GTE, l’explosion. Les visiteurs privés en augmentation

16 au 31 janvier 2011. Le salon GTE – Geneva Time Exhibition, s’apprête à célébrer  l’horlogerie indépendante. Une deuxième édition, placée sous le signe de l’expansion: triplement de la surface d’exposition (le CICG permet ce genre d’explosion), pour pouvoir accueillir jusqu’à 60 marques horlogères auxquelles s’ajouteront les membres de l’AHCI, Académie des Horlogers Indépendants. Egalement plus de visiteurs attendus dont une ouverture bien marquée du côté des collectionneurs privés. Notamment par le biais d’un partenariat avec le club Quintessentially qui s’intéresse de plus en plus à la chose horlogère pour répondre aux desiratas de ses 30′000 membres VIP, dont des Madonna ou Puff Daddy et une belle brochette de fortunes privées. Plus prosaïquement, avec ses 55 bureaux et ses 800 employés, le Club doit sans cesse trouver de nouveaux champs de rendement. Et, pour Karim Stadelmann, Directeur du Club en Suisse, rechercher et trouver les garde-temps exclusifs pour ses exigeants clients, s’inscrit dans une logique de développement. A ce fichier doré s’ajoute le network Sotheby’s, déjà fidèle au GTE. Bref, du côté des détaillants et des distributeurs, ceux qui opposaient toutes les bonnes raisons du monde pour ne pas y faire escale, pourront difficilement se défiler cette fois. Quand bien même leur “loyauté” incluse dans les invitations « tous frais payés » faites par les organisateurs du SIHH, serait de nature à offrir quelque résistance…

Le JSH en édition spéciale SSC.

Pour la troisième année, un JSH – Journal Suisse d’Horlogerie sera spécialement consacré au Congrès de la SSC (Société Suisse de Chronométrie). Relancé en 2008 par l’éditeur Roland Ray, ce B2B magazine, du haut de sa 134ème année d’existence, est la plus ancienne publication horlogère connue à ce jour. Son rédacteur en chef actuel est le journaliste Joël A. Gandjean, également responsable éditorial du bloghorloger.ch et fondateur de l’agence de presse TàG Press +41 et du bureau d’écritures @TRP, S’articulant autour des quatre thèmes chers au magazine, « Moteur », « Matières », « Métiers » et « Marchés », cette édition hors calendrier viendra compléter, en version papier glacé, un contenu dense et pointu édité par la SSC et baptisé les « Actes ». On y trouve l’ensemble des exposés présentés durant la manifestation. Les 28 et 29 septembre 2019, le 14ème Congrès International de Chronométrie traite de « Le temps et le sport Défis technologiques et humains« .

Serti neige, par Jaeger LeCoultre

Mystères. Rien n’est épargné aux sertisseurs chez Jaeger LeCoultre. D’abord les contours périlleux des Reverso, dont l’intrinsèque réversibilité complique justement les opérations, multipliant angles et arrondis, guettant les métamorphoses et incitant aux regards attentivement portés sur leur particulière esthétique. Est-ce parce que les flocons font indéniablement partie du paysage au Sentier, dans cette Vallée de Joux d’hivers à rallonge, que le serti neige a vu le jour, incitant à la plus sublime des irrégularités, celle qu’une nature dépose, invariablement renouvelée? De la virtuosité, il en faut, mêlée d’appel aux méthodes traditionnelles et de piques d’innovation constante. Reste que c’est le doigté humain qui demeure la souche même de ces inspirations ouateuses. Et lorsque la neige immaculée et espiègle se lacère de rigoles brillantes, le spectacle incline à l’admiration. Cette «Reverso Grande Neva» a fait l’objet de telles méticulosités. Côté verso, elle est inondée par ces effets d’alternance entre le serti neige et l’ondoiement de tracés d’or blanc. Pour le recto, à vous de fouiner. Un indice? Elle est habitée par un calibre 822 et fait partie de la volée haute-joaillerie 2010.

L’homme volant flirte avec des ailes patrouilleuses…

Le désormais célèbre Jetman, le pilote de ligne Yves Rossy qui, dans ses heures de loisirs toise régulièrement la liberté aux commandes corporelles de son aile à réacteur, vient de se mesurer aux ailes averties d’une patrouille composée de deux avions Boeing Stearman Breitling Wingwalkers. Ces-derniers l’attendaient à 1000 mètres d’altitude, tandis que notre héros se laissait tomber à 3′500 mètres d’altitude d’un Pilatus PC-6 au dessus de Buochs (canton de Nidwald) en Suisse. Le ballet aérien a duré quelques 6 minutes. Un exploit, si l’on considère que l’homme volant ne dispose d’aucune manette de contrôle et ne se dirige qu’au moyen des ondulations de son corps. Rappelons que Breitling a repris sous son aile sponsorisante, grâce à l’absence de constance de la marque Hublot dans ce projet, cet atypique aventurier des temps modernes.  L’événement coïncide pour Breitling avec la sortie de son nouveau Chronospace, destiné à renforcer au monde des pilotes, son rôle de fournisseur en instruments de mesures fiables, des chronomètres tous issus des batteries de contrôle du COSC.

Nouveau blog pour les fans de Rolex, by Mondani

2 juillet 2010. La maison d’édition Guido Mondani, créée en 1979, lance « Mondaniblog« , un blog référence sur la marque à la couronne, à suivre sur Twitter ou Facebook. L’occasion, sous le slogan « Time For Luxury » de rendre plus immédiates les informations dont une telle société peut disposer. Rappelons qu’en 2006, Guido Mondani, qui est également un invétéré collectionneur de Rolex, avait pourvu les 309 lots d’une exceptionnelle vente aux enchères. Saluons d’ailleurs, au nombre des auteurs et fondateurs, outre la présence de Giorgia et Franca Mondani, celle d’Osvaldo Patrizzi (Patrizzi & Co Auctionneers) et de Lele Ravagnani, co-auteur avec Guido d’ouvrages phares sur la marque. Possibilité de télécharger l’application iPhone « 100 Years of Rolex« . Mais que les férus de Patek Philippe ne se lamentent pas: l’éditeur leur livrera prochainement la nouvelle édition du livre en 3 volumes et 500 pages illustrées « Collecting Nautilus and Patek Philippe – Modern and Vintage Wristwatches » regorgeant d’images et de spécifications sur environ 2000 montres bracelet.

