Julianne Moore, nouvelle égérie Bvlgari

Dès février 2010, Excentric Charisma, la nouvelle campagne de Bvlgari, aura les traits de l’actrice 4 fois oscarisée Julianne Moore. Du haut de ses 48 films, cette celebrity s’est prêtée à Beverly Hills au jeu des objectifs de Mert Alas et de Marcus Piggot pour incarner l’élégance intemporelle, le charisme raffiné zesté de mystère et d’inaccessible. Avec à son bras un sac Chandra (qui signifie lune en sanscrit) couleur brun châtaigne et bleu de prusse, la vedette conjuguera, parfois un rien impudique, le port de quelques pièces d’anthologie, une montre évidemment, mais également des fragments de haute joaillerie saupoudrés d’émeraudes imposantes et de diamants taille baguette. A guetter, les pré-coulisses de cette campagne… Quand au making of, il circule déjà sur YouTube, façon teasing et amuse regard…

Denis Hayoun, photographe auteur récompensé

Le Grand Prix Romand de la Création est une sorte d’auto-congratulation suisse francophone de la branche publicitaire et du petit monde des agences de publicité romandes. Ce qui ne l’empêche de fêter sa sixième édition, et de récompenser, le 28 mai dernier, un artiste photographe à qui l’horlogerie doit quelques superbes mises en scène d’auteur. Contrairement à d’autres tentatives infructueuses de placer un produit horloger dans un environnement émotionnel, les travaux de cet artiste ont quelque chose de plus horloger. Ils conservent à l’objet horloger, la montre photographiée, sa charge émotionnelle intrinsèque. Car ceux qui ne comprennent rien à la montre, bien qu’ils fussent artistes de la pub ou cabotins prisés de la comm’, tentent désespérément d’intégrer le garde-temps dans un contexte d’émotion (et donc d’appliquer leurs recettes valables pour d’autres branches), au lieu de partir de l’objet lui-même pour amplifier l’émotion qui s’en dégage. Ainsi, les visuels publicitaires des marques Marvin et, plus récemment celles de Romain Jerome, sont innovants et justes. A coup sûr, l’homme aime les montres. Quoiqu’il en soit, c’est un des rares fils de pub à les avoir comprises… Enfin, il démontre qu’on ne doit plus se satisfaire ad eternam de la nudité prônée par ces pubs horlogères qui placent l’objet au centre, sans autre forme de procès. Quelle que soit sa capacité émotionnelle propre. A 41 ans, l’homme, déjà bardé de récompenses, officie depuis son studio nommé Diode et n’a rien perdu de sa verve.