Champs-Elysées, une marque horlogère suisse?

Nouvelle marque inscrite le 31 mai 2011 au Registre du Commerce de Neuchâtel (l’adresse web avait été achetée le 7 juillet 2010 par le Cabinet juridique Merlotti), Champs Elysées. Une société anonyme aux mains de Manuela Zaugg Rossi. Le link du site officiel, bien que non actif pour le moment, vient d’être rajouté au menu déroulant (colonne de droite, marques-groupes) du bloghorloger.ch

Quelle montre porte Lolita?

En couverture du dernier magazine LongLife, édité par Optimum Publishing SA alias David Lande (s’abonner), Lolita Morena porte une montre bien visible. De quelle marque et quel modèle? Merci aux internautes d’éclairer le bloghorloger.ch. A l’intérieur et pour la première fois, une page « montres », sous forme d’une sélection forever. Il s’agit d’une nouvelle collaboration de TàG Press +41, l’agence de presse indépendante, spécialisée en horlogerie. L’article est signé Joël A. Grandjean.

Voyeurisme manufacturier en boutons de manchette

OK, à y regarder de plus près, le mécanisme enrobé dans sa cage en verre, du saphir inrayable, n’est pas un vrai tourbillon. Qu’importe, il fait son effet lorsqu’il s’agrippe à une manche de chemise, engageant à votre place discussions et échanges sur fond de carbone, d’horlogerie ludique et de mécanismes à fleur de rouages. La nouvelle marque lifestyle TF Est. 1968 connaît avec ce produit une lancée en fanfare avec déjà presque 2′500 paires vendues (prix public environ CHF 390.00). Sous les initiales TF se cache un certain Freddy D. Tschumi, connu des marchés internationaux pour les avoir écumés sous plusieurs casquettes (de Grisogono, Raymond Weil, Franc Vila et surtout la flamboyante Icelink). Déjà, il décline la paire des débuts en plusieurs versions colorées, puis or massif et rubis, ou émeraude, ou diamant noir ou blanc… Les modèles précieux se démarquant des autres en offrant aussi une transparence latérale. La collectionnite guette puisqu’il s’apprête également à mettre dans les échoppes un stylo du genre et qu’un coffret écrin attise les convoitises. Incroyable comment cette marque, presque discrètement et même avant d’avoir son vrai site internet, a pu s’installer en si peu de temps sur tous les continents (exceptés l’Afrique), grâce à des distributeurs et aux magasins prestigieux qui lui ont fait confiance dès le départ. Du genre de ceux de la Rue du Rhône à Genève, de la Banhofstrasse à Zurich ou de William & Son à Londres. L’arrivée des montres, une collection T-Fun (automatique, chronographe) est annoncée pour BaselWorld. Bien vue, l’approche! Sans crier gare, on impose des accessoires qui rendent addict -et en plus qui se vendent bien chez les détaillants-, puis on débarque avec des montres particulièrement aguicheuses et d’excellente facture, là où le terrain est plutôt encombré.

Saskia Maaike Bouvier complications au féminin

La démarche de Saskia Maaike Bouvier, membre de l’AHCI, Académie horlogère des Créateurs indépendants des allures d’éclaircie. Car même si elle s’appuie sur le trend des grandes tailles qui habillent aussi si bien les dames, ses créations sont des complications nouvelles, spécifiquement créées pour des femmes. Cette horlogère conceptrice, formée à l’issue de son écolage horloger à quelques enseignes prestigieuses, se la joue solo dès l’âge de 30 ans, en 2004. Partant de l’idée que «la femme est naturellement influencée par la lune et sensible à ses changements» elle développe un calibre SmB 905 automatique capable de donner vie à sa collection 8 lunes, des montres dotées d’un affichage de l’éphéméride lunaire. «Chaque jour, la progression de la lune est clairement indiquée. A midi, la lune d’aujourd’hui, ensuite, celles à venir.» Surprise, dès que l’astre du jour décline, ces lunes s’allument et illuminent la nuit, transformant la course du temps en ballade sur firmament.

