Rock’n Roll Watches, Daniel Strom et ArtyA.

En fusionnelle collaboration avec Daniel Strom, Angonium récemment proposé en 88 pièces ponctuées de moult sculls. Ce modèle, selon Yvan Arpa de la marque ArtyA, qui fait sienne une oraison funèbre empruntée à la pierre tombale d’un légionnaire romain – Ce que tu es j’étais, ce que je suis tu seras-, célèbre le fait d’être en vie, malgré les coups de foudres dangereux ou les persécutions récurrentes. Pétrie à la main par Daniel Strom, la boîte ornée de  reliefs détaillés façon gorgones terrorisées et catacombes éventrées, renferme un cadran peint main par Dominique Arpa-Cirpka, mêlant collages, pigments, feuilles d’or et peintures gothisantes. Des aiguilles en forme de cette faux qui rend égaux les vivants entre eux. Ici ou là, quelques fluorescences dérangeantes… Article complet à lire dans le magazine Heure Suisse N°111.

Yvan Arpa va-t-il encore frapper?

A quelques jours de l’ouverture de BaselWorld, l’inquiétude est à son plus haut niveau: à quelle volée de bois vert Mister Yvan Arpa nous exposera-t-il cette année? Ouf, ce qui est sûr, la marque Volna ayant fermé boutique, il n’y aura aucune allusion à la Volnatomic, une collection qu’il avait lancée en 2010 et qui engrangea tout de même CHF 3 millions de francs de pré-commandes. Cette année, ça aurait peut-être été mal perçu dans le paysage, d’autant que la montre n’est pas équipée de la fonction compteur Geiger. Toujours en 2010, il nous avait fait le coup du cadran en caca de dinosaure, qui soit dit en passant avait fait entrer les news horlogères dans l’ensemble des rubriques « insolite » des médias de la planète, ouvrant ainsi la voie à d’autres marques. Que nous réserve-t-il cette année, quel sera son coup médiatique 2011, sous les couleurs de sa marque Artya? On en tremble d’avance. A en oublier presque que le sieur Arpa est avant tout un sacré bosseur: pour Jacob & Co dont il occupe le poste de COO, il arrive avec 8 nouvelles collections soit une centaine de nouvelles pièces. Dont cette nouvelle exploration de la Five Time Zones.

Salon horloger à Monaco

Surfant sur la vague porteuse du Monaco Yacht Show et sur le flux de 30′000 visiteurs, le premier « Monaco Time Show« , un salon dédié à l’horlogerie de prestige, prolongera l’effet GTE – Geneva Time Exhibition des 21 au 24 septembre 2011. En effet, l’organisation est le fait de la société Informa Exhibitions, une entité soeur du Monaco Yacht Show qui s’offre, à travers la direction confiée à Florence Noël, l’expérience développée à Genève. Mêmes recettes: concours par catégorie, visiteurs collectionneurs, et sacré réseau d’adresses horlogères. Avec en sus, ce qu’il faut de soirées privées, chères à la vie du Rocher. Sur 2000 mètres carrés, au Fairmont Monte Carlo Hotel.

Prendre le large, retrouver le temps.

Les croisières sont à la mode. Parenthèses oisives où la pression du temps devrait semble-t-il vous être épargnée, puisque vous vous trouvez dans un programme où tout est pris en main, organisé, minuté. Théoriquement, il ne devrait même pas vous venir à l’esprit de regarder l’heure durant la semaine ou plus de votre maritime périple. Seulement voilà, certaines marques horlogères ou joaillières sont montées à bord, n’hésitant pas à vous faire de appels du pied, plus ou moins discret, misant sur le fait que vous êtes une clientèle captive. Le rêve de tout marketing manager, n’avoir qu’à faire fonctionner les mécanismes de la tentation, puisque de toute manière, vous n’avez rien d’autre à faire que céder. Ainsi, à bord des paquebots de MSC Croisières, équipés d’un luxe à vous faire tout oublier, y compris les cordons de la bourse, de somptueuses boutiques flottantes vous draguent: Bvlgari, Baume & Mercier, Hugo Boss, Fossil, Armani, Guess, D&G, Tommy Hilfiger… Du fashion certes, mais aussi quelques belles pièces d’horlogerie. Le temps vous rattrape, il reste un luxe, même à bord du Fantasia, du Magnifica ou du Poesia.

