Tudor, la marque de tous les possibles

En relançant avec succès en 2010 son icône le chrono Heritage, la petite sœur de Rolex crée une ligne et conforte sa prise d’indépendance et sa conquête de nouveaux marchés. Le succès dévérouille bien des portes. Cinquante-huit marchés ont plébiscité le premier modèle chrono de Heritage, cette ligne dédiée à la réédition de mythes historiques. Depuis BaselWorld 2011, certaines attitudes inédites ont étonné: des distributeurs et agents qui, aux portes du méga stand Rolex en Halle 1, interpellent le service d’accueil avec des interrogations spécifiquement Tudor. Et, une fois admis au sein du sacro-saint bunker, découvrent en 2011 la nouveauté Heritage Advisor, une montre réveil de 1957, ressuscitée et réinterprétée aux vertus vintage du rétro-chic, accompagnée d’une ondée de modèles inédits et de Clair de Rose, la première ligne exclusivement féminine l’histoire de la marque. Les gens de Tudor, dont leur directeur Philippe-E. Peverelli, ont désormais leur propre adresse mail (et non plus celle de Rolex). Ils ont même réussi à décorer leur étage au sein du siège Rolex à Genève, sous les yeux, derrière la façade impassible, d’un des Conseils d’Administration les plus secrets du monde économique.

Swiss Watch Passports, une collection thématique de guides horlogers

Concocté depuis plus de 5 ans par un groupe de collectionneurs et de passionnés associé à l’agence de presse horlogère TàG Press +41, les Swiss Watch Passports débarquent. Une collection de guides horlogers thématiques, armée d’atouts en lien avec son contenu, tels qu’un format similaire à l’ancien passeport suisse (légèrement plus grand que le format actuel), qu’une richesse rédactionnelle en trois volets, dont une galerie de 100 portraits de marques horlogères suisses, un esprit de « service aux lecteurs » alimenté d’un glossaire, d’informations pratiques comme les musées privés et publics ou les corporations. Avec deux éditions suisses par année, plus de 15’000 exemplaires, dont déjà un bon tiers d’abonnés grâce au support d’acteurs du luxe, du tourisme et du secteur de l’horlogerie, ces passeports pour la connaissance horlogère s’appuient sur une solide distribution: lieux de passage touristiques, kiosques et librairies. Approchée par un cercle de passionnés et d’acteurs de la branche, c’est l’association Prowatch, par ailleurs propriétaire du bloghorloger.ch, qui a oeuvré conformément à ses buts de promotion de la culture et des savoirs horlogers suisses, à la mise sur pied de cette publication indépendante qui n’a rien d’un nouveau magazine ni d’un média publicitaire. Seule une vingtaine de pages sur les 116 annoncées seront ouvertes à la publicité provenant également d’autres secteurs que de l’horlogerie. Lire le communiqué en F, anglais ou allemand. Renseignement swissmade@swisswatchpassport.ch

La Fédération horlogère suisse et l’EPHJ-EPMT-SMT

Jean-Daniel Pasche (g), Président de la FHS, Fédération Horlogère Suisse, a toujours répondu présent à l’inauguration du salon EPHJ-EPMT-SMT. Le bloghorloger.ch vient de retrouver un extrait d’une interview qu’il avait donnée à ce sujet parue dans le magazine JSH Journal Suisse d’Horlogerie. « J’assiste à l’évolution de ce salon, à  sa croissance, au nombre toujours plus important d’exposants. Le grand intérêt, c’est que, dans ce salon, la vedette, c’est le sous-traitant. A Baselworld, la vedette, c’est le produit fini. On se doutait qu’il pouvait y avoir un intérêt pour les sous-traitants d’avoir leur salon à eux. Il fallait oser le faire, chapeau aux organisateurs qui l’ont lancé. Aux gens que j’y rencontre, on voit que les marques font toujours plus le déplacement… » Prochaine édition, du 5 au 8 juin 2012.

Nouvelle alternative dans la fabrication d’organes réglants?

