant les curiosités vraies. Autour de lui, dans sa Cour, d’habiles artisans, intègres, animés par la quête du faire mieux que nécessaire et cultivant les amitiés corporatistes. Serge Beureux, Ajoulot au franc-parler et à la foi déplaceuse de montagnes, débarque avec un design pur et dépouillé, celui d’Eddy Burgener. L’esprit de l’intégrité cabinotière, dépouillé d’ostentatoire, souffle encore… Rigoureusement authentique.

Les noblesses scathorlogères de Artya.

A l’heure où la plupart des pros de l’horlogerie, médias compris, s’apprêtent à l’indigestion totale du côté de BaselWorld 2010, chacun sait qu’il y aura « à boire et à manger« . Yvan Arpa, infâme trublion du buzz et loin d’être dans le besoin, s’occupe de ce qui vient après, à l’heure où les seuls endroits que tout le monde visite à Bâle fleurent bon les senteurs post-digestives. Ouf, le temps selon Arpa n’a pas d’odeur, qu’il s’acoquine avec l’ennemi juré des horlogers, la rouille, qu’il s’échine à faire abstraction de la lecture horaire -oui, oui, une montre tourbillon qui ne donnait pas l’heure  (suprêmissime luxe que d’avoir pour le temps qui coule un tel dédain) ou qu’il se pare de Cropolite -alias de la fiente de dinosaure! C’est la dernière trouvaille du moment, assortie à un cuir issu du crapaud buffle, du plus bel effet. Et s’il fallait qu’on en cause, ce que la blogosphère s’est empressée de faire en une de ces traînées de poudre dont elle a secret, on aurait au moins le mérite d’alimenter l’étincelle qui, au moment où les curiosités sont tant sollicitées, nous fera faire le détour sur le stand Artya. Sur la photo en tous cas, la matière en question pétrifiée, étonne par sa texture et ses reliefs, ainsi que par la noblesse de ses teintes stratifiées. A quand une pub dans les toilettes des palaces, indiquant à ceux qui en ont marre de la m…. ambiante, qu’il existe une issue scathorlogèrement correcte, swiss made.

bloghorloger.ch sort de l’anonymat…

Lire le communiqué. En français ou en anglais.

Le collectif d’insiders composant le bloghorloger.ch s’est choisi un visage éditorial et sort ainsi partiellement de son anonymat. C’est désormais l’agence de presse horlogère TàG Press +41, fondée par le journaliste Joël A. Grandjean -par ailleurs membre co-fondateur du collectif, qui devient le visage éditorial de cette entreprise d’information et qui assumera, après modération, le rewriting et une partie de la recherche de news. Depuis 2000, bloghorloger.ch distille de manière indépendante des news horlogères appréciées par la branche, les passionnés, les collectionneurs et les spécialistes. Née avec la percée de la blogosphère, cette adresse était, avant que les moteurs de recherches ne s’en mêlent, une plateforme d’échange entre les membres du collectif, distants géographiquement. Une sorte de think thank de la branche, dénué de toute fioriture et basé uniquement sur le texte, pratiquant parfois, toujours par passion pour l’horlogerie, une forme de désobéissance marketing. On est loin du copié-collé des dossiers de presse, loin de toute logorrhée textuelle. Désormais, les images sont de la partie, en option. Bloghorloger se lancera prochainement sur le terrain des mises en relations d’affaires.

Ange Barde, sortie de route et départ horloger.

On savait l’horlogerie et l’automobile atteintes de connivences naturelles. Longue est la liste des marques horlogères qui fricotent avec l’imagerie des belles carrosseries, anciennes ou actuelles, se risquant même parfois sur le terrain du co-branding. Dans son concept, la nouvelle marque Ange Barde Genève -qui égayait à Bacelone la semaine passée et sur un circuit un gratin journalistique issu des meilleures écuries informatives, le pilote éponyme quadruple champion d’Europe Ferrari, qui rencontra sur le circuit de Misano en 2008 l’horloger Christophe Golay et qui se lance sur le macadam horloger, use jusque dans le détail de sa terminologie des similitudes entre les deux secteurs. Ainsi, pour décrire techniquement son viril chronographe Legend Racer (88 pièces pour chaque combinaison de matières) le pilote-horloger Ange Barde manie la langue française avec la dextérité d’un volant. Le mot moteur désigne évidemment le mouvement, un calibre AB LR 46RM -Soprod basé sur un Valjoux 7750. Quant au châssis, il désigne la lunette en Titane Grade 5 ou or 5N18 et la carrure gainée en fibre de Carbone tressée. Allumage se rapporte à l’échappement à ancre, régime aux 28′000 alternances/heure, transmission à la commande séquentielle par bouton poussoir à 2h et 4h, tandis que tableau de bord célèbre les aiguilles et enfin, ceinture les bracelets cuir frappés carbone… Jusqu’au boutiste de la terminologie, Ange Barde démarre en trombe.

Clariden Leu, l’horlogerie dans la communication bancaire

Rejoignant les quelques banques privées comme Julius Bär ou des institutions de la finance usant de la charge émotionnelle liée à l’horlogerie pour saupoudrer leurs communications de similitudes liées aux concepts de la précision ou de la tradition, la banque Clariden Leu s’offre un spot corporate -diffusé jusque sur les chaînes de télévision nationales suisses. Premières images, un horloger muni de sa loupe légendaire, affiche sa concentration jusqu’aux pourtours de son établi chargé d’outils. La banque visite ensuite d’autres mot-clefs comme « Sécurité » -un sportif tout en muscle et à cheval, « Passion » -une danseuse classique sur pointes ainsi que le terme « Equipe » porté par un orchestre de jazz. Trois autres mots qui auraient également pu se décliner dans l’univers du watch making. Comme quoi, l’horlogerie, c’est bien pratique. Questions? Qui est l’horloger sur l’image, quelle est la montre sur laquelle il travaille et celle qu’il porte? Le bloghorloger.ch attend vos indices…

Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Resteront toujours Romain et Jérôme…

Tandis que RJ Watches appâte le milieu horloger avec ses teasers, éveillant la curiosité et indiquant implicitement que la marque s’apprête à poursuivre l’exploration des chemins lunaires balisés de légendes dont elle a tiré l’un des fragments de son ADN, on se réjouit d’être à BaselWorld pour en savoir plus. Le ticket de l’arrivée de Manuel Emch, vierge de tout contentieux passé, risque donc de rassurer le marché et de profiter à la relève de la marque, malgré les nouvelles craintes apparues par la déconfiture BNB -à qui la marque avait confié la majeure partie de sa sous-traitance. Selon le registre du commerce du 2 février 2010, Manuel Emch conforte sa position de DG avec l’obtention de la signature collective et Mantuano Giancarlo son fauteuil de Directeur.  De son côté Yvan Arpa, initiateur de ce concept fort et déclinable, relève la tête avec ses implications dans Black Belt, son consulting Volna -concept Volnatomic en passe de secouer en jaune et noir, et son leadership dans Artya, sa marque coup de foudre et déjante maîtrisée. Que devient Alain Bajulaz? Le père fondateur de la marque Romain Jerome, celui qui avait trouvé l’investisseur actuel et s’était entouré d’Yvan Arpa,  vient d’être destitué de ses pouvoirs d’administrateurs (le 8 février 2010). Heureusement, ses deux fils, Romain et Jérôme, témoigneront encore longtemps du lien originel qui relie RJ Watches à son jeune passé…