Une day date Oris en hommage à l’écurie William

Pour la 7ème année de son partenariat avec l’écurie AT & T William, l’horloger suisse Oris (1904) se conjugue aux couleurs du bleu-blanc-noir et sort sa Oris WilliamF1 Team Day Date. D’un côté l’évolution des bolides automobiles, de l’autre celle des montres: entre la lunette et la carrure, un anneau « amortisseur » en silicone bleu a été inséré, répondant aux préventions contre les chocs. Automatique, date et jour à 3h, boîtier DLC noir, étanche à 100m, aiguilles nickel noires avec inserts de matières luminescentes, bracelet caoutchouc et coffret de présentation façon pneu. Rendez-vous sur la ligne d’arrivée.

Le prix Piaget 2010

Depuis 2006, la maison Piaget encourage la préservation des savoir-faire de l’horlogerie et de la joaillerie en récompensant les meilleurs joaillier et designer fraîchement au bénéfice d’un CFC, au sortir de leur formation à l’Ecole des Arts Appliqués de Genève. Décidément, l’école est l’enjeu, tant pour les marques que pour les consommateurs. Pour la cinquième édition, qui se déroulera le 21 juin 2010, Philippe Léopold-Metzger connaît sa partition. En présence de Jean-Charles Lathion et de Grégoire Evéquoz, Directeurs de l’Office pour l’Orientation, la Formation professionnelle continue, Piaget décernera son prix lors d’une cérémonie organisée au sein du restaurant de sa Manufacture de Plan-Les-Ouates. On a hâte de connaître les noms des élus…

Manufacture Royale: marque soeur de TEC Ebauches à Vallorbe

Gérard Isler et Arnaud Faivre, déjà fondateurs de la société TEC Ebauches SA créée à Vallorbe en mars 2008 et qui s’est agrandie en 2009 avec 1000 mètres carrés dédiés à l’industrialisation, se lancent dans l’aventure horlogère choisissant l’anglage marque. Ainsi, prolongeant leur slogan « La base de votre montre est notre métier » par une extension de leurs activités de sous-traitance, viennent-ils de créer mi avril 2010,  la société « Manufacture Royale« , une enseigne horlogère dont les créations  seront révélées en août 2010, le 31 plus précisément, comme l’annonce le site. Un teasing qui ne laisse entrevoir que l’accroche visuelle d’un garde-temps hors norme, en tous les cas au niveau de la taille ou de son déploiement. La société a pour but de fabriquer entre autres des montres et des chronomètres mécaniques. A suivre.

Ventes privées à Luxembourg

18-19 juin 2010. Onisac, une société sise à Rodemack (France) qui s’avoue « spécialisée en marketing de l’innovation« , tente de rameuter une dizaine de marques horlogères pour peupler les stands de ses premières « ventes privées de montres de luxe suisses au Grand-Duché du Luxembourg« . Libellé excessivement long, absence de site internet y consacré, document d’inscription peu représentatif d’une démarche haut de gamme, mais après tout, si les clients débarquent et que les distributeurs officiels ne sont pas fâchés… Pourquoi pas? D’autant que c’est pas très cher: 12oo euros la formule gold, 550 la silver, avec un repas pour une personne compris. Le lieu a été arrêté, il s’agit du restaurant « The Last Supper » niché dans le quartier des banques. Ceux comme moi qui n’y ont jamais encore mis les pieds, peuvent se faire une idée.

Convention sur les poinçons

Afin de faciliter le commerce au sein des 19 pays signataires, la Convention sur le Contrôle et le marquage des produits fabriqués en métaux précieux, connue également sous le nom de Convention de Vienne ou de Hallmarking Convention, a été ratifiée par la Suisse. Ce qui signifie que dans le cadre défini, il est légalement possible d’importer ou d’exporter tout article porteur de ces marquages regroupés sous l’appellation « Common Control Mark » (voir exemple), sans autre forme de contrôle additionnel. Avec le slogan « The World Becomes More Precious » (et le monde devient plus précieux), cette institution représentée à Genève dans le quartier des Eaux-Vives, annonce la couleur. L’or, l’argent, le platine et toute autre forme de matière utilisée pour les montres, les bijoux et autres produits, sont-ils conformes à ce qui est annoncé… et donc vendu? Autant s’en assurer. Voir la brochure. Chaque année, la demande de marquage, qui n’est pas une obligation mais une démarche fondée sur le volontariat, grandit, comme le démontre les statistiques annuelles jusqu’à 2008 (on attend celles de 2009 avec impatience). Leur chiffre est passé pour la Suisse uniquement de 365′595 unités en 1982 à 1′239′180 vingt ans après, en 2002.

Nuit européenne des musées… Le Locle joue le jeu.

Vivez la nuit! Tandis que Au temps des Chronométriers, son expo courant du 8 mai au 26 septembre 2010, aura été lancée, le Musée des Monts au Locle ouvrira ses portes le samedi 15 mai de 19h00 à minuit, dans le cadre de la vaste opération européenne, pour un rallye pas comme les autres. Destiné aux 7 à 77 ans, la nuit permettra d’habiter momentanément une demeure du XVIIIème siècle, celle d’un maître-horloger, et de s’enrichir les neurones en s’abreuvant des richesses de la collection Sandoz, automates, montres, pendules, horloges, et mécanismes ingénieux. S’en mettre plein les yeux sera possible, tout en sirotant un vin chaud ou… un sirop, grâce à la projection de nombreux films en 3D, dédiés à l’horlogerie. Le dimanche 16 mai, l’entrée sera libre toute la journée.

bloghorloger.ch sort de l’anonymat…

Lire le communiqué. En français ou en anglais.