Si la fuite interceptée par le bloghorloger.ch se confirme, un nouvel acteur sérieux entrerait dans l’univers des assortiments – le cœur réglant des montres – à même de produire immédiatement. Il se murmure dans les couloirs de l’avant BaselWorld 2012, qu’une solution de production industrielle d’assortiments (ancre, roue d’ancre, balancier-spiral réglé) aurait été mise au point dans le plus grand secret (avec au bout quelques brevets) par la très discrète mais véritable manufacture Concepto Watch Factory SA à La Chaux-de-Fonds, dont la réputation n’est plus à faire et qui dispose déjà de 5  familles de calibres.  Dans un premier temps la production pourrait atteindre les 300 à 400 milles unités pour passer, très rapidement et grâce à une duplication des cellules de production, à des quantités qui pourront représenter une bouée de sauvetage pour un certain nombre de marques qui souffrent de la rareté de l’offre sur le marché horloger. Si la fiabilité de cette nouvelle offre s’avérait de niveau équivalent, il s’agirait d’une véritable bouffée d’oxygène, doublée d’un méga soupir de soulagement, pour les marques qui, en raison de leur dépendance au leader du marché voient leur croissance menacée, voir leur existence compromise. Peut-être en saurons-nous plus à Bâle dès le 7 mars 2012, en allant interroger certaines de ces marques qui, pour des raisons évidentes de prospection, pourraient bien être contactées…. A suivre.

Rachat de La Joux-Perret par les Japonais

Selon l’ATS. Acteur indépendant de la fabrication de mouvements mécaniques, La Joux-Perret fait partie de Prothor, également propriétaire de Prototec (composants) et de la marque haut de gamme Arnold & Son. Cette holding chaux-de-fonnière et ses 160 collaborateurs viennent d’être rachetés par Citizen Watch, filiale de Citizen Holding basée à Tokyo. Ça fait plaisir de voir qu’en raison d’un savoir-faire rescapé de la crise des années 70, à l’heure où le secteur avait perdu deux-tiers de ses emplois en raison de l’arrivée de la montre à quartz (japonaise), ce sont les capitaux du soleil levant qui viennent en ces terroirs éclairer l’actualité d’un secteur contraint de réfréner toute tentation de délocalisation. Et les Japonais oeuvreront certainement plus encore que certains, pour la bonne tenue d’un swiss made sans cesse plus attractif.

LoL Watch, émotion à fleur de lunette

Joli concept, allègre autant qu’une promesse estivale mariée à un festival de coloris. Nicolas Ruchonnet, nom célèbre à porter, prénom prêt à en découdre, s’est acoquiné officiellement avec les propriétaires du célèbre smiley –eh  oui, tout se dépose de nos jours! Il pourra donc à l’envi et à l’infini exploiter son concept original, une montre dont la lunette nue, déjà particulièrement attirante, offre un espace pour installer l’un des nombreux disques qui inonderont bientôt les marchés. Chaque disque pouvant être porteur de 12 émoticônes, voire de 24 selon que l’on se plaise à diviser l’heure en quatre. A la manière d’une face de téléphone à l’ancienne, où l’on enfilait son index dans un creux avant de tourner une lunette transparente, ces disques vous connectent avec une foultitude de combinaisons émotives, de messages arborés. A l’heure où les Ice-Watch, fabriquées en Chine à des prix de revient qui arracheraient à Cathy Guetta un magistral F*** si elle savait, le chemin de Nicolas Ruchonnet passe par le swiss made, quand bien même sa montre est-elle en caoutchouc et fonctionne-t-elle avec un mouvement quartz. Il la propose à CHF 50.00 au Lolwatcheur, déjà une terminologie d’adepte, via un site spécifiquement créé pour effeuiller le principe des souscriptions horlogères lancées par l’horloger Abraham Louis Breguet: cinq mille petits carrés, chacun peut choisir son chiffre fétiche, s’offrent à la pré commande. Si seulement son aventure pouvait décoller, ses mini disques envahir tant les happy meals que les caddies de Migros. Qui ne rêverait d’une ou de plusieurs montres dont on pourrait, grâce à la variété des disques qui l’habilleraient, transformer en une inépuisable collection? Ah que j’aimerais qu’un Ernst Thomke ou qu’un Elmar Mock, paternels originels de la Swatch, lui fassent l’honneur d’un clin d’œil complice… MDR (mort de rire ou si vous préférez, le mot de Cambrone en guise de vœux de succès).