BorgeauD Watches et le Septagraph Perpétuel…

Après le Tourbillon ou la Répétition Minutes, le Septagraph Perpétuel est une nouvelle complication mère, signée BorgeauD Watches Switzerland. Au moyen d’un disque rétrograde colorant un « indicateur de réserve temporelle » en forme de flèche posée sur un cadran multi dimensionnel, grâce à un compteur situé entre les index 7 et 8, ce garde-temps célèbre 3000 ans d’observations astronomiques grâce à 450 ans de savoir faire horloger suisse. Tout dans ce garde-temps exclusif est suisse, du design à l’écrin, du cuir des bracelets au fournisseur de glace, en passant bien sûr par chaque composant du calibre BRG 11501. Le principe du Septagraph Perpétuel est de restituer à son possesseur -un initié à coup sûr, 1h30 chaque jour, de manière non consécutive. Une parenthèse qu’il mettra à profit pour cultiver ses intériorités et s’occuper de son recentrage personnel. Un luxe des plus suprêmes, au regard de la folle course du temps moderne, un refuge -ou un poste d’observation, niché dans l’oeil du cyclone temporel. C’est d’une poésie majusculaire, ça frise le BorgeauD code et les sempiternelles recherches graalistiques. Est-ce bien utile? En tous les cas, un périple en Asie vous en convaincra, tant le respect de cette tranche dédiée aux jours de la semaine est encore vivace.  C’est de l’ordre de l’hygiène de vie temporelle…. d’autant que le système ultra complexe est porteur de deux symbolique majeures, celle des chiffres 7 et 8. Par ailleurs, selon une étude produite par le Swatch Group, l’acheteur d’un chronographe n’utilise sa modeste complication en moyenne que 6mn la première année. Affaire à suivre donc, du côté de la Watch Gallery (Stand 25 – là où les journalistes trinqueront à l’ouverture du salon), du 17 au 25 mars prochain, à BaselWorld 2010. Le Fleurisan Marc Aeschacher tisse un pont entre les arts horlogers des Vallées puisque, du côté du Sentier, le nom Borgeaud est intrinsèquement lié à l’histoire du cru.

Henri Grandjean, horloger

Né au Locle en 1803, Henri Grandjean-Perrenoud-Comtesse (originaire du val de Ruz) a reçu de nombreuses distinctions lors de sa participation à des concours ou expositions, en Suisse et à l’étranger, qui ont honoré la qualité de ses produits. Initiateur du quartier du Progrès au Locle, il a aussi été le promoteur de la construction de l’Observatoire de Neuchâtel et, comme Fritz Courvoisier, un ardent défenseur de la ligne ferroviaire du Jura industriel. Sur le plan politique, Henri Grandjean a été préfet du Locle de 1842 à 1852, député au Grand Conseil et conseiller national.  Il est également connu pour avoir fondé, avec Louis JeanRichard et Ulysse Nardin, la « Swiss Marine Chronometer Industry ».

Départ de Pascale Truffaut.

Pascale Truffaut s’en va, après 23 années passées chez Bvlgari, raisons économiques. Obligatoirement, il y aura un vide: elle était bien plus qu’une spécialiste des relations presse, elle incarnait la marque… elle était la marque. Il y avait dans son élégance d’attitude ainsi que dans la constance de sa présence, non seulement la preuve d’un savoir-faire unanimement reconnu, mais surtout la trace d’un savoir être. Qui, dans le petit monde des médias, pourra penser Bvlgari sans y associer encore longtemps ce nom et ce visage? Souhaitons-lui les nouveaux envols mérités.

Or propre? Le prochain combat…

Esprits mesquins, n’y voyez pas un opportunisme primaire. Il se peut que la question soit sincère, qu’elle taraude quelques grands acteurs du luxe, quelques pionniers qui feront avancer les choses. Après la quasi adoption du Processus de Kimberley, dont l’opinion publique eut vent grâce à Blood Diamond, un film holywoodien inspiré par le journaliste anglais  d’origine Sierra Leonaise Sorious Samoura (BBC), la prochaine campagne éthique s’organise autour du slogan « No Dirty Gold » (sus à l’or sale). Pour chapeauter l’idée lancée par des organisations non gouvernementales, le RJC -Responsible Jewellery Council s’est créé. Au départ, en 2004, 14 membres dont Cartier ou Tiffany, en 2009, 150 membres. Rejointe par d’autres grandes des groupes Richemont ou LVMH, Jaeger LeCoultre, Chanel, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpel par exemples, cette nouvelle instance s’intéressent également à la provenance des pierres précieuses. Cartier dispose même de sa Directrice « Corporate Responsability« , Pamela Caillens. Elle était au SIHH, en compagnie de Daniela Colaiacovo, co-propriétaire de Goldlake Investments Ltd, une société financière responsable qui possède Eurocantera, une mine d’or non moins responsable au Honduras. Assheton Stewart Carter, Vice Président de l’ONG Pact, en charge du Corporate Community Engagement, était également du voyage. Bien que ne représentant selon le journaliste spécialisé Christophe Roulet que 0,3% des volumes mondiaux de l’or utilisé en joaillerie, la marque Cartier s’est engagée à acheter toute la production de Eurocantera et a pris une option sur le surplus éventuel. Peu à peu, cet or à votre cou, votre doigt ou votre poignet, tantôt représentant un morceau des insécurités de la planète tantôt un moment censé rester inoubliable, sera propre. Après tout, le poids du client final fera la différence, croyons-le, ayons un peu la foi. Espérons qu’il fera pression pour que le bijou offert, gage d’un sentiment merveilleux, ne soit pas entaché par une manipulation antérieure, comme celle d’enfants exploités au fond d’une mine…. Propre sur le plan environnemental, certes, mais aussi sur le plan moral.

Contrôle vétérinaire chez Artya…

Rififi et branle-bas de combat au Arpaland, côté Vésenaz-sur-Pallanterie, là où le siège de la nouvelle marque Artya Haute-Horlogerie d’Art s’est posé dans une joyeuse appropriation de l’esprit garage. Lundi 15 février, certainement alerté par quelque dénonciation, le service vétérinaire débarque, avec en tête la volonté d’en savoir plus sur cette affaire de crapaud qui secoue actuellement le landerneau horloger. Car la marque brandit sans complexe l’utilisation pour la première fois de la peau de crapaud. Avis à toutes les autres espèces qui fournissent leurs cuirs pour façonner les bracelets de montres, crocos, alligators, galuchats, vachettes et autres, le vil animal répondant au nom de buffle américain tendrait à vous doubler. Il cacherait sous ses bubons et pustules, un cuir typé d’une rare résistance qu’un savoir-faire de tanneur éclairé parvient à lisser. La bestiole s’attaque donc sans complexe, d’autant que selon la légende il résiste à la foudre, à la conquête des boîtes destroyées de Artya et même, preuve que le trashy peut emprunter des voies élitistes, au fameux Tourbillon Tesla. Une pièce d’art qui conjugue, grâce au talent constructeur de Valérien Jaquet (Concepto), les pièces éparses de la déglingue consommée d’une télécommande à transistors, aux composants squelettés d’une complication horlogère triturée par les ardeurs déjantées d’Yvan Arpa… Art nouveau. Objet mythe…

Bertolucci, galet originel et Serena

Cette marque, dont la quadrature du «C» imprime l’évolution, doit tout ou presque au galet. Quatre «C» comme Créativité, Courbes, Confort et Construction. Lorsque Remo Bertolucci conçoit en 1887 sa première collection horlogère, il s’inspire du galet des plages de son enfance, célébrant par sa marque éponyme le territoire merveilleux de la Riviera italienne. Aujourd’hui et depuis 2005 aux mains de groupe Dickson -le fondateur ayant été contraint de se retirer suite à un accident, la marque qui s’exerce au partenariat des miss France –autres courbes, autres rondeurs, n’a de cesse d’évoquer dans ses collections actuelles, surtout via ses lignes Serena ou Serena Garbo, l’incroyable imagerie ovalisante du galet, faite de douceur et de polissures.

