Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Excellence horlogère selon Patek Philippe

Le samedi 28 mai 2011.  Remise au Musée Patek Philippe à Genève du prix dédié à l’excellence horlogère. Un concentré de relève assurée qui offre un magistral panorama didactique sur la fiabilité, la précision, les terminaisons manuelles et le réglage. A cette joute horlogère révélatrice de talents, baptisée Concours de Bienfacture et Précision Patek Philippe et comprenant un réglage dynamique sur le mouvement à remontage manuel Patek Philippe Calibre 215 (04), participèrent 18 élèves des six écoles d’horlogerie suisses. Avec en toile de fond le vœu pieux d’instaurer avec elles un partenariat durable. Premier prix, gagnant d’un kit d’outillage, d’une semaine de formation dans les ateliers de la Manufacture à Genève et d’une autre dans un centre de service client en Europe, Samuel Schmid du Zeitzentrum Uhrmacherschule de Granges. A sa suite, Guy Wagner 2ème prix (Ecole Technique de la Vallée de Joux), Mickael Boissenin 3ème et Jonathan Barbier 4ème prix (CIFOM, Ecole Technique du Locle) ainsi que Baptiste Adam 5ème prix (CEJEF, Ecole des Métiers Techniques de Porrentruy).

En 1856 chez Patek, déjà le quart de seconde…

La montre de poche N° 10 051 de 1856 est certainement l’un des plus anciens chronographes Patek Philippe. Avec sa grande trotteuse complétée par sa petite seconde foudroyante, elle permet de capturer déjà des intervalles de temps de l’ordre du quart de seconde. Hélas, cette historique ne possède pas encore de mécanisme de remise à zéro et c’est donc au moyen d’une clef séparée, avant chaque opération de chronométrage, qu’il convient de la régler sur la position de départ. Au nombre des complications maîtrisée par la marque, les chronographes représentent parmi les trésors les plus convoités par les collectionneurs, pour avoir été, peu après la date de fondation de Patek Philippe, le champ de développements continus. Certains, hors de prix, ne peuvent être observés qu’au travers de vitrines muséales, quand ils n’ont pas rejoint les arcanes opaques de quelque collection privée. L’histoire est en marche puisqu’en 2005, la marque présente à BaselWorld, le chronographe à rattrapante extra-plat référence 5959, doté du premier calibre chronographe 100% maison, développement et production s’entendent, le CHF 27-525 PS: un mouvement à rattrapante et à roues à colonnes le plus plat du monde avec son épaisseur de 5,25 mm.

Thomas Prescher, portrait

Accrochée aux bords du lac, à Twann entre Neuchâtel et Bienne, son enseigne ouverte en 2002 est une incontournable escale sur la route de l’horlogerie compliquée. Comme bon nombre d’horlogers débutant un jour leur éponyme aventure, Thomas Prescher se fait la main en restaurant des pièces anciennes, d’abord au sein de l’entreprise Gübelin à Lucerne où il s’essaie également sur la réalisation de pièces d’exception, des commandes spéciales. Encore aujourd’hui, nombre de trésors antiques et de pièces rares passent entre ses mains à Twann: des pièces d’Abraham-Louis Bréguet, de Thomas Earnshaw, de Girard-Perregaux, de Ferninand Adolf Lange, de John Arnold, de Patek Philippe, d’Urban Jürgensen, de LeRoy, de Thomas Mudge ou de Thomas Tompion. Puis il se fait notamment connaître par la ligne Tempusvivendi, ses premières créations inspirées d’une complication apparue au dix-huitième siècle, un double rétrograge, libérant sur le cadran, des espaces ouverts à l’expression de scènes gravées ou émaillées. Il rejoint en 2003 l’illustre AHCI – Académie Horlogère des Créateurs Indépendants et s’offre pour la première fois une percée revigorante à BaselWorld. C’est le coup d’envoi d’une carrière remarquée par les collectionneurs du monde entier, débutée au SAV d’Audemars Piguet en Allemagne, après une éphémère carrière dans la marine allemande. Pour parvenir à ce stade, il aura avalé et digéré un nombre incommensurable de données techniques, au fil de lectures volontaires: manuels techniques, livres horlogers et autres articles éclairés.

Biver, serial sniper du marketing, a encore frappé

Une image vaut 1000 mots, la formule est bien connue. Certains messages peuvent en contenir d’autres, si on décode un peu. Ainsi, sur l’une des photos accompagnant le communiqué de presse Hublot lié à l’illumination de la colonne de la Place Vendôme, le 3 décembre 2010, outre les flocons illuminés qui célèbrent l’ouverture de la boutique Hublot au 10 de la célèbre place, on peut remarquer, sur la droite, ce qui pourrait être un « oubli ». En effet, la devanture de la boutique Patek Philippe, particulièrement visible, profite aussi de l’illumination. Lisons entre les lignes et comprenons qu’une telle promiscuité véhicule un message plutôt positif pour la marque Hublot, en terme d’excellence d’emplacement. Ou d’excellence tout court? Bien vu, Jean-Claude Biver demeure un maître ès communication, même lorsqu’il n’est pas sur les photos, ou qu’il est de dos… donnant le top à un système d’information associant l’ouverture boutiquière aux 200 ans de la colonne. Au nez à à la barbe de Béatrice de Plinval, Présidente du Comité Vendôme, Isabelle Lemesle, Présidente des Monuments Nationaux, Danièle Pourtoud, Adjointe au Maire de Paris chargée du patrimoine, et Jean-François Legaret, Maire du 1er arrondissement, entourant pour l’occasion l’horloge Hublot qui a donné le top.