Le collectif d’insiders composant le bloghorloger.ch s’est choisi un visage éditorial et sort ainsi partiellement de son anonymat. C’est désormais l’agence de presse horlogère TàG Press +41, fondée par le journaliste Joël A. Grandjean -par ailleurs membre co-fondateur du collectif, qui devient le visage éditorial de cette entreprise d’information et qui assumera, après modération, le rewriting et une partie de la recherche de news. Depuis 2000, bloghorloger.ch distille de manière indépendante des news horlogères appréciées par la branche, les passionnés, les collectionneurs et les spécialistes. Née avec la percée de la blogosphère, cette adresse était, avant que les moteurs de recherches ne s’en mêlent, une plateforme d’échange entre les membres du collectif, distants géographiquement. Une sorte de think thank de la branche, dénué de toute fioriture et basé uniquement sur le texte, pratiquant parfois, toujours par passion pour l’horlogerie, une forme de désobéissance marketing. On est loin du copié-collé des dossiers de presse, loin de toute logorrhée textuelle. Désormais, les images sont de la partie, en option. Bloghorloger se lancera prochainement sur le terrain des mises en relations d’affaires.

Marketing horloger: nouvel institut de recherche. Lancé le 5 février 2010.

Issu d’une concertation entre la FH (Fédération de l’industrie horlogère suisse), de la CP (Convention patronale de l’industrie horlogère suisse) et de la JIMH (Association des Journées Internationales du Marketing Horloger lancée par Kalust Zorik), un nouvel institut voit le jour sous l’égide de la Haute école de Gestion ARC. Son programme est ambitieux. Non seulement appelé à nourrir en réflexions et études les entreprises horlogères dont il se voudra proche, l’Institut disposera d’un Observatoire (OMH) et encadrera des formations. Comme le CAS (Certificate of Advanced Studies) en marketing horloger dont le coup d’envoi est déjà prévu pour mai 2010, une formation en emploi d »une cent-cinquantaine d’heures. L’institut se répandra également en workshops ou en formations sur mesure, couvrant à l’envi et pour des entreprises concernées les disciplines de la stratégie, du branding, du pricing, de la communication et de la distribution. Pour en savoir plus, natasa.maksimovic@he-arc.ch.

René Bannwart tire sa révérence. Respect…

18 janvier 2010. Le père de tous les designers horlogers vient de s’éteindre. 95 ans, à la maison, juste après avoir indiqué à ses proches « Je ne me sens pas très bien« . Une mort discrète, dans l’intimité et la chaleur familiales. Naissance à Zurich, enfance à Bâle, il entre en horlogerie via Patek Philippe (1933) puis Omega, sept années plus tard. Il y est le père de l’un des modèles les plus mythiques de l’horlogerie contemporaine, la Constellation. Le design horloger lui doit la fière chandelle d’en avoir été le précurseur, à l’heure où ce métier n’avait aucune nécessité d’être sous les projecteurs. En effet, chez Omega, il crée son premier département création. Fort du soutien de son oncle Gaston Ries, il fonde Corum, sa propre enseigne, en 1955. Prince de l’épure la plus magistrale, son modèle « sans heures » est un succès: il a réduit la lecture horaire à sa plus simple expression, la position des aiguilles sur un cadran vierge d’index. Puis, le modèle Romvlvs s’impose -encore une collection phare de la marque aujourd’hui, avec ses caractéristiques chiffres romains gravés à fleur de lunette. Suivront de nombreuses traces marquantes jusqu’aux mythiques collections Golden Bridge ou Admiral’s Cup. Rarement homme avait été à ce point respecté par ses pairs, unanimement gagnés par ses qualités humaines et sa valeur d’esthète humaniste. Il s’est éteint entouré des siens, à la maison, le jour de l’ouverture des célébrations de la haute-horlogerie à Genève (SIHH 2010). A son fils Jean-René Bannwart -Président du MIH, ainsi qu’au reste de la famille, toute l’équipe du bloghorloger présente ses plus sincères condoléances. Lire l’avis de décès. Honorer sa mémoire? Pensez à la Croix-Rouge CCP 23-1121-4 (mention René Bannwart). L’horlogerie suisse toute entière, les designers en tête, se doit de lui dédier une longue minute de silence…

Vincent Bérard rejoint la Fondation de la Haute Horlogerie

Natif d’Avignon, Vincent Bérard, artiste horloger, peintre, poète et sculpteur, arrive en Suisse il y a plus de trente ans. Formé à l’établi comme horloger rhabilleur (Ecole de la Vallée de Joux), il s’exerce à la restauration de pièces historiques au MIH -Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds avant d’oeuvrer au sein de plusieurs manufactures. Maître ès complications, il fonde en 2003 sa société qu’il dote de quatre pièces horlogères de 91 mm de diamètre, entièrement réalisées à la main, baptisées « Quatre Saisons Carrosse« . En Octobre 2006, la société rejoint le groupe horloger Timex et acquiert la solidité de reins qui lui permet d’envisager l’avenir sous le signe d’un essor plus rapide. Herbert Gautschi devient CEO tandis que Vincent Bérard peaufine son empreinte artistique, avec sa série de montres bracelet Luvorene, habitée par le calibre maison VB441, dont l’esthétique particulière, décorée main, décline les codes de la Mandorle. En 2009, la marque inaugure sa Manufacture. Elle compte une vingtaine d’employés et décide de rejoindre le cénacle de la Fondation de la Haute Horlogerie, en devenant le trentième acteur.

Baume & Mercier, exclusif… Secrets de Simone Gaudard, descendante du fondateur…

Au SIHH 2010, sur le stand Baume & Mercier, l’arrivée de Simone Gaudard crée la surprise. La descendante du fondateur de la marque fait le déplacement à Genève, reçoit une montre et incarne en chair et en os, le 180ème anniversaire de la marque. Pétrie d’intelligence, d’élégance, cette gardienne des valeurs familiales, s’est prêtée, dans le secret d’un salon privé, au jeu des questions. Elle avoue préférer la plume au micro tendu. En exclusivité, intime et digne, elle livre quelques « secrets » d’une famille d’horlogers… En prolongement de l’opération lancée sur Twitter et Facebook. Sacré buzz….

Baume & Mercier et Simone Gaudard, l’ombre de Barbara.

