Quelle montre porte Lolita?

En couverture du dernier magazine LongLife, édité par Optimum Publishing SA alias David Lande (s’abonner), Lolita Morena porte une montre bien visible. De quelle marque et quel modèle? Merci aux internautes d’éclairer le bloghorloger.ch. A l’intérieur et pour la première fois, une page « montres », sous forme d’une sélection forever. Il s’agit d’une nouvelle collaboration de TàG Press +41, l’agence de presse indépendante, spécialisée en horlogerie. L’article est signé Joël A. Grandjean.

Genève plus chère? Pas si sûr.

En général, quand on vient de Neuchâtel ou de Saint-Croix, pire si l’on descend de Bienne ou des contrées jurassiennes voire soleuroises, on reste convaincu que Genève est bien plus chère et bien plus loin que Lausanne. Pour les Alémaniques, c’est pire encore. Depuis Zurich, lorsqu’une expansion en terres romandes s’envisage, on choisira toujours une succursale à Lausanne. Car Genève, malgré son internationalité et son aéroport, n’est encore pour eux que synonyme d’une escapade annuelle au Salon de l’Auto… Donc, Genève Tourisme ferait bien à l’année d’axer des actions de communication en direction des acteurs économiques du reste de la Suisse. Leur expliquer qu’il faut au moins autant de poireautage pour effectuer, depuis la sortie Blécherette, le trajet jusqu’au Palais de Beaulieu, que d’aller se garer sous Palexpo, seule halle d’exposition au monde à disposer pour ses parkings de sa propre sortie autoroutière et d’une gare SBB quasi y attenante. Quant à la prétendue cherté de l’offre hôtelière, là encore certains à priori ont la vie dure. Car, avec sa France voisine et la multiplicité de sa concurrence, se loger du côté de Genève reste souvent plus accessible, selon la catégorie hôtelière choisie. A l’heure où le salon EPHJ-EPMT-SMT, débarque à Palexpo (du 5 au 8 juin 2012), accueilli à bras ouvert en raison de ses plus de 600 exposants et de ses presque 13′000 visiteurs attendus, Genève Tourisme devrait profiter de mettre le paquet… Et éradiquer une bonne fois pour toute ce genre de préjugés.

Voyeurisme manufacturier en boutons de manchette

OK, à y regarder de plus près, le mécanisme enrobé dans sa cage en verre, du saphir inrayable, n’est pas un vrai tourbillon. Qu’importe, il fait son effet lorsqu’il s’agrippe à une manche de chemise, engageant à votre place discussions et échanges sur fond de carbone, d’horlogerie ludique et de mécanismes à fleur de rouages. La nouvelle marque lifestyle TF Est. 1968 connaît avec ce produit une lancée en fanfare avec déjà presque 2′500 paires vendues (prix public environ CHF 390.00). Sous les initiales TF se cache un certain Freddy D. Tschumi, connu des marchés internationaux pour les avoir écumés sous plusieurs casquettes (de Grisogono, Raymond Weil, Franc Vila et surtout la flamboyante Icelink). Déjà, il décline la paire des débuts en plusieurs versions colorées, puis or massif et rubis, ou émeraude, ou diamant noir ou blanc… Les modèles précieux se démarquant des autres en offrant aussi une transparence latérale. La collectionnite guette puisqu’il s’apprête également à mettre dans les échoppes un stylo du genre et qu’un coffret écrin attise les convoitises. Incroyable comment cette marque, presque discrètement et même avant d’avoir son vrai site internet, a pu s’installer en si peu de temps sur tous les continents (exceptés l’Afrique), grâce à des distributeurs et aux magasins prestigieux qui lui ont fait confiance dès le départ. Du genre de ceux de la Rue du Rhône à Genève, de la Banhofstrasse à Zurich ou de William & Son à Londres. L’arrivée des montres, une collection T-Fun (automatique, chronographe) est annoncée pour BaselWorld. Bien vue, l’approche! Sans crier gare, on impose des accessoires qui rendent addict -et en plus qui se vendent bien chez les détaillants-, puis on débarque avec des montres particulièrement aguicheuses et d’excellente facture, là où le terrain est plutôt encombré.

