Salon EPHJ-EPMT-SMT, cap des 600 exposants franchi, liste mise en ligne

Ce 7 février 2012, la barre des 600 exposants vient d’être franchie. De véritables inscrits, ayant tous confirmé, comme en témoigne -et c’est inhabituel- la mise en ligne de la liste (Télécharger le communiqué). Le « marché a choisi« , pour reprendre une formule utilisée sur un ton de défiance par René Kamm, CEO de MCH Group, lors de la conférence de presse de lancement de Lausannetec. La question était de savoir si l’existence de deux salons se justifiait. Dans leur grande majorité, les acteurs de la sous-traitance horlogère et microtechnique ont donc choisi leur camp, devenu après 10 ans de hausse continue, la plus importante manifestation professionnelle de Suisse (du 5 au 8 juin 2012). Rappel des faits, le salon international EPHJ-EPMT-SMT, suite à la reprise de Lausanne Beaulieu par l’entreprise bâloise, avait été contraint au déménagement dans l’urgence. Ouf, Genève lui ouvrait grand ses bras, lui offrant ses suppléments de confort côté infrastructure et son gain d’internationalité bienvenu. MCH retirera-t-elle son alternative? Après tout ce ne serait que respecter la volonté d’exposants qui ont clairement manifesté leur désapprobation d’être pris en otage par deux manifestations.

Genève plus chère? Pas si sûr.

En général, quand on vient de Neuchâtel ou de Saint-Croix, pire si l’on descend de Bienne ou des contrées jurassiennes voire soleuroises, on reste convaincu que Genève est bien plus chère et bien plus loin que Lausanne. Pour les Alémaniques, c’est pire encore. Depuis Zurich, lorsqu’une expansion en terres romandes s’envisage, on choisira toujours une succursale à Lausanne. Car Genève, malgré son internationalité et son aéroport, n’est encore pour eux que synonyme d’une escapade annuelle au Salon de l’Auto… Donc, Genève Tourisme ferait bien à l’année d’axer des actions de communication en direction des acteurs économiques du reste de la Suisse. Leur expliquer qu’il faut au moins autant de poireautage pour effectuer, depuis la sortie Blécherette, le trajet jusqu’au Palais de Beaulieu, que d’aller se garer sous Palexpo, seule halle d’exposition au monde à disposer pour ses parkings de sa propre sortie autoroutière et d’une gare SBB quasi y attenante. Quant à la prétendue cherté de l’offre hôtelière, là encore certains à priori ont la vie dure. Car, avec sa France voisine et la multiplicité de sa concurrence, se loger du côté de Genève reste souvent plus accessible, selon la catégorie hôtelière choisie. A l’heure où le salon EPHJ-EPMT-SMT, débarque à Palexpo (du 5 au 8 juin 2012), accueilli à bras ouvert en raison de ses plus de 600 exposants et de ses presque 13′000 visiteurs attendus, Genève Tourisme devrait profiter de mettre le paquet… Et éradiquer une bonne fois pour toute ce genre de préjugés.

Colard André, connaisseur du tissu horloger

Fournisseur horloger, Initiateur et co-fondateur du salon international EPHJ-EPMT (plus de 500 entreprises à Lausanne Beaulieu), André Colard fait toute sa carrière dans la sous-traitance horlogère et encore aujourd’hui demeure un consultant horloger actif, grand connaisseur de la branche et des acteurs qui la font. En 2002 il crée, avec Olivier Saenger, le premier salon exclusivement dédié aux entreprises qui, souvent dans l’ombre, travaillent pour les marques horlogères. EPHJ, Environnement Professionnel Horlogerie et Joaillerie est le seul salon horloger où les marques sont interdites. Par contre, on y trouve tout ce qui fait une marque, en amont comme en aval, du fournisseur en matériaux en passant par le prestataire de service après-vente. Puis, c’est l’EPMT qui voit le jour, dédié aux microtechnologies. Les deux secteurs représentent plus de 500 sociétés. Prochaines dates à Lausanne Beaulieu, des 8 au 11 juin 2010.

Colard André, EPHJ

André Colard est l’initiateur de l’EPHJ, le salon de l’Environnement Professionnelle Horlogerie et Joaillerie qui s’adresse à l’univers des fournisseurs. Associé à Olivier Saenger (milieux financiers), il choisit Beaulieu à Lausanne. Son parcours personnel ? Employé de Stern (Genève), entreprise de Cadrans qu’il sauvera de la faillite. C’est d’ailleurs parce qu’il constate qu’une quinzaine de déplacements à la Foire de Bâle n’ont pas généré de ventes qu’il est convaincu que les fournisseurs et les entreprises de la sous-traitance horlogère méritent leur salon. Prochaine édition : du 5 au 8 juin 2007.