Banque & Finance, page horlogerie

Changement du côté du magazine Banque & Finance de Promoedition. Une page horlogerie, dédiée aux complications et aux garde-temps susceptibles d’afficher quelque affinité pour le monde de la finance et ses acteurs, fait partie de la nouvelle formule lancée lors de la sortie du numéro 107. Un mandat confié par le nouveau rédacteur en chef, le journaliste économique Didier Planche, à TàG Press +41, agence de presse spécialisée horlogerie, fondée par Joël A. Grandjean, par ailleurs responsable éditorial du bloghorloger.ch. S’abonner. Sous la bannière valeurs refuges, les marques Corum, Vacheron Constantin et Armin Strom ont bénéficié de cette première…

Grand Dôme DT de Dubey & Schaldenbrand

En phase avec les valeurs léguées par les deux horlogers des Ponts-de-Martel qui donnèrent leur nom à la marque, dans ce val de Ruz où feu la fabrique de mouvements Martel Watch sévissait, la Grand Dôme DT de la nouvelle collection bichonnée par Jonatan Gil, le plus jeune patron de l’industrie horlogère, abrite un calibre chronographe automatique Valjoux 7751. Finitions abouties avec le décor Côte de Genève, vis bleuies, masse oscillante personnalisée et terminée Black Gold. Verre saphir bombé, traité antireflet, fond également saphir, cette tonneau double cadran aux compteurs bordés de reliefs et aux poussoirs asymétriques, affiche en aiguille au centre un quantième et à 6h les phases de lune. Guichets Jour et Mois, servie sur son bracelet alligator bombé, grandes écailles carrées.

Pilo & Co Genève, les armoiries du 10ème

Des armoiries pour célébrer sa première décennie! Amarildo Pilo fête les dix ans de sa marque Pilo & Co Genève. Un parcours parsemé de 11 collections, dont la dernière Corleone, se démarquant du paysage horloger commun par un sens du design actuel et séducteur ainsi que par une accessibilité revendiquée. Car ses modèles oscillent entre CHF 200,00 et CHF 1′200,00, à l’exception évidemment des personnalisations orientées sertissage réalisées à la demande. Mister Pilo surnommé « nez design » par la presse spécialisée n’a pas dit son dernier mot. Autre détail anniversaire, à partir de 2011l, chaque couronne recevra, gravées sur sa surface, deux initiales « PW« , Pilo et Watches.

Le code à bulles, Zenith mise sur l’inviolabilité

Depuis juin 2010, chaque montre Zenith dispose sur sa garantie internationale de sa carte à bulles et donc de son identité propre. Plus sûre qu’une empreinte digitale, la pastille de polymère dans laquelle une configuration de bulles se constitue, le phénomène est naturel, sert la cause de la lutte contre la contrefaçon. A l’œil nu, ladite configuration se laisse volontiers comparer avec sa version online. Il est donc possible d’avoir en un coup d’œil suivi d’un code transmis par Zenith et validé par le fabricant de ces cartes, d’avoir la certitude que la montre qui s’y rapporte n’a pas été contrefaite. C’est super simple et ça permet de surcroît à la marque d’entrer en contact direct avec le client final. Nul doute que ce dernier argument participe au succès de la maison Prooftag, détentrice de ce procédé qui séduit non seulement déjà d’autres marques horlogères comme Parmigiani Fleurier, Hautlence et quelques enseignes qui se révéleront lors du prochain BaselWorld, mais également les grands producteurs de vins rares et précieux ainsi que le marché des œuvres d’art. Même la Confédération Helvétique, en ajoutant une semblable bulle sur chaque badge accréditatif des hôtes de son dernier sommet de la francophonie à Montreux, a validé ce système réputé inviolable…

Le BIPH entre en blogosphère

Créé en 1994, le BIPH, alias le Bureau d’Information et de Presse Horlogère co-fondé et dirigé par le journaliste Michel Jeannot, débarque sur la blogosphère. Son équipe de journalistes spécialisés dans l’information horlogère à haute valeur ajoutée, dont Fabrice Eschmann, collabore à de nombreux médias en Suisse et à l’international, en presse généraliste, économique ou spécialisée, presse quotidienne ou magazine, relevant des univers print ou digital. Les voici donc en ligne. Faut-il rappeler que Michel Jeannot, passionné par la branche horlogère et animé d’un esprit de partage vrai, fut également l’instigateur de vocations journalistiques comme celle qui est à l’origine de ces lignes?