Enterré le musée d’horlogerie de Genève?

Genève. A l’heure où une formidable expo horlogère transforme le Musée Rath en écrin de « Trésors d’or et d’émail » jusqu’au 29 avril 2012, histoire de se rendre compte enfin de la richesse et de la qualité de ce patrimoine d’exception, il est bon de relire la page 23 du Mémorial des Séances du Conseil Municipal de la Ville de Genève (168ème année, 4501 – N°39). Ou comment se clôture un sinistre épisode de la vie culturelle genevoise: CHF 423′032.07 ont été dépensés pour parvenir à la conclusion que la sécurisation de la Villa Route de Malagnou abritant le Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie de Genève était soi-disant trop coûteuse. De l’argent public jeté par les fenêtres puisque, de toute manière, la volonté politique ayant décidé de tout investir pour agrandir le Musée d’Art et d’Histoire, s’est employée depuis à tout mettre en oeuvre pour parvenir à ses fins. Comme démontrer à tout prix -c’est le cas de le dire- que d’autres Musées pouvaient y trouver un bénéfice. Ainsi, le 18 janvier 2011, selon le PV de cette séance en après-midi, « Le Conseil administratif a décidé d’abandonner le projet de réaménagement et d’agrandissement du Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie au profit d’une mise en valeur des collections dans le cadre de rénovation et d’agrandissement du Musée d’Art et d’Histoire au 2, rue Charles-Galland. L’étude du réaménagement, de la sécurisation et de l’agrandissement du Musée est abandonnée. » Des Musées d’Art et d’Histoire, il y en a des centaines voire des milliers dans le monde, un Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie, il n ‘y en avait qu’un, à Genève, dans l’une des métropoles horlogères les plus en vue de la planète. Cherchez l’erreur.

Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Reymond & Co SA, société à Lucens

Reymond & Co SA, société à Lucens, dirigée par M. Devaux. Spécialiste du traitement des composants en matériaux durs et extra-durs, notamment pour l’horlogerie, également pour d’autres secteurs industriels. Céramique et verre sont leurs terrains de jeu. La société consacre le 5% des ses énergies à la recherche, aux essais et au développement, également en réseau avec d’autres laboratoires indépendants. Celui lui garantit une progression dans la connaissance en pleine expansion de ces matériaux et de leur usinage.

deLaCour se jette à l’eau

Astucieuse et sans jouer l’orgie de moyens, la marque deLaCour s’entiche amicalement de l’apnéiste Pierre Frolla et s’invite dans l’opération Posseidon dont les caméras héliportées et les présences princières ont généré leur lot de buzz. Tout commence lors de l’Open de Tennis 2011. Le drapeau à damier du 69ème Grand Prix de F1, circule dans les gradins des VIP et s’offre aux autographes des célébrités présentes ou de passages. Le Prince régnant donne l’exemple, sa signature est rejointe par une nuée de peoples. Encre indélébile? Sans aucun doute puisque ledit drapeau, appelé à couler dans la baie de Monaco par 100 mètres de fonds, puis à être repêché par le plongeur, allait se vendre au profit de Peace And Sport. Du poignet aux lettres plutôt balèzes de sa combi, Pierre Frolla roulait aux couleurs de deLaCour. Joli coup doublé de l’occasion de passer quelques heures de proximité avec une Sérénissime Altesse entourée de neveux princiers et d’un halo de gentillesse.

Timelab, trois missions chronométriques

Genève ne fait pas comme tout le monde, ça énerve parfois le reste de la Suisse. Pourtant, l’idée de regrouper sous le même toit institutionnel les prestigieuses appellations «COSC Chronomètre Certifié» et «Poinçon de Genève» est innovante. En dotant TIMELAB du statut de Fondation de Droit Privé, l’Etat genevois s’ébroue intelligemment d’éventuelles lourdeurs fonctionnelles et, tout en la maintenant dans le champ de sa législation, lui insuffle une dynamique de gestion d’entreprise privée.  Preuve en est le troisième secteur d’activité de TIMELAB, la métrologie et son laboratoire, qui, au travers de fédérations sportives internationales en quête d’homologation de leurs matériels de chronométrage sportif, vient de lui procurer une saine visibilité ainsi qu’une perspective de complément de ressources. Directeur Patrick Jaton.