Louis Moinet et Jules Verne, question d’ailleurs…

A Yverdon-Les-Bains, la « Maison d’Ailleurs » est une sorte d’espace musée à la gloire de Jules Verne. Seule célébration muséale en Europe du célèbre aventurier. La marque Louis Moinet, sous la houlette de Jean-Marie Schaller, s’apprête à y lever le voile, en première mondiale, sur le concept « Les Montres Jules Verne N° 1″. Jeudi 11 février 2010, à 19h00. Parallèlement, l’enseigne, magnifiquement domiciliée dans ses ateliers de Saint-Blaise, vient d’entamer des recherches historiques, afin d’étoffer sa connaissance du célèbre auteur du traité d’horlogerie.

Campagne Century, bulle de saphir…

Décidément, les modèles trois aiguilles revendiquant une sobriété retrouvée, fleurissent dans les catalogues. Century également s’y met, avec un summum de simplicité masculine, sobrement baptisé « Elegance« . Et toujours ces boîtes en saphir avec lesquelles on se familiarise de plus en plus. D’ailleurs, puisque c’est l’ADN de cette quadragénaire à part dans l’univers horloger suisse, le saphir sert également de bulle aux personnages de la nouvelle campagne publicitaire, lancée dès avril dans le monde. Découvrir en avant-première, les visuels Mogul et Ego. Car la marque est mondiale et particulièrement appréciée en Asie et en Chine.

deWitt s’apprête à faire des siennes

Depuis l’arrivée de la Chaux-de-Fonnière Nathalie Veysset à la direction financière puis à la Direction Générale de deWitt, suite aux quelques coupes qui ont suivi, chacun y allait de sa rumeur quant à la santé de l’entreprise. Qui choisissait de se taire, de se concentrer sur elle-même et de se mettre au boulot. Résultat? Un calibre tourbillon entièrement fait maison, à partir d’une feuille blanche, qui habite déjà quelques protos prémices au lancement d’une nouveauté BaselWorld 2010; un atelier de cadran autonome qui s’offre le luxe d’accepter très occasionnellement des commandes pour d’autres marques triées; une nouvelle campagne de publicité sur le thème de la « Classical Audacity », avec des toiles célèbres revisitées à la sauce contemporaine; et à la demande de plusieurs distributeurs, un modèle « entrée de gamme », sublime trois aiguilles, à moins de 20′000.00 francs suisses. Sans parler de deux à trois autres nouveautés révélées à Bâle. Ce n’est pas tout. La stratégie prévoit la conception et construction d’un calibre de base, ouvert aux développements complicationnels. Quant à ceux qui s’inquiétaient de ce que la déroute de BNB aurait pu pénaliser deWitt via quelques calibres restés en déshérence, qu’ils se rassurent. La maison avait pour usage de commander plus de kits qu’il n’en fallait pour ses besoins. Elle dispose donc d’assez de composants pour faire face au SAV. En d’autres termes, et puisque les mètres carrés du bâtiment le permettent, il se peut qu’on reparle prochainement d’expansion. Après la discrétion et la concentration, voici venue l’ère des résultats communiqués. De quoi réjouir les inconditionnels de cette marque élégante et intelligente, à l’image d’un comte habité par la bienfacture de son produit plus que par quelque effet de manche contre nature. Jérôme deWitt dispose de suffisamment de moyens pour asseoir sa vision long terme.

SSC. Appel à conférenciers… dernier délai.

Les 28 et 29 septembre 2010, la SSC -Société Suisse de Chronométrie, tiendra son 14ème congrès international à Montreux. Le thème est « Le Temps et le Sport, Défis Technologiques et Humains« . La montre de sport sera donc au coeur des débats. On parlera de son historique, de ses matériaux de prédilection, de ses rapports avec l’horlogerie sous l’angle du marketing ou du sponsoring. On apprendra également sur les avancées technologiques apportées dans le chronométrage sportif… Il y sera question de tests, d’homologation, de fonctions spécifiques… L’appel aux conférenciers est encore ouvert (télécharger le document), avis à tout esprit scientifique désireux de se produire face à un auditoire d’environ 700 spécialistes venus de toute la branche en Suisse, voire de plus loin. Il faudra circonscrire son intervention dans un espace temporel de 25 minutes, questions comprises. Attention, dernier délai le 19 février 2010. Avis aux téméraires.

Alexis Sarkissian interviewé dans Haute Living Magazine (US)

Le plus Genevois des Américains oeuvrant à la visibilité de l’horlogerie suisse dans le monde, via sa nouvelle structure Totally Worth It, rejoint le cercle très restreint des happy few. Côté Grande Pomme, s’entend, où Haute Living Magazine vient de lui consacrer un bel article. A tous ceux qui le connaissent et qui débarqueraient à New York, sûr qu’Alexis Sarkissian aurait la qualité d’être un excellent guide. Il le prouve par ses réponses. A savourer avant le départ…

Vincent Bérard rejoint la Fondation de la Haute Horlogerie

Natif d’Avignon, Vincent Bérard, artiste horloger, peintre, poète et sculpteur, arrive en Suisse il y a plus de trente ans. Formé à l’établi comme horloger rhabilleur (Ecole de la Vallée de Joux), il s’exerce à la restauration de pièces historiques au MIH -Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds avant d’oeuvrer au sein de plusieurs manufactures. Maître ès complications, il fonde en 2003 sa société qu’il dote de quatre pièces horlogères de 91 mm de diamètre, entièrement réalisées à la main, baptisées « Quatre Saisons Carrosse« . En Octobre 2006, la société rejoint le groupe horloger Timex et acquiert la solidité de reins qui lui permet d’envisager l’avenir sous le signe d’un essor plus rapide. Herbert Gautschi devient CEO tandis que Vincent Bérard peaufine son empreinte artistique, avec sa série de montres bracelet Luvorene, habitée par le calibre maison VB441, dont l’esthétique particulière, décorée main, décline les codes de la Mandorle. En 2009, la marque inaugure sa Manufacture. Elle compte une vingtaine d’employés et décide de rejoindre le cénacle de la Fondation de la Haute Horlogerie, en devenant le trentième acteur.

Baume & Mercier, exclusif… Secrets de Simone Gaudard, descendante du fondateur…

Au SIHH 2010, sur le stand Baume & Mercier, l’arrivée de Simone Gaudard crée la surprise. La descendante du fondateur de la marque fait le déplacement à Genève, reçoit une montre et incarne en chair et en os, le 180ème anniversaire de la marque. Pétrie d’intelligence, d’élégance, cette gardienne des valeurs familiales, s’est prêtée, dans le secret d’un salon privé, au jeu des questions. Elle avoue préférer la plume au micro tendu. En exclusivité, intime et digne, elle livre quelques « secrets » d’une famille d’horlogers… En prolongement de l’opération lancée sur Twitter et Facebook. Sacré buzz….

Yvan Arpa joue avec la foudre et Faraday. Au GTE du 17 au 22 janvier 2009.