Timelab, trois missions chronométriques

Genève ne fait pas comme tout le monde, ça énerve parfois le reste de la Suisse. Pourtant, l’idée de regrouper sous le même toit institutionnel les prestigieuses appellations «COSC Chronomètre Certifié» et «Poinçon de Genève» est innovante. En dotant TIMELAB du statut de Fondation de Droit Privé, l’Etat genevois s’ébroue intelligemment d’éventuelles lourdeurs fonctionnelles et, tout en la maintenant dans le champ de sa législation, lui insuffle une dynamique de gestion d’entreprise privée.  Preuve en est le troisième secteur d’activité de TIMELAB, la métrologie et son laboratoire, qui, au travers de fédérations sportives internationales en quête d’homologation de leurs matériels de chronométrage sportif, vient de lui procurer une saine visibilité ainsi qu’une perspective de complément de ressources. Directeur Patrick Jaton.

Porrentruy, journée portes-ouvertes et inauguration de nouveaux locaux.

Coup double! 10 ans d’existence à fêter et de nouveaux locaux abritant des trésors horlogers. La Fondation Horlogère de Porrentruy invite la presse puis le public, le 20 mai 2011 prochain de 15h à 18h puis, pour visiter l’Espace Auguste Viatte, au 9, de la rue Pierre-Péquignet à Porrentruy. Evidemment, le verre de l’amitié (19h) et la présence des officiels du cru (dès 18h15) rondement dirigés par le Président de la Fondation, Jean-Jacques Borgeaud, dès 18h15, la partie officielle. Pour l’Histoire, Auguste Viatte (1901-1993) était un homme de lettre canadien franco-suisse, né à Porrentruy, résistant notoire depuis le Canada durant la dernière guerre. Un érudit, en somme, pétrie de culture créole et ardent défenseur de la francophonie.

Max et la grenouille, un conte en 18 strophes

Minuscule grenouille la plus rare de la création, l’Isthmohyla rivularis vit dans les forêts tropicales du Costa Rica. Majuscule déclinaison bratracienne de la marque MB & F, la Frog Zr est une espèce en voie d’acquisition, puisque ses 18 spécimens n’habiteront que les étals des détaillants partenaires de Maximilian Büsser: Los Angeles, Greenwich, Mexico City, Paris, Londres, Interlaken, Kiev, Singapour, Kuala Lumpur, Bangkok, Taichung et Macao et… nouvel arrivé, le détaillant Hossli Jewelers du Costa Rica. Au fait, Zr est le symbole chimique du zirconium, un métal de transition proche du titane en plus maousse costaud puisqu’il s’apparente aux pales des moteurs à réaction, particulièrement exposées aux températures et tensions extrêmes.

Endless, index détraqués.

Endless sera-t-elle un jour une montre? C’est déjà l’œuvre éclairée, voire prémonitoire de Costa Edir, jeune élève bijoutier au Centre de Formation professionnelle d’Arts Appliqués à Genève. Il participait au concours «Time Dress Code» lancé par l’horloger indépendant Antoine Preziuso et sa fille Laura. Chaque élève se devait d’habiller en quelques semaines une véritable boîte de montre. Costa Edir, premier prix, a réinterprété la crise financière qui battait alors son plein, organisant dès 17h une dégringolade de chiffres en entrelacs subtils, tandis que, aux heures sérieuses et indiquées, des aiguilles cachées par un cadran gris argenté effectuent leur course en toute discrétion. L’horloger des complications, qui tenait salon en janvier et lançait son tout nouveau modèle, ne sait pas encore s’il en fera une montre, mais reste bluffé par la fraîcheur talentueuse des 9 élèves participants.

Ressence, cadran en pleine tournante

Tandis que la Belgique se cherche encore un gouvernement, le temps de cette pièce Type 1001 de la marque anversoise Ressence –contraction de Renaissance de l’Essentiel, fait sa révolution autour du cadran, ce qui est totalement novateur et particulièrement complexe à réaliser. En d’autres termes, chacun des trois compteurs tourne sur lui-même, comme calé sur la course d’une aiguille dessinée à même le fond anthracite d’un cadran principal lui-même tournant. Absence d’aiguille, effets d’optique rafraîchissants, cette nouvelle venue découverte au salon horloger Geneva Time Exhibition en Janvier est lancée par Benoît Mintiens, un designer industriel belge. Mieux vaut le voir fonctionner, c’est même sur Youtube.