Barbara chantait « Ma Plus Belle Histoire d’Amour C’est Vous« , Baume & Mercier orchestre depuis le SIHH 2010 la mise en musique de « Notre Plus Belle Histoire, C’est La Vôtre » en prolongement de sa eSaga « Secrets d’Une Famille d’Horlogers » sur Facebook ou Twitter.  Une vaste opération de recherche historique, déguisée en appel à témoignage. Chaque internaute, via Facebook, est invité personnellement par Simone Gaudard, la descendante réelle de la famille Baume (arrière-petite-fille du fondateur), à partager l’histoire qui la ou le relie à sa montre Baume & Mercier. A nouveau, une manière d’utiliser intelligemment les médias sociaux, accessoirement une campagne de marketing viral auréolée de buzz (du pur Details.ch), qui permettra de localiser, si elle fonctionne comme prévu, un grand nombre de modèles historiques. La marque fête donc ses 180 ans sans nostalgie aucune, avec un pied dans le futur, ce qui s’inscrit dans le respect des curiosités ancestrales qui caractérisaient cette famille de pionniers. On regarde les images, on sent que Simone Gaudard n’est très à l’aise face aux caméras mais… fière, fière d’appartenir à cette histoire. Elle a de la classe, c’est élégant et franchement… on aimerait bien avoir une BM récente ou qui traine, histoire de pouvoir participer à cette récolte. A vos posts, prêts…

Un couac d’image dans la Julie, un couac de son à la RSR

L’article signé Pierre-Yves Frei, paru dans l’édition du 19 janvier 2010 de la Tribune de Genève est plutôt fort instructif. Il relate l’arrivée de l’information de circonstance, la sortie des chiffres du Groupe Richemont. Vous savez, ce genre d’info qui nourrit les actionnaires et se laisse volontiers reprendre dans les rubriques éco des quotidiens. L’année passée, la date de publication de ce rapport intermédiaire coïncidait avec l’ouverture du salon et avait sapé le moral des troupes avant même qu’elles ne puissent entrer en bataille. Cette année, ouf, les chiffres sont positifs, la situation s’améliore! Toutefois, la photo paru dans la Julie est du genre à faire ricaner dans les chaumières de la branche. Un peu comme si l’intelligence visuelle du quotidien avait voulu délibérément mettre des pieds dans le plat et s’offrir quelque indélicatesse crasse. Car on y reconnait facilement deux personnes: Philippe Léopold-Metzger, patron de Piaget, et… Horst Edenhofer, ex directeur général de Cartier. Si ça fait sourire tout ceux qui suivent le secteur, ça doit faire grincer quelques dents du côté de la DG actuelle de Cartier. Même topo, ce matin, sur les ondes de la radio nationale suisse de langue française, c’est Jean-Claude Biver qui est interviewé à l’antenne pour parler du SIHH. Miracle, la RSR avait au moins un nom dans son calepin, à propos d’horlogerie, ce qui est pas mal au su des 650 marques répertoriées composant le tissu culturel horloger.

Volna, explosivité bâloise

Fils d’une famille horlogère, Sébastien Botinelli est un entrepreneur qui cultive les audaces. On lui doit le Restaurant Senso, le BSM Casaling, Promotion Alhia « Les Terrasses du Léman« . Depuis peu à la Présidence de Volna, on lui doit aujourd’hui l’audace d’avoir fait appel à Yvan Arpa qui lui offre stricto senso un SCUD à radioréactiver la marque. Une de ces impulsions, baptisée Volnatomic dont le créateur du No Limit pour  Sector ou du Titanic pour Romain Jerome a le secret. Une collection noir et jaune, décalée à souhait, suffisamment allumée pour que le fondateur de Artya, nouvelle marque faiseuse d’Artpieces, mérite son surnom de Simon Templar de l’horlogerie.

deLaCour, première utilisation de l’astro-céramique en horlogerie.

Première horlogère. Développée à l’origine par la NASA pour empêcher les navettes de se désintégrer lors de leur entrée dans l’atmosphère, cette matière futuriste vient de trouver une application dans l’horlogerie. La marque deLaCour, déjà habituée à utiliser d’incroyables matériaux* dans sa production horlogère, dévoilera durant la semaine du 18 au 22 janvier 2010 (période des salons de haute-horlogerie à Genève), un modèle de la série Bichrono SII entièrement recouvert d’astro-céramique. Une matière garantie 3000 ans dont elle signe l’exclusivité pour son utilisation dans le champ horloger. Les propriétés de l’astro-céramique laissent pantois: inrayable, anti-allergène, auto lubrifiante, anti bactérienne (selon des tests poussés de laboratoire). De plus, ce revêtement ultra résistant, qui peut s’apposer sur toute autre matière, empêche la poussière de s’y nicher et se prête particulièrement aux mini surfaces d’un garde-temps… et pourquoi pas, aux minuscules pièces d’un mouvement horloger. Sur le plan esthétique, la surface ainsi traitée s’enrichit de reflets arc-en-ciel dont chaque empreinte demeure unique. Aucune image du résultat n’est encore visible.

*La marque co-fondée par le designer urbain Pierre Koukjian s’aventure régulièrement sur le terreau des matériaux extravagants: Graphite, Iridium, Airain issu d’une véritable cloche de cathédrale, feuilles de havane pétrifiées sur un cadran, asphalte aspergeant un cadran.