Lecture instantannée du 1000ème de seconde

«Si le Heuer Carrera Mikrograph 1/100e est à l’horlogerie mécanique ce que la mission Appolo 11 est à la conquête spatiale, le TAG Heuer Mikrotimer Flying 1000 en est la première expédition humaine sur Mars.» Prouesse technologique: 10 rotations en une seconde, tel est le parcours de l’aiguille centrale du Mikrotimer Flying 1000, indiquant millièmes et centièmes de seconde sur une échelle placée sur la partie externe du cadran. Une deuxième aiguille centrale, plus petite, indique les minutes et les 1/12es de minute sur une échelle de 150 secondes. Quant au compteur à 6h, il est gradué en 1/10es sur 5 secondes. Il s’agit d’une précision 125 fois plus aiguë que celle des oscillateurs haut de gamme les plus rapides utilisés communément dans les chronographes mécaniques. Est-ce judicieux de la part de TAG Heuer, de tenter de conjuguer aux temps de l’innovation, des fondamentaux iconiques tels que que la montre de poche Heuer Mikrograph 1916? Pourquoi ne pas avoir créé une ligne nouvelle pour toutes ces talking pieces innovantes, mais dont le fonctionnement est encore soumis à l’issue de recherches, fussent-elles fort intéressantes?

Gergé Watches, urbanisme manufacturier

En puisant ses savoir-faire dans le terreau de l’arc jurassien, la marque suisse Gergé Swiss Timepieces (Neuchâtel) distille une vision contemporaine pétrie de valeurs architecturales et horlogères au travers d’une première collection baptisée Metropolis Type 1, 2 ou 3. Une collection directement inspirée d’un film culte et de la désormais récurrente terminologie désignant la ville de La Chaux-de-Fonds. La Metropolis Type M3 véhicule une dimension de contemporanéité qui se détache du modernisme.  L’élancement de ses lignes, ainsi que les stries sur le cadran d’un guichochage côte de Genève à la verticale, rappellent ces fameux ponts qui, dans le film de Fritz Lang, survolaient l’urbanité d’une métropole futuriste. Boîte ultra complexe à étages, habitée par un calibre mécanique Concepto 2021, mouvement automatique chronographe mono-poussoir de 13 lignes ¼ , doté d’une réserve de marche de 46 heures, d’une date à 4h30 et d’un certificat de chronomètre décerné par le C.O.S.C. Cette montre joue l’abordabilité tout en se réclamant d’inspirations architecturales et urbanistiques intemporelles. A voir sur la chaîne Youtube-TV du bloghorloger.ch

Catorex, dans la poche ou en pendentif. New London

Catorex joue avec son ADN de spécialiste des montres de poches pour lancer à BaselWorld 2010 une «New London» particulièrement ciblée collectionneurs du monde. A partir de deux mouvements Unitas datant de 1960, entièrement reconditionnés, squelettés et disposés assymétriquement dans une boîte carrée aux angles arrondis, ce modèle pseudo vintage moderniste sort de la poche pour s’enrouler au poignet ou se suspendre en pendentif. Sept déclinaisons sont proposées, jouant de leurs spécifiques décorations et couleurs. Trop discrète enseigne horlogère issue depuis 1858 des terroirs de la paysannerie horlogère, Catorex est encore aux mains de sa famille fondatrice, quatrième génération. Guy A. Cattin perpétue les savoir-faire familiaux tout en animant sa deuxième société, la cent-cinquantenaire Cattin & Cie, destination courue du private label rigoureusement swiss made.

L’aventure VicenTerra commence… La GMT-3 bientôt aux poignets

La ténacité paie! Pour la plus grande joie des souscripteurs, VicenTerra peut démarrer la production de ses garde-temps exceptionnels, grâce à la pré-vente d’une septantaine de pièces sur les 100 envisagées. Il reste donc encore une trentaine de places à prendre (télécharger le bulletin de commande). Vendre en souscription des modèles dotés de complications inédites, d’une valeur qui s’apparente plus au prix « usine » qu’au prix « vitrine, c’est donc désormais possible. Et quand le constructeur qui s’embarque dans pareille aventure, Vincent Plomb, est capable d’arborer à son poignet un modèle encore plus évolué que celui qu’il lance, qu’il se déplace aux quatre coins de la planète des collectionneurs avertis, l’aventure séduit et les médias tentent de l’amplifier, chacun selon ses moyens. Le 4 septembre dernier, il manquait une dizaine de pièces à l’appel, puis 7, puis… Aujourd’hui, le quota minimum est atteint, la production peut démarrer. Bravo Vincent, homme à soulever les montagnes! Naissance prometteuse d’une marque? En tous les cas, bientôt aux poignets de quelques privilégiés, une GMT-3 gorgée de planétaires et sphériques complications. Voir le film.

