VicenTerra, action et composants, le chemin vers la prod

Petit à petit, au terme d’une opiniâtreté modèle, le constructeur Vincent Plomb, dont la pièce offerte à la souscription GMT-3 connaît un succès qui avoisine la centaine de montres pré-vendues, se lance dans la production. Déjà, quelques composants font l’objet de toutes les attentions tandis que l’action de la nouvelle société proposée aux souscripteurs en sus de la montre, est imprimée et prêt à être personnalisée. Histoire de s’offrir une escapade curieuse en backstage de cette belle aventure, jetons un oeil sur quelques pièces, au pays de l’infiniment précis. C’est didactique et au passage, ça permet de se faire une idée du nouveau logo. On peut encore la commander! Lire également les autres articles sur le bloghorloger.ch.

Tissot sur les Champs-Elysées, déjà un an!

Un magasin, du côté ensoleillé de la plus célèbre avenue du monde, sur deux niveaux. A l’intérieur, une gamme évidemment complète assortie d’une expo rétrospective des temps forts, modèles compris, ayant marqué la marque créée en 1853, aujourd’hui présente dans plus de 150 pays. Qu’on le veuille ou non, l’enseigne Tissot est devenue la mamelle économique du Swatch Group, par ses volumes incroyables -il faut assister une fois au trafic incessant des camions qui partent du Locle à la conquête des marchés mondiaux- et par sa couverture de nombreux champs de communication. Comme par exemple son statut de chronométreur officiel de FIBA, AFL, CBA, MotoGP, sans parler des championnats du monde de cyclisme, d’escrime et de hockey sur glace. Au passage, le rappel du slogan « Innovateurs par Tradition » et un mythe contemporain, celui de la tactile T-Touch, seul succès planétaire entièrement à quartz et survenu avant l’ère des smartphones, dans un monde où l’horlogerie mécanique vit la deuxième naissance spectaculaire qu’on lui connaît.

L’esprit DNA, Hublot-Arpa, rendons à César…

Hublot cèderait-il à l’esprit DNA initié dans l’horlogerie par Yvan Arpa avec la montre Titanic (créée pour Romain Jerome), contenant des fragments de la rouille légendaire provenant de la célèbre coque?  Tout semble l’indiquer, En effet, la dernière montre issue du partenariat de la marque avec Manchester United, la Hublot King Power Red Devil, présente la particularité d’utiliser du gazon du stade d’Old Trafford sur ses index. Jean-Claude Biver, adepte des désalpes herbacées, reconnaîtrait-il à son ancien collaborateur un talent qu’il tente de conjuguer aux vertus de l’éco trend? Attention, surenchère en perspective! La légende est un concept contre lequel il fait bon s’accoler…

Bittel invente le post bling-bling…

Encore une inédite chez Michael Bittel. Sur la complice initiative du photographe Claude Cuendet, Michael Bittel, le plus atypique des horlogers, est mis en scène. L’occasion de présenter un modèle encore jamais montré: une montre dont la lunette hérite de sa fameuse invention, son système de lamelles amovibles. Supposons qu’une des faces de ce pourtour soit sertie de diamants, que l’autre affiche la sobriété d’un poli brillant. Ça donne le bling-bling sur commande ou l’expression du post-ostentatoire, un modèle idéal en ces temps de retours vers des goûts plus classiques et vers le moins d’envie d’étaler les tapages d’une horlogerie d’excès. Apparu en 2009 avec ses Grands Carrousels, des montres bracelets dont les cadrans multiples offrant deux à trois faces totalement distinctes sont possibles grâce à ce même système, celui que l’on surnomme affectueusement «l’horloger du voyage» poursuit sa route. Avec notamment, annoncée pour début 2011, une centaine d’«Eclypses», autre modèle porteur d’une seconde invention, le double diaphragme. Là encore, comme fil rouge, la possibilité de disposer de deux cadrans, trois si l’on compte le «fond» de la cage qui supporte avec bonheur quelque sertissage partiel ou complet.