Le voilà reparti à l’assaut des marchés internationaux, cette fois pour lui. Armé d’une poignée de fidèles, Yvan Arpa lance Artya –Haute horlogerie d’Art et introduit en horlogerie 17 artisanats. Toujours aussi explosé, mais cette fois barricadé dans sa cage de Faraday, il expose ses boîtes à la spectaculaire intervention d’un champ électrique pouvant atteindre 1 million de volts. Selon l’intensité de la brûlure, ses carrures se couvrent de stries ou de stigmates plus ou moins prononcées, chaque fois différentes. Aussi violent et magnifique qu’une aurore boréale lacérée de coups de foudre,  le procédé transcendera les boîtes d’une collection baptisée « Coup de Foudre« . Autre collection Artpiece 1/1, sa première collection arty comptera 360 pièces, des garde-temps qui s’érigent une œuvres d’art, contemporaines, torturées. Rencontre fusionnelle entre artisanats ancestraux, art contemporain et horlogerie, sa démarche rend obsolète le concept de série. L’homme réalise son rêve, faire entrer l’art en horlogerie. Une vision qu’il nourrit avec une artiste peintre qui partage sa vie depuis 20 ans, Dominique Arpa-Cirpka. Entre sculpture et tableau, la montre devient oeuvre. Son écrin est un cadre où sont épinglés trois modèles, dans un esprit trilogique. Un cadre à accrocher, ô temps suspendu. Rien que des pièces uniques, dont l’accessibilité étonne. Encore un concept novateur, servi en teasing visuel -la fameuse opération filmée en live performance, et en itinéraire de traverse. Hors chantiers battus, Yvan Arpa revient de loin: de Sector avec No Limit et traversée d’Atlantique, des marchés internationaux sillonnés pour Baume & Mercier ou Hublot, enfin des fonds abyssaux de l’aventure Romain Jerome dont il demeure avec 17% le deuxième actionnaire après le Prince Fahd Al Saoud. Le marché l’attend, il y a sur les étals, de la place pour un tel positionnement et dans le ciel encore saupoudré de poussière de lune, de l’espace pour les coups de foudre…

Volna, explosivité bâloise

Fils d’une famille horlogère, Sébastien Botinelli est un entrepreneur qui cultive les audaces. On lui doit le Restaurant Senso, le BSM Casaling, Promotion Alhia « Les Terrasses du Léman« . Depuis peu à la Présidence de Volna, on lui doit aujourd’hui l’audace d’avoir fait appel à Yvan Arpa qui lui offre stricto senso un SCUD à radioréactiver la marque. Une de ces impulsions, baptisée Volnatomic dont le créateur du No Limit pour  Sector ou du Titanic pour Romain Jerome a le secret. Une collection noir et jaune, décalée à souhait, suffisamment allumée pour que le fondateur de Artya, nouvelle marque faiseuse d’Artpieces, mérite son surnom de Simon Templar de l’horlogerie.

deLaCour, première utilisation de l’astro-céramique en horlogerie.

Première horlogère. Développée à l’origine par la NASA pour empêcher les navettes de se désintégrer lors de leur entrée dans l’atmosphère, cette matière futuriste vient de trouver une application dans l’horlogerie. La marque deLaCour, déjà habituée à utiliser d’incroyables matériaux* dans sa production horlogère, dévoilera durant la semaine du 18 au 22 janvier 2010 (période des salons de haute-horlogerie à Genève), un modèle de la série Bichrono SII entièrement recouvert d’astro-céramique. Une matière garantie 3000 ans dont elle signe l’exclusivité pour son utilisation dans le champ horloger. Les propriétés de l’astro-céramique laissent pantois: inrayable, anti-allergène, auto lubrifiante, anti bactérienne (selon des tests poussés de laboratoire). De plus, ce revêtement ultra résistant, qui peut s’apposer sur toute autre matière, empêche la poussière de s’y nicher et se prête particulièrement aux mini surfaces d’un garde-temps… et pourquoi pas, aux minuscules pièces d’un mouvement horloger. Sur le plan esthétique, la surface ainsi traitée s’enrichit de reflets arc-en-ciel dont chaque empreinte demeure unique. Aucune image du résultat n’est encore visible.

*La marque co-fondée par le designer urbain Pierre Koukjian s’aventure régulièrement sur le terreau des matériaux extravagants: Graphite, Iridium, Airain issu d’une véritable cloche de cathédrale, feuilles de havane pétrifiées sur un cadran, asphalte aspergeant un cadran.

Bouvier, Saskia Maaike… alias l’ère du temps…

Il y a dans sa raison sociale l’Ere du Temps, une invitation à découvrir l’atmosphère et les climats de ses créations. Désireuse de laisser parler son talent et son savoir-faire et de voler de ses propres ailes, Saskia maaike Bouvier, à l’origine horlogère constructrice, fonde en 2004 sa propre société de conception en nouveaux mécanismes horlogers. Son voeu? Transcender la pratique pure de cet art en y ajoutant sa créativité. Tous les ingrédients nécessaires à la concrétisation de son rêve: « créer une collection de montres compliquées pour les femmes, faite par une femme... ». Sa sensibilité féminine ajoute à son inventivité et au professionnalisme dont elle se réclame, formant une équation parfaite utile à créer des produits inédits, originaux et de grande qualité.

Bittel Michael, horloger inventeur

Issu du peuple du voyage (voir le reportage de la TSR, au téléjournal), Michael Bittel est certainement le plus atypique nouveau venu sur la scène de la haute horlogerie, à consonance manufacturière. Ses micro-mécanismes enchanteurs fascinent par leur complexité et leur ingéniosité, conférant à chacun de ses garde-temps plusieurs visages et répondant aux besoins de personnalisation des consommateurs à l’affut d’exceptions et de raretés numérotées. Artisan de génie doté d’un sens commercial hérité des réflexes de survie et des désirs de partage, son approche peut compter sur la tendresse et la fascination qui se dégagent de son appartenance, tant sur les parterres des marchés de Suisse qu’au sein des intelligentsia locales. Sa passion pour l’horlogerie naît de cette subtile transmission de savoirs techniques à haute valeur initiatique. Son grand-père ne cessait de réparer, au fil des lieux où s’arrimaient la caravane familiale, d’antiques montres et merveilles de micromécanique, horloges, pendules, instruments de mesure et autres garde-temps. Site officiel.

David Van Heim, nouvelle marque! Dual Chronograph

Appelées à susciter les mouvements de foule, façon petits pains de Noël où ruée sur les ventes soldiques, ces montres ultra-accessibles -leur prix vous en bouche un coin, sortent tout droit d’un moule encore chaud. Comme ce Dual Chronograph dont le brun profond, parcimonieusement mêlé à quelque substance lactée, relie aux envies de sucre et d’amer. David Van Heim, c’est une nouvelle marque qui risque de s’immiscer dans les rayons de fête ou d’après-fête, du côté des trucs abordables et typés design. Une marque qui se rit du marasme ambiant et vient d’inventer une nouvelle manière de couvrir d’un coup l’ensemble du marché suisse. Le bloghorloger vous en dira plus bientôt. En attendant, vous invite à écouter la musique aérienne du groupe Dawta Jena & Urban Lions qui transcende le fond sonore d’un site internet ma foi fort dynamique.

Broto Ollivier, journaliste ingénieur.

Ingénieur EPFL en Génie Civil, Ollivier Broto (avec deux « L », svp), dispose d’une collection horlogère qui en fait un des experts journalistes en horlogerie ancienne qui comptent dans l’univers du déjà porté. Il est rattaché à l’agence de presse TàG Press +41 et écrit pour le magazine Watch Around. Abonné aux grandes ventes aux enchères dont il ne rate aucune édition, on lui doit également d’avoir distillé, via un média online, son expertise en montres anciennes. A l’époque, son site spécialisé réussissait l’exploit de vendre la montre la plus chère jamais vendue sur internet. Repris par ses anciennes amours, il a dirigé récemment plusieurs chantiers comme la Manufacture et la boutique F.-P. Journe à Genève. Président d’un Club de Cigares cubains, il représente à la fois le savoir de la construction, l’expertise technique ainsi que la voix des collectionneurs en horlogerie, un monde à part auquel il appartient.

Cosandey Eric, professeur d’horlogerie et éditeur.

Horlogerie-suisse.com, sa plate-forme d’échange d’informations, destinée avant tout à partager son savoir et son enseignement à ses élèves, devient l’un des médias internet les plus indépendants et fiables de la branche. Ce site, auquel s’est associé Maximilian Büsser (sous la Sàrl Horloweb) est aujourd’hui un média consulté par les passionnés, les puristes ainsi que les collectionneurs du monde entier. Il demeure également la formidable vitrine de compétence d’une école d’horlogerie genevoise, au sein de laquelle Eric Cosandey enseigne et transmet ses compétences en horlogerie.