Banque & Finance, page horlogerie

Changement du côté du magazine Banque & Finance de Promoedition. Une page horlogerie, dédiée aux complications et aux garde-temps susceptibles d’afficher quelque affinité pour le monde de la finance et ses acteurs, fait partie de la nouvelle formule lancée lors de la sortie du numéro 107. Un mandat confié par le nouveau rédacteur en chef, le journaliste économique Didier Planche, à TàG Press +41, agence de presse spécialisée horlogerie, fondée par Joël A. Grandjean, par ailleurs responsable éditorial du bloghorloger.ch. S’abonner. Sous la bannière valeurs refuges, les marques Corum, Vacheron Constantin et Armin Strom ont bénéficié de cette première…

Blacksand, le logo visible par un souffle de buée

Parmi les subtiles attentions réservées à Uniformity, le modèle lancé à BaselWorld, il en est une qui met en lumière la touche Alain Mouawad: le logo invisible inséré dans la glace saphir, qui apparaît en filigrane lorsque l’on dépose sur la glace, en soufflant, un nuage de buée. Il y a plus de dix ans, ce discret détail était déjà une des marques de fabrique de Robergé, cette fois réservée au saphir frontal.

Pilo & Co Genève, les armoiries du 10ème

Des armoiries pour célébrer sa première décennie! Amarildo Pilo fête les dix ans de sa marque Pilo & Co Genève. Un parcours parsemé de 11 collections, dont la dernière Corleone, se démarquant du paysage horloger commun par un sens du design actuel et séducteur ainsi que par une accessibilité revendiquée. Car ses modèles oscillent entre CHF 200,00 et CHF 1′200,00, à l’exception évidemment des personnalisations orientées sertissage réalisées à la demande. Mister Pilo surnommé « nez design » par la presse spécialisée n’a pas dit son dernier mot. Autre détail anniversaire, à partir de 2011l, chaque couronne recevra, gravées sur sa surface, deux initiales « PW« , Pilo et Watches.

Histoire, Baume & Mercier rachète C.H. Meylan Watch

Juste après la seconde guerre mondiale, Baume & Mercier est dirigée par Marc Beuchat qui, malgré leur différence de caractère, s’appuie sur André Juillerat de La Chaux-de-Fonds, sur  son réseau de contacts et sa position de membre du bureau directeur de la Fédération horlogère suisse. De ce tandem, sous la présidence de Constantin de Gorski, naît le modèle « La Marquise » qui signe une renaissance exceptionnelle de la marque. Un modèle muni d’un bracelet rigide, dont les ressorts brevetés permettent d’encercler le poignet. Grâce à ce succès, Baume & Mercier dispose de moyens pour renforcer son appareil de production. Notamment, puisque la demande de ses chronographes demeure très élevée, en prenant une participation dans l’entreprise crée au Brassus en 1888 par Charles Henri Meylan. En 1947, cette participation sera majoritaire et C.H. Meylan Watch, fabrique de mouvements compliqués, renommée pour ses calibres extra-plats, ultra-plats et archi-plats, permet à la marque de renouer avec le passé manufacturier de son fondateur William Baume.

