Tissot sur les Champs-Elysées, déjà un an!

Un magasin, du côté ensoleillé de la plus célèbre avenue du monde, sur deux niveaux. A l’intérieur, une gamme évidemment complète assortie d’une expo rétrospective des temps forts, modèles compris, ayant marqué la marque créée en 1853, aujourd’hui présente dans plus de 150 pays. Qu’on le veuille ou non, l’enseigne Tissot est devenue la mamelle économique du Swatch Group, par ses volumes incroyables -il faut assister une fois au trafic incessant des camions qui partent du Locle à la conquête des marchés mondiaux- et par sa couverture de nombreux champs de communication. Comme par exemple son statut de chronométreur officiel de FIBA, AFL, CBA, MotoGP, sans parler des championnats du monde de cyclisme, d’escrime et de hockey sur glace. Au passage, le rappel du slogan « Innovateurs par Tradition » et un mythe contemporain, celui de la tactile T-Touch, seul succès planétaire entièrement à quartz et survenu avant l’ère des smartphones, dans un monde où l’horlogerie mécanique vit la deuxième naissance spectaculaire qu’on lui connaît.

Le régleur, métier éternel

Le concours de chronométrie du Locle remet le régleur à l’honneur. Cet oublié de l’anoblissement en trente ans des métiers de l’horlogerie redevient un alchimiste qui fait rêver. Sacrée cuisine. Il ne suffit pas disposer d’ingrédients de première qualité dans une cuisine des plus high tech, encore faut-il que ceux-ci soient manipulés avec talent. Tout est dosage, finesse et subtilité, bref personnalité d’un Chef. Il en va de même avec la chronométrie, expression de la précision horlogère suprême. Tout est dans le réglage, un métier qui représente le Graal pour le maître horloger. Comme en formule1, on peut disposer du meilleur moteur, ou d’un moteur de série plus que correct, du meilleur pilote, des meilleures conditions atmosphériques et savoir que tout se joue dans la préparation. Heureusement, ces métiers-là, insuffisamment valorisés au regard des attentions réservées aux marques, sont foncièrement humains, imperméables à toute automation. Ils le resteront vraisemblablement. L’IFAGE, Institut de Formation pour Adultes à Genève, les appelle les métiers éternels, y ajoutant ceux des arts du polissage. Ils sont conjonctions de savoir multiples, d’expériences indicibles et de perceptions sensorielles. Oui, même l’ouïe est mise à contribution… (Extrait de l’édito des prochains magazines Heure Suisse & Heure Schweiz, à paraître fin juin 2011)

Henri Grandjean, horloger

Né au Locle en 1803, Henri Grandjean-Perrenoud-Comtesse (originaire de la Vallée de la Sagne et des Ponts de Martel) a reçu de nombreuses distinctions lors de sa participation à des concours ou expositions, en Suisse et à l’étranger, qui ont honoré la qualité de ses produits. Initiateur du quartier du Progrès au Locle, il a aussi été le promoteur de la construction de l’Observatoire de Neuchâtel et, comme Fritz Courvoisier, un ardent défenseur de la ligne ferroviaire du Jura industriel. Sur le plan politique, Henri Grandjean a été préfet du Locle de 1842 à 1852, député au Grand Conseil et conseiller national.  Il est également connu pour avoir fondé, avec Louis JeanRichard et Ulysse Nardin, la « Swiss Marine Chronometer Industry ».

A 75 ans, Rolf Schnyder reçoit sa Freak.

Ça grouillait dans la fabrique depuis quelque temps. Le secret, jalousement gardé, transpirait tout de même. L’enjeu était d’offrir au boss, un superbe et mémorable cadeau d’anniversaire. Car, Rolf Schnyder, propriétaire et président de la marque Ulysse Nardin (qu’il rachète en 1983), célèbre son 75ème anniversaire. L’homme vit entre la Malaisie et le Locle, voire les rives neuchâteloises du Lac de Neuchâtel où il possède quelque assise. Ainsi naît la Freak Diavolo en platine et en série limitée de… 75 exemplaires. Avec au dos et sous la lunette à 6h sa signature gravée. Rappelons ce qu’est une freak: une montre dotée d’un tourbillon carrousel, sans couronne, aiguilles ni cadran, habitée par un échappement dual direct réalisé en silicium, histoire de s’économiser l’étape lubrification.