Deux salons de l’Auto en Suisse romande? Les exposants ne sont pas des vaches à traire.

Et si Lausanne, soudain épris de fièvres mécaniques, tentait de créer un deuxième salon de l’Auto? Impensable. C’est pourtant un cas semblable qui est en gestation, non pas dans le secteur automobile, mais dans celui des microtechniques. Le groupe MCH tente de lancer une réplique des salons EPHJ-EPMT qu’il vient d’éconduire. Le parallèle s’arrête là. Car le secteur des fournisseurs de l’horlogerie, qui compose la majorité des presque 600 exposants de l‘EPHJ-EPMT, ne mérite pas cette prise en otage sous forme de guerre des salons. D’autant que ce salon-là, ils ont mis 10 ans à se l’approprier. S’il n’a pas la mémoire rancunière, il n’est pas certain que ce secteur ait la mémoire courte. Souvenez-vous, il y a une dizaine d’années, MCH Group, qui leur fait les yeux doux aujourd’hui, avait tenté d’expatrier, pour raison de manque de place, ces sociétés hors de l’enceinte de BaselWorld, quelque part à Zurich. Laissées pour compte, elles s’étaient alors serrées les coudes. C’est d’ailleurs ce qui avait été à l’origine de la création il y a dix ans du salon EPHJ-EPMT par des organisateurs issus de la profession. Donc, MCH Group, usant de son droit de nouveau propriétaire de Beaulieu Exploitation SA, pousse une nouvelle fois ces mêmes acteurs vers la sortie! Exit Lausanne… Sauf que cette sortie-là s’annonce être une aubaine. EPHJ-EPMT se déroulera du 5 au 8 juin 2012 pour la première fois à Genève Palexpo qui, face à cette arrivée inespérée de la plus grande manifestation professionnelle de Suisse, s’apprête à lui offrir les suppléments de conforts qu’elle mérite. En d’autres termes, il est fort possible que les exposants de l’EPHJ-EPMT y gagnent au change.

Ralf Baumgarten, photographe ès anglages visuels

Né en 1960 à Saarbrücken en Allemagne, Ralf Baumgarten s’illustre dès l’âge de 17 ans par des photos prises au cœur d’un Jazzclub. A 20 ans, il est sacré meilleur photographe noir et blanc de la Saare avant d’entamer à Wuppertal des études universitaires de communication et design. A 24 ans, il remporte le concours lancé par Polaroid à l’adresse des étudiants en photographie et reçoit un prix Kodak orienté jeunes talents. Son diplôme de Designer en poche, il se met en 1989 à son compte et sévit depuis son studio de Cologne quand il n’est pas en voyage: dans la vallée de Joux ou au Japon, pour immortaliser de talentueux maîtres des arts horlogers, ou à Dubaï afin de photographier des chameaux pour GEO Magazine, View et Victor Hasselblad. Ses périples donnent aussi lieu à des expos et des livres, comme 50 People, 50 Watches, 50 Portraits qui rencontre en 2005 l’écrin institutionnel du MIH – Musée International de l’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds. Extrait des 208 pages du livre Twelve Faces of Time (éditions TeNeues), un anglage visuel sur le visage de Frédéric Dufour, de la Vallée de Joux. Sorti en 2010, ce livre, une galerie de maîtres horlogers reconnus ou prometteurs, reçoit un IF-Design-Award. Les textes sont signés par Elizabeth Doerr, une plume horlogère spécialisée qui sévit depuis l’Allemagne au quatre coins de la planète média tout en restant rédactrice en chef de Wristwatch Annual. A commander chez Watchprint.com

Plagiat événementiel?

