Or propre? Le prochain combat…

Esprits mesquins, n’y voyez pas un opportunisme primaire. Il se peut que la question soit sincère, qu’elle taraude quelques grands acteurs du luxe, quelques pionniers qui feront avancer les choses. Après la quasi adoption du Processus de Kimberley, dont l’opinion publique eut vent grâce à Blood Diamond, un film holywoodien inspiré par le journaliste anglais  d’origine Sierra Leonaise Sorious Samoura (BBC), la prochaine campagne éthique s’organise autour du slogan « No Dirty Gold » (sus à l’or sale). Pour chapeauter l’idée lancée par des organisations non gouvernementales, le RJC -Responsible Jewellery Council s’est créé. Au départ, en 2004, 14 membres dont Cartier ou Tiffany, en 2009, 150 membres. Rejointe par d’autres grandes des groupes Richemont ou LVMH, Jaeger LeCoultre, Chanel, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpel par exemples, cette nouvelle instance s’intéressent également à la provenance des pierres précieuses. Cartier dispose même de sa Directrice « Corporate Responsability« , Pamela Caillens. Elle était au SIHH, en compagnie de Daniela Colaiacovo, co-propriétaire de Goldlake Investments Ltd, une société financière responsable qui possède Eurocantera, une mine d’or non moins responsable au Honduras. Assheton Stewart Carter, Vice Président de l’ONG Pact, en charge du Corporate Community Engagement, était également du voyage. Bien que ne représentant selon le journaliste spécialisé Christophe Roulet que 0,3% des volumes mondiaux de l’or utilisé en joaillerie, la marque Cartier s’est engagée à acheter toute la production de Eurocantera et a pris une option sur le surplus éventuel. Peu à peu, cet or à votre cou, votre doigt ou votre poignet, tantôt représentant un morceau des insécurités de la planète tantôt un moment censé rester inoubliable, sera propre. Après tout, le poids du client final fera la différence, croyons-le, ayons un peu la foi. Espérons qu’il fera pression pour que le bijou offert, gage d’un sentiment merveilleux, ne soit pas entaché par une manipulation antérieure, comme celle d’enfants exploités au fond d’une mine…. Propre sur le plan environnemental, certes, mais aussi sur le plan moral.

Tchouhadjian, Kevork, horloger impérial

Le père du célèbre compositeur Dikran Tchouhadjian, Kevork Tchouhadjian était horloger. Il exerçait dans la cour impériale du sultan Abd ul-Mejid durant les années 1860 et c’est son fils qui fonda le premièr Opéra dans l’empire ottoman. La tradition commerçante des bijoutiers arméniens, connue des siècles durant et relatée par Evlya Çelebi (1611-1682), célèbre voyageur de l’Empire Ottoman, faisaient de Constantinople, de Van et de Garin d’importants centres joaillers.  A partir du 18ème et 19ème siècle, les Arméniens dominent la classe des bijoutiers à Constantinople. Dans un édit publié en 1806 par le sultan [Selim III], sur les dix-sept meilleurs bijoutiers recensés un seul est grec, tous les autres sont arméniens. La qualité du travail produit par les bijoutiers et les orfèvres arméniens surpassait celle de leurs homologues européens. Les orfèvres arméniens se révélèrent aussi des artisans accomplis, lorsqu’ils se mirent à travailler les pierres précieuses, en particulier les diamants. Polisseurs, tailleurs et sertisseurs arméniens de diamants rivalisaient d’excellence avec leurs homologues de Hollande, Belgique et France.


(c)Mataf.net Trading Forex and Convertisseur monnaie