Technomarine, après les amuse-bouches…

A tous ceux qui, au tournant, attendaient que Vincent Perriard nous fasse déjà à BaselWorld le coup du ‘waow effect’ intégral, qui tant insistèrent sur la disruptivité qu’ils finirent par transformer l’attente insoutenable en un bof injuste, rappelons que faire des montres, ça prend du temps. En tous cas plus que les cinq mois de son entrée chez Technomarine, même si l’on est un CEO électrisant. Qu’a-t-il donc fait? Dans un premier temps, il a offert un zoom considérable, juste par l’annonce de son arrivée, sur cette marque fondue dans la masse. Puis, il a fait un peu de place et pas mal de cash via le partenariat avec les ventes privées. Après, il s’est offert l’élagage du catalogue qui passe de 160 références à 115. Au passage, une batterie de relookages transformant certaines lignes, comme la gamme plastico-céramique, en objets trendérirables. Enfin, son équipe accouche d’une Cruise Sport de 40-45 mm, auréolée de bleu ou de rose, capable d’intervertir -selon les codes TM, ses bracelets à l’envi et de muer même du côté de la lunette. Versions Day-Date ou Chronographe 24h. A ceux qui resteraient sur leur faim, signalons l’existence du projet X –nom de code interne pour désigner un…. Chut! Enfin, outre Ocean Addict, une campagne de pub dont la déjante est en cours de concoctage, la marque, qui serait aussi en tutoiement avec une méga-star internationale, s’apprête à décliner un concept qui permettra l’arrivée de grands noms horlogers dans l’univers accessible et plasticolor de la marque. Façon Karl Lagerfeld chez H & M, en langages horlogers et séries limitées. Bref, tout ce qui s’est déjà passé n’est qu’amuse-bouches…

Aucune raison d’augmenter les salaires… 2010.

En tous les cas dans l’horlogerie et la microtechnique, comme l’indique le communiqué de la Convention Patronale (CP) de l’industrie horlogère suisse, réunie le 18 septembre 2009 à Neuchâtel avec le syndicat UNIA. Les raisons de ce statu-quo pour les 436 entreprises soumises à la Convention collective? Primo, l’indice du prix à la conso a reculé de 0.8% entre août 2008 et août 2009, secundo, le salaire moyen de la branche a augmenté de CHF 226.00, passant à +4% et ce, sans compter les déjà +2,45% (soit CHF 140.00), négociés l’année passée, à titre de renchérissement, par la CP et les syndicats. Du côté du syndicat SYNA, même harmonie de vue. Peut-être faut-il signaler que la Convention collective de travail de la branche (CCT) ne concerne que les problématiques du renchérissement et des salaires minimaux d’embauche. La question des salaires effectifs (susceptibles d’inverser la tendance à la hausse), demeure l’affaire des employeurs. Avis aux environ 4′000 travailleurs concernés, pas d’augmentation globale cette année. La course au cas-par-cas est ouverte.