Baume & Mercier, feuilleton historique planétaire, grâce à Twitter et Facebook…

L’histoire horlogère de la région des Bois (à quelques encablures de La Chaux-de-Fonds), voudrait que ce soit Louis-Victor Baume qui utilisât pour la première fois le bureau du télégraphe ouvert dans la commune en 1865. La famille était réputée pour sa curiosité face aux nouvelles technologies et aux avancées d’alors. Il est donc tout à fait plausible que les Baume auraient eu, face à l’arrivée des Twitter, Facebook et autres plateformes du web 2.0 (une bonne dizaine en tout), des réactions avant-gardistes. Quoiqu’il en soit, la marque, qui célèbre ses 180 ans cette année, est à sa manière précurseuse. Certes, comme beaucoup d’enseignes horlogères elle s’y met enfin, à cette exploitation des réseaux sociaux, mais elle va plus loin et innove. Au travers de « Secrets d’une Famille d’Horlogers« , une eSaga historico-réaliste, elle n’utilise pas ces nouveaux médias juste pour peaufiner sa web reputation, mais pour transmettre, selon les modes actuels, des valeurs patrimoniales toujours riches en perspectives d’avenir. Belle opération, menée par l’agence Details.ch, des pros du buzz, avec le concours d’un bureau d’écritures. L’histoire, ainsi mise en scène, dégouline de saveurs non pastel. Elle se charge de réalisme et, en ces temps tourmentés, raconte les êtres humains dans ce qu’ils conservent d’attachant, quelles que soient les troubles traversés ou… les immatérialités environnantes. On est dans le post facebooking, c’est à dire, dans l’appropriation et l’exploitation intelligente de médias qui partent parfois dans tous les sens…. A suivre sur Facebook ou Twitter, jusqu’à l’ouverture du SIHH (le lundi 18 janvier 2009), où quelques révélations seront faites.

Québec, l’horloge de la tour centrale…

Dans le cadre de « Horloges et Débats« , une exposition consacrée dès le 7 janvier 2010 au rôle du temps dans le fonctionnement du Parlement, les visiteurs pourront, en petits groupes et sur rendez-vous, faire la découverte de l’horloge de la tour centrale, oeuvre maîtresse de l’horloger Cyrille Duquet. L’occasion citoyenne pour les Québécois d’affiner leurs connaissances civiques, puisqu’un quiz parlementaire accompagnera la visite d’une quinzaine d’horloges faisant partie du patrimoine de l’Assemblée. A découvrir dans le hall principal et la galerie des présidents de l’hôtel du Parlement.

Colard André, connaisseur du tissu horloger

Fournisseur horloger, Initiateur et co-fondateur du salon international EPHJ-EPMT (plus de 500 entreprises à Lausanne Beaulieu), André Colard fait toute sa carrière dans la sous-traitance horlogère et encore aujourd’hui demeure un consultant horloger actif, grand connaisseur de la branche et des acteurs qui la font. En 2002 il crée, avec Olivier Saenger, le premier salon exclusivement dédié aux entreprises qui, souvent dans l’ombre, travaillent pour les marques horlogères. EPHJ, Environnement Professionnel Horlogerie et Joaillerie est le seul salon horloger où les marques sont interdites. Par contre, on y trouve tout ce qui fait une marque, en amont comme en aval, du fournisseur en matériaux en passant par le prestataire de service après-vente. Puis, c’est l’EPMT qui voit le jour, dédié aux microtechnologies. Les deux secteurs représentent plus de 500 sociétés. Prochaines dates à Lausanne Beaulieu, des 8 au 11 juin 2010.

Bittel Michael, horloger inventeur

Issu du peuple du voyage (voir le reportage de la TSR, au téléjournal), Michael Bittel est certainement le plus atypique nouveau venu sur la scène de la haute horlogerie, à consonance manufacturière. Ses micro-mécanismes enchanteurs fascinent par leur complexité et leur ingéniosité, conférant à chacun de ses garde-temps plusieurs visages et répondant aux besoins de personnalisation des consommateurs à l’affut d’exceptions et de raretés numérotées. Artisan de génie doté d’un sens commercial hérité des réflexes de survie et des désirs de partage, son approche peut compter sur la tendresse et la fascination qui se dégagent de son appartenance, tant sur les parterres des marchés de Suisse qu’au sein des intelligentsia locales. Sa passion pour l’horlogerie naît de cette subtile transmission de savoirs techniques à haute valeur initiatique. Son grand-père ne cessait de réparer, au fil des lieux où s’arrimaient la caravane familiale, d’antiques montres et merveilles de micromécanique, horloges, pendules, instruments de mesure et autres garde-temps. Site officiel.

Nardin Ulysse, horloger loclois

Ulysse Nardin n’a que 23 ans lorsqu’il s’établit au Locle en 1846 pour y développer ses propres chronomètres et montres de poche compliquées. Toutefois, il disposait alors déjà d’un riche bagage d’expériences acquises auprès de Frédéric-William Dubois, spécialiste de chronomètres de marine et des montres astronomiques. D’ailleurs, avec Henry Grandjean et Louis JeanRichard (autres célèbres horlogers), il fonde la «Swiss Marine Chronometer Industry». Quand on pense que le Jura se situe à des centaines de kilomètres de la mer!

David Van Heim, nouvelle marque! Dual Chronograph

Appelées à susciter les mouvements de foule, façon petits pains de Noël où ruée sur les ventes soldiques, ces montres ultra-accessibles -leur prix vous en bouche un coin, sortent tout droit d’un moule encore chaud. Comme ce Dual Chronograph dont le brun profond, parcimonieusement mêlé à quelque substance lactée, relie aux envies de sucre et d’amer. David Van Heim, c’est une nouvelle marque qui risque de s’immiscer dans les rayons de fête ou d’après-fête, du côté des trucs abordables et typés design. Une marque qui se rit du marasme ambiant et vient d’inventer une nouvelle manière de couvrir d’un coup l’ensemble du marché suisse. Le bloghorloger vous en dira plus bientôt. En attendant, vous invite à écouter la musique aérienne du groupe Dawta Jena & Urban Lions qui transcende le fond sonore d’un site internet ma foi fort dynamique.

Tempvs Compvtare, l’éco horlogerie

Jeanson Nicolas Rodolphe, Français de Neuchâtel se devait de s’emparer de la vague environnementale pour y arrimer son mât horloger. S’il ne l’avait fait, s’il n’avait créé une Sàrl Aequatio dont les statuts regorgent de telles valeurs, un autre l’aurait fait. Une marque, Tempvs Compvtare dont la collection participe, par son utilité, à la propagation d’un message plutôt actuel, celui d’une planète en danger, à préserver, d’un écosystème à protéger. Bref, il est urgent d’acheter ces montres, un tantinet idéalistes et rescapées -on voudrait le croire, des seules contingences mercantiles. A quand une montre pour préserver le sort des humains du sud, pour répandre de l’eau potable là où il en manque? C’est peut-être un peu moins porteur et moins vecteur de luxe, mais en attendant, une planète sauvée par et pour une minorité, c’est une planète en manque d’humanité. Enfin, puisque tout est lié, autant se battre et s’abstenir de dénigrer. Le must d’aujourd’hui se veut éthique. Allons donc guetter au GTE – Geneva Time Exhibition ce que nous réserve cette nouvelle-venue certainement dénuée d’ozone…!