Tissot et son nouveau calibre, relief historique.

Tandis que le nouveau calibre C01-211, un chronographe automatique développé de concert avec ETA en exclusivité pour Tissot (et Swatch) débarque dans la production de volume de Tissot, il est bon de rappeler l’histoire manufacturière de la marque. Il y a 40 ans naissait le Sytal (contraction de SYstème Total AutoLubrification) fait de matériaux inaltérables (polycarbonate, résine acétal copolymérisée, polyoxyphélinène, autrement dit quelques savantes variantes du plastique), devenu célèbre sous le nom d’Astrolon 2250. Cette naissance, visionnaire, aurait du permettre à la marque l’envol qu’elle prend ces jours, en intégrant son nouveau mouvement dans ses modèles actuels. Le Sytal, appelé aussi Astrolon 2250, ne connut pas la gloire escomptée mais fut unanimement salué par la presse de l’époque, dont le JSH – Journal Suisse d’Horlogerie de février 1973 qui écrivait « … montre de qualité, mais de fabrication simplifiée, dans la ligne des nécessités économiques de notre temps« . Trop avant-gardiste? Son descendant devrait en 2010 venger cette injustice, se distinguant lui aussi par ses matériaux de synthèse à base d’hydrocarbures, et surtout par son objectif d’accessibilité maximale. Ce nouveau calibre C0-211 de Tissot s’inspire du Lemania 5100, dont la simplicité était une signature. Il ne  comporte que 184 composants (le Valjoux 7750 né en 1974 en compte 240). Grâce à lui, il sera pour la première fois possible d’acquérir un chronographe swiss made à remontage automatique à moins de CHF 1′000.00. Une prouesse d’ingéniosité industrielle.

Claret croit en l’humain et se bat pour ses savoir-faire

L’univers des discrets est peuplé d’irréductibles et de battants, Christophe Claret en fait partie, qu’on se le dise. Parce que sa Manufacture est un peu excentrée par rapport aux circuits médiatiques faciles, avec sa situation sur les hauts du Locle, parce que l’homme est un peu moins « grande gueule » que certains abonnés aux avis donnés sur un peu tout et beaucoup rien, on oublierait presque qu’il se passe des choses chez Christophe Claret. Qui méritent d’être amplifiées puisqu’elles sont chargées de valeurs référence. Ainsi, du côté de l’emploi, tandis que les lueurs d’une reprise annoncée occupe les colonnes, l’entrepreneur loclois d’origine lyonnaise n’est pas resté les bras croisés durant la crise. S’il vient d’introduire une mesure de chômage partiel -on ne travaille plus le vendredi, c’est qu’il n’a pas fait de concessions autre que le report du traditionnel voyage d’entreprise offert aux collaborateurs de plus de cinq ans. Sur le fond, il a tout misé sur le capital humain et la sauvegarde des emplois qui sont aussi celle des savoir-faire exceptionnels de sa Manufacture. Les prestations sociales offertes chez Christophe Claret SA vont au-delà de ce que prévoit la convention collective. S’y ajoutent de nombreuses attentions destinées à mieux vivre en bonne santé, comme une participation de 50% à l’abonnement fitness, ou la prise en charge des traitements destinés à arrêter de fumer.  Faisant preuve d’imagination et de dynamisme forcenés, pour compenser l’évidente baisse des commandes de marques parfois tellement de niche qu’elles furent touchées de plein fouet par la crise, il a ajouté à son catalogue de prestations, des travaux de sous-traitance (décolletage, fabrication d’ébauche). Puis, convaincu que sa DualTow -la montre anniversaire de ses 20 ans, pouvait avoir sa propre vie post-jubilatoire, il a  transformé l’essai en l’instituant en marque éponyme et en en sortant à BaselWorld 2010 une version Night Eagle. Bref, on se bat au Locle, c’est bon de le savoir. Car en 2009, tandis que certains licenciaient en masse ou faisaient leur dernier baroud d’honneur, sa manufacture limitait la casse. Seul 9 postes furent supprimés sur les 120.