Les complications avaient des noms féminins

Créées pour répondre à une attente de l’être humain face au temps, les complications sont, selon Estelle Fallet, Conservatrice du Musée d’Horlogerie de Genève,  aussi le fruit d’une attente féminine: «Raisons pratiques et recherche de la perfection, quête du savoir, univers magique, tout me semble étroitement lié à l’horloger Abraham-Louis Breguet qui, sur commande de Marie-Antoinette, exécute une montre incorporant tous les perfectionnements connus à l’époque. Il est choisi comme fournisseur, car il maîtrise le plus grand nombre des complications, dont le mouvement à remontage automatique (…) Il incarne à la fois le prestige de l’horloger et de sa destinataire!» A noter que les garde-temps les plus compliqués de l’histoire portent des noms évocateurs…. féminins! L’Universelle (1970), La Royale (1873), La Merveilleuse (1878) et, plus près de nous en 2000, la Star Caliber de Patek Philippe. Estelle Fallet relève: «Les complications sont le faire-valoir de la maîtrise et de l’excellence, elles distinguent l’horlogerie de haut de gamme.» Et d’ajouter: «Du point de vue sociologique –concept récent, elles touchent aux motivations de consommateurs modernes: disposer ainsi d’un objet rare, complexe et mystérieux…»

Nouveau blog pour les fans de Rolex, by Mondani

2 juillet 2010. La maison d’édition Guido Mondani, créée en 1979, lance « Mondaniblog« , un blog référence sur la marque à la couronne, à suivre sur Twitter ou Facebook. L’occasion, sous le slogan « Time For Luxury » de rendre plus immédiates les informations dont une telle société peut disposer. Rappelons qu’en 2006, Guido Mondani, qui est également un invétéré collectionneur de Rolex, avait pourvu les 309 lots d’une exceptionnelle vente aux enchères. Saluons d’ailleurs, au nombre des auteurs et fondateurs, outre la présence de Giorgia et Franca Mondani, celle d’Osvaldo Patrizzi (Patrizzi & Co Auctionneers) et de Lele Ravagnani, co-auteur avec Guido d’ouvrages phares sur la marque. Possibilité de télécharger l’application iPhone « 100 Years of Rolex« . Mais que les férus de Patek Philippe ne se lamentent pas: l’éditeur leur livrera prochainement la nouvelle édition du livre en 3 volumes et 500 pages illustrées « Collecting Nautilus and Patek Philippe – Modern and Vintage Wristwatches » regorgeant d’images et de spécifications sur environ 2000 montres bracelet.

Christie’s, vente à New-York en juin 2010.

16 juin 2010. Une fois de plus, la marque Patek Philippe s’apprête à dominer la vente aux enchères qui aura lieu à New York à la Galerie « Christie’s » du Rockefeller Center. Précédée le 15 par une vente de bijoux, cette messe à l’encan (catalogue complet, sur simple click) regorge de lots rares, dont 31 sont extraits de la collection Leo, ou des fonds de tiroirs de quelque celebrity, telles Gene Autry (Patek Philippe), Howard Hughes ou Roy Rogers (Rolex)… Principalement des montres bracelets, mais aussi quelques « de poche » dont ce calendrier perpétuel et phases de lune, sans clef, servi en montre de poche: une Patek Philippe bien sûr, en or jaune 18cts, datant de 1915, devrait s’envoler au-delà des 120′000 dollars. A noter également, deux toutes récentes montres bracelet, la Jaeger LeCoultre (gyro tourbillon reverso de 2009) et l’Audemars Piguet référence 25958 fabriquée en 2002. Toujours dans la catégorie des actualités n’ayant pas eu le temps d’être patinées par le temps, une Ulysse Nardin et une Parmigiani Fleurier squelette (modèle N° 10855) en or blanc. Bizarreries de l’époque, le neuf côtoie l’antique… ce à quoi François-Paul Journe nous avait habitué. Toutefois, il y aura aussi Chopard, Panerai, Corum, Breitling, Piaget, Harry Winston, Blancpain, IWC, Breguet, Roger Dubuis, Girard-Perregaux, Omega, et même de Grisogono, Bertolucci ou Hublot.