Exclusif: la montre école IFAGE, sortie imminente

Présentée par le bloghorloger le 15 juillet 2010 suite à sa première sortie proto au Salon EPHJ-EPMT, la montre école en super alliage concoctée par les élèves horlogers de l’IFAGE, l’institution en charge de la formation pour adultes à Genève, est désormais en état de marche. Jonché dans son écrin original, également une création de l’école disposant d’un système de fermeture innovant, ce garde-temps ajoute à sa particularité d’être travaillé dans du super alliage M30NW, l’un des matériaux les plus durs jamais usinés dans l’horlogerie, un système de fermoir doté d’un brevet. Une grande fierté pour des élèves qui, après avoir goûté aux joies de la vie professionnelle non qualifiée, tentent de revenir, au prix d’un investissement personnel de temps, à meilleure considération sur le marché de l’emploi et de la reconnaissance. Le Swiss-School-Made est né!

Menus déroulants bloghorloger.ch, 14 links ajoutés

La semaine passée, bloghorloger.ch a ajouté les redirections suivantes dans ses menus thématiques déroulants (colonne de droite). Un petit tour « découverte » s’impose.

Rubrique « Marques »
Azimuth Watch USA (US)Membres de l’AHCIVicenTerra (nouveau site).
Rubrique « Ventes en ligne »
Avianne & Co (US) – Talamente.com (F):
Rubrique « Détaillants »
Horlogerie Jeker (Sion)
Rubrique « Fournisseurs »
Hoptroff, Movments (UK) – Mouvements digitaux – Luxury Artpieces (Yvan Arpa) – ORCA ID Lab (design horloger)
Rubrique « Events Horlogerie »
Grand Prix d’Horlogerie de GenèveWatches Days (The)The Watches Days
Rubrique « Blogosphère »
Watch Lounge (The) – US
Rubrique « Institutions, Corporations »
AHCI, Académie Horlogers indépendants

Décès de Nicolas Hayek Senior, artisan de la culture horlogère suisse

Lundi 28 juin 2010. Bien que l’homme ait remis en 2003 à son fils Nick Junior les rennes du Swatch Group, il continuait de participer aux décisions. D’origine assyro-Chaldéenne, celui qui sera nommé, entre autres 150 distinctions internationales, Citoyen d’Honneur de la Ville de Berne, avait mis en évidence la valeur immatérielle de la suissitude. Avant que ne soit créé le Swatch Group, issu de la percée de la montre Swatch, il avait été appelé comme consultant pour tenter de tordre le cou à l’une des plus terribles crises horlogères, celle des années 70. Il avait fait alors une expérience étonnante: fabriquer une même montre avec des mentions différentes sur le cadran. Une fois « Made in Japan« , une autre « Made in France » et… en fin de compte « Swiss made« . Après les avoir déposées sur plusieurs marchés test, il est apparu qu’à peu près partout dans le monde, la montre suisse avait plus de succès, même vendue plus chère. Alors à l’heure où tous loueront la grandeur de l’empire qu’il laisse derrière lui, en termes d’emplois, d’économie, de marques horlogères et j’en passe, il est bon de rappeler que l’homme a travaillé pour les décennies à venir et pour la bonne santé globale d’un secteur: en effet, il a le premier défini, par cette simple expérience, la valeur de la dimension culturelle de l’horlogerie. Certes, les actions du Swatch Group devraient connaître quelque plongée, certes, on sait que le fils n’aura pas les mêmes affections que son père et que certaines têtes pourraient donc bouger, reste que ce grand patron aux allures d’artiste laisse un héritage qu’il convient de ne jamais dilapider. Les médias qui, au moindre claquement de doigt, se précipitaient à ses conférences de presse d’homme produit (il vantait ses montres et pas sa personne), se sentent terriblement orphelins.

Souscription de VicenTerra, le succès précédant la mise en prod

De Colmar à Strasbourg, en passant par Genève, Lausanne et quelques irréductibles Jurassiens, l’engouement pour les sphériques complications de Vincent Plomb, dépasse les attentes. L’homme ne ménage pas ses efforts, ils sont payants. Comme par exemple sa présence au salon international EPHJ-EPMT qui a porté ses fruits. Certes, la montre GMT 3 qui est proposée en souscription présente l’atout imbattable d’une valeur quasi prix usine de CHF 5’000.00. Ce qui signifie qu’en temps normal, si un tel garde-temps devait trouver le chemin des détaillants, sa valeur prix public pourrait bien être multipliée par 3 ou 4. Surtout, elle sera le début d’une aventure horlogère différente, dont l’un des prochains développements est visible au poignet du constructeur horloger, ce qui donne confiance, tant sur le questionnement esthétique que manufacturier. A ceux qui n’auraient pas encore pris la peine de s’en enquérir, relisez ce post (qui a déjà généré son lot de commandes!), ou revisionnez-moi ça!