Montres écoles, inestimables témoins historiques

Amateurs et chercheurs, à vos marques. La sortie de « 10 Ecoles d’Horlogerie Suisses« ,  livre annoncé par bloghorloger.ch le 21 septembre 2009, est imminente: la plus incroyable collection de montres écoles débarque, regroupée dans un livre référence par Antoine Simonin, ancien directeur du Wostep. Lancement prévu le 30 avril 2010 au MIH, le Musée International d’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds, et le 5 mai à Genève, dans le hall du Musée d’Art et d’Histoire. 10 écoles d’horlogerie représentées. Créés au milieu du XIXème siècle, les établissements de formation professionnelle spécialisée forment des horlogers complets, aptes à répondre aux entreprises. D’imposants bâtiments scolaires sont construits, de Genève à Porrentruy, en passant par Bienne, Soleure, Saint-Imier, Neuchâtel, Fleurier, La Chaux-de-Fonds, Le Locle et la Vallée de Joux. La tradition voulait que chaque élève ponctue la fin de ses études par la réalisation d’une pièce. Ainsi, les montres-école sont de formidables témoins de l’évolution de ces établissements et des travaux qui y sont conduits, sous le signe du trait-d’union entre enseignement et exigences industrielles.  La trace encore vivace de plusieurs générations d’inventions et d’avancées techniques. Exposées partiellement à Genève, puis dans le cadre d’une journée d’étude de la SSC – Société Suisse de Chronométrie, ces montres se retrouvent désormais compilées. Une bien belle manière de lire l’histoire horlogère, sous un autre angle. Lire également l’article de horlogerie-suisse.com.

Nuit européenne des musées… Le Locle joue le jeu.

Vivez la nuit! Tandis que Au temps des Chronométriers, son expo courant du 8 mai au 26 septembre 2010, aura été lancée, le Musée des Monts au Locle ouvrira ses portes le samedi 15 mai de 19h00 à minuit, dans le cadre de la vaste opération européenne, pour un rallye pas comme les autres. Destiné aux 7 à 77 ans, la nuit permettra d’habiter momentanément une demeure du XVIIIème siècle, celle d’un maître-horloger, et de s’enrichir les neurones en s’abreuvant des richesses de la collection Sandoz, automates, montres, pendules, horloges, et mécanismes ingénieux. S’en mettre plein les yeux sera possible, tout en sirotant un vin chaud ou… un sirop, grâce à la projection de nombreux films en 3D, dédiés à l’horlogerie. Le dimanche 16 mai, l’entrée sera libre toute la journée.

Mootoosamy Morghan, nouveau conservateur du Musée du Locle

Connaisseur des lieux et des intervenants, ce qui fut certainement un atout dans la sélection de sa candidature, Morghan Mootoosamy vient d’être nommé conservateur du Musée d’horlogerie du Locle, poste qu’il occupait déjà ad interim après le départ soudain de Cécile Aguillaume en mai 2009. Titulaire d’un Master en histoire de l’art (spécialisation muséologie) et en sociologie de l’image, de la culture et de la communication, ce Chaux-de-Fonier trentenaire  avait successivement occupé dans cette même institution le poste de collaborateur scientifique (août 2008 à janvier 2009) puis de responsable du 50ème anniversaire (février à juillet 2009).  De son côté, Cécile Aguillaume, remise d’ennuis de santé dont il se dirait qu’ils auraient pu précipiter son processus de renvoi en raison des inévitables absences y relatives, vient d’enregistrer CECOEL, sa société spécialisée en recherches historiques et en organisation de voyages à connotation horlogerie et luxe.

Nardin Ulysse, horloger loclois

Ulysse Nardin n’a que 23 ans lorsqu’il s’établit au Locle en 1846 pour y développer ses propres chronomètres et montres de poche compliquées. Toutefois, il disposait alors déjà d’un riche bagage d’expériences acquises auprès de Frédéric-William Dubois, spécialiste de chronomètres de marine et des montres astronomiques. D’ailleurs, avec Henry Grandjean et Louis JeanRichard (autres célèbres horlogers), il fonde la «Swiss Marine Chronometer Industry». Quand on pense que le Jura se situe à des centaines de kilomètres de la mer!