L’Upside Down Number One de Ludovic Ballouard

Mise en valeur du bon sens… Extrait d’un billet d’opinion signé Joël A. Grandjean, paru sous la chronique « Minute, précisions! » sur le site Horlogere-suisse.com: « Ses chiffres à l’envers ont l’utilité de permettre la mise en valeur du chiffre qui, à l’endroit, indique l’heure…» expliquait Ludovic Ballouard lors de son discours à la remise des prix Montres de l’Année du Magazine Montre Passion (Ringier). L’horloger transfuge de Journe, converti à son aventure éponyme, faisait allusion au cadran de sa première création, l’Upside Down Number One, habitée par un système de douze mécanismes complexes dissimulés sous une sobriété rare. Un concentré d’horlogerie compliquée et pure, doté d’une dimension poético-ludique: une seule aiguille pour indiquer les minutes puisque chaque chiffre des heures, positionné sur le cadran la tête en bas, se remet à l’endroit lorsque la course du temps arrive à son niveau. C’est par ce ‘retournement’ du chiffre, entièrement orchestré de manière mécanique et à partir de la même énergie que celle qui entraîne le mouvement, que les heures défilent, se repositionnant à l’envers lorsque leurs 60 minutes se sont écoulées et que l’heure d’après s’entame. Le mieux, c’est encore d’y jeter un œil. » Au-delà, de la prouesse technique, cette célébration du ‘bon sens’ se charge d’une dimension parabolistique: ceux qui sont restés droit sont mis en lumière par ceux qui font les choses de travers, louvoyant ou trichant avec les règles, privilégiant le profit maximal et, lorsque le ciel se couvre, n’hésitent pas à se laver les mains dans la sueur d’autrui. Participer au forum de Horlogerie-Suisse.com.

Baume & Mercier, la eSaga reprend…

Sous la bannière « Secrets d’une famille d’Horlogers« , la marque Baume & Mercier fait mousser la toile en embarquant pour une deuxième volée de courts et instructifs épisodes, postés simultanément chaque jour sur sa fanpage Facebook et sur son profil Twitter. Tous les soirs, à compter de ce soir 19h00 (heure suisse), une nouvelle page de son histoire s’écrira en direct, faisant la joie de ses 75′000 fans recensés. Eh oui, depuis l’année passée, grâce à cette opération eSaga, la marque dirigée par Alain Zimmermann a récolté, avec l’aide de l’agence Details.ch, les fruits de son intelligente utilisation des médias communautaires! Et le nombre des followers va croissant. Donc, dès ce mercredi 5 janvier jusqu’au dimanche 16, juste avant l’ouverture officielle à Genève du SIHH 2011, Salon International de la Haute Horlogerie, un épisode par jour… Restés connectés.

En 1856 chez Patek, déjà le quart de seconde…

La montre de poche N° 10 051 de 1856 est certainement l’un des plus anciens chronographes Patek Philippe. Avec sa grande trotteuse complétée par sa petite seconde foudroyante, elle permet de capturer déjà des intervalles de temps de l’ordre du quart de seconde. Hélas, cette historique ne possède pas encore de mécanisme de remise à zéro et c’est donc au moyen d’une clef séparée, avant chaque opération de chronométrage, qu’il convient de la régler sur la position de départ. Au nombre des complications maîtrisée par la marque, les chronographes représentent parmi les trésors les plus convoités par les collectionneurs, pour avoir été, peu après la date de fondation de Patek Philippe, le champ de développements continus. Certains, hors de prix, ne peuvent être observés qu’au travers de vitrines muséales, quand ils n’ont pas rejoint les arcanes opaques de quelque collection privée. L’histoire est en marche puisqu’en 2005, la marque présente à BaselWorld, le chronographe à rattrapante extra-plat référence 5959, doté du premier calibre chronographe 100% maison, développement et production s’entendent, le CHF 27-525 PS: un mouvement à rattrapante et à roues à colonnes le plus plat du monde avec son épaisseur de 5,25 mm.

Agenhor nouvelle fabrique: les «casquettes» et la pompe.