A l’heure où la notion de plagiat secoue les consciences intellectuelles du côté de l’Université de Fribourg, il semblerait qu’en matière de copié-collé, MCH Group SA, géant financier des organisations de Salons, ne soit pas en reste. Après avoir racheté 89,55% des parts de la société Beaulieu Exploitation SA, MCH fait le ménage. Officiellement, sa politique est de privilégier ses propres événements, ce qui ne se vérifie pas si clairement si on jette un oeil sur la liste des organisations encore en lice. Par contre après avoir évincé de Lausanne les salons EPHJ-EPMT (Environnements professionnels horlogerie joaillerie et microtechnologies) qui trouvent du coup à Genève Palexpo la promesse d’un second souffle bordé de meilleurs conforts, le groupe se fend d’un communiqué sur son nouveau salon. Là où l’innovation était promise,  ce nouveau-venu voudrait être « Le rendez-vous professionnel des microtechnologies et de la haute précision pour l’horlogerie-joaillerie, les technologies médicales et l’électrotechnique en Suisse romande. » A quelques détails près, c’est la copie de l’énoncé depuis 10 ans l’EPHJ-EPMT qui vient de célébrer son jubilé avec presque 600 exposants et plus de 11′000 visiteurs. Et qui est, on l’oublie trop souvent, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse. La seule également jusqu’ici à offrir aux microtechniques de tous bords la possibilité de côtoyer le secteur si prisé de l’horlogerie. Or donc, MCH Group, qui donne l’exemple en matière de lutte contre la contrefaçon à BaselWorld, aurait-il cédé à la tentation du copié collé du salon de la sous-traitance EPHJ-EPMT? Inspiration, expiration.

VicenTerra, action et composants, le chemin vers la prod

Petit à petit, au terme d’une opiniâtreté modèle, le constructeur Vincent Plomb, dont la pièce offerte à la souscription GMT-3 connaît un succès qui avoisine la centaine de montres pré-vendues, se lance dans la production. Déjà, quelques composants font l’objet de toutes les attentions tandis que l’action de la nouvelle société proposée aux souscripteurs en sus de la montre, est imprimée et prêt à être personnalisée. Histoire de s’offrir une escapade curieuse en backstage de cette belle aventure, jetons un oeil sur quelques pièces, au pays de l’infiniment précis. C’est didactique et au passage, ça permet de se faire une idée du nouveau logo. On peut encore la commander! Lire également les autres articles sur le bloghorloger.ch.

A Rouen, quelques trésors de fer

Jean-Louis Le Secq des Tournelles (1818-1882) fonde la plus grande collection de ferronnerie d’Europe qui compte en 1865 environ 6000 pièces. Aujourd’hui, le Musée du Secq-des-Tournelles à Rouen en compte 10′000 de plus dont 60% son exposées. Il en va des arts de la serrurerie jusqu’aux objets les plus hétéroclytes, comme cette enclume du XVIeme siècle dont la petite taille laisse penser qu’elle aurait pu servir à la fabrication de composants horlogers. Et si vous passez par cette ville de Normandie, autant également faire le détour par le Musée de la Céramique, ce matériau si utilisé en horlogerie aujourd’hui.

Les Mürner rachètent Magma Concept, micro manufacture

Cédric Grandperret, tout en restant à la Direction de sa micro manufacture créée il y a une dizaine d’années, vient d’en céder le capital à la famille Mürner originaire de Reichenbach im Kandertal, une commune bernoise située dans l’arrondissement de Frutigen-Bas-Simmental. Bref, en provenance de Thune et pas trop loin de Bienne où la même famille, déjà particulièrement bien introduite dans les univers de la distribution horlogère via une histoire entrepreneuriale dédiée aux transports, enregistre le 31 janvier 2011 (publication dans la Feuille d’Avis Officielle le 22 février 2011), la société Union Horlogère SA, du nom d’une ancienne marque issue d’une démarche collective que l’histoire horlogère fait remonter à 1883. Au nouveau conseil d’administration de Magma Concept, respectivement aux postes de Président, Vice-Présidente et Secrétaire Général, Patrik (le fils), Suzanne (la mère) et Paul (le père) Mürner. Un rachat qui laisse présager de bonnes surprises tant la réputation de ce label d’excellence s’appuie sur une horlogerie vraie et sur des compétences solides, en matière de construction horlogère et de complications comme du côté des meilleurs rendus de l’imagerie 3D.

