Genève plus chère? Pas si sûr.

En général, quand on vient de Neuchâtel ou de Saint-Croix, pire si l’on descend de Bienne ou des contrées jurassiennes voire soleuroises, on reste convaincu que Genève est bien plus chère et bien plus loin que Lausanne. Pour les Alémaniques, c’est pire encore. Depuis Zurich, lorsqu’une expansion en terres romandes s’envisage, on choisira toujours une succursale à Lausanne. Car Genève, malgré son internationalité et son aéroport, n’est encore pour eux que synonyme d’une escapade annuelle au Salon de l’Auto… Donc, Genève Tourisme ferait bien à l’année d’axer des actions de communication en direction des acteurs économiques du reste de la Suisse. Leur expliquer qu’il faut au moins autant de poireautage pour effectuer, depuis la sortie Blécherette, le trajet jusqu’au Palais de Beaulieu, que d’aller se garer sous Palexpo, seule halle d’exposition au monde à disposer pour ses parkings de sa propre sortie autoroutière et d’une gare SBB quasi y attenante. Quant à la prétendue cherté de l’offre hôtelière, là encore certains à priori ont la vie dure. Car, avec sa France voisine et la multiplicité de sa concurrence, se loger du côté de Genève reste souvent plus accessible, selon la catégorie hôtelière choisie. A l’heure où le salon EPHJ-EPMT-SMT, débarque à Palexpo (du 5 au 8 juin 2012), accueilli à bras ouvert en raison de ses plus de 600 exposants et de ses presque 13′000 visiteurs attendus, Genève Tourisme devrait profiter de mettre le paquet… Et éradiquer une bonne fois pour toute ce genre de préjugés.

Rudis Sylva à la télé

Rudis Sylva, cette marque horlogère inventrice de l’oscillateur harmonieux, une complication horlogère inédite dont le gain en précision échappe aux moyens traditionnels de testing comparatif, ne chôme pas. Déjà abonnée aux médias spécialisés, elle reçoit en cadeau estival une fenêtre télévisuelle à faire pâlir d’envie les autres enseignes horlogères. La TSR, télévision Suisse Romande, devenue depuis sa fusion avec la radio la RTS, condense en 3 minutes de reportage au Boéchet, (dans le Jura, en Suisse), une histoire horlogère qui fleure bon le retour aux racines d’une culture dont la contrée reste un des berceaux principaux. Dans le plus pur respect des arts horlogers qui n’étaient jamais à court d’inventivité. A visionner sur bloghorloger TV: on y croise Jacky Epitaux, le boss, en plein décor d’une ferme typique de vallons, avec vue sur les champs alentours et hivers plus longs qu’en plaine, de celles dans lesquelles s’exerçaient les savoirs horlogers.

Armand Nicolet, horloger

Armand Nicolet, fils d’un horloger, entre en horlogerie, comme on entrait dans les ordres. Vocation et passion. A la fin du 19ème siècle, au sortir de son apprentissage, il ouvre son premier «Atelier d’Horlogerie» et, en 1902, s’illustre dans l’univers de la montre de poche soignée, titillant parfois celui des complications telles que les répétitions minutes, quarts, ou heures, les calendriers perpétuels… Encore prisé par les collectionneurs, au détour d’un catalogue de ventes aux enchères ou d’une transmission d’héritage, ce nom est également synonyme, durant les fifties, de la production depuis Tramelan de la presque totalité des calibres Venus. Rappelons que cette ville était à l’époque le troisième pôle horloger de Suisse, avec la concentration de 800 horlogers et 105 fabriques. Site officiel actuel.

Catorex, dans la poche ou en pendentif. New London

Catorex joue avec son ADN de spécialiste des montres de poches pour lancer à BaselWorld 2010 une «New London» particulièrement ciblée collectionneurs du monde. A partir de deux mouvements Unitas datant de 1960, entièrement reconditionnés, squelettés et disposés assymétriquement dans une boîte carrée aux angles arrondis, ce modèle pseudo vintage moderniste sort de la poche pour s’enrouler au poignet ou se suspendre en pendentif. Sept déclinaisons sont proposées, jouant de leurs spécifiques décorations et couleurs. Trop discrète enseigne horlogère issue depuis 1858 des terroirs de la paysannerie horlogère, Catorex est encore aux mains de sa famille fondatrice, quatrième génération. Guy A. Cattin perpétue les savoir-faire familiaux tout en animant sa deuxième société, la cent-cinquantenaire Cattin & Cie, destination courue du private label rigoureusement swiss made.