Tempvs Compvtare, l’éco horlogerie

Jeanson Nicolas Rodolphe, Français de Neuchâtel se devait de s’emparer de la vague environnementale pour y arrimer son mât horloger. S’il ne l’avait fait, s’il n’avait créé une Sàrl Aequatio dont les statuts regorgent de telles valeurs, un autre l’aurait fait. Une marque, Tempvs Compvtare dont la collection participe, par son utilité, à la propagation d’un message plutôt actuel, celui d’une planète en danger, à préserver, d’un écosystème à protéger. Bref, il est urgent d’acheter ces montres, un tantinet idéalistes et rescapées -on voudrait le croire, des seules contingences mercantiles. A quand une montre pour préserver le sort des humains du sud, pour répandre de l’eau potable là où il en manque? C’est peut-être un peu moins porteur et moins vecteur de luxe, mais en attendant, une planète sauvée par et pour une minorité, c’est une planète en manque d’humanité. Enfin, puisque tout est lié, autant se battre et s’abstenir de dénigrer. Le must d’aujourd’hui se veut éthique. Allons donc guetter au GTE – Geneva Time Exhibition ce que nous réserve cette nouvelle-venue certainement dénuée d’ozone…!

Titanium Cargo, l’aventure horlogère de Yvan Wicht

Luxe sobre du titane et de l’or mat, exubérance du poli et des diamants, telles sont les valeurs dont se réclament les garde-temps Titanium Cargo, une nouvelle marque qui revendique l’univers de l’authentique et du contemporain. Yvan Wicht, son fondateur, s’associe à son beau-père dont l’expérience dans la distribution de marques haut-de-gamme laisse présager d’horizons prometteurs.  Connaissance de la matière, du savoir-faire horloger. Les collections «Cargo Stone» et «Cargo Rocks» seront dévoilées aux professionnels dans le cadre du GTE – Geneva Time Exhibition 2010.

Volna, en bref. L’anticonformisme et l’esprit soviétique

Atypique alliage entre horlogerie suisse contemporaine et héritage soviétique, Volna se crée en 2006 sous les signes de l’audace, d’une certaine expertise dans l’usinage de matériaux complexes, tels que le Titane Grade 5 mais également par la réalisation de complications maison. La maison se réclame d’un anti-conformisme et d’une horlogerie décalée. Ses collections revisitent le patrimoine des forces navales sous-marines soviétiques ainsi que la sophistication et l’aspiration à un design puissant.

Horlogerie, Julien Dray à confesse…

Sur son blog, le 21 décembre 2009, Julien Dray député de l’Essone et ténor du parti socialiste français depuis 1988, écrit. « (…) Je tiens juste à souligner une chose à mes yeux très importante, mais que les médias n’ont pas reprise: dans le rapport final du parquet, il est clairement dit que l’on n’a pas constaté de mode de vie dispendieux de ma part. Et ceux qui ont écrit cela savent de quoi ils parlent; ils ont, durant ces 365 jours, passé 5 ans de ma vie au peigne fin. Ils ajoutent que certes, j’aime les montre coûteuses, mais qu’il y a incontestablement un équilibre entre celles que je vends et celles que j’achète. Il n’y a donc pas de mode de financement occulte ou détourné à chercher. Je ne vous cacherai pas que je suis heureux de voir ces mots écrits noir sur blanc; à mes yeux, ils lavent un peu mon honneur que certains ont consciencieusement cherché à souiller des mois durant. Ils rétablissent la vérité sur ma passion, celle d’un petit collectionneur, à la rechercher du « Saint Graal » de l’horlogerie. » Bloghorloger.ch serait heureux de savoir vers quoi ses goûts penchent… L’homme vient de sortir « L’Epreuve », livre dans lequel il retrace l’affaire « Dray » ou comment soixante policiers ont été mobilisés pour perquisitionner sa vie privée…

Musée de la Montre racheté par deux communes…

Juste après avoir reçu une substantielle (!) subvention (7′715 Euros sur l’enveloppe de 2 millions d’Euros votée par le Conseil Général du Doubs en France), le musée de la Montre de Villers-Le-Lac (ville frontière avec Le Locle), connu également par les connaisseurs sous l’appellation Musée « Droz-Florès » se fait racheter par… deux communes concernées. En effet, Villers-Le-Lac et le Val-de-Morteau décident de casser leur tirelire et d’acquérir la collection d’Yves Droz estimée à 480′000 euros. Oh, pas en une fois, puisque le propriétaire a accepté un règlement sur 20 ans, ce qui représente 24′000 Euros par année. Les pièces, témoins d’une histoire horlogère d’une région qui eut ses heures de gloire, resteront dans les murs de l’ancienne usine de montres, ouverte au public en 1997. Au moins, les autorités de ce côté-là de la frontière, lancent un signal fort: cette culture-là, l’horlogerie, mérite qu’on l’entoure d’efforts pour qu’elle rejoigne le patrimoine universel et qu’elle ne prenne pas le risque de glisser dans l’oubli. Rappelons que ce sanctuaire historique est aussi le fief de l’historien Joseph Florès, sommité du savoir horloger et éditeur de Horlogerie Ancienne, la revue officielle de l’A.F.A.H.A (Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne).

CP 3800, un calibre noir désir…

Issu des développements effectués pour la marque Cecil Purnell, sous la maîtrise de l’horloger Cédric Grandperret et par le team Magma –micro manufacture genevoise sise à Perly, le CP 3800 Tourbillon 1 minute –de la série des calibres Cecil Purnell CP 3000, dispose d’une esthétique désirable, avec ses finitions en nickel noir, son élégance ébène. Ebauche, garnitures, décolletages et usinages sont 100% swiss made et puisent dans les arts manufacturiers de Genève, Vaud et Jura. 187 composants composent ce mouvement disposant d’une cage prise entre deux ponts, de platines ajourées et d’un couple au-dessus de la moyenne, utile aux développements à venir. Destiné dans un premier temps aux encageages dans les modèles heures-minutes, puis dans le fameux régulateur cher à la marque Cecil Purnell, le CP 3800 affiche une réserve de marche de 60 h. Diamètre: 30,6 mm (13½ lignes), hauteur: 6,75 mm. Diamètre de sa cage tourbillon: 13,30 mm. De la belle horlogerie, comme on l’aime… Pour la toucher du doight, il faudra attendre le mois de janvier 2010, au GTE -Geneva Time Exhibition.

Cecil Purnell, au GTE en janvier 2009.

Depuis que à Alle (dans le Jura), l’Horlogerie Alaine a été vendue à Patek Philippe, l’opérationnel de Cecil Purnell, la seule marque suisse de haute horlogerie à ne produire que des Tourbillons, s’est retrouvé appauvri d’un de ses éléments. L’horloger Marcel Lachat -par ailleurs propriétaire de la marque Jura Watch, s’est vu contraint de se concentrer sur l’agrandissement de sa fabrique de Alle, qui passe d’une capacité d’une vingtaine de places de travail à environ 50 d’ici fin 2010. Il n’empêche. L’arrivée -cette fois certaine, d’un splendide calibre tourbillon maison, tout de noir nickelé, développé par l’horloger Cédric Grandperret (alias le team de la micro-manufacture Magma Concept), marque le retour d’une marque confidentielle, qui dispose de réservoirs d’aficionados en Malaisie (où l’actionnaire principal Jonathan Purnell passe une bonne partie de son temps), en Ukraine, en Russie, à Hong Kong et encore aux USA.  Créée en hommage à un être cher dont elle a pris le nom, la marque, dont le troisième associé est Stéphane Valsamidès, se détache donc de ses jurassiennes origines pour s’installer là où d’autres excellences résident, notamment du côté de Plan-Les-Watches Perly. Sportifs et racés, ses garde-temps, dont le modèle Hambergé conjugue quelques complications boîtières,  sont également prisés en versions serties, personnalisables et en séries limitées. A découvrir en janvier au GTE -Geneva Time Exhibition.