Longuement ruminée par le constructeur horloger Jean-Marc Wiederrecht, maître ès complications, l’idée est, selon lui, une question de bon sens: construire des dalles supérieures de plus grande taille que le bâtiment, comme des «casquettes», doit permettre qu’en hiver, lorsque l’astre du jour suit une courbe inclinée, le soleil pénètre par les surfaces vitrées, apportant sa contribution au chauffage intérieur. Ces mêmes dalles en été, lorsque la course solaire flirte avec la verticale, pourraient «briser les rayons», les empêchant de taper sur les façades. Jean-Marc Wiederrecht ne voulait pas la climatisation, il voulait pouvoir ouvrir les fenêtres, pour entendre l’eau couler –une marre a été installée, et les oiseaux chanter. Utopique? Grâce à son usine laboratoire Agenhor (Atelier Genevois d’Horlogerie), avec son écobilan positif et ses «charges négatives», il démontre que le respect  de l’environnement est un modèle économique viable. D’ailleurs, son bâtiment pourrait même lui rapporter de l’argent, puisque les SIG, fournisseur officiel genevois d’électricité, rachètent à bon prix, tout surplus d’énergie renouvelable produit par des particuliers…

La L08 de Armand Nicolet.

Les montres ont-elle une âme? C’est la question que pose la «L08», sur le mode de l’édition limitée en multiples de 150, de 50 pour une version sertie. Pour la boîte, ronde et classique, la noblesse d’un acier efficace cède parfois, pour la lunette, à l’or rose ou aux diamants. Le fameux «guilloché» du cadran en relief, devenu signe reconnaissable du style Armand Nicolet, s’entrouvre sur des détails triés d’un calibre vintage 18′000 alternances par heure, le AN0711A, concentré de nouvelles technologies saupoudrées des composants du calibre UT 600 de 1957, retrouvés dans les combles et les tiroirs de la maison originelle. Ce moteur à remontage manuel, dont il ne reste par définition qu’un nombre limité d’exemplaires, se distingue par son épaisseur réduite. Oh, pas celle d’une extra plate, mais déjà avec l’élégance des discrètes qui en jettent sans chercher à s’imposer. Tenu en laisse par un bracelet cuir de crocodile, le temps servi par cette réincarnation des valeurs originelles de l’horlogerie, se devait de s’entourer d’attentions subtiles : décorations «Côte de Genève», rhodium perlé, index appliqués à la main, étanchéité à 5 atmosphères et, une réserve de marche de 36 heures.

Triple Axis Tourbillon de Thomas Prescher.

S’inspirant, comme ses pairs Stephen Forsey et Robert Greubel, des travaux des Britanniques Anthony G. Randall et de Richard Good, Thomas Prescher appartient à cette nouvelle génération de doigts d’or qui s’amusent à taquiner l’impensable. Ainsi parvient-il à réaliser, dans une montre-bracelet, un exploit jugé jusque-là impossible: l’ajout à un mécanisme tourbillon d’un troisième axe, opérant une circonvolution une fois par heure, donnant un relief spatial à la vision fascinante de la marche de la montre. Le tourbillon semble suspendu dans l’air et ses ébats sont comme épargnés par les vicissitudes de l’apesanteur.  Lire l’article paru dans Heure Suisse n°107.

Robergé, flash back. Frédy Capt, horloger.

Robergé! Cette marque vous dit encore quelque chose? A se repencher sur son histoire récente, on réalise à quel point elle fut pionnière et avant-gardiste. Certes, elle existe encore, mais ne s’active plus aujourd’hui sur le positionnement de ses origines. Marque liée à la famille Mouawad, elle avait, le dédain du scepticisme passé, le parfum authentique d’une vraie marque d’horlogers. Alain Mouawad, le fils, dont le mensuel Bilan révèle sous la plume de Michel Jeannot qu’il se prépare avec Blacksand à revenir sur le terrain du branding horloger, y était pour beaucoup. On sait l’homme épris d’horlogerie, connaisseur et collectionneur. Outre une créativité pratique sur laquelle bloghorloger.ch reviendra au fil de quelques exemples concrets, la marque Robergé savait bien s’entourer. Par exemple Frédy Capt, son horloger rhabilleur, est aujourd’hui chez Breguet, depuis 18 ans.