Horlogerie, Julien Dray à confesse…

Sur son blog, le 21 décembre 2009, Julien Dray député de l’Essone et ténor du parti socialiste français depuis 1988, écrit. « (…) Je tiens juste à souligner une chose à mes yeux très importante, mais que les médias n’ont pas reprise: dans le rapport final du parquet, il est clairement dit que l’on n’a pas constaté de mode de vie dispendieux de ma part. Et ceux qui ont écrit cela savent de quoi ils parlent; ils ont, durant ces 365 jours, passé 5 ans de ma vie au peigne fin. Ils ajoutent que certes, j’aime les montre coûteuses, mais qu’il y a incontestablement un équilibre entre celles que je vends et celles que j’achète. Il n’y a donc pas de mode de financement occulte ou détourné à chercher. Je ne vous cacherai pas que je suis heureux de voir ces mots écrits noir sur blanc; à mes yeux, ils lavent un peu mon honneur que certains ont consciencieusement cherché à souiller des mois durant. Ils rétablissent la vérité sur ma passion, celle d’un petit collectionneur, à la rechercher du « Saint Graal » de l’horlogerie. » Bloghorloger.ch serait heureux de savoir vers quoi ses goûts penchent… L’homme vient de sortir « L’Epreuve », livre dans lequel il retrace l’affaire « Dray » ou comment soixante policiers ont été mobilisés pour perquisitionner sa vie privée…

Musée de la Montre racheté par deux communes…

Juste après avoir reçu une substantielle (!) subvention (7′715 Euros sur l’enveloppe de 2 millions d’Euros votée par le Conseil Général du Doubs en France), le musée de la Montre de Villers-Le-Lac (ville frontière avec Le Locle), connu également par les connaisseurs sous l’appellation Musée « Droz-Florès » se fait racheter par… deux communes concernées. En effet, Villers-Le-Lac et le Val-de-Morteau décident de casser leur tirelire et d’acquérir la collection d’Yves Droz estimée à 480′000 euros. Oh, pas en une fois, puisque le propriétaire a accepté un règlement sur 20 ans, ce qui représente 24′000 Euros par année. Les pièces, témoins d’une histoire horlogère d’une région qui eut ses heures de gloire, resteront dans les murs de l’ancienne usine de montres, ouverte au public en 1997. Au moins, les autorités de ce côté-là de la frontière, lancent un signal fort: cette culture-là, l’horlogerie, mérite qu’on l’entoure d’efforts pour qu’elle rejoigne le patrimoine universel et qu’elle ne prenne pas le risque de glisser dans l’oubli. Rappelons que ce sanctuaire historique est aussi le fief de l’historien Joseph Florès, sommité du savoir horloger et éditeur de Horlogerie Ancienne, la revue officielle de l’A.F.A.H.A (Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne).

CP 3800, un calibre noir désir…

Issu des développements effectués pour la marque Cecil Purnell, sous la maîtrise de l’horloger Cédric Grandperret et par le team Magma –micro manufacture genevoise sise à Perly, le CP 3800 Tourbillon 1 minute –de la série des calibres Cecil Purnell CP 3000, dispose d’une esthétique désirable, avec ses finitions en nickel noir, son élégance ébène. Ebauche, garnitures, décolletages et usinages sont 100% swiss made et puisent dans les arts manufacturiers de Genève, Vaud et Jura. 187 composants composent ce mouvement disposant d’une cage prise entre deux ponts, de platines ajourées et d’un couple au-dessus de la moyenne, utile aux développements à venir. Destiné dans un premier temps aux encageages dans les modèles heures-minutes, puis dans le fameux régulateur cher à la marque Cecil Purnell, le CP 3800 affiche une réserve de marche de 60 h. Diamètre: 30,6 mm (13½ lignes), hauteur: 6,75 mm. Diamètre de sa cage tourbillon: 13,30 mm. De la belle horlogerie, comme on l’aime… Pour la toucher du doight, il faudra attendre le mois de janvier 2010, au GTE -Geneva Time Exhibition.

Cecil Purnell, au GTE en janvier 2009.

Depuis que à Alle (dans le Jura), l’Horlogerie Alaine a été vendue à Patek Philippe, l’opérationnel de Cecil Purnell, la seule marque suisse de haute horlogerie à ne produire que des Tourbillons, s’est retrouvé appauvri d’un de ses éléments. L’horloger Marcel Lachat -par ailleurs propriétaire de la marque Jura Watch, s’est vu contraint de se concentrer sur l’agrandissement de sa fabrique de Alle, qui passe d’une capacité d’une vingtaine de places de travail à environ 50 d’ici fin 2010. Il n’empêche. L’arrivée -cette fois certaine, d’un splendide calibre tourbillon maison, tout de noir nickelé, développé par l’horloger Cédric Grandperret (alias le team de la micro-manufacture Magma Concept), marque le retour d’une marque confidentielle, qui dispose de réservoirs d’aficionados en Malaisie (où l’actionnaire principal Jonathan Purnell passe une bonne partie de son temps), en Ukraine, en Russie, à Hong Kong et encore aux USA.  Créée en hommage à un être cher dont elle a pris le nom, la marque, dont le troisième associé est Stéphane Valsamidès, se détache donc de ses jurassiennes origines pour s’installer là où d’autres excellences résident, notamment du côté de Plan-Les-Watches Perly. Sportifs et racés, ses garde-temps, dont le modèle Hambergé conjugue quelques complications boîtières,  sont également prisés en versions serties, personnalisables et en séries limitées. A découvrir en janvier au GTE -Geneva Time Exhibition.

Sellita, l’aternative ETA, la fin d’un monopole?