Sellita, l’aternative ETA, la fin d’un monopole?

Avec 25% de parts de marché (sur les 4 millions de montres mécaniques produites en Suisse et comprises dans le chiffre total de 24 millions de montres), la Chaux-de-Fonière Sellita, fraichement installée dans ses locaux du Crêt du Locle s’est donné les moyens d’être une sérieuse alternative à ETA, l’entité du Swatch Group actuellement sous les feux, pour la énième fois, d’une enquête de la Comco (Commission contre la concurrence). Environ 300 clients l’ont compris. Son mouvement SW 200, depuis que certaines protections liées à des patentes échues ont sauté, affirme seul et comme un grand, ses franches performances. De quoi régater face aux « tracteurs » d’en face, aguerris par tant de générations d’horlogers d’ETA. Il y a également, pour un plus haut de gamme, le SW 300 puis un calibre chronographe, le SW 500. Bref, la famille de calibres maison compte cinq membres, de quoi s’éviter de passer la main.  Sellita est dirigée par Miguel Garcia, CEO et propriétaire depuis 2003. Les clients s’habituent peu à peu à changer leurs habitudes, ils sont déjà au nombre de 300. Il est probable que l’attitude de Hayek Senior, ces derniers-temps, les y encourage…

Musées horlogers et lieux historiques…

Régulièrement remis à jour, les menus déroulants du bloghorloger.ch viennent de s’enrichir de quelques adresses historiques, propices aux découvertes muséales, sur la trace de l’horlogerie ou des branches affiliées.

Musées indépendants: Musée Brodbeck Guillocheur (CH, Jura), Watch Valley (ballade horlogère en Suisse), La Route des Musées (selon le site hautehorlogerie.org), Mines d’Asphalte de la Presta à Travers (CH, canton de Neuchâtel), Musée Jean-Jacques Rousseau à Môtiers (CH, Canton de Neuchâtel), Musée Jurassien d’Art et d’Histoire, Délémont (CH, Canton du Jura), Musée Industriel du Val de Travers (CH, Canton de Neuchâtel), Musée Historique de Bâle (CH, Canton de Bâle), Musée du Fer et du Chemin de Fer, Vallorbes (CH, Canton de Vaud), Gewerbemuseum Winterthur (CH), Fondation Bodmer, Cologny (CH, Canton de Genève), Musée National Maritime de Greenwich (UK).

Musées des marques: Villa JeanRichard (CH, La Chaux-de-Fonds), L.U.CEUM, Traces du Temps, Manufacture Chopard à Fleurier (CH, Canton de Neuchâtel), Cité du Temps Genève (CH).

Ventes de montres… des links à visiter…

Il y a le monde des distributeurs et des détaillants, ainsi que celui de la vente online. Voici quelques ajouts faits aux menus y relatifs (colonne de droite).

Vente online > Le eShop de la marque Consul, Le site dédié aux pendules Napoléon, Timefactors (depuis 1996 vente en ligne de montres…).

Distributeurs, détaillantsGouten Distribution (CH, hélas pas encore de site officiel, malgré les excellentes marques en distribution), Le Garde-Temps (Suisse, à Sion, antiquités et quelques pièces d’horlogerie ancienne), Luxury Consulting (CH, distribution), GR Distribution Sàrl (CH, Distribution), Kaenel Chronométrie (CH, à Villars sur Ollon)

Blogosphère et info horlogère, quelques medias de plus…

Dans la rubrique « blogosphère » (menu déroulant, colonne de droite), bloghorloger.ch s’emploie à répertorier les blogs qui naissent sur la toile ou, au travers de la rubrique « information horlogère », les adresses des journaux et medias traitant d’horlogerie.

Journal rajouté > Armband Uhren (Allemagne).

Blogs rajoutés > Culture DWG (CH, Blog Culture & Histoire, Horlogerie par l’historien Dave-W. Grandjean),  First Luxe Magazine (F), Hype+Style Blog, FashionMag.com (France, site d’info des pros de la mode, du luxe et de la beauté), Horozima (blog indien consacré à l’horlogerie), TendanceHorlogerie (France, blog), TheBlogIsMine (USA, blog), Lost in A Super Market (USA, Fanzine).

Formations en horlogerie, rajouts sur le bloghorloger.ch

Sur la colonne de droite, la rubrique-menu déroulant « Formations en Horlogerie« , s’enrichit de quelque links supplémentaires. > CFA Istres, (France, Ecole de bijouterie), Ecole d’horlogerie de Soleure, Ecole de Joaillerie du Québec, Université de Besançon (France), Ecole Privée Joaillerie Horlogerie Paris (F), Institut de Bijouterie de Saumur (F), Gem City College – Illinois (USA), Institut National de Gemnologie (F), abc Luxe Formation (CH)…

Marques et leurs liens rajoutés sur bloghorloger.ch

Régulièrement, bloghorloger.ch ajoute à ses menus déroulants (voir colonne de droite), des links destinés à poursuivre la découverte de l’univers horloger international. N’hésitez pas à contribuer à ces précieux compléments d’information.

Rubrique « Marques, Groupes » > Revue Thommen (CH), Philip Stein (marque américaine), Jean Kases (CH, ne dispose pas encore de site web), Volker Vyskocil (marque allemande), Sinn (marque allemande), First Art (marque suisse de Christian Claude), Aspen (marque américaine issue du merchandising de la célèbre station du Colorado), H. Stern (marque brésilienne utilisant le swiss made, créée à Rio de Janeiro, par un émigré allemand passé dans le trading de pierres précieuses. L’entreprise dispose aujourd’hui de son propre magazine), Benjamin Timepieces (marque américaine, issue de superiorwatch.com), Ateliers deMonaco (Marque monégasque), Gebson (CH, inspiration chinoise), Strom Watch (CH, le fils de Armin Strom, à Bienn), Trebor (by Mouawad), Cover (CH, Soleure), Exposure Swiss (by Pejmani, siège au Liban, utilise des mouvements quartz ETA), Eloga (by Pejmani, Liban, avec des mouvements ETA quartz ou automatiques, contrôlés COSC), Mermod Frères (CH, le bras horloger de la maison REUGE), Frederic Jouvenot (CH, prétend avoir inventé le rotor facial contrairement aux archives retrouvées par le bloghorloger.ch: un modèle dont le brevet -CH 685363 du 30 décembre 1995, est tombé dans l’oubli, suite au décès du déposant et à son non renouvellement), Poljot International / Basilika (marque russe reprise en Allemagne), Swarovski (Les montres issues du cristal, lancées à BaselWorld en 2009), Haimov Watches (USA, la marque design bling bling de Igal Haimov), Zino Davidoff (CH, les montres qui voudraient faire un tabac), Feldo Watch (marque allemande, affichage horaire sympa, différent)…,

Salons horlogers de janvier, exposants et côté pratique

SIHH 2010 (18-22 janvier 2010), 20 exposants, dont 2 nouveaux, Richard Mille et Greubel Forsey A.Lange & Söhne, Alfred Dunhill, Audemars Piguet, Baume & Mercier, Cartier, JeanRichard, Girard Perregaux, Greubel Forsey, IWC, Jaeger LeCoultre, Montblanc, Officine Panerai, Parmigiani Fleurier, Piaget, Ralph Lauren Watch & Jewelry Co, Richard Mille, Roger Dubuis, Vacheron Constantin, Van Cleef & Arpels. Voir la liste des exposants. Comment s’y rendre?

