Agenhor nouvelle fabrique: les «casquettes» et la pompe.

Longuement ruminée par le constructeur horloger Jean-Marc Wiederrecht, maître ès complications, l’idée est, selon lui, une question de bon sens: construire des dalles supérieures de plus grande taille que le bâtiment, comme des «casquettes», doit permettre qu’en hiver, lorsque l’astre du jour suit une courbe inclinée, le soleil pénètre par les surfaces vitrées, apportant sa contribution au chauffage intérieur. Ces mêmes dalles en été, lorsque la course solaire flirte avec la verticale, pourraient «briser les rayons», les empêchant de taper sur les façades. Jean-Marc Wiederrecht ne voulait pas la climatisation, il voulait pouvoir ouvrir les fenêtres, pour entendre l’eau couler –une marre a été installée, et les oiseaux chanter. Utopique? Grâce à son usine laboratoire Agenhor (Atelier Genevois d’Horlogerie), avec son écobilan positif et ses «charges négatives», il démontre que le respect  de l’environnement est un modèle économique viable. D’ailleurs, son bâtiment pourrait même lui rapporter de l’argent, puisque les SIG, fournisseur officiel genevois d’électricité, rachètent à bon prix, tout surplus d’énergie renouvelable produit par des particuliers…

Le « superwatch » award. GTE 2011, avis aux exposants.

Tandis qu’une cinquantaine d’exposants se presse déjà au portillon du CICG pour l’édition 2011 du GTE – Geneva Time Exhibition, les organisateurs entendent élire la montre la plus significative par sa conception, son avant-gardisme et sa technologie. Qu’est-ce qu’on gagne? Une campagne publicitaire dans le magazine Plaza Watch, partenaire de l’opération, un shooting photo de la pièce élue, la gratuité d’un stand à l’édition 2012, et, pour arroser le tout, les bulles grisantes d’un champagne signé Laurent Perrier. Si on additionne le tout, en brut de brut, ça nous donne une valeur marchande d’environ CHF 65′000.00. Comment participer? D’abord le concours ne concerne que les exposants, c’est normal. Qui peuvent envoyer à superwatch2011@time-exhibitions.ch un descriptif en français et en anglais de la montre (dernier délai le 16 décembre 2010 à savoir un mois avant l’ouverture).  Le jury, sélectionné par Anders Modig, le rédacteur en chef du magazine Plaza Watch, compte quelques éminences. Dont Elizabeth Doerr, journaliste horlogère et auteur, ainsi que Jean-Marc Wiederrecht, le génie des rétrogrades et autres complications, fondateur d’Agenhor. Il y aura aussi un prof de design berlinois, un important agent distributeur ainsi que Geoffroy Ader, le boss du département montres de Sotheby’s.

Max, marketing visionnaire…

Bien qu’il s’en défende, Max Büsser est un visionnaire. Il invente deux manières de communiquer –ou plutôt d’être, qui mériteraient que lui soient ouvertes les portes des meilleures écoles marketing. Chez Harry Winston la joaillière, le mythe OPUS impose la marque sur le terreau de la haute-horlogerie. Avec son laboratoire MB&FMaximilian Büsser & Friends, il transpose dans l’horlogerie, façon featurings du hip-hop, la notion de collectif empruntée à la street culture. «La légitimité passe par la transparence», aime-t-il rappeler. A propos de transparence, son Horological Machine N°2 enlève le haut et… le bas. Sans retenue, sa boîte saphir en 120 pièces dévoile tout: 349 composants décorés mains composant un mouvement d’exception, issu d’une base Girard Perregaux modifiée par Jean-Marc Wiederrecht de Agenhor. Sur le cadran de droite, des heures sautantes et minutes rétrogrades concentriques. Sur le gauche, les phases de lune en deux hémisphères et une date rétrograde concentrique.