Musée de la Montre racheté par deux communes…

Juste après avoir reçu une substantielle (!) subvention (7′715 Euros sur l’enveloppe de 2 millions d’Euros votée par le Conseil Général du Doubs en France), le musée de la Montre de Villers-Le-Lac (ville frontière avec Le Locle), connu également par les connaisseurs sous l’appellation Musée « Droz-Florès » se fait racheter par… deux communes concernées. En effet, Villers-Le-Lac et le Val-de-Morteau décident de casser leur tirelire et d’acquérir la collection d’Yves Droz estimée à 480′000 euros. Oh, pas en une fois, puisque le propriétaire a accepté un règlement sur 20 ans, ce qui représente 24′000 Euros par année. Les pièces, témoins d’une histoire horlogère d’une région qui eut ses heures de gloire, resteront dans les murs de l’ancienne usine de montres, ouverte au public en 1997. Au moins, les autorités de ce côté-là de la frontière, lancent un signal fort: cette culture-là, l’horlogerie, mérite qu’on l’entoure d’efforts pour qu’elle rejoigne le patrimoine universel et qu’elle ne prenne pas le risque de glisser dans l’oubli. Rappelons que ce sanctuaire historique est aussi le fief de l’historien Joseph Florès, sommité du savoir horloger et éditeur de Horlogerie Ancienne, la revue officielle de l’A.F.A.H.A (Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne).

Le Locle horloger, guide en 39 étapes

Au commencement, la Place du Marché, où un panneau indicateur vous incite au parcours en 39 étapes, toutes dédiées à l’histoire horlogère, pour vous mener en apothéose au Musée d’Horlogerie des Monts. Au passage, vous aurez croisé les demeures des personnages qui marquèrent de leurs doigts d’or l’horlogerie comme l’actualité récente. Avec un peu de chance -et d’organisation à l’avance, vous pourrez même visiter quelque manufacture informée au préalable de votre visite. Inauguré en juin 2004, cette balade instructive vous amènera à fouler les pas des Ulysse Nardin, Daniel JeanRichard, Jacques-Frédéric Houriet ou Abraham-Louis Perrelet. Il y en a tant d’autres…  En attendant, plongez-vous dans la lecture de ce guide baptisé le Locle Horloger.

Chronométrie 2009, Jaeger LeCoultre double-gagnante!

« And the winner is… » Jaeger LeCoultre Master Tourbillon (Calibre 978, 30 mm de diamètre, 28′000 alternances par heure), avec 909 points! Deuxième place… également Jaeger LeCoultre avec sa Reverso Gyrotourbillon (Calibre 174), selon l’aveu d’un responsable de la Manufacture! Au terme d’un sacré périple, enduré depuis l’annonce officielle du concours lors de la journée d’études de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, à Polyexpo La Chaux-de-Fonds, en septembre 2008, c’est finalement Jaeger LeCoultre qui remporte, avec deux modèles, la palme la plus prestigieuse de l’horlogerie de précision sur 13 candidats au Graal suprême représentant 16 modèles. Jusqu’à l’arrivée du quartz, les célèbres concours de Chronométrie, qui avaient le mérite de mettre en exergue le métier de régleur, avaient cessé. Jusqu’à cette relance, si porteuse de promesse -malgré un nombre trop insuffisant de candidats, orchestrée sous l’égide du Musée d’Horlogerie du Locle (Château des Monts) dans le cadre de son 50ème anniversaire. Le jury,  présidé par M. Michel Mayor, astrophysicien, de l’Observatoire de Genève, s’est réuni le 16 octobre 2009 comme prévu depuis de nombreux mois. En son sein, Laurent-Guy Bernier, de METAS -Office Fédéral de Métrologie, Commissaire technique ainsi que  Jonathan Betts du Musée Maritime National de Greenwich, Girolamo Ramunni, Professeur pour l’histoire des sciences et de la technologie au Centre National des Arts et Métiers à Paris, Philippe Bloechlinger, Directeur général de Witschi Electronic AG à Büren a/Aare, Raymond Besson, Professeur à l’Université de Besançon, spécialiste des horloges atomiques de très haute précision, et enfin Anne-Marie Jacot-Oesch, avocate et notaire au Locle. C’est cette dernière qui a accompagné les pièces durant leurs voyages d’un institut à l’autre afin de garantir que toutes les conditions de confidentialité et de surveillance des pièces soient respectées. Pour les indépendants, la palme revient à René Addor pour son Calibre Papillon, réserve de marche de 11 jours, réhabilitant lui aussi le 28′000 alternances par heure au sein d’un format raisonnable de 37,20 mm de diamètre. 795 points, un exploit!