Fontainebleau et Rolex, le temps retrouvé

Visibles sur le circuit principal des visites du Château de Fontainebleau, notamment dans les « Grands Appartement » et le « Musée Napoléon 1er », vingt-sept trésors de l’art horloger des XVIIIe et XIXe siècles font l’objet de toutes les attentions restauratrices de Patrick Arvaud et de sa fille Yohanna. Grâce à Rolex, ce minutieux travail passionnel trouve un second souffle qui redonne vie aux mécanismes délicats de pendules signées par de grands noms: le bronzier Denière et les grands maîtres horlogers que sont Porchez, Lepaute, Bailly ou Breguet. Nul doute que le remarquable écrin d’un Château de Fontainebleau remarquablement meublé ajoute au prestige de ces objets, disséminés du Musée chinois de l’Impératrice Eugénie aux Petits Appartements des Souverains, en passant par le Musée Napoléon Ier. Profitons des vacances pour approcher ces trésors historiques lors d’un émouvant voyage dans le temps.

Prix Rolex, pluie de records.

Fin 2012, le nom des lauréats sera révélé lors d’une cérémonie spéciale et sur le site internet des Rolex Awards. Déjà, en septembre 2011, les membres du Jury seront divulgués. Parmi eux, des scientifiques, des explorateurs et des spécialistes de l’environnement appelés à départager un nombre jamais vu de participants. 3′212 candidatures, le record depuis que le prix a été créé en 1976: « Il est enthousiasmant de voir autant de personnes formuler des projets pour améliorer la vie sur notre planète » relève Rebecca Irvin, directrice du Rolex Institute, une instance reliée à la Direction et non pas au marketing ou au sponsoring. Car il s’agit bien de mécénat, au sens noble du terme, au sens où les anciennes familles horlogères le pratiquaient, parfois dans le secret de leurs réseaux. Au programme, des dossier sont 20% de plus proviennent des pays en voie de développement, preuve que l’assouplissement du processus de candidature a aussi porté ses fruits dans ces régions du monde. Il sera donc question d’énergies renouvelables, de sauvegarde de la biodiversité et de prise de conscience environnementale. Du plus jeune candidat âgé de 8 ans au doyen de 95 ans, tous espèrent leur lot de notoriété responsable et l’encouragement financier qui va avec.

Rachat de Magma Concept

La micromanufacture Magma Concept, créée il y a une dizaine d’années par l’horloger Cédric Grandperret (lire son portrait), vient de trouver un nouveau propriétaire suisse. Son nom sera révélé dans prochainement dans ces mêmes colonnes. Membre du Jury du Prix Montre de l’Année du magazine Montre Passion, Cédric Grandperret reste à la tête d’une entreprise particulièrement bien considérée au monde des marques ou des fabricants de complications, un motoriste regorgeant de ressources créatives et de développement. L’accord finalisé ce jour, avec le concours du professionnel  et ami Philippe Thivolet,  permet ainsi à l’un de fleurons horlogers de la production de mouvements manufacture et de modules compliqués d’envisager l’avenir sous les meilleurs auspices.

Bradée, Eterna passe en mains chinoises.