Van Cleef & Arpels, vendômeries intemporelles…

C’est vrai qu’il a plutôt une gueule d’acteur, ce Laurent Picciotto qui, depuis son enseigne parisienne Chronopassion, distribue tant de marques horlogères suisses, n’hésitant pas à assumer un savant mélange d’esprit rock’n roll et de cabotinage. C’est vrai qu’il sait se mettre en scène, tantôt par un visuel publicitaire qui frise la déjante élégante tantôt par ses postures post-dandesques maîtrisées… Grâce à la marque Van Cleef & Arpels qui s’embarque avec originalité dans quelques vendômeries suaves, mêlant images de fées et complications horlogères à la Jean-Marc Wiederrecht, à savoir la maîtrise des aiguilles régrogrades, le célèbre détaillant endosse un rôle à sa démesure, celui d’Ambassadeur du Temps. Et de donner la réplique à la fée Van Cleef & Arpels, soudain défaite de sa rigidité matérielle pour s’emplir de vie et d’espièglerie. L’éclat figé de ses diamants se métamorphose en poussière scintillante habitée… C’est didactique, réconciliant. Après s’être dégusté cette merveille de parenthèse visuelle, saupoudrée de Peter Pan spirit, nul doute que les femmes auront pour les complications horlogères, d’autres regards. Ceux du désir.

Adhérents de la première heure, horloge fleurie mécanique

Introduire dans le coeur de l’horloge fleurie à Genève un mouvement mécanique. Greffer un coeur mécanique dans le torse bombé du monument public genevois le plus photographié après le jet d’eau. L’idée lancée par Joël A. Grandjean a reçu le soutien des autorités genevoises, à commencer par M. Manuel Tornare (Maire de Genève au moment de la présentation), Conseiller Administratif en charge du SEVE (Service des Espaces Verts et Environnement). Une belle aventure, un concours à venir et… la possibilité de transmettre le savoir horloger (un des buts de l’association ProWatCH qui chapeaute le projet) en transformant le passant passif en acteur participant au remontage. Voici les personnalités composant une équipe représentative, entièrement conquise par cette idée et les défis qu’elle engendrera, le comité des adhérents de la première heure, quelques sommités horlogères:  Yvan Arpa (fondateur des marques Artya et Black Belt, ex-CEO de Romain Jerome, créateur des montres Titanic DNA), Denis Asch (horloger et patron de l’Heure Asch), Michael Bittel (Horloger Inventeur), Ollivier Broto (journaliste horloger et Ingénieur EPFL en Génie Civil), André Colard (fournisseur horloger, initiateur et co-fondateur du salon international EPHJ-EPMT), Eric Cosandey (Professeur et éditeur de Horlogerie-suisse.com), Dave-W. Grandjean (historien en patrimoine industriel), Cédric Grandperret (Concepteur horloger), Zian Kigelman (Docteur EPFL en matériaux, ancien président de la SSC -Société Suisse de Chronométrie de 2005 à 2008), Vincent Perriard (CEO de TechnoMarine), Frédéric Richard (Concepteur Horloger), Philip Rollman (publicitaire), Alexis Sarkissian (CEO de Totally Worth It, New-York, distributeur de marques suisses sur les marchés d’Amérique du nord, Canada compris), Yves Vulcan (Spécialiste en relations publiques, représentant le comité des exposants suisses à BaselWorld), Jean-Marc Wiederrecht (AGENHOR, Constructeur horloger, prince de la Rétrograde et Grand prix de Genève 2007).

Horloge Fleurie mécanique, le projet est lancé.

Annoncé lors du Grand Prix de l’Horlogerie 2009, le projet lancé par le journaliste horloger Joël A. Grandjean de doter l’horloge fleurie d’un mouvement mécanique, est sur les rails depuis le 27 janvier 2010. C’est Léman Bleu TV, par sa journaliste Aline Inhofer, qui révèle l’opération, dans son journal de 18h30. Manuel Tornare, Conseiller administratif en charge du SEVE (Service des Espaces Verts et Environnements) officialise sur le plateau le soutien de la Ville de Genève.  L’information est immédiatement reprise et commentée par worldtempus.com, sous un article signé Louis Nardin. Puis par les principaux quotidiens, via un relais ATS. Voir la liste des personnalités qui soutiennent ce projet fédérateur. Grâce à elles, l’accueil des Autorités genevoises, via l’association ProWatCH s’est transformé en soutien indéfectible.

Voir également l’article de Vincent Donzé dans le Matin. Ecouter l’interview de Pascal Décaillet sur Radio Cité.