Demi-fuseau horaire chez Blancpain

Décidément l’Inde est à l’honneur. Particularité familière à tous les voyageurs qui s’y rendent, le fuseau horaire local se compte en fractions de demi-heures. De quoi mettre KO toutes les GMT en circulation. Toutes, sauf la Villeret Demi-Fuseau de Blancpain, annoncée pour BaselWorld 2011. Grande simplicité d’utilisation grâce à un poussoir situé sur la tête de la couronne, permettant de corriger rapidement la date, l’heure du demi-fuseau, de demi-heure en demi-heure. Et si l’on décide de corriger l’heure de référence, celle du deuxième fuseau se fait automatiquement. Ça a l’air simple à dire, à utilisé, c’est toutefois l’expression d’une grande maîtrise ès complications horlogères. Habité par le calibre 5254DF -321 composants pour 72 heures de réserve de marche, développé par la Manufacture du Brassus, ce garde-temps est logé dans une boîte demi savonnette en or rouge. Une matière retrouvée sur des index posés à même un cadran opalin, subtilement guilloché.

Erotisme, quand tu nous tiens… Chinoiseries!

L’article paru dans GHI (Genève Home Information, Charles-André Aymon, Rédacteur en Chef) prolonge l’affaire des « Montres érotiques Chinoises » offertes aux jurés du Grand Prix d’Horlogerie de Genève. Une info révélée par businessmontres.com qui en appelle au retour des fondateurs du Grand-Prix sous la formule « Reviens Jean-Claude…. » Or, il se trouve que justement, c’est le Jean-Claude en question, co-fondateur du concours , qui a fait fabriquer ces montres érotiques en Chine. Ça se voulait être un gag… Le vrai gag se trouve dans l’annuaire des propriétaires d’adresses internet. Edipresse, à qui appartient le Grand Prix d’Horlogerie de Genève, serait-il le répondant téléphonique de Topsuisse.com, un site internet orienté érotisme et sexe (s’il l’on choisit l’index « détente »), dont le même Jean-Claude serait à l’origine? En effet, le numéro de téléphone indiqué pour « L’annuaire de tous vos loisirs » est une ligne interne de La Tribune de Genève! Certainement un oubli…

Espace VIP à Genève, chez Jaeger. Rappels historiques

Au 2 Rue du Rhône à Genève, dans la boutique encore recouverte des traces de travaux alentours -décidément Genève n’en finit pas de ses travaux qui n’en finissent jamais, Jaeger LeCoultre s’offre un espace VIP, en sous-sol, à l’abri des regards passants. Là où pourront s’expliquer, sous l’oeil expert d’un horloger maison, les complications les plus étonnantes de la marque. Des modèles qui s’engagent, selon Jérôme Lambert, à être présents au moins en un exemplaire chacun en ce réceptacle à grands clients un peu particulier. L’occasion d’un flash back sur les liens passés entre La Manufacture et Genève. On apprend qu’en 1559, Pierre LeCoultre, réfugié huguenot, premier de la lignée à se poser en Suisse, négocie son lopin de terre à la Vallée dans la cité de Calvin. Lopin sur lequel il bâtira 10 générations autour de son premier atelier d’horloger. Puis, quelques printemps dynastiques plus tard, c’est Antoine LeCoultre qui, amenant à Genève en 1853 les fabrications réalisées durant la période hivernale, décide de se poser au 2… rue du Mont-Blanc. Il y ouvre un atelier pour terminer les ébauches destinées au marché US. Souvenirs… Avant que les rachats ne sévissent et ne répartissent plus sévèrement les délimitations, Jaeger LeCoultre était vendue à quelques pas de là, dans la boutique Vacheron Constantin située en l’Ile. Eh oui, c’était le temps des amitiés corporatistes..