L’Upside Down Number One de Ludovic Ballouard

Mise en valeur du bon sens… Extrait d’un billet d’opinion signé Joël A. Grandjean, paru sous la chronique « Minute, précisions! » sur le site Horlogere-suisse.com: « Ses chiffres à l’envers ont l’utilité de permettre la mise en valeur du chiffre qui, à l’endroit, indique l’heure…» expliquait Ludovic Ballouard lors de son discours à la remise des prix Montres de l’Année du Magazine Montre Passion (Ringier). L’horloger transfuge de Journe, converti à son aventure éponyme, faisait allusion au cadran de sa première création, l’Upside Down Number One, habitée par un système de douze mécanismes complexes dissimulés sous une sobriété rare. Un concentré d’horlogerie compliquée et pure, doté d’une dimension poético-ludique: une seule aiguille pour indiquer les minutes puisque chaque chiffre des heures, positionné sur le cadran la tête en bas, se remet à l’endroit lorsque la course du temps arrive à son niveau. C’est par ce ‘retournement’ du chiffre, entièrement orchestré de manière mécanique et à partir de la même énergie que celle qui entraîne le mouvement, que les heures défilent, se repositionnant à l’envers lorsque leurs 60 minutes se sont écoulées et que l’heure d’après s’entame. Le mieux, c’est encore d’y jeter un œil. » Au-delà, de la prouesse technique, cette célébration du ‘bon sens’ se charge d’une dimension parabolistique: ceux qui sont restés droit sont mis en lumière par ceux qui font les choses de travers, louvoyant ou trichant avec les règles, privilégiant le profit maximal et, lorsque le ciel se couvre, n’hésitent pas à se laver les mains dans la sueur d’autrui. Participer au forum de Horlogerie-Suisse.com.

Armand Nicolet, horloger

Armand Nicolet, fils d’un horloger, entre en horlogerie, comme on entrait dans les ordres. Vocation et passion. A la fin du 19ème siècle, au sortir de son apprentissage, il ouvre son premier «Atelier d’Horlogerie» et, en 1902, s’illustre dans l’univers de la montre de poche soignée, titillant parfois celui des complications telles que les répétitions minutes, quarts, ou heures, les calendriers perpétuels… Encore prisé par les collectionneurs, au détour d’un catalogue de ventes aux enchères ou d’une transmission d’héritage, ce nom est également synonyme, durant les fifties, de la production depuis Tramelan de la presque totalité des calibres Venus. Rappelons que cette ville était à l’époque le troisième pôle horloger de Suisse, avec la concentration de 800 horlogers et 105 fabriques. Site officiel actuel.

Catorex, dans la poche ou en pendentif. New London

Catorex joue avec son ADN de spécialiste des montres de poches pour lancer à BaselWorld 2010 une «New London» particulièrement ciblée collectionneurs du monde. A partir de deux mouvements Unitas datant de 1960, entièrement reconditionnés, squelettés et disposés assymétriquement dans une boîte carrée aux angles arrondis, ce modèle pseudo vintage moderniste sort de la poche pour s’enrouler au poignet ou se suspendre en pendentif. Sept déclinaisons sont proposées, jouant de leurs spécifiques décorations et couleurs. Trop discrète enseigne horlogère issue depuis 1858 des terroirs de la paysannerie horlogère, Catorex est encore aux mains de sa famille fondatrice, quatrième génération. Guy A. Cattin perpétue les savoir-faire familiaux tout en animant sa deuxième société, la cent-cinquantenaire Cattin & Cie, destination courue du private label rigoureusement swiss made.

Robergé, flash back. Frédy Capt, horloger.

Robergé! Cette marque vous dit encore quelque chose? A se repencher sur son histoire récente, on réalise à quel point elle fut pionnière et avant-gardiste. Certes, elle existe encore, mais ne s’active plus aujourd’hui sur le positionnement de ses origines. Marque liée à la famille Mouawad, elle avait, le dédain du scepticisme passé, le parfum authentique d’une vraie marque d’horlogers. Alain Mouawad, le fils, dont le mensuel Bilan révèle sous la plume de Michel Jeannot qu’il se prépare avec Blacksand à revenir sur le terrain du branding horloger, y était pour beaucoup. On sait l’homme épris d’horlogerie, connaisseur et collectionneur. Outre une créativité pratique sur laquelle bloghorloger.ch reviendra au fil de quelques exemples concrets, la marque Robergé savait bien s’entourer. Par exemple Frédy Capt, son horloger rhabilleur, est aujourd’hui chez Breguet, depuis 18 ans.

