Le JSH en édition spéciale SSC.

Pour la troisième année, un JSH – Journal Suisse d’Horlogerie sera spécialement consacré au Congrès de la SSC (Société Suisse de Chronométrie). Relancé en 2008 par l’éditeur Roland Ray, ce B2B magazine, du haut de sa 134ème année d’existence, est la plus ancienne publication horlogère connue à ce jour. Son rédacteur en chef actuel est le journaliste Joël A. Gandjean, également responsable éditorial du bloghorloger.ch et fondateur de l’agence de presse TàG Press +41 et du bureau d’écritures @TRP, S’articulant autour des quatre thèmes chers au magazine, « Moteur », « Matières », « Métiers » et « Marchés », cette édition hors calendrier viendra compléter, en version papier glacé, un contenu dense et pointu édité par la SSC et baptisé les « Actes ». On y trouve l’ensemble des exposés présentés durant la manifestation. Les 28 et 29 septembre 2019, le 14ème Congrès International de Chronométrie traite de « Le temps et le sport Défis technologiques et humains« .

A propos de l’Histoire horlogère, de Genève, de son musée fantôme

Dans le magazine Heure Suisse qui vient de paraître, en français et en allemand, l’information d’un musée genevois de l’horlogerie et de l’émaillerie tracé de la carte est reprise. En deux endroits, dont au final de la chronique d’opinion de fin de magazine: « A l’heure où le «H» majuscule de l’Histoire horlogère pourrait être consolidé, certains de ses garants y perçoivent non pas ses ouvrieuses origines, mais son versant alerte-au-luxe-dans-un-monde-en-crise. Ils ont tout faux: à Genève, ils viennent même de biffer l’appellation «Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie», transformant ce qui était depuis 1969-1972 une filiale autonome du Musée d’Art et d’Histoire, en corpus de «collections»! » C’est vrai qu’une certaine perception de la culture, pourrait mettre l’horlogerie seulement du côté du grand capital. C’est faire acte de déni des métiers d’une branche qui, si elle attire les acteurs du luxe, clients et propriétaires de marques, se nourrit surtout d’un savoir-faire issu de couches humbles. C’est oublier ses racines paysannes ainsi que son incommensurable champ de savoir-faire modestement exercés.

Tourbillon et précision, le débat continue

Pour l’acheteur et l’aficionado, le mécanisme du tourbillon ne fait pas seulement rêver par sa complexité et sa magie, il est toujours synonyme de précision accrue. Du côté des spécialistes, on a toujours fait preuve de circonspection. Puisque pour fonctionner, ledit mécanisme, au demeurant génial, puise dans les réserves énergétiques du mouvement, au risque de l’appauvrir dans sa fontion première de précision constante. Le concours de chronométrie 2009, organisé par le Musée du Locle a donc étonné par ses résultats: trois tourbillons en tête! Qui a raison? Un dossier du prochain JSH Journal Suisse d’Horlogerie (sortie pour le salon EPHJ-EPMT) fait le point. Au-delà du débat scientifique, une certitude. La précision reste possible grâce au savoir-faire du régleur. Un métier qui, selon Jean-Claude Dubois, président de la Société Suisse de Chronométrie, se doit d’être transmis à la relève. Lire le sujet concours SSC.