L’aventure VicenTerra commence… La GMT-3 bientôt aux poignets

La ténacité paie! Pour la plus grande joie des souscripteurs, VicenTerra peut démarrer la production de ses garde-temps exceptionnels, grâce à la pré-vente d’une septantaine de pièces sur les 100 envisagées. Il reste donc encore une trentaine de places à prendre (télécharger le bulletin de commande). Vendre en souscription des modèles dotés de complications inédites, d’une valeur qui s’apparente plus au prix « usine » qu’au prix « vitrine, c’est donc désormais possible. Et quand le constructeur qui s’embarque dans pareille aventure, Vincent Plomb, est capable d’arborer à son poignet un modèle encore plus évolué que celui qu’il lance, qu’il se déplace aux quatre coins de la planète des collectionneurs avertis, l’aventure séduit et les médias tentent de l’amplifier, chacun selon ses moyens. Le 4 septembre dernier, il manquait une dizaine de pièces à l’appel, puis 7, puis… Aujourd’hui, le quota minimum est atteint, la production peut démarrer. Bravo Vincent, homme à soulever les montagnes! Naissance prometteuse d’une marque? En tous les cas, bientôt aux poignets de quelques privilégiés, une GMT-3 gorgée de planétaires et sphériques complications. Voir le film.

Faillite de Volna, le communiqué officiel

Faisant certainement suite à la publication dans notre média de la news « Volna, c’est fini« , Michael Blaye, Président du conseil des actionnaires, vient de publier un communiqué officiel.

Volna, c’est fini.

Selon nos informations, Volna dépose le bilan. L’aventure horlogère de cette anticonformiste, un tantinet décalée, avait commencé en 2006 sur le mode de l’alliage entre horlogerie suisse contemporaine et héritage soviétique. Durant BaselWorld 2010, la marque vivait un sursaut remarqué, grâce à Volnatomic, une nouvelle collection imaginée par le radioactif Yvan Arpa. Un bref retour de flamme qui n’aura pas suffi, malgré son buzz médiatique. Que s’est-il donc passé? La décision de jeter l’éponge, rendue publique à grands regrets par le nouveau Président Michael Blaye, était inéluctable. Ce d’autant que, depuis juillet 2009, l’implication financière de la compagnie singapourienne AG Asia Investments Ltd aura été significative. De plus, en raison d’une dette résiduelle trop importante due au précédent management, la chasse de Michael Blaye aux nouveaux investisseurs n’aura pas porté de fruits. Trop tard! La fermeture de Volna a donc été décidée unanimement par ses actionnaires, à l’issue de leur Assemblée générale annuelle du 30 juin 2010. Elle n’est donc pas l’expression de la seule  volonté de Michael Blaye qui représente l’actionnaire minoritaire AG Asia Investment Ltd. Elle ne serait pas non plus une question d’argent, mais plutôt d’insatisfaction récurrente face à une production horlogère et à un système de management qui n’aurait pas pris la voie de l’excellence espérée. Aujourd’hui, le Président reste convaincu que, au moment de l’apport de capitaux, le tableau présenté aurait été passablement embelli -c’est de bonne guerre, et que même avec quelques ‘rallonges’ supplémentaires, rien n’aurait permis d’effacer le mauvais pli. C’est donc au nom de sa passion pour l’horlogerie et l’ingénierie suisse que le Belge Michael Blaye s’interdit toute compromission. Une réalité fatale à Volna.

Rappel. En juillet 2009, l’arrivée de AG Asia Investment Ltd dans Volna fait passer le capital-action de CHF 460′600.00 à CHF 2′500′000.00. Sébastien Botinelli est alors nommé Président, deux des trois fondateurs, François Candolfi et Marc Calmonte, sont écartés. Juste après BaselWorld 2010, c’est au tour de Sébastien Botinelli de voir sa signature présidentielle et ses pouvoirs radiés. Depuis cette date, Michael Blaye est nommé président, avec signature individuelle et mission de réorganisation.

Salles blanches, image stérile

Le dernier billet « Minute, Précisions! » paru sur horlogerie-suisse.com lance le débat sur l’utilité des salles blanches dans les fabriques d’horlogerie. De grands maîtres en complications, tel Jean-Marc Wiederrecht d’Agenhor, s’interrogent sur leur nécessité et surtout sur le tort qu’elles pourraient faire en terme d’image. Tandis que sur le forum du site, les avis fusent, parfois en délicieux affrontements zestés d’humour et d’absence de prise de tête, il convient d’avouer que la toque façon cuistot, posée sur la tête d’un ouvrier en blouse blanche, s’apparente plus facilement à l’image d’un fabricant japonnais de composants en microélectroniques qu’à des horlogers pratiquant un métier de chair et de sang.  Des doigts d’or dont on vante, en langage marketing et publicitaire, les dimensions manuelles et le hand made. Grande question existentielle? Comment faisaient-ils les maîtres d’antan? Auraient-ils un jour imaginé que l’ère du zéro poussière renie à ce point leurs terrestres interventions dont on s’inspire encore aujourd’hui pour conférer à leurs montres une valeur ajoutée…?