Chronométrie concours. Proclamation des résultats.

Il faudra attendre 17h45, heure de l’embargo le 3 décembre prochain, pour connaitre l’issue d’un concours qui fait revivre les plus belles heures de l’horlogerie. Car si la relance des concours de Chronométrie, sous l’égide du Musée du Locle, Château des Monts, n’a pas fait le plein en matière de candidats et de dépôts de dossiers, les résultats risquent fort, surtout s’ils couronnent une marque disposant de quelques moyens communicationnels, d’affoler le monde des connaisseurs et des passionnés. Le Président du Comité d’Organisation, Claude-Henri Chabloz, dévoilera ce palmarès en présence des autorités suivantes: Marcelo Droguett, Conseiller communal en charge des affaires culturelles, Gérard Triponez, Président du comité du Musée d’Horlogerie du Locle, Bernard Vaucher, Chargé de Promotion de la Ville du Locle. Côté scientifique, les responsables des laboratoires de test des villes de Besançon, du Locle et de Bienne, seront également de la partie. Une raison de plus de s’y rendre. Lire le dossier paru dans JSH – Journal Suisse de l’Horlogerie, septembre 2008.

Wanted, «La Captive» de Cyma…

En prévision de reconstituer ses trésors patrimoniaux, la marque Cyma lance une opération « retrouvailles » de montres anciennes. Puisque environ 30 à 40 millions de montres et réveils ont été vendus depuis la création de la marque en 1862, puisque certains modèles continuent d’être régulièrement vus dans les ventes aux enchères ou sur les sites du déjà-porté, on imagine qu’elle pourrait avoir un certain succès dans cette recherche, d’autant qu’elle offre en contre partie et si le modèle retrouvé correspond à une étape cruciale de son histoire, une montre de la collection actuelle. Toutefois, le modèle le plus recherché demeure « La Captive », cette montre sur laquelle Colette s’était fendue d’un poème hommage. Qui trouvera cette pièce rare ?

Chronométrie, les résultats du concours.

Relancés dans le cadre de la commémoration du cinquantième anniversaire du Musée d’horlogerie du LocleChâteau des Monts, le concours de chronométrie sera désormais une date-clef dans un agenda horloger bisannuel. Les résultats seront connus le 3 décembre 2009 lors d’une conférence de presse au Locle. 16 pièces ont été déposées, représentant 3 indépendants et 11 marques. Suffisamment de monde pour le milieu horloger suivent la chose de près. Prochaine édition, 2011. Ce qui est sûr, c’est que ce nouveau label devrait représenter, en terme de visibilité médiatique, une valeur appelée à grandir exponentiellement chaque année.

Favre, la dynastie horlogère…

Que les historiens sont utiles! La première mention d’un Favre à la tête d’une dizaine de générations consacrées à l’horlogerie, a été retrouvée. Abraham Favre (1685-1762) reçoit une lettre d’Acquis datée à valeur du 1er janvier 1751. Dans un français obsolète aux délicieuses tournures, il est écrit: « Pour le Sieur Abraham Favre Maitre Horloger du Locle Bourgeoins de Valengin; D’un Bienfond à luy vendu par le Sieur Procureur de Messieurs Harscher, Négociants et Bourgeois de la Ville de Basle, Situé à Montpagin (…) Mairie dudit Locle« . Suivent deux autres Abram Favre (1702-1790), Abram Favre (1740-1823), puis un Frédéric Favre (1766-1840), un Henry-Auguste Favre (1796-1865), d’un Fritz Favre (1828-1877), d’un Henri-Adrien Favre (1865-1961), d’un Henry-A. Favre (1908-1972). Pour continuer avec les deux frangins Florian (1942) et Eric A. Favre et, plus près de nous, d’un Laurent (1973) et d’un Stéphane (1969). Faites le compte, en tout 10 générations qui englobent la célèbre marque Favre-Leuba passée en mains espagnoles et relancée en 2007. Du côté des descendants de cette épopée horlogère, le bruit veut qu’une marque, dotée d’une raison sociale antérieure à l’époque connue, vienne faire revivre le nom: A. Favre & Fils. Sûr que l’Histoire et ses plus-values culturelles ne manqueront pas de leur venir en aide… Et dire que Wikipedia fait l’impasse sur le premier de cette dynastie!