GTE (17-22 janvier 2009) -Geneva Time Exhibition, 35 marques: Ateliers deMonaco, Alain Silberstein, Antoine Preziuso, Aquanautic, Aspen, Badollet Genève, BRM (Bernard Richard Manufacture, France), Cabestan, Cecil Purnell (Only Tourbillons), Claude Meylan, Clerc 1874, Cornelius & Cie Genève, HD3, Jean-Mairet & Gillman, Ladoire Genève, Linde Werdelin, Louis Chevrolet, Louis Moinet 1806, Magellan, MCT – Manufacture Contemporaine du Temps, Marvin Watches, Metal.ch, Peter Tanisman Genève, Pierre DeRoche, Quinting, Rebellion Timepieces, Robert & Fils 1630, Saint-Honoré Paris, Snyper, Steenman Watches, Swiss KubiK, Cargo Titanium, Tempvs Compvtare, Volna, Valbray, Zanzidoust Genève. Voir la liste des exposants. Comment s’y rendre?

Gilbert Albert Galerie (16-22 janvier 2010), Horlogers Artisans d’Art, 6 marques > Michael Bittel, Globe Master Watches, Christian Claude (First Art), Henry Berney, Jean Kases, Gilbert Albert. Voir la liste des exposants. Comment s’y rendre? Michael Bittel, new comer.

Four Seasons Hotel des Bergues > Christophe Claret (Salève Lounge), du 19-21 janv 2010 – Urwerk (Suite Présidentielle) , du 18-21 janv 2010 – De Bethune (Salon Grand Mont), du 18-21 janv 2010 -

Divers: F.-P. Journe, expo à la Manufacture, rue de l’Arquebuse, Genève – Vincent Bérard (Hôtel d’Angleterre), du 19-21 janv 2010 – WPHH (Genthod, Watchland), du 18-21 janv 2010.

Incendie Jaeger LeCoultre, grosse frayeur…

Nuit du 10 au 11 décembre 2009. De 19h30 à 23h30, l’intervention des pompiers de la Vallée de Joux permet de venir à bout d’un incendie survenu à la Manufacture Jaeger LeCoultre au Sentier. D’origine électrique -problème émant d’un des chauffe-eau de la Manufacture, le sinistre a fait de gros dégâts, heureusement localisés. Il a tout de même nécessité l’évacuation d’environ 70 personnes. Au matin du vendredi 11, après une nuit passée à remettre en marche les installations, l’activité manufacturière a pu reprendre dans presque tous les ateliers. Grosse frayeur avec à la clef, heureusement, ni blessé ni perte en vie humaine.

Salons horlogeres. Tendance: le bracelet «Totally Worth It»

Initiée par le ditributeur TWI –Totally Worth It, Inc, ambassadeur pour les US et le Canada de marques horlogères suisses prestigieuses, un bracelet en tissu sera au poignet des aficionados et des insiders durant les salons horlogers 2010. Comme un geste simple, léger, porteur de vœux de réussite et d’amicales pensées, la démarche TWI placée sous le slogan qui synthétise sa raison sociale -en français ça pourrait signifier «parce que je le vaux bien…» est un clin d’œil qui s’enroule cérémonieusement au poignet des acteurs de la branche, marques, détaillants et clients. Un insigne de ralliement. Créée par Alexis Sarkissian, Totally Worth It professe les garde-temps exclusifs auprès de détaillants d’un marché qu’il connait bien, l’Amérique du Nord. C’est sur ces terres qu’elle implante des marques différentes qui préfèrent les chemins de traverse aux méga highways. Avec ses bracelets, frais, ludiques et incitatifs, TWI saupoudre la scène actuelle d’un sourire message, tout de turquoise et de brun chocolat auréolé. Les couleurs maison et surtout, le gage d’une appartenance à porter sur soi.  « Parce que je le vaux bien » -I’m Totally Worth It, sera le nouveau signe de ralliement des aficionados, de NY à LA, en passant par Montréal, Miami puis Genève.

Emch Manuel, nouveau CEO de Romain Jerome

Est-ce parce qu’il est collectionneur d’art contemporain que Manuel Emch a accepté le nouveau défi de diriger la marque Romain Jerome? Quoiqu’il en soit, les oeuvres laissées par l’ancien dirigeant Yvan Arpa pourraient prendre en valeur grâce à cette nomination attendue -la rumeur circulait depuis deux mois. Ainsi, la voie choisie par la marque, celle de s’approprier des légendes, reste d’actualité et sera conjuguée aux temps de la nouvelle impulsion. L’homme est un passionné d’art -il reçoit à quinze ans une oeuvre en guise de premier salaire dans la galerie d’art où il travaille, formé à l’Art Center de la Tour de Peilz, l’antenne suisse de l’école Pasadena. Puis il fait ses débuts chez Sothebys avant d’obtenir sa licence HEC en économie de l’Université de Lausanne. Après quelques escales dans le consulting côté business process reengeneering, il vit sa fascination pour l’horlogerie grâce à la formidable aventure de la relance de la marque Jaquet Droz. Au sortir d’un cycle de huit ans, il précise, lors de la conférence de presse du 9 décembre à l’Hôtel Président Wilson de Genève, que c’est bien lui qui a démissionné, qu’il n’a pas été « poussé vers la sortie » et que le fait de se retrouver à la tête d’une structure plus modeste, indépendante de toute appartenance à un groupe, a des effets « libérateurs. » Débuts effectifs, le premier janvier 2010, avec, un premier bilan intermédiaire à BaselWorld 2010 où la marque Romain Jerome, particulièrement déterminée à investir tant dans les personnes nouvellement engagées que dans les moyens qu’elle envisage pour perdurer, s’offre un nouveau stand situé dans la mythique halle principale. A lire également, le rendu de la conférence de presse.

Manuel Emch, nouveau CEO RJ Watches.

Romain Jerome vient de confirmer la rumeur qui circulait. C’est bien Manuel Emch (fils de Arlette Emch qui occupe un siège capital au sein du groupe Swatch), qui reprend les rennes de l’entreprise désormais connue pour s’être adossée à quelques légendes mondiales. Selon les premières révélations, elle devrait continuer dans cette voie tracée par Yvan Arpa, débarqué sans ménagement et avec une partie de son équipe, pour motif de « violentes divergences« , selon les termes utilisés par François Tissot le 9 décembre 2009 au cours d’une conférence de presse au President Wilson de Genève. Inévitablement, au risque d’éclipser quelque peu l’arrivée du brillant transfuge de la marque Jaquet Droz,  les journalistes ont tout tenté pour percer le mystère des vraies raisons du départ d’Yvan Arpa, dont la personnalité semblait indissociable de la marque. Impossible d’en savoir plus, aux motifs que les procédures en cours empêchent toute confidence sur le sujet. Malgré l’acharnement insistant des questionneurs, silence radio assorti d’une promesse de plus de loquacité le moment venu, c’est à dire lorsque la justice aura tranché. Ah si, une petite avancée tout de même dans la voie de la recherche de la vérité. « Ce n’est en tout cas pas pour défaut de résultats » qu’Yvan Arpa a été débarqué, précise François Tissot, reconnaissant donc finalement son indéniable apport dans l’histoire de l’entreprise qui a pourtant minutieusement effacé toute trace de son passage dans les pages web de sa jeune histoire. A propos, quels résultats, combien? François Tissot, tout en affirmant que la société va bien, avoue que les comptes du bilan sont en cours et que, même au niveau du Conseil d’Administration, on n’est pas au clair sur ce point. En fait, les violentes divergences porteraient plutôt sur la gestion de l’entreprise. Bref, dommage pour Manuel Emch qui a tout de même convaincu par son fair play, qu’un prédécesseur absent ait à ce point été présent dans les discussions.