Bulgari Gefica, de l’or au bronze, en passant par…

Du bronze chez Bvlgari. Tandis qu’avec son modèle Octo Birétrograde Acier-Céramique, la marque digère allègrement l’or de sa première place sur le podium du 17ème prix Montre de l’année créé par le magazine Montres Passion, elle joue le bronze en ce qui concerne sa Gefica. Les bronzes, nom générique désignant des alliages constitués de plus de 60% de cuivre et d’une proportion variable d’étain, contiennent aussi des quantités variables d’aluminium, de plomb, de béryllium, de manganèse et de tungstène, accessoirement du silicium et du phosphore.  A ne pas confondre avec le laiton dont la traduction anglaise ‘brass’ est souvent traduite à tort par ‘bronze’. Ici, la matière a été rendue plus légère et confortable par l’adjonction de titane. Une des particularités liées à l’usage de ce matériau est d’éviter toute brillance sur le boîtier et de s’offrir la patine d’un temps qui jamais ne s’altère. Car si la montre va changer de teinte, il sera possible, à tout moment, de lui redonner son aspect et ses éclats originels. La Gefica est habitée par le calibre Bvlgari/GG 1004, bi rétro

Une deuxième « Captive » signée Dunhill

Un commentaire lié à l’article sur le modèle « Captive » de Cyma appelle le commentaire suivant. « Combien peut valoir une telle montre (Dunhill La Captive par Tavares)?  J’en ai une presque identique à la photo montrée? » Merci à ceux qui peuvent renseigner notre lectrice du Canada.

Tissot et son nouveau calibre, relief historique.

Tandis que le nouveau calibre C01-211, un chronographe automatique développé de concert avec ETA en exclusivité pour Tissot (et Swatch) débarque dans la production de volume de Tissot, il est bon de rappeler l’histoire manufacturière de la marque. Il y a 40 ans naissait le Sytal (contraction de SYstème Total AutoLubrification) fait de matériaux inaltérables (polycarbonate, résine acétal copolymérisée, polyoxyphélinène, autrement dit quelques savantes variantes du plastique), devenu célèbre sous le nom d’Astrolon 2250. Cette naissance, visionnaire, aurait du permettre à la marque l’envol qu’elle prend ces jours, en intégrant son nouveau mouvement dans ses modèles actuels. Le Sytal, appelé aussi Astrolon 2250, ne connut pas la gloire escomptée mais fut unanimement salué par la presse de l’époque, dont le JSH – Journal Suisse d’Horlogerie de février 1973 qui écrivait « … montre de qualité, mais de fabrication simplifiée, dans la ligne des nécessités économiques de notre temps« . Trop avant-gardiste? Son descendant devrait en 2010 venger cette injustice, se distinguant lui aussi par ses matériaux de synthèse à base d’hydrocarbures, et surtout par son objectif d’accessibilité maximale. Ce nouveau calibre C0-211 de Tissot s’inspire du Lemania 5100, dont la simplicité était une signature. Il ne  comporte que 184 composants (le Valjoux 7750 né en 1974 en compte 240). Grâce à lui, il sera pour la première fois possible d’acquérir un chronographe swiss made à remontage automatique à moins de CHF 1′000.00. Une prouesse d’ingéniosité industrielle.

Valbray, nouvelle marque? D’heure en heure.

« D’Heure en Heure Sàrl », nouvelle société déposée le 4 mars 2009 à Lausanne, prévoit toutes activités dans le domaine des produits horlogers, joailliers et microtechniques ainsi que des accessoires de luxe, soit notamment la création, la recherche et le développement, l’achat, la fabrication, la commercialisation et le consulting. Les associés sont Cormaille de Valbray Côme (France, Paris), gérant et président ainsi que Beaujolin Johannes (France à Tolochenaz), gérant. A quant la naissance d’une marque Valbray? En tous les cas, ça sonne très classe et ça se laisse apparenter au nom d’une célèbre famille française…