Avec 25% de parts de marché (sur les 4 millions de montres mécaniques produites en Suisse et comprises dans le chiffre total de 24 millions de montres), la Chaux-de-Fonière Sellita, fraichement installée dans ses locaux du Crêt du Locle s’est donné les moyens d’être une sérieuse alternative à ETA, l’entité du Swatch Group actuellement sous les feux, pour la énième fois, d’une enquête de la Comco (Commission contre la concurrence). Environ 300 clients l’ont compris. Son mouvement SW 200, depuis que certaines protections liées à des patentes échues ont sauté, affirme seul et comme un grand, ses franches performances. De quoi régater face aux « tracteurs » d’en face, aguerris par tant de générations d’horlogers d’ETA. Il y a également, pour un plus haut de gamme, le SW 300 puis un calibre chronographe, le SW 500. Bref, la famille de calibres maison compte cinq membres, de quoi s’éviter de passer la main.  Sellita est dirigée par Miguel Garcia, CEO et propriétaire depuis 2003. Les clients s’habituent peu à peu à changer leurs habitudes, ils sont déjà au nombre de 300. Il est probable que l’attitude de Hayek Senior, ces derniers-temps, les y encourage…

Swarovski, les montres 2010.

2009, année de l’arrivée du cristalier en terres horlogères, avec la grosse artillerie. Des prix qui favorisent l’accessibilité et 4 lignes comprenant 45 modèles! S’y ajoutent pour 2010 16 nouveautés et une édition limitée. Non seulement la maison renforce ses lignes « Octea » -qui deviendra plus sport et orange, « Piazza », « Elis » et « D:Light » mais elle lance « Dresstime« , un nouveau modèle déclinable en trois versions. 12 cristaux facettés couleur Jet Hermatite… Le cygne a encore frappé.

Silberstein, Alain – Architecte horloger.

Alain Silberstein est un architecte d’intérieur parisien, designer de surcroit et passionné d’horlogerie, devient faiseur de montres dès les années 1980 du côté de Besançon. Style unique mariant les rigueurs géométriques formelles aux mouvements ultra mécaniques, jouant avec maestria des couleurs, des matières et des clins d’oeil les plus malicieux entre habillages et technicité. On n’en sort jamais indemne, son oeuvre interpelle, surprend. Ses trois collections, sa trilogie Krono Bauhaus, Marine et iKrono, célèbrent un caractère affirmé et sportif, à l’aise dans ses basques tant à la ville qu’aux loisirs mais surtout zesté de gouaille. ôté mouvements, c’est surtout du ETA et du Valjoux (suisses). Ses Tourbillons d’Art complètent son exploration de territoires et d’univers inhabituels et son munis d’un mouvement « ASC » – comme ses initiales suivies du mot Créations. A ne pas oublier, ses horloges monumentales ou son « couteau », objets cultes pour intérieurs non conventionnels. Récemment, Alain Silberstein rejoint la constellation « friends » de Maximilian Büsser qui lui offre, sous sa marque MB & F, une conception commune appelée Black Box, Horlogical Machine N°2.2. Exposant au GTE – Geneva Time Exhibition, en 2010.

Heure d’hiver, l’astuce.

Comment s’y retrouver? Chaque fois la même interrogation, concernant l’avance ou le recul de sa montre, voire de l’entier de sa collection pour autant qu’elle soit au top du remontage et qu’elle n’oublie pas les ordis et autres matériels. Voici le truc le plus simple pour s’en souvenir:  «Octobre» se termine par «re», donc on recule l’heure. «Avril» commence par «av», donc on avance l’heure. Ainsi, à 3 heures du matin le dimanche 25 octobre 2009, il sera 2 heures. Simple, efficace! Et pour ceux qui rechignent à se creuser la tête, Genève (le Canton) indique la marche à suivre. Instituée en France en 1975, suite au choc pétrolier de l’année précédente, la démarche vise l’économie d’énergie liée à l’utilisation inutile de la lumière électrique. Cette mesure n’est toutefois pas nouvelle: elle apparait en Angleterre et en Irlande dès la fin de la deuxième guerre mondiale et en Italie en 1966. A compter de 2002, c’est l’Europe entière qui s’y met, suite à une directive. La Commission Européenne, c’est du sérieux, a défini le calendrier jusqu’en 2011. En Suisse, on s’y met en 1985 (voir ordonnance fédérale RS 941.299.1). Pour conclure, heure d’été = TU +2, heure d’hiver = TU +1. A propos, on fait quoi durant l’heure qui compte pour beurre? Et si on se revoyait un film avec Juliette Binoche… J’ai oublié le titre!

Wanted, «La Captive» de Cyma…

En prévision de reconstituer ses trésors patrimoniaux, la marque Cyma lance une opération « retrouvailles » de montres anciennes. Puisque environ 30 à 40 millions de montres et réveils ont été vendus depuis la création de la marque en 1862, puisque certains modèles continuent d’être régulièrement vus dans les ventes aux enchères ou sur les sites du déjà-porté, on imagine qu’elle pourrait avoir un certain succès dans cette recherche, d’autant qu’elle offre en contre partie et si le modèle retrouvé correspond à une étape cruciale de son histoire, une montre de la collection actuelle. Toutefois, le modèle le plus recherché demeure « La Captive », cette montre sur laquelle Colette s’était fendue d’un poème hommage. Qui trouvera cette pièce rare ?

Lange et Cyma, quel lien?

Walter Lange, fondateur de A. Lange & Söhne fêtait ses 85 ans. A la question bateau de savoir quelle a été sa toute première montre, il répond « Une Cyma ». J’ai toujours pensé que cette actuelle volonté de séparer la haute-horlogerie de l’autre était une erreur. C’est contre nature. L’Histoire horlogère suisse, dont l’excellence vers le haut demeure la meilleure ambassadrice, n’a cessé de se nourrir de l’horlogerie de masse, de volumes. Le principal, c’est d’attraper le virus et de militer pour la reconnaissance de la dimension culturelle de l’horlogerie. Une dimension stabilisante lorsque les périodes focalisent sur son statut de branche économique…

TàG Press +41 signe avec Cronos Mexique.