Sphèriques complications, la GMT-3 de VicenTerra.

Annoncée le 23 mars 2010 par bloghorloger.ch,  l’information est reprise et détaillée le 29 mars 2010 par businessmontres.ch qui, sous la plume de Grégory Pons, consacre un magnifique premier article de lancement à la GMT-3 de Vincent Plomb, alias la marque VicenTerra. Emboîtant le pas à Laurent Favre, qui finança sa nouvelle marque éponyme A. Favre & Fils par la pré-vente à un cercle d’aficionados des 24 premières pièces de sa Phoenix 10.1 Quantième à Grand Affichage Rotatif, le constructeur Vincent Plomb élargit le cercle: une souscription portant sur les 100 premières pièces circule en ce moment, pour le grand bonheur des collectionneurs et amateurs de raretés non encore mises sur le marché et, plus prosaïquement, pour ceux qui fonderaient face à la perspective d’un rapport qualité prix optimal. Car pour les CHF 5’000.00 proposés, comprenant une action nominative dans la société à venir (!), le connaisseur en a pour son argent. Il accède à un nirvana complicationnel: un garde temps habité par un mini-globe terrestre en mouvement dans un espace ressemblant au vide intersidéral, sujet aux éblouissements solaires du jour et à l’indication nocturne. Design tonneau particulièrement réussi, mariant recherche technique et esthétique. Chaque ouverture a son sens, chaque fenêtre son utilité. Doté du calibre REA-GMT-3 issu d’une base d’ETA 2892 (automatique), la pièce dispose d’un disque jour-nuit posé au zénith (12h), d’un indicateur de rayons solaires (aube à 6h, coucher à 18h), remplacé la nuit par un ciel lunaire saupoudré d’étoiles -une poignée de diamants épars. La date rétrograde s’est invitée sur l’axe de l’index 2h, tandis que le globe terrestre de 6,5 mm de diamètre, posé à 5h, tourne sur lui-même -1 tour en 24 heures, comme s’il se laissait mirer depuis le soleil. Un concentré de planétaire, qui, malgré l’avalanche complicationnelle qui pourrait alourdir son allure, s’offre la légèreté de la poudreuse. Et, pour l’acquéreur de ce rare joyau, le bonheur de se laisser guider sur une piste non damée, balisée de magie…

Hublot: King Power Unico All Black.

Le nom de chaque Big Bang est lié aux épisodes, rencontres et coups de coeur de leur créateur Jean-Claude Biver. Peu à peu s’estompe l’image d’avant son ère, pétrie de caoutchou aux senteurs vanillées, réminiscence de l’esthète Carlo Crocco, fondateur de la marque. Survient enfin l’UNICO, à l’orée 2010. Un mouvement intégré, fabriqué in house. Un chronographe flyback dont le mécanisme roue à colonne, visible côté cadran, vous tend une surface personnalisable, celle de son porte-échappement amovible. Un tel moteur, le HUB 1240 Unico, se devant d’être logé à bonne enseigne, c’est le boîtier King Power qui s’y colle. Toute de noire vêtue, cette virile explose les 48 mm de diamètre qui sont, comme la lunette, les inserts latéraux et le fond, en céramique noire microbillée. Ici et là, un surmoulage caoutchouc noir, tenu par 6 vis en titane PVD de forme H. Côté matières, on y croise aussi du nickel noir, du silicium et du sperluminova…

De l’or suisse… Le saviez-vous?

Etonnant, le lingot d’or swiss made (raffiné en Suisse) vaut plus cher que le lingot d’or travaillé ailleurs. Pas étonnant donc que la Suisse soit le plus grand raffineur du monde avec presque 50% du marché mondial, grâce à un triangle d’or au Tessin, regroupant quatre raffineries dont Pamp, créée en 1977 à Castel San Pietro. Qui vient de raffiner un lingot d’or anecdotique à partir de minerai -ou grains de minerai, provenant à 100% de notre terroir. Si, si, nous en avons, en toutes petites quantités, dans le lit de certains de nos cours d’eau. J’imagine dès lors la marque horlogère qui pourrait acquérir ce lingot, et communiquer à propos de la teneur de son swiss made, que même sa boîte or est 100% suisse! A quand un élevage de crocodiles en Suisse, du côté des villes thermales par exemples, qui permettrait de boucler la boucle en affirmant que même le cuir du bracelet est helvétique?