TechnoMarine, un site web façon réseau-social

Une nouvelle race de sites web fait son apparition dans la communication horlogère. TechnoMarine, qui veut créer un lien entre l’homme et la mer, (pas entre la femme et sa belle-mère…) vient de lancer son nouvel environnement sur le web, dans l’esprit du community trend. Tournant le dos aux schémas classiques, l’arrivée sur la home page donne le ton: on se croirait  sur une variante customisée du plus grand des réseaux sociaux, avec d’emblée, des appels à suivre le moove océan sur Twitter, Facebook, ou YouTube, ou sur un blog « maison » alimenté par la verve légendaire d’un Perriard’Team dont on se demande s’il est comme comme la grande pomme: une ruche citadine qui ne dort jamais… Citadine et urbaine, l’imagerie ramène toutefois toujours aux rêveries et aux échappées sur fonds marin. L’addiction à cette fuite en avant guette, sloganisée par le désormais gimmick « Ocean Addict« . Alors, on s’inscrit, on crée son profil, on choisit les couleurs de bracelets qui siéront le mieux à la montre élue, on se délecte à visionner quelques mini films dont on se dit qu’ils pourraient bien emprunter quelque canal d’un marketing viral suggéré. Car la tentation d’en forwarder certains à son réseau est palpable. Au passage, on découvre l’étendue des références, les modèles 2010, la Cruise Sport caméléonique, les modèles céramiques, et on se connecte aux flux d’infos qui nourriront les attentes 2011. Vincent Perriard nous a mis l’eau à la bouche, c’était à BaselWorld 2010. En attendant, on tentera de se positionner au coeur du vertige que procure un store locator franchement pratique, dont le seul bémol serait la non-réactivité au click de souris du numéro de téléphone du magasin le plus proche…

Laboratoire Hamilton, une fenêtre pour les fans…

Entrer dans le laboratoire de rêves temporels signé Hamilton, c’est, principalement pour les fans de la marque, la possibilité de pré-commander un des trois garde-temps symboles d’une approche cinématographique. Toutes tirées à 999 exemplaires chacune, ces montres balèzes fonctionnant à quartz sont la Ventura XXL White, un hommage au premier garde-temps fonctionnant à pile lancé par Hamilton en 1957, la ODC X-02 (prononcez O-dyssée), une silhouette en titane noire entièrement dédiée à la reinterprétation du GMT, puis, la Time Player qui .permet de jouer à l’envi avec les heures d’arrivée ou de départ, avec les multiples fuseaux horaires ainsi que les villes qui s’y rattachent…

GTE, l’explosion. Les visiteurs privés en augmentation

16 au 31 janvier 2011. Le salon GTE – Geneva Time Exhibition, s’apprête à célébrer  l’horlogerie indépendante. Une deuxième édition, placée sous le signe de l’expansion: triplement de la surface d’exposition (le CICG permet ce genre d’explosion), pour pouvoir accueillir jusqu’à 60 marques horlogères. Egalement plus de visiteurs attendus dont une ouverture bien marquée du côté des collectionneurs et clients privés. Notamment par le biais d’un partenariat avec le club Quintessentially qui s’intéresse de plus en plus à la chose horlogère pour répondre aux desiratas de ses 30′000 membres VIP, dont des Madonna ou Puff Daddy et une belle brochette de fortunes privées. Plus prosaïquement, avec ses 55 bureaux et ses 800 employés, le Club doit sans cesse trouver de nouveaux champs de rendement. Et, pour Karim Stadelmann, Directeur du Club en Suisse, rechercher et trouver les garde-temps exclusifs pour ses exigeants clients, s’inscrit dans une logique de développement. A ce fichier doré s’ajoute le network Sotheby’s, déjà fidèle au GTE. Bref, du côté des détaillants et des distributeurs, ceux qui opposaient toutes les bonnes raisons du monde pour ne pas y faire escale, pourront difficilement se défiler cette fois. Quand bien même leur “loyauté” incluse dans les invitations « tous frais payés » faites par les organisateurs du SIHH, serait de nature à offrir quelque résistance…

Histoire: chronomètre de marine, fonctionnement.

Très schématiquement, un bateau quitte le port, embarquant un chronomètre réglé sur l’heure du méridien de Greenwich. Pour déterminer la longitude, l’officier en charge d’estimer la position observe au moyen de son chronomètre l’heure de passage d’une étoile quelconque ou du soleil à son propre méridien. La différence entre l’heure de ce passage et l’heure à laquelle l’étoile doit passer au méridien de Greenwich (il s’appuie pour le savoir sur des tables spécifiques telles que «Connaissance des Temps» ou «Nautical Almanach»), indique en heures, minutes et secondes, la différence de longitude entre Greenwich et le lieu de l’observation. A quoi ressemble un tel objet? Modèle réalisé par la marque Hamilton.