Chronomètre certifié, les faiblesses…

Le mot chronomètre mériterait de faire l’objet d’une véritable campagne de communication, de la part des instances corporatistes horlogères et des marques. Et d’être ainsi renforcé. Car on obtient ce gage de précision, apposé comme valeur ajoutée sur le cadran d’un garde-temps,  après avoir soumis son mouvement à des tests. Et ce sont des organismes tels que le COSC (Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres) ou Timelab (nouvelle fondation créée à Genève), qui décernent les fameux certificats de marche débouchant sur l’attestation suprême de la mention « chronomètre ». Seulement voilà, c’est seulement le mouvement qui est soumis aux tests composés d’observations en cinq positions. Pas la montre finie. Quand on sait le parcours que peut emprunter un mouvement agréé, entre sa sortie des tests et son emboîtage, il serait utile d’envisager une seconde phase de tests qui, si elle existe déjà au sein de scrupuleuses enseignes, reste aujourd’hui à bien plaire et non-obligatoire pour l’obtention de la mention. Autre faiblesse du système, dans le cas d’une marque qui disposerait de volumes et de moyens conséquents, c’est qu’elle peut acheter  des lots en vrac, auprès d’une fabrique fiable de mouvements, misant sur le fait qu’une proportion raisonnable de mouvements obtiendra la mention « chronomètre » et que les autres rejoindront d’autres collections. Sachant que ça coûte environ CHF 15.00 par mouvement testé, le coup est jouable et économiquement défendable. Hélas, c’est très dévalorisant pour le terme qui pourrait, s’il faisait l’objet d’un renforcement communicationnel chez le consommateur, devenir une véritable plus-value. Et redevenir synonyme d’attentions prodiguées par la main habile et expérimentée d’un régleur. Lire le billet horloger « Minute, Précisions! » écrit par Joël A. Grandjean pour le site horlogerie-suisse.com. Télécharger cet article en pdf sur le site de l’agence de presse TàG Press +41.

Déjà en 1949, Hamilton: expliquer la montre simplement.

D’accord, c’est un peu long! Nos moeurs d’utilisation des formats video qui circulent sur internet, via les Dailymotion ou les YouTube, ne sont pas enclines à consommer sans broncher 9 minutes et quelques secondes. Pour les courageux, c’est savoureux, et, sur fond sépia, très instructif. Dire que ça a été fait en 1949, il y a donc plus de 60 ans. Un follower du bloghorloger.ch signale cette petite merveille historique signée Hamilton, une marque dont l’imagerie associée au cinéma explique peut-être cette incursion cinématrographiquement horlogère. A visionner.

A 75 ans, Rolf Schnyder reçoit sa Freak.

Ça grouillait dans la fabrique depuis quelque temps. Le secret, jalousement gardé, transpirait tout de même. L’enjeu était d’offrir au boss, un superbe et mémorable cadeau d’anniversaire. Car, Rolf Schnyder, propriétaire et président de la marque Ulysse Nardin (qu’il rachète en 1983), célèbre son 75ème anniversaire. L’homme vit entre la Malaisie et le Locle, voire les rives neuchâteloises du Lac de Neuchâtel où il possède quelque assise. Ainsi naît la Freak Diavolo en platine et en série limitée de… 75 exemplaires. Avec au dos et sous la lunette à 6h sa signature gravée. Rappelons ce qu’est une freak: une montre dotée d’un tourbillon carrousel, sans couronne, aiguilles ni cadran, habitée par un échappement dual direct réalisé en silicium, histoire de s’économiser l’étape lubrification.