Chronoswiss, survol intercontinental

Lancée dans les environs de Munich entre 1983 et 1984 par l’horloger Gerd-L. Lang, Chronoswiss, la plus allemande des marques horlogères suisses, parce qu’elle s’emploie à un respect du swiss made plus rigoureux parfois que certains acteurs de la place helvétique, conjugue avec sa Timemaster Chronograph GMT l’heure qui survole les continents. Une signalétique usant du rouge vif interpelle le possesseur quant à un deuxième fuseau horaire tandis que l’anthracite domine côté index et aiguilles. Dans la plus pure expression d’un classissime discret, à l’exception d’une couronne globe dont les stries rappellent les premières lunettes de la marque, ce viril garde-temps, dont le boîtier s’est revêtu des élégantes blackitudes du DLC –Diamond-Like Carbon, défie le temps de son ultra-résistance. Allo blogosphère, ici Genève. Le décalage horaire n’a plus cours, le jour s’affiche en rouge.  Rotor squeletté, doré et décoré Côte de Genève, sur roulements à billes. Pour sportifs ou hommes d’affaires écartelés et intercontinaux.

Les noblesses scathorlogères de Artya.

A l’heure où la plupart des pros de l’horlogerie, médias compris, s’apprêtent à l’indigestion totale du côté de BaselWorld 2010, chacun sait qu’il y aura « à boire et à manger« . Yvan Arpa, infâme trublion du buzz et loin d’être dans le besoin, s’occupe de ce qui vient après, à l’heure où les seuls endroits que tout le monde visite à Bâle fleurent bon les senteurs post-digestives. Ouf, le temps selon Arpa n’a pas d’odeur, qu’il s’acoquine avec l’ennemi juré des horlogers, la rouille, qu’il s’échine à faire abstraction de la lecture horaire -oui, oui, une montre tourbillon qui ne donnait pas l’heure  (suprêmissime luxe que d’avoir pour le temps qui coule un tel dédain) ou qu’il se pare de Cropolite -alias de la fiente de dinosaure! C’est la dernière trouvaille du moment, assortie à un cuir issu du crapaud buffle, du plus bel effet. Et s’il fallait qu’on en cause, ce que la blogosphère s’est empressée de faire en une de ces traînées de poudre dont elle a secret, on aurait au moins le mérite d’alimenter l’étincelle qui, au moment où les curiosités sont tant sollicitées, nous fera faire le détour sur le stand Artya. Sur la photo en tous cas, la matière en question pétrifiée, étonne par sa texture et ses reliefs, ainsi que par la noblesse de ses teintes stratifiées. A quand une pub dans les toilettes des palaces, indiquant à ceux qui en ont marre de la m…. ambiante, qu’il existe une issue scathorlogèrement correcte, swiss made.

CP 3800, un calibre noir désir…

Issu des développements effectués pour la marque Cecil Purnell, sous la maîtrise de l’horloger Cédric Grandperret et par le team Magma –micro manufacture genevoise sise à Perly, le CP 3800 Tourbillon 1 minute –de la série des calibres Cecil Purnell CP 3000, dispose d’une esthétique désirable, avec ses finitions en nickel noir, son élégance ébène. Ebauche, garnitures, décolletages et usinages sont 100% swiss made et puisent dans les arts manufacturiers de Genève, Vaud et Jura. 187 composants composent ce mouvement disposant d’une cage prise entre deux ponts, de platines ajourées et d’un couple au-dessus de la moyenne, utile aux développements à venir. Destiné dans un premier temps aux encageages dans les modèles heures-minutes, puis dans le fameux régulateur cher à la marque Cecil Purnell, le CP 3800 affiche une réserve de marche de 60 h. Diamètre: 30,6 mm (13½ lignes), hauteur: 6,75 mm. Diamètre de sa cage tourbillon: 13,30 mm. De la belle horlogerie, comme on l’aime… Pour la toucher du doight, il faudra attendre le mois de janvier 2010, au GTE -Geneva Time Exhibition.