René Bannwart tire sa révérence. Respect…

18 janvier 2010. Le père de tous les designers horlogers vient de s’éteindre. 95 ans, à la maison, juste après avoir indiqué à ses proches « Je ne me sens pas très bien« . Une mort discrète, dans l’intimité et la chaleur familiales. Naissance à Zurich, enfance à Bâle, il entre en horlogerie via Patek Philippe (1933) puis Omega, sept années plus tard. Il y est le père de l’un des modèles les plus mythiques de l’horlogerie contemporaine, la Constellation. Le design horloger lui doit la fière chandelle d’en avoir été le précurseur, à l’heure où ce métier n’avait aucune nécessité d’être sous les projecteurs. En effet, chez Omega, il crée son premier département création. Fort du soutien de son oncle Gaston Ries, il fonde Corum, sa propre enseigne, en 1955. Prince de l’épure la plus magistrale, son modèle « sans heures » est un succès: il a réduit la lecture horaire à sa plus simple expression, la position des aiguilles sur un cadran vierge d’index. Puis, le modèle Romvlvs s’impose -encore une collection phare de la marque aujourd’hui, avec ses caractéristiques chiffres romains gravés à fleur de lunette. Suivront de nombreuses traces marquantes jusqu’aux mythiques collections Golden Bridge ou Admiral’s Cup. Rarement homme avait été à ce point respecté par ses pairs, unanimement gagnés par ses qualités humaines et sa valeur d’esthète humaniste. Il s’est éteint entouré des siens, à la maison, le jour de l’ouverture des célébrations de la haute-horlogerie à Genève (SIHH 2010). A son fils Jean-René Bannwart -Président du MIH, ainsi qu’au reste de la famille, toute l’équipe du bloghorloger présente ses plus sincères condoléances. Lire l’avis de décès. Honorer sa mémoire? Pensez à la Croix-Rouge CCP 23-1121-4 (mention René Bannwart). L’horlogerie suisse toute entière, les designers en tête, se doit de lui dédier une longue minute de silence…

Cecil Purnell, au GTE en janvier 2009.

Depuis que à Alle (dans le Jura), l’Horlogerie Alaine a été vendue à Patek Philippe, l’opérationnel de Cecil Purnell, la seule marque suisse de haute horlogerie à ne produire que des Tourbillons, s’est retrouvé appauvri d’un de ses éléments. L’horloger Marcel Lachat -par ailleurs propriétaire de la marque Jura Watch, s’est vu contraint de se concentrer sur l’agrandissement de sa fabrique de Alle, qui passe d’une capacité d’une vingtaine de places de travail à environ 50 d’ici fin 2010. Il n’empêche. L’arrivée -cette fois certaine, d’un splendide calibre tourbillon maison, tout de noir nickelé, développé par l’horloger Cédric Grandperret (alias le team de la micro-manufacture Magma Concept), marque le retour d’une marque confidentielle, qui dispose de réservoirs d’aficionados en Malaisie (où l’actionnaire principal Jonathan Purnell passe une bonne partie de son temps), en Ukraine, en Russie, à Hong Kong et encore aux USA.  Créée en hommage à un être cher dont elle a pris le nom, la marque, dont le troisième associé est Stéphane Valsamidès, se détache donc de ses jurassiennes origines pour s’installer là où d’autres excellences résident, notamment du côté de Plan-Les-Watches Perly. Sportifs et racés, ses garde-temps, dont le modèle Hambergé conjugue quelques complications boîtières,  sont également prisés en versions serties, personnalisables et en séries limitées. A découvrir en janvier au GTE -Geneva Time Exhibition.

Sotheby’s, joyaux, diamants et garde-temps

Le 17 novembre 2009, la vente aux enchères qui se déroulera dans les salons de l’Hôtel Beau-Rivage à Genève regroupe un cocktail explosif en matière de fièvre enchérisseuse. De rares diamants de couleurs, dont le plus gros diamant « Fancy Vivid Green » jamais livrés aux marteaux de l’encan, des joyaux à haute valeur historique, ajoutés et un lot de garde-temps digne de titiller les bourses les mieux garnies. La « Montres de Negus », celle offre par l’Empereur Menelik II pour célébrer le premier chemin de fer reliant Djibouti à Addis Abeba (estimation CHF 30-50′000.00), la montre « de la Croix-Rouge », commande particulière de Mr. H.P. Davison, Président de la Croix-Rouge américaine pendant la 1ère guerre mondiale (estimation CHF 80-120′000.00), ainsi que trois Patek Philippe compliquées (estimation 300-400′000.00 chacune). S’y glisseront deux Vacheron Constantin ainsi que deux collections de montres de poche émaillées, aux décors inspirés de Watteau, Boucher, Fragonard et Teniers. Conférence de presse à Genève le 11 novembre 2009, en présence de David Bennett et de Geoffroy Ader.

Barbasini Enrico, voir BNB « fournisseurs »

BNB, initiales compliquées. Derrières ces lettres se cachent Enrico Barbasini, Michel Navas, Mathias Buttet, horlogers spécialisés en grandes complications. Des doigts d’or reconnus par la profession, animé de passion pour l’innovation et la précision. Leurs collaborations actuelles et passées : Gérald Charles, Patek Philippe, Franck Müller, Vacheron Constantin et Audemars Piguet, pour n’en citer que quelques unes.