Wertheimer, Gérard: Chanel… et Châtelain

Abonnée annuellement aux fameux égarements people de la presse économique, via le classement des plus grandes fortunes de Suisse, la famille Gérard Wertheimer, de Genève, active dans le luxe et la mode, totaliserait de 4 à 5 milliards et sa fortune serait stable. Avec son frère Alain qui vit à New York, Gérard Wertheimer possède le groupe Chanel (couture, parfums et bijoux), co-fondé par son grand-père et par Coco Chanel (de son vrai prénom Gabrielle). Or, le N°5 de Chanel demeurant l’un des parfums les plus vendus au monde, les deux frangins pèsent à eux seuls près de 8 milliards de dollars. Presque accessoirement, serions-nous obligés d’écrire, Gérard Wertheimer est administrateur-président de l’entreprise horlogère G. et F. Châtelain (La Chaux-de-Fonds), active dans la fabrication de boites et de bracelets de montres. Son épouse, Valérie Wertheimer est la fondatrice de Action Innocence, une association qui milite contre la pédophilie sur Internet.

Piaget : Soirée entre hommes à new-york.

Galerie d’art Lehmann Maupin (Lower Est Side), sous l’œil des œuvres de l’artiste exposée Tracy Emin: une flopée représentative du tout New-York côté mode, ciné, art et design, s’est pressée à la soirée Piaget Men To Watch 2010, pour féliciter les honorés du jour: Lee Daniels, le très célébré film directeur de Precious, l’aspirant à l’Oscar Jeremy Renner, révélé par la série Burn Notice, le restaurateur devenu écrivain David Chang, le designer de mode Michael Bastian ainsi que le bien classé joueur de polo Nick Roldan. Rien que des mecs… pas très connus de ce côté-ci de l’Atlantique. A propos, la société « Details » présente sur le fond visuel des photos de celebrities n’a rien à voir avec l’agence Details.ch, connue dans la branche pour ses clients horlogers.

Alain Silberstein, architectures horlogères

Alain Silberstein est un architecte d’intérieur parisien, designer de surcroit et passionné d’horlogerie, devient faiseur de montres dès les années 1980 du côté de Besançon. Style unique mariant les rigueurs géométriques formelles aux mouvements ultra mécaniques, jouant avec maestria des couleurs, des matières et des clins d’oeil les plus malicieux entre habillages et technicité. On n’en sort jamais indemne, son oeuvre interpelle, surprend. Ses trois collections, sa trilogie Krono Bauhaus, Marine et iKrono, célèbrent un caractère affirmé et sportif, à l’aise dans ses basques tant à la ville qu’aux loisirs mais surtout zesté de gouaille. ôté mouvements, c’est surtout du ETA et du Valjoux (suisses). Ses Tourbillons d’Art complètent son exploration de territoires et d’univers inhabituels et son munis d’un mouvement « ASC » – comme ses initiales suivies du mot Créations. A ne pas oublier, ses horloges monumentales ou son « couteau », objets cultes pour intérieurs non conventionnels. Récemment, Alain Silberstein rejoint la constellation « friends » de Maximilian Büsser qui lui offre, sous sa marque MB & F, une conception commune appelée « Black Box, Horlogical Machine N°2.2″.

Chronométrie 2009, Jaeger LeCoultre double-gagnante!

« And the winner is… » Jaeger LeCoultre Master Tourbillon (Calibre 978, 30 mm de diamètre, 28′000 alternances par heure), avec 909 points! Deuxième place… également Jaeger LeCoultre avec sa Reverso Gyrotourbillon (Calibre 174), selon l’aveu d’un responsable de la Manufacture! Au terme d’un sacré périple, enduré depuis l’annonce officielle du concours lors de la journée d’études de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, à Polyexpo La Chaux-de-Fonds, en septembre 2008, c’est finalement Jaeger LeCoultre qui remporte, avec deux modèles, la palme la plus prestigieuse de l’horlogerie de précision sur 13 candidats au Graal suprême représentant 16 modèles. Jusqu’à l’arrivée du quartz, les célèbres concours de Chronométrie, qui avaient le mérite de mettre en exergue le métier de régleur, avaient cessé. Jusqu’à cette relance, si porteuse de promesse -malgré un nombre trop insuffisant de candidats, orchestrée sous l’égide du Musée d’Horlogerie du Locle (Château des Monts) dans le cadre de son 50ème anniversaire. Le jury,  présidé par M. Michel Mayor, astrophysicien, de l’Observatoire de Genève, s’est réuni le 16 octobre 2009 comme prévu depuis de nombreux mois. En son sein, Laurent-Guy Bernier, de METAS -Office Fédéral de Métrologie, Commissaire technique ainsi que  Jonathan Betts du Musée Maritime National de Greenwich, Girolamo Ramunni, Professeur pour l’histoire des sciences et de la technologie au Centre National des Arts et Métiers à Paris, Philippe Bloechlinger, Directeur général de Witschi Electronic AG à Büren a/Aare, Raymond Besson, Professeur à l’Université de Besançon, spécialiste des horloges atomiques de très haute précision, et enfin Anne-Marie Jacot-Oesch, avocate et notaire au Locle. C’est cette dernière qui a accompagné les pièces durant leurs voyages d’un institut à l’autre afin de garantir que toutes les conditions de confidentialité et de surveillance des pièces soient respectées. Pour les indépendants, la palme revient à René Addor pour son Calibre Papillon, réserve de marche de 11 jours, réhabilitant lui aussi le 28′000 alternances par heure au sein d’un format raisonnable de 37,20 mm de diamètre. 795 points, un exploit!

Insultes dans l’atelier…

Il semblerait qu’un certain responsable d’atelier soit parfois capable de péter un plomb. Heureusement, depuis mai 2009, il ne serait plus en activité sur les lieux où ses « employés », un rien rebelles, l’ont enregistré à son insu, afin d’en faire profiter l’ensemble de la Toile, via YouTube. Vous m’direz qu’une bonne empoignade verbale de temps à autre ça fait pas de mal entre virils basiques. Ok, encore faut-il que le rapport hiérarchique ne soit pas en défaveur de l’insulté… Tout lien avec un personnage existant n’est que pure imagination et hasard crasse.

Chronométrie concours. Proclamation des résultats.

Il faudra attendre 17h45, heure de l’embargo le 3 décembre prochain, pour connaitre l’issue d’un concours qui fait revivre les plus belles heures de l’horlogerie. Car si la relance des concours de Chronométrie, sous l’égide du Musée du Locle, Château des Monts, n’a pas fait le plein en matière de candidats et de dépôts de dossiers, les résultats risquent fort, surtout s’ils couronnent une marque disposant de quelques moyens communicationnels, d’affoler le monde des connaisseurs et des passionnés. Le Président du Comité d’Organisation, Claude-Henri Chabloz, dévoilera ce palmarès en présence des autorités suivantes: Marcelo Droguett, Conseiller communal en charge des affaires culturelles, Gérard Triponez, Président du comité du Musée d’Horlogerie du Locle, Bernard Vaucher, Chargé de Promotion de la Ville du Locle. Côté scientifique, les responsables des laboratoires de test des villes de Besançon, du Locle et de Bienne, seront également de la partie. Une raison de plus de s’y rendre. Lire le dossier paru dans JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie, septembre 2008.

Franck Muller joue avec les influences..

Un trait appuyé de Richard Mille, un soupçon de  TechnoMarine et un zeste de Roger Dubuis… Tels sont les ingrédients qui pourraient tout de même plaire sur le marché, du côté de l’Asie et des goûts extrême-orientaux. Serait-ce la patte d’Antonio Terranova, légèrement détourné de ses Cvstos obligations et devenu triturateur de codes FM. Vous me direz qu’il ne s’agit que d’une image de synthèse un rien bâclée… Tiens, j’aillais oublier, il y a aussi un brin de Cvstos dans cette dernière Franck Muller. D’ici le WPHH 2010, espérons que le groupe nous épate avec du vraiment nouveau. Car c’est sur ce terrain qu’il est le plus attendu. Pourvu que cette montre aux allures de ceinture western, ne soit qu’un avant-goût destiné à creuser notre appétit.