Christophe Claret, le son du détail.

A propos du post Deux marques de haute-horlogerie se disputent la même musique, les précisions suivantes s’imposent. Rappel du sujet: le bloghorloger relevait que la nouvelle marque « Manufacture Royale« , dont le lancement initialement prévu le 30 août a été reporté à d’ultérieures calendes, utilise sur son site en guise d’identité sonore, exactement la même musique que la marque Christophe Claret: le morceau Clubbed To Death, signé Rob D, un DJ australien immigré à Londres, issu de l’album Sony Music The Classic Chillout Album (Columbia). Précisions. D’emblée, c’est pourtant clair à la lecture de l’information parue le 15 juin 2010, insistons sur le fait qu’il n’existe aucun lien entre la marque Christophe Claret et la nouvelle venue. Une affirmation utile à ceux qui supputeraient le contraire, trouvant là une explication au flagrant plagiat sonore dénoncé. Ajoutons que, suite à des informations reçues du Locle après la publication de ce post, le choix musical a été effectué au sein même du département Infographie de Christophe Claret SA. Enfin, et cette info est assez rare pour mériter qu’on la salue,  tout s’est passé dans les règles de l’art. En effet, le 26 février 2009, les droits d’utilisation de cette musique, pour le site web et le film du 20ème anniversaire, ont été honnêtement acquis pour la somme de € 9′000,00. L’explicite mention du compositeur figurant au générique le confirme. Pas étonnant que Christophe Claret, dont la minutie et le soin du détail demeurent une marque de fabrique, n’ait rien laissé au hasard. Ni n’ait cédé à la pratique ambiante qui consiste à « pomper » sans scrupules des musiques dans la base de données digitales si facilement accessible sur le net. Peu se soucient des appartenances ou des droits relatifs à ces utilisations. Quant aux tarifs pratiqués par les acteurs du music business, ils font surgir deux questions: primo, Sony Music a-t-elle aussi envoyé une douloureuse à la Manufacture Royale, secondo, combien Vartan Sirmakès a-t-il du débourser pour s’offrir le melting pot musical qui continue d’habiller le montage video figurant sur la home page de Franck Muller? Tant qu’à faire, revoyons-nous le film de Christophe Claret… pourquoi pas en 3D sur le site de Swiss Watch TV.

Deux marques de haute-horlogerie se disputent la même musique

Dommage que la musique n’entre pas systématiquement dans les ingrédients identitaires de base, lorsque l’on crée une marque. L’oreille aiguisée d’un ami du bloghorloger découvre une flagrante parenté entre deux sites internet qui n’ont pourtant rien à voir l’un avec l’autre. Ça saute aux tympans. Le premier est la marque Christophe Claret dont le modèle Dualtow, lancé pour célébrer le 20ème anniversaire, s’offre sa propre adresse web. Le second, la nouvelle marque « Manufacture Royale« . Ouvrez les deux home pages, et vous en conviendrez. Celui de la marque locloise a été créé par l’agence chaux-de-fonière Troïka Sarl, tandis que celui de Manufacture-Royale (si l’on en déduit que le contact technique indiqué au registre des propriétaires d’adresses web a quelque chose à voir avec le web designer), par le studio lyonnais Smootiz d’Aurélien Billois. Une telle ressemblance est encore soulignée par l’utilisation du même mode compte-à-rebours précédant la date de lancement. Visiblement, les web créatifs ont tous dans leur cédéthèque « The Classic Chillout Album » (Sony Music Entertainment – UK) et se passent en boucle « Clubbed To Death » de Rob D. Le DJ Australien arrivé à Londres en 1990 est-il au courant des usages réservés à son morceau? Ou alors est-il passé maître dans ce genre de débouchés, au point que deux marques horlogères de haute horlogerie se réclament sans complexe de la même identité sonore. C’est troublant… Si l’on n’avait lu le post du 15 juin 2010, on se demanderait si Christophe Claret n’a pas un lien avec la nouvelle marque. En attendant, visionnons le clip de Rob D, ça nous fera méditer. Il existe aussi, au pays du swiss made, d’excellents compositeurs capables de créer du sur-mesure et d’apporter aux partitions le même soin que ceux dont les produits horlogers d’exception sont entourés. Nous en connaissons…

