Arnold John, horloger anglais – Histoire

John Arnold (1736-1799) né en 1736 dans un village des Cornouailles, était fils d’un horloger auprès duquel il commença son apprentissage. Suite à une dispute de famille, il quitte la maison paternelle et s’embarque bien jeune pour le continent. Il voyage d’abord en Hollande, puis en Allemagne, où il gagne péniblement sa vie, parfois comme armurier lorsque le travail d’horloger faisait défaut. Puis il rentre en Angleterre, s’établit à Londres, peu à l’aise linguistiquement. Ses années passées à l’étranger l’ont mûrit.  Il se fait alors connaître par une petite montre à sonnerie insérée dans le chaton d’une bague. Admis à présenter cette pièce au roi en 1764, un tour de force, il obtient les faveurs de la cour et… de nombreux clients.  En 1770, il contacte le Board of Longitude et soumet à l’Observatoire de Greenwich son premier chronomètre de marine. Aujourd’hui, le nom « Arnold » revit sous la marque « Arnold & Son » et sous le slogan « Master of The Longitude in London Since 1764« . Elle a son siège à la Chaux-de-Fonds en Suisse, est rattachée à la société The British Masters dont le CEO est Eric Loth.

Master of The Longiture in London Since 1764.

Black gold dans les rouages de… Cecil Purnell

Après avoir offert en janvier 2010 au GTE -Geneva Time Exhibition le CP 3800, son calibre tout de nickel noir recouvert et 99% swiss made (puisqu’il n’y a hélas pas encore d’élevage de crocodile en Suisse), Cecil Purnell, seule marque de haute horlogerie à ne fabriquer que des garde-temps tourbillon, présente à BaselWorld 2010 une toute dernière merveille, le in house CP 3888. Cette fois, le mouvement s’est accordé un bain de black gold, lui conférant d’anthracites profondeurs. Mieux, ses surfaces et ses ponts, dont la finition ultime regorge de détails et de surfaces belles au regard, sont entièrement dénudées sans pour autant virer au squelette. Ils autorisent l’économie de cadran. Fonctionnant dans un modèle de la collection classic -anciennement la London, le CP 3888 a également été l’objet de moult attentions manufacturières signées Magma Concept, l’équipe de l’horloger constructeur Cédric Grandperret. Gentiment, dans une discrétion qui sied aux collectionneurs non conformistes, la marque s’installe dans les esprits, tout en digérant sa sortie de crise et en assumant le classicisme de son positionnement. Côté opérationnel, la personnalité de Philippe Thivolet, venue à la rescousse et s’ajoutant aux 80 d’expériences horlogères cumulées par les actionnaires, n’est pas étrangère à cette soudaine sérénité. D’autant que l’accueil à Bâle s’est soldé par une ondée de commandes inattendues.

Rodolphe Cattin retrouve sa liberté. Exit du Franck Muller Group.

Pétri d’une sincérité inhabituellement en marge des règles de la communication, le communiqué est signé Rodolphe Cattin qui jette l’éponge en se distançant à fin octobre 2009, de l’opérationnel des marques qu’il avait fondées, acquises par le Groupe Franck Muller: Rodolphe Montres & Bijoux et Rodolphe & Co (Atelier de Design). Très instructif! En se retirant, Rodolphe Cattin généralise son cas aux autres « petites » marques du groupe et désigne sans ambages Vartan Sirmakes pour qui ces viennent-ensuite se mueraient en poids morts, voire seraient responsables des difficultés du groupe. Le CE(G)O en prend pour son grade, lui qui faisait état pour la première fois de son génie financier (expression prononcée lors d’un WPHJ d’avant la friction avec Franck Muller), et s’était mis à avaler ces « petites » enseignes sans doute pour bâtir son indépendance face à son omniprésent associé, indissociablement lié à son sort et source passagère d’urticaires à répétition. Aux démangeaisons d’alors, dont la presse s’était largement fait l’écho, s’ajouteront les grincements de dents du jour. Car Rodolphe Cattin, qui fait usage d’une liberté de parole que sa qualité d’actionnaire minoritaire lui confère, met au passage le doigt sur des points sensibles dans tout le groupe: problèmes de stratégie, de qualité, de livraisons, d’impossibilité de développer sainement la marque qui porte son nom. A ces reproches techniques s’ajoutent ceux d’ordre humain: situation délétère, combats internes, complots, retournements majeurs, trahisons de collaborateurs proches, etc.. La réponse du groupe ne saurait tarder. A moins qu’un prochain sur la liste ne sorte du bois. Les paris sont ouverts. Non pas Pierre Kunz, ni Barthelay, ni ECW (European Company Watch), ni encore MHR (Mahara Watch), éteinte depuis belle lurette. Peut-être qu’une deuxième secousse pourrait survenir du côté du CEO de Backes & Strauss… Ce ne sont que supputations, il va de soi.