Voyeurisme manufacturier en boutons de manchette

OK, à y regarder de plus près, le mécanisme enrobé dans sa cage en verre, du saphir inrayable, n’est pas un vrai tourbillon. Qu’importe, il fait son effet lorsqu’il s’agrippe à une manche de chemise, engageant à votre place discussions et échanges sur fond de carbone, d’horlogerie ludique et de mécanismes à fleur de rouages. La nouvelle marque lifestyle TF Est. 1968 connaît avec ce produit une lancée en fanfare avec déjà presque 2′500 paires vendues (prix public environ CHF 390.00). Sous les initiales TF se cache un certain Freddy D. Tschumi, connu des marchés internationaux pour les avoir écumés sous plusieurs casquettes (de Grisogono, Raymond Weil, Franc Vila et surtout la flamboyante Icelink). Déjà, il décline la paire des débuts en plusieurs versions colorées, puis or massif et rubis, ou émeraude, ou diamant noir ou blanc… Les modèles précieux se démarquant des autres en offrant aussi une transparence latérale. La collectionnite guette puisqu’il s’apprête également à mettre dans les échoppes un stylo du genre et qu’un coffret écrin attise les convoitises. Incroyable comment cette marque, presque discrètement et même avant d’avoir son vrai site internet, a pu s’installer en si peu de temps sur tous les continents (exceptés l’Afrique), grâce à des distributeurs et aux magasins prestigieux qui lui ont fait confiance dès le départ. Du genre de ceux de la Rue du Rhône à Genève, de la Banhofstrasse à Zurich ou de William & Son à Londres. L’arrivée des montres, une collection T-Fun (automatique, chronographe) est annoncée pour BaselWorld. Bien vue, l’approche! Sans crier gare, on impose des accessoires qui rendent addict -et en plus qui se vendent bien chez les détaillants-, puis on débarque avec des montres particulièrement aguicheuses et d’excellente facture, là où le terrain est plutôt encombré.

Arnold John, horloger anglais – Histoire

John Arnold (1736-1799) né en 1736 dans un village des Cornouailles, était fils d’un horloger auprès duquel il commença son apprentissage. Suite à une dispute de famille, il quitte la maison paternelle et s’embarque bien jeune pour le continent. Il voyage d’abord en Hollande, puis en Allemagne, où il gagne péniblement sa vie, parfois comme armurier lorsque le travail d’horloger faisait défaut. Puis il rentre en Angleterre, s’établit à Londres, peu à l’aise linguistiquement. Ses années passées à l’étranger l’ont mûrit.  Il se fait alors connaître par une petite montre à sonnerie insérée dans le chaton d’une bague. Admis à présenter cette pièce au roi en 1764, un tour de force, il obtient les faveurs de la cour et… de nombreux clients.  En 1770, il contacte le Board of Longitude et soumet à l’Observatoire de Greenwich son premier chronomètre de marine. Aujourd’hui, le nom « Arnold » revit sous la marque « Arnold & Son » et sous le slogan « Master of The Longitude in London Since 1764« . Elle a son siège à la Chaux-de-Fonds en Suisse, est rattachée à la société The British Masters dont le CEO est Eric Loth.

Master of The Longiture in London Since 1764.