Utopie? Une montre à chaque poignet, en souvenir de Nicolas Hayek

Le groupe est lancé sur Facebook: si tous les passionnés et amis de l’horlogerie se mettaient à arborer deux montres, une à chaque poignet, il se pourrait que l’ensemble de la branche horlogère suisse vende plus de montres. Surtout si la mode des « deux montres sinon rien! » venait à prendre. Après tout, l’idée pourrait être reprise par la FH qui, dans son histoire, n’hésitait pas à mouiller son maillot pour des opérations corporatistes ciblées. Ainsi, à une époque où les ventes de montres peinaient, la Fédération Horlogère Suisse avait lancé une campagne sur le chronographe. Il s’en vendit énormément, preuve que le message était passé. Nicolas Hayek avait réussi à la fois à capitaliser sur sa personne -sa notoriété médiatique lui permettait de faire le plein à chaque conférence de presse, tout en inventant le protocentrisme. Oui, oui, tout le contraire de l’égocentrisme. En fait, l’ego au service du produit! C’est pour ça qu’il portait invariablement tant de montres à ses poignets… Lire la chronique sur horlogerie-suisse.com.

La microfibre de Babette Keller plébiscitée…

C’est souvent depuis l’établi, là où se construisent patiemment les montres et leurs mouvements, là où les doigts les plus habiles s’activent avec savoir, que la demande pour la microfibre manufacturée à Bienne chez Keller Trading se fait la plus perceptible. Car cette matière, issue d’un mariage entre polyester et nylon, Babette Keller la tricote, elle en connaît tous les secrets et les comportements: «Plus la densité est lourde, plus elle va aspirer les saletés sur les métaux précieux». Et comme parfois, dans les hiérarchies et les étages, certaines économies de bureau firent qu’on tenta de se tourner vers d’autres fournisseurs sis en des contrées où la main d’oeuvre est moins chère, les doigts d’or ont du rouspéter: la microfibre issue des machines et des soins de cette passionnaria et de son armada de filles –elle nomme ainsi affectueusement ses collaboratrices, a l’avantage d’avaler la saleté qui se trouve sur une surface précieuse, et non pas de la transporter sur la montre ou le bijou suivants. Les responsables d’achat reviennent vite à la raison. Pas question de perdre un temps précieux et un standard de qualité, puisque le temps c’est de l’argent.

Estelle Fallet, experte en complications.

Si le Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie de Genève semble définitivement rayé de la carte, sa Conservatrice Estelle Fallet, appelée à veiller sur ses 18′000 oeuvres environ, est une grande spécialiste des complications. Elle fait ses armes d’historienne dans sa ville natale au sein d’un musée d’horlogerie, à La Chaux-de-Fonds, «où le milieu horloger est un dénominateur commun pour nombre de familles.» Qu’évoque pour elle le terme montres à complications? «Une concentration formidable de savoir-faire et d’inventivité.» pose-t-elle. «Cet univers est fascinant, il exprime le défi relevé par les horlogers -des spécialistes, pour la traduction des mouvements célestes dans les limites extrêmes de la miniaturisation, ainsi que pour la maîtrise de la matière.» Historiquement, l’aspect ludique a joué son rôle: «les mécanismes de répétitions, des phases de lune ou du tourbillon… renforcent le côté mobile du mouvement et animent les faces de la montre. Des plus-values à tous points de vue.» Lire l’article paru dans le magazine féminin suisse Beauté Information, N° 54.

L’homme volant flirte avec des ailes patrouilleuses…

Le désormais célèbre Jetman, le pilote de ligne Yves Rossy qui, dans ses heures de loisirs toise régulièrement la liberté aux commandes corporelles de son aile à réacteur, vient de se mesurer aux ailes averties d’une patrouille composée de deux avions Boeing Stearman Breitling Wingwalkers. Ces-derniers l’attendaient à 1000 mètres d’altitude, tandis que notre héros se laissait tomber à 3′500 mètres d’altitude d’un Pilatus PC-6 au dessus de Buochs (canton de Nidwald) en Suisse. Le ballet aérien a duré quelques 6 minutes. Un exploit, si l’on considère que l’homme volant ne dispose d’aucune manette de contrôle et ne se dirige qu’au moyen des ondulations de son corps. Rappelons que Breitling a repris sous son aile sponsorisante, grâce à l’absence de constance de la marque Hublot dans ce projet, cet atypique aventurier des temps modernes.  L’événement coïncide pour Breitling avec la sortie de son nouveau Chronospace, destiné à renforcer au monde des pilotes, son rôle de fournisseur en instruments de mesures fiables, des chronomètres tous issus des batteries de contrôle du COSC.

