Denis Asch et les GMT.

Dans l’été léthargique, une affaire de fuseaux horaires capte l’attention du bloghorloger.ch (sortant de sa propre léthargie vacancière). La newsletter d’août de l’Heure Asch met en scène Denis Asch, interviewé par Jean-Philippe Tarot, le bloggeur de Montres-de-luxe.com. Première question, que signifient les trois lettres GMT? Greenwich Mean Time ou « L’heure moyenne de Greenwich« . Il s’agit du temps solaire moyen mesuré à l’Observatoire Royal de Greenwich, dans l’agglomération londonienne où se trouve la référence du méridien d’origine des longitudes. Pendant une grande partie du 20ème siècle, le temps GMT était utilisé comme référence internationale. Jusqu’à ce qu’en 1972, il soit remplacé par le temps universel coordonné (UTC). Avant 1900, l’Europe connaissait à elle seule une trentaine d’heures locales… Ça nous ramène inévitablement à l’histoire de ce menuisier devenu horloger, John Harrison, inventeur d’une horloge suffisamment précise, le premier chronomètre de marine, pour qu’elle puisse déterminer, une fois à bord d’un navire en pleine mer, la longitude. Lire le livre du même titre, fascinant récit de Dava Sobel.

Georges Graham, noir c’est noir.

Parcourant toujours avec autant de force revendicative le filon de ses modèles à haute montée d’adrénaline, la marque Graham enrichit sa ligne Tourbillograph Trackmaster d’une virile déclinaison, trempée dans l’esprit all black. Habité par les 403 composants de son calibre G1781, dont 48 pour le tourbillon, ce chronographe automatique RAC (Roue à Colonne) 28′000 alt/h, affiche son compteur des 12 heures à 6h et sa comptabilité des 30 mn à 3h. Décentré bien qu’intimement imbriqué dans le reste du mouvement, son mécanisme tourbillon une minute résiste vigoureusement aux chocs. Sophistiquée, cette sportive destinée à rythmer la course des assoiffés d’exclusif, se préfère en robe caoutchoutée noire, boucle céramique… Eric Loth, via The British Master, une société helvético-britannique fondée en 1995 à La Chaux-de-Fonds, n’en finit pas de rendre hommage à l’horloger anglais Georges Graham (1673-1751), baptisé le père du chronographe et membre du très sérieux Observatoire Royal de Greenwich.