L’agence de presse TàG Press +41 (Genève), vient d’entamer un partenariat journalistique avec le magazine Cronos Mexique, appartenant au groupe Expansion de Loma Atlas. Sous la rubrique orientée matières et mouvements, le journaliste Joël A. Grandjean distillera sous forme de brèves quelques reflets de la branche horlogère, pour un lectorat de plus en plus au fait de la chose horlogère. Par ailleurs, Alejandro Estrada Maurin, rédacteur en chef de Cronos, est nommé à la tête de la rédaction du Revolution Mexique, lancé en Juin par le même groupe.

Fawaz entretient le suspense…

Certains pensaient que Fawaz Gruosi profiterait de BaselWorld pour révéler l’identité d’un éventuel bailleur de fonds, répondant à ses publics aveux: de Grisogono cherche 100 millions de francs suisses pour poursuivre son aventure… et les aurait trouvés. Peut-être pas d’ailleurs l’entier de la somme annoncée… Quoiqu’il en soit, il confiait que les choses allaient bientôt être rendues publiques, et puis voilà, rien, nada! Etait-ce une ruse d’avant salon pour éviter à ses clients l’inévitable déstabilisation due à changement? Ou alors, plus bêtement, il se peut que les négociations prennent plus de temps que prévu. Quoiqu’il en soit, la dg Mecanico fonctionne extraordinairement bien… Ce pari-là, de Grisogono l’a réussit. Pour le reste, attendons de voir.

Dave-William Grandjean, historien.

Dave-William Grandjean, historien, vient de terminer une mission de plus d’une année chez Jaeger LeCoultre où il a pu, après son master en patrimoine industriel, se frotter à la chose horlogère, notamment en remuant des quantités incroyables d’archives. Nul doute qu’il devrait rapidement trouver une nouvelle enseigne historique de l’horlogerie, histoire de lui faire profiter de son savoir-faire. Quoiqu’il en soit, on retrouvera sa signature au bas de quelques articles, notamment pour le JSH-Journal Suisse de l’Horlogerie. Bon vent.

Manufacture Contemporaine du Temps, MCT et la Sequential One

Manufacture Contemporaine du Temps. Créée à Neuchâtel en 2007 par Denis Giguet, transfuge remarqué des Opus d’Harry Winston, après une carrière chez Gay Frères à Genève, la MCT fait partie de ces new comers qui tendent à occuper la niche de la très haute horlogerie, compliquée et design, parfois égarée du côté de la créativité à haute valeur éducative. Comprenez qu’il faut peut-être disposer d’un mode d’emploi pour parvenir à lire l’heure. Ainsi, revisite-t-il le temps mécanique avec sa Sequetial One et l’aide du designer Eric Giroud. Visible dès le printemps 2008, cette collection (dont chaque modèle est tiré à 99 exemplaires), arrivera sur le marché dès les premières commandes. Micro-rotor en or, finitions Côtes de Genève, système d’accumulation d’énergie doté d’une réserve spéciale conçue pour la rotation du disque, ancre sur-dimensionnée, capable de restituer l’énergie accumulée par le disque durant 1 heure.

Tonneau DeWitt.

A se promener dans les arrière-boutiques de l’horlogerie, chez les fournisseurs, tous métiers confondus, on glane ici ou là quelque information. Ainsi pouvait-on observer, au détour d’une table à dessin (version iPhone), une petite merveille de tonneau, respectant en tous points l’ADN de la marque. Du bel ouvrage signé par le designer horloger qui monte, l’artiste Stéphane Lacroix.

Jury des Prix Gaïa 2001.

Jury des Prix Gaïa 2001. Les Lauréats désignés le 26 octobre 2001 au MIH (Musée International d’Horlogerie de la Chaux-de-Fonds) sont Rolf Schnyder (catégorie Esprit d’Entreprise), Catherine Cardinale (Catégorie Histoire et Recherches) et George Daniels (catégorie Artisanat et Création). Ces nominés sont encore sous les feux de la rampe horlogère, actuellement, sauf peut-être Catherine Cardinal, qui après avoir exercé la fonction de Conservatrice du MIH durant une dizaine d’année, s’en est retournée au Louvre. Voici les personnalités qui composaient le jury. Jean-René Bannwart (industriel représentant le Bureau de Contrôle des ouvrages en métaux précieux de La Chaux-de-fonds), François Habersaat (Président de la Fédération Horlogère Suisse), François Jequier, Professeur d’Histoire à l’Université de Lausanne, Marco Richon, Conservateur du Musée Omega et… Joël Grandjean, journaliste horloger fondateur l’agence TàG Press +41.

Barbasini Enrico, voir BNB « fournisseurs »

BNB, initiales compliquées. Derrières ces lettres se cachent Enrico Barbasini, Michel Navas, Mathias Buttet, horlogers spécialisés en grandes complications. Des doigts d’or reconnus par la profession, animé de passion pour l’innovation et la précision. Leurs collaborations actuelles et passées : Gérald Charles, Patek Philippe, Franck Müller, Vacheron Constantin et Audemars Piguet, pour n’en citer que quelques unes.

Colard André, EPHJ

André Colard est l’initiateur de l’EPHJ, le salon de l’Environnement Professionnelle Horlogerie et Joaillerie qui s’adresse à l’univers des fournisseurs. Associé à Olivier Saenger (milieux financiers), il choisit Beaulieu à Lausanne. Son parcours personnel ? Employé de Stern (Genève), entreprise de Cadrans qu’il sauvera de la faillite. C’est d’ailleurs parce qu’il constate qu’une quinzaine de déplacements à la Foire de Bâle n’ont pas généré de ventes qu’il est convaincu que les fournisseurs et les entreprises de la sous-traitance horlogère méritent leur salon. Prochaine édition : du 5 au 8 juin 2007.

Vacheron Constantin En l’Ile, collectionneurs

Vacheron Constantin Collectionneurs’. Uniquement réservée à l’antenne « En l’Ile » qui fête ses 100 ans (2006), la collection qui porte ce nom, composée de modèles d’époque, authentifiés par certificat, remise en état et dans un écrin. Acquérir une partie du patrimoine, certes, mais le faire dans les règles corporate.


(c)Mataf.net Trading Forex and Convertisseur monnaie