L’été avec des lunettes… au Musée de Morez

L’historien franco-suisse Dave-William Grandjean a rejoint le Musée de la Lunette à Morez (à 13 mn de la frontière suisse après le village de « La Cure », juste après Saint-Cergues). Ce collaborateur  journaliste occasionnel de l’agence de presse horlogère TàG Press +41 et (pour le Magazine JSH – Journal Suisse d’Horlogerie et pour le site Worldtempus), après avoir été plus d’une année rattaché au Musée de Jaeger LeCoultre, vient d’être nommé « Chargé des Publics » par la Municipalité de ce qui fut -et demeure, le centre mondial de la lunette. Une région que le Ministère de la culture hexagonal n’hésite pas à promouvoir, avec un « Musée de France » financé par la Ville de Morez, accueillant chaque année 17′000 personnes. Un établissement à l’architecture avant-gardiste étonnante pour les lieux, qui a pour mission de conserver et de valoriser le patrimoine Morézien (Jura), dont l’horlogerie fait partie. A consulter le programme, difficile d’échapper aux lunettes cet été…

Paul Picot joue encore de l’ardoise en Atelier

A BaselWorld en 2009, la marque Paul Picot (Le Noirmont, Jura Suisse) faisait figure de pionnière en utilisant pour la première fois l’ardoise dans la haute horlogerie. Ce même matériau vieux de 300 millions d’années et utilisé dans le Jura pour recouvrir les chaumières même les plus environnementalement correctes. En 2010, la famille Boiocchi et son équipe, poursuivent sur leur lancée, intégrant dans sa collection Atelier un cadran en ardoise authentique. Maîtrise des matériaux oblige, la matière trouvée, riche en veinures chaudes et si rare à l’état naturel, est le fruit d’une longue maturation de sédiments marins. Ramenées à 0,6 mm d’épaisseur, les rondelles originelles conservent leurs sauvages élégances et leur unicité configurationnelle. La suite, vous la connaissez, elle est fidèle à cette maison discrète qui, depuis Le Noirmont, ne cesse d’élargir son cercle d’aficionados, tant ses accents sont mis sur un produit largement au-dessus de la moyenne -au regard de son prix, en matière de finitions et d’horlogerie fine. Habitée par calibre à remontage automatique, cette Atelier Ardoise, boîte or 18 carats, est étanche à 5 atmosphères.

Tonneau façon planétaire de Vicenterra.

Vincent Plomb, de la société ReaLIS, alias un bureau technique d’imagerie 2D ou 3D de Boncourt, vient de déposer la marque Vicenterra et s’apprête à concrétiser son premier modèle. Un garde-temps compliqué, niché dans une forme tonneau, capable d’afficher les heures universelles tout en jouant de son calendrier rétrograde et des courses ludiques de sa planète terre attachée à son satellite lunaire. Tandis qu’un soleil zénithal promène son astrale trajectoire de 11h à 13h. Vibrations horlogères garanties…

CP 3800, un calibre noir désir…

Issu des développements effectués pour la marque Cecil Purnell, sous la maîtrise de l’horloger Cédric Grandperret et par le team Magma –micro manufacture genevoise sise à Perly, le CP 3800 Tourbillon 1 minute –de la série des calibres Cecil Purnell CP 3000, dispose d’une esthétique désirable, avec ses finitions en nickel noir, son élégance ébène. Ebauche, garnitures, décolletages et usinages sont 100% swiss made et puisent dans les arts manufacturiers de Genève, Vaud et Jura. 187 composants composent ce mouvement disposant d’une cage prise entre deux ponts, de platines ajourées et d’un couple au-dessus de la moyenne, utile aux développements à venir. Destiné dans un premier temps aux encageages dans les modèles heures-minutes, puis dans le fameux régulateur cher à la marque Cecil Purnell, le CP 3800 affiche une réserve de marche de 60 h. Diamètre: 30,6 mm (13½ lignes), hauteur: 6,75 mm. Diamètre de sa cage tourbillon: 13,30 mm. De la belle horlogerie, comme on l’aime… Pour la toucher du doight, il faudra attendre le mois de janvier 2010, au GTE -Geneva Time Exhibition.

Musées horlogers et lieux historiques…

Régulièrement remis à jour, les menus déroulants du bloghorloger.ch viennent de s’enrichir de quelques adresses historiques, propices aux découvertes muséales, sur la trace de l’horlogerie ou des branches affiliées.

Musées indépendants: Musée Brodbeck Guillocheur (CH, Jura), Watch Valley (ballade horlogère en Suisse), La Route des Musées (selon le site hautehorlogerie.org), Mines d’Asphalte de la Presta à Travers (CH, canton de Neuchâtel), Musée Jean-Jacques Rousseau à Môtiers (CH, Canton de Neuchâtel), Musée Jurassien d’Art et d’Histoire, Délémont (CH, Canton du Jura), Musée Industriel du Val de Travers (CH, Canton de Neuchâtel), Musée Historique de Bâle (CH, Canton de Bâle), Musée du Fer et du Chemin de Fer, Vallorbes (CH, Canton de Vaud), Gewerbemuseum Winterthur (CH), Fondation Bodmer, Cologny (CH, Canton de Genève), Musée National Maritime de Greenwich (UK).

Musées des marques: Villa JeanRichard (CH, La Chaux-de-Fonds), L.U.CEUM, Traces du Temps, Manufacture Chopard à Fleurier (CH, Canton de Neuchâtel), Cité du Temps Genève (CH).