Il semblerait que le groupe China Haidian, via sa société International Volant Limited, aurait déboursé la modique somme de 22,9 millions de francs suisses pour l’acquisition d’un des fleurons les plus mythiques de l’horlogerie suisse, la société anonyme Eterna AG Uhrenfabrik (Soleure), propriétaire de la marque Eterna. Même en tenant compte que la marque aurait accusé durant la dernière année de son activité des pertes conséquentes et que le nouvel acquéreur s’en serait porté garant, le montant semble particulièrement inférieur au prix que la plupart des observateurs du milieu horloger en aurait donné, à vue de nez. Le vendeur, la société F.A. Porsche Beteiligungen GmbH semble donc l’avoir bradé. Ce qui paraît le plus inconcevable, c’est que le Swatch Group certainement contacté à un moment ou un autre, n’aie pas saisi l’occasion d’annexer cette enseigne qui participa, comme client régulier, à la survie d’une partie de son outil de production mécanique, à une époque où, au sortir de la crise des années 1970, tous pensaient, Hayek Senior compris, que seule la montre à quartz avait un avenir. Nick Hayek junior serait-il plus gestionnaire que visionnaire? Il semble inconcevable que feu son père ne se soit pas battu pour une telle enseigne. Toujours est-il que Mr. Hon Kwok Lung, le nouveau propriétaire, annonçait fièrement la nouvelle, lors d’une récente réunion à Pékin face à l’univers de la sous-traitance chinoise. Un propriétaire qui possède, via une autre société fraîchement créée Swiss Chronometric (3 des 5 administrateurs résident en Chine), également la nouvelle marque Codex, appelée à être le haut-de-gamme d’Ebohr qui produit  650′000 unités considérées comme du bas de gamme.

Un tourbillon à fleur de Roller. Stylo pour horlophiles

Bon d’accord, c’est pas un vrai tourbillon qui se trouve encagé sous verre à l’extrémité de ce stylo Roller fort horloger! Heureusement d’ailleurs puisque le mécanisme qui lui ressemble, un système balancier issu de l’extraction d’une véritable pièce maîtresse de calibre, n’a d’autre vocation de titiller le plaisir des yeux à force de référence à l’univers mécanique. Instrument d’écriture particulièrement bien balancé, manufacturé dans les règles de l’art, tantôt recouvert de motifs stylisés de carbone ou d’un revêtement de résine noire cerclé de palladium, le Roller Stylo Tourbillon de la marque TF Est. 1968 s’inscrit dans la mouvance des boutons de manchette du même nom, dont la marque à peine éclose vient de vendre déjà presque 10′000 pairs. Du fun tendance, du design pratique pour mâle accro à l’écriture ou femme branchée accessoire. Derrière cette marque, Freddy T, un habitué de l’univers du retail horloger à l’échelle de la planète, qui se plaît à créer ce qu’il n’a pas trouvé dans ses voyages.

Guy Lucas de Peslouan: photos d’horlogerie

Artiste de l’objectif, amoureux des chambres photographiques, de la prise studio et des rouages les plus subtils, Guy Lucas de Peslouan méritait d’avoir son portfolio dans l’édition des magazines Heure Suisse et Heure Schweiz paru à l’occasion de BaselWorld 2011. Son inimitable tignasse bouclée, poivre et sel, ne passe pas inaperçue dans les salons horlogers. Le temps des contacts et des remises de carte, toujours avec le chariot porteur de ses books les plus aboutis, l’amène inexorablement dans les ateliers des horlogers indépendants ou dans les alcôves du luxe joaillier. Débordante d’angles divers, sa bibliographie s’érige en référence, saupoudrée de titres de rêve: Reflets d’Eternité, en 2005, et Le Temps Poétique, en 2009, pour Van  Cleef & Arpels, La Beauté en Voyage pour Hermès, en 2002, La Capture de l’Eclat pour Boucheron, en 2004. Des grandes maisons, telles que A. Lange & Söhne, Audemars Piguet avec un livre consacré aux finitions horlogères, ou Richard Mille qui s’éprend de ses regards neufs dénués d’apriori, il passe sans rupture aux établis des horlogers indépendants: R.W. Smith, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Thomas Prescher. Quelques enseignes montantes en appellent à ses talents comme Ladoire ou De Bethune. S’ajouteront à sa palette de réalisations en 2011, ses travaux avec F.P. Journe, Greubel & Forsey, et quelques poursuites de collaboration avec Boucheron, Chanel et Gilan.

Ineichen, déjà horlogère avant la naissance d’Antiquorum

Officiellement née à l’orée d’une des crises les plus meurtrières en terme d’emplois pour l’horlogerie, en 1973, la maison zuricoise de ventes aux enchères Ineichen sévit déjà dès 1967, sous la raison sociale Gallery am Neumark qui, hormis les tableaux, devient pionnière des ventes horlogères, sous la houlette de Peter A. Ineichen. Ce musicologue reconverti à l’encan, transfuge de Koller Auction (une autre zurichoise aujourd’hui quasi absente du champ horloger), cède l’entreprise à sa descendance après trente-cinq années de rayonnement. Il en reste consultant et son aura s’appuie sur un tapis de performances: la vente de la montre de voyage du roi de Naples –François de Bourbon, celle d’une collection de cinq tourbillons. Il a aussi cette  A. Lange & Söhne fabriquée pour l’exposition universelle de Paris en 1900 et vendue à l’aube de seventies pour un montant de 780′000 francs suisses! Reprise par son fils Franck secondé par son frère avocat au barreau de Zurich, la société rime toujours avec une discrétion qui comble d’aise l’élite des plus grands collectionneurs mondiaux. Issu d’un article paru dans le magazine Watch Around sous la plume du journaliste expert Ollivier Broto (Agence de Presse TàG Press +41).

Pour Marie, Miss Japon, participez à la vente Antiquorum

Louis Golay International, du haut de sa centaine d’années d’expérience et de présence au Japon, prévoyait festoyer à BaselWorld avec une invitée d’honneur, Marie Yanaka (g) alias miss Japon 2011. Le joaillier avait en effet dessiné sa couronne? C’était sans prévoir la tragédie. Dignement, Marie a tenu à être là, métamorphosant la tribune festive en chaire d’émotion. Avec l’aide de Quorum Communication, éditeur de l’Année Horlogère, elle a lancé un appel à la générosité des marques horlogères et joaillières: chaque montre ou chaque bijou offert sera mis aux enchères par Antiquorum en automne 2011 au profit de la Croix-Rouge Japonaise. Très émue, Marie a reçu des mains de Roman Büchi (dr), le premier lot: le dessin original de sa couronne de Miss, signé Louis Golay. support-japan@antiquorum.com.

Roland Gollmer, polyglotte au service de design horloger

La place manquerait pour présenter tous les projets autorisés de Roland Gollmer, l’un des rares designers horlogers diplômés de l’Art Center of Design de Pasadena, la Mecque californienne du design mondial. Juste pour le plaisir des yeux et le confort des collectionneurs voici, pièce figurant dans son book, un meuble remontoir mécanophile réservé aux collectionneurs fous. Réalisé pour le compte de Charles Käser du bureau RDI cette construction obéit à une télécommande également dessinée par l’artiste. Soudain, par le haut, les montres apparaissent dans leur box coulissant. C’est comme l’éclosion d’une fleur rare. rgoll1003@hotmail.com

Haptica, du design au braille

Depuis San Francisco, le designer David Chavez distille sur la toile ses créations. Dont le projet Haptica, une montre élégante qui, de manière discrète, ouvre son rail central aux doigts sensibles des non-voyants. Trouvée sur le net, ce garde-temps verra peut-être le jour, si la recherche de fonds lancée aboutit. Plus près de chez nous, c’est surtout la marque ARSA, contraction de Auguste Reymond SA, qui occupe depuis plusieurs décennies le terrain des montres d’élégance pour mal-voyants.