H. Moser & Cie, un sans faute horloger. Denis Asch invite.

Une invitation de L’Heure Asch, ça ne se refuse pas. L’enseigne est à l’horlogerie de détail ce que le Cerf de Carlo Crisci est à la gastronomie en Suisse: inventif, constant, situé en deçà des chemins courus, et surtout communicatif. L’invitation? Rencontrer Nicholas J. Hofmann de la marque schaffhousoise H. Moser & Cie, au sortir d’une expo temporaire. Car, dès le début de la marque H. Moser & Cie, l’horloger Denis Asch était là, fervent défenseur et volontaire découvreur de trésors. Cette marque, démarrée avec 2 personnes ien 2002, s’offre un sans faute à la hauteur d’ambitions réparties, c’est rarement le cas, sur le long terme: quarante personnes à Schaffhouse, une famille éponyme de 6 calibres, une fabrication de spiraux pour ses propres besoins et pour d’autres marques dont on taira les noms, et surtout, un focus sur un classicisme de bon goût, avant même que la crise s’en prenne aux extravagances et ramène les consommateurs aux valeurs sûres et aux designs intemporels.

Une day date Oris en hommage à l’écurie William

Pour la 7ème année de son partenariat avec l’écurie AT & T William, l’horloger suisse Oris (1904) se conjugue aux couleurs du bleu-blanc-noir et sort sa Oris WilliamF1 Team Day Date. D’un côté l’évolution des bolides automobiles, de l’autre celle des montres: entre la lunette et la carrure, un anneau « amortisseur » en silicone bleu a été inséré, répondant aux préventions contre les chocs. Automatique, date et jour à 3h, boîtier DLC noir, étanche à 100m, aiguilles nickel noires avec inserts de matières luminescentes, bracelet caoutchouc et coffret de présentation façon pneu. Rendez-vous sur la ligne d’arrivée.

TàG Press, une signature horlogère renforcée

L’agence de presse indépendante TàG Press +41, fondée par Joël A. Grandjean, par ailleurs rédacteur en chef de JSH – Journal Suisse de l’horlogerie (le plus ancien magazine horloger né en 1876) et responsable éditorial du bloghorloger.ch, collabore régulièrement ou occasionnellement avec une vingtaine de médias dont 10 sont orientés horlogerie. Le site internet de TàG Press +41 a pour vocation la mise en ligne des articles produits, seulement après leur parution, afin d’en conserver la primeur aux éditeurs et rédacteurs en chef qui lui font confiance. Afin également d’offrir, par ce « deuxième service », un prolongement des informations dont elle est à l’origine et d’offrir à ses journalistes indépendants en réseau une visibilité commune. En effet, www.tagpress41.info reçoit environ 355′000 visites et tend à être considéré comme un média à part entière. En s’inscrivant à sa newsletter, on reçoit une alerte chaque fois qu’un article est mis en ligne. Les récentes et nouvelles collaborations de l’agence sont: Cronos Mexico, L.A. Magazine (Magazine des Ambassadeurs), Horlogerie-Suisse.com, Swiss Beauty Magazine, Bulettin de la SSC – Société Suisse de Chronométrie, Chocolat Passion, etc… Les autres « spécialisations » toujours « de niche » de l’agence de presse, sont l’Afrique, le tourisme et le voyage (membre de l’ASSET), ainsi que le domaine de la santé, les People et les musiques world. En marge de ses activités de journalisme indépendant, TàG Press +41 chapeaute également de manière totalement séparée @TRP, un « Bureau d’Ecritures » à l’origine de stratégies de communication, souvent à partir de l’écrit. Un bureau actif dans le domaine du web 2.0 management, de la communication de crise et du lobbysme, du consulting éditorial, du custum publishing (newsletter, magazines d’entreprise), du product placement (références sur demande). Une plate-forme professionnelle disposant de compétences dans le domaine événementiel.

Marque Pilo & Co, Genève. Sans cesse renouvelée, ouverte aux personnalisations.

Tandis que deux nouveaux modèles s’annoncent sur le marché, la marque Pilo & Co Genève, en bref: Caractérisée par sa persistance à précéder la tendance, Pilo & Co Genève se démarque dès sa création en 2001 par son art de conjuguer les identités. 11 collections dédiées à l’accessibilité, au design et aux captures de l’instant. Au nombre des enseignes reconnues du swiss made, forte d’un démarrage en force et d’une expansion maîtrisée, la marque ne connaît pas l’essoufflement. Couvrant tous les segments, elle sait se faire mécanique ou manufacturière sans jamais se départir de son assurance de bon goût. Ainsi vit-elle les approches croissantes d’acheteurs désireux de se démarquer, par la commande d’une personnalisation cohérente, souvent portée sur les pierres précieuses et les arts du sertissage. Fort attractive dans son offre de prix, c’est l’un de ses particularismes, elle occupe en Suisse les vitrines de plus d’une quarantaine de points de vente et dispose à Genève de deux boutiques éponymes, une sur chaque rive. Elle a misé sur la Chine où elle dispose déjà de 8  boutiques, sans oublier ses marchés fidèles: Moyen-Orient, Liban, Libye, Algérie, Russie, Kazakhstan, France, Espagne, Gibraltar ainsi que les USA. Elle est la propriété de Amarildo Pilo, également à l’origine de la nouvelle David Van Heim.

Bell & Ross, du mythe et de l’Heritage au… Radar.

Cette enseigne-là, depuis Paris, s’est carrément placée sur le terrain des instruments de mesure du temps swiss made, allant même jusqu’à répondre aux exigences militaires franco-hexagonales. A force d’un design qui force la prise de position, ses fondateurs, une équipe de designers et de passionnés d’aéronautique, s’installent dans le fonctionnel intelligent, lisible, précis et fiable. Bref, tout ce qu’on attend d’une horlogerie de valeurs sans forcément oser le demander. L’imagerie façon séries limitées des compteurs, celle des aiguilles, de l’horloge d’avion et, tout récemment du radar, cohabitent dans les valeurs de trois collections. Vintage, Instrument BR01 (carrément le hit) et Instrument BR02. Difficile de déroger au culte du modèle mythique, le BR01 Heritage, tout de cuir maculé de crevasses corporate. Pourtant, c’est la Instrument BR01 Radar qui, à partir de disques et de mars 2010, réinvente la lecture horaire.

Exclusif, Hysek et Ladoire, communes accointances.

On le sait, les modèles Ladoire sortent en série de 3 exemplaires, façon pièces uniques. Résultante réjouissante des amitiés corporatistes qui naissent dans le backstage des salons, Lionel Ladoire et Jorg Hysek de la marque HD3, ont eu un bon feeling. « Et si nous faisions un modèle ensemble?« , lance Jorg. Pour Lionel, le musicien batteur à ses heures, c’est comme si Phil Collins lui proposait de faire une jam. « Pour moi, Hysek, c’est le Philippe Stark de l’horlogerie« . A la fois un « chasse-neige », pour avoir ouvert la voie des marques éponymes nées d’un designer, à la fois un dinosaure, tant il appartient à cette espèce en voie de disparition, touchant encore quelque royaltie de ses célèbres partenariats passés. Bref, le deal est en route pour 2 fois 3 modèles communs: le Stark-Hysek s’attaquera à la carrosserie de la pièce -tout en respectant les codes si particuliers de Ladoire. Quant à Ladoire, il se coltinera, en marge de son prochain modèle dont l’affichage amènera quelque révolution à la fois inspirée d’un moteur à combustion et d’un vieux système de réveil retrouvé, le moteur. Sans jamais trop s’éloigner de sa marque de fabrique, l’utilisation de ces mini roulements à billes qui font sa différence et l’essence même de son horlogerie ultra compliquée… Helvet Mechanic

Huguenot au poignet d’une Gospel star.

La plus grande gospel star encore en vie, Andrae Crouch, légende vivante de la christian music connexion aux States, celui dont on dit qu’il fut le coach pastoral de Michael Jackson dans ses derniers mois, celui  qui fit chanter les plus belles voix black de la galaxie soul et qui accessoirement signa quelque titre pour Madonna, porte une montre suisse. De la marque Huguenot, dont le nom cristallise quelque cousinage spirituel avec l’univers du chanteur producteur…! L’Ajoulot Serge Beureux, fondateur, se souviendra longtemps de ce coup de téléphone durant lequel la star, dénuée de tout ego, l’a gratifié d’un retentissant « Hi Brother!« . Au-delà de l’opération product placement, une amitié? Quoiqu’il en soit l’occasion de se rendre compte de la suprématie musicale de cet immense artiste qui fête ses quarante ans de carrière… A écouter.