Excellence horlogère selon Patek Philippe

Le samedi 28 mai 2011.  Remise au Musée Patek Philippe à Genève du prix dédié à l’excellence horlogère. Un concentré de relève assurée qui offre un magistral panorama didactique sur la fiabilité, la précision, les terminaisons manuelles et le réglage. A cette joute horlogère révélatrice de talents, baptisée Concours de Bienfacture et Précision Patek Philippe et comprenant un réglage dynamique sur le mouvement à remontage manuel Patek Philippe Calibre 215 (04), participèrent 18 élèves des six écoles d’horlogerie suisses. Avec en toile de fond le vœu pieux d’instaurer avec elles un partenariat durable. Premier prix, gagnant d’un kit d’outillage, d’une semaine de formation dans les ateliers de la Manufacture à Genève et d’une autre dans un centre de service client en Europe, Samuel Schmid du Zeitzentrum Uhrmacherschule de Granges. A sa suite, Guy Wagner 2ème prix (Ecole Technique de la Vallée de Joux), Mickael Boissenin 3ème et Jonathan Barbier 4ème prix (CIFOM, Ecole Technique du Locle) ainsi que Baptiste Adam 5ème prix (CEJEF, Ecole des Métiers Techniques de Porrentruy).

TàG Press +41, l’Enquête Conjoncturelle et Swiss Label

Fondée Joël A. Grandjean, responsable éditorial du bloghorloger.ch, l’agence de presse indépendante TàG Press +41 et sa dizaine de signatures affiliées (s’inscrire à la newsletter) livrent des contenus journalistiques à une vingtaine de publications dont 10 sont orientées horlogerie. L’Enquête Conjoncturelle, une publication annuelle éditée par la CCIG, Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de Genève, vient de s’ajouter au nombre des collaborations. Egalement les Magazines Swiss Label, dont l’édition de mai 2011 consacrée à l’horlogerie a permis la publication de portraits de marques et d’entreprises horlogères. Pour rappel, se sont ajoutés récemment les magazines Hors-Ligne et Banque & Finance, ainsi que le bimensuel B2B Swiss Beauty Magazine.  TàG Press +41, dont le site reçoit environ 355′000 visites par an, dispose également d’une entité soeur, totalement séparée, @TRP - Textes & Relations, Production, un bureau d’écritures et de conseil en Relations Publiques.

Concours de Chronométrie 2011, les participants

10 sociétés –dont les marques suisses Les Montres Journe, Kari Voutilainen, Greubel Forsey, Chopard, MHVJ la Manufacture d’Horlogerie de la Vallée de Joux, Frederique Constant, Technotime, Mido et Tissot– et 4 Ecoles d’Horlogerie, ont déposé leurs complexes trésors bichonnés, révélés officiellement le 20 mai au Musée d’horlogerie du Locle – Château des Monts. La compétition est également ouverte aux non-marques, preuve qu’elle remet avant tout sous les feux de la rampe, des êtres épris de précision ultime, les régleurs. A relever la présence de Derek Hadfield, un étudiant en horlogerie américain, dépêché par la prestigieuse NAWCC School de Columbia. La rentrée sera donc placée sous le signe de la chronométrie, avec l’annonce des résultats le 20 octobre 2011.

Infidèles célébrités… Supris en flagrant délit d’image

Evidemment, rien n’interdit à Claude Nobs de posséder plusieurs montres. Néanmoins, tout le monde connaît ses liens privilégiés avec Parmigiani Fleurier, sponsor du Festival de Jazz de Montreux. Des liens quelque peu fragilisés récemment par l’arrivée d’Audemars Piguet par la porte patrimoniale du Montreux Sound Digital Project, une vaste opération de préservation d’archives teintée de valeurs historique et scientifique. On murmure que le célébrissime boss du festival eut sa phase « Royal Oak« , au grand dam de la fidèle complice du Val de Travers. Il ne serait pas étonnant d’ailleurs qu’il s’en servît pour faire monter les enchères. De là à arborer ostensiblement une troisième marque, il n’y a qu’un pas. Franchi allègrement grâce à l’oeil attentif de la marque deLaCour (la photo date de 2007). Dans le même ordre d’idée, Aishwarya Rai, la célébrissime actrice chanteuse indienne si parfaite dans l’incarnation du concept de Longines « Elegance is an attidude« , s’est faite surprendre sur le red carpet cannois, en plein festival du cinéma, avec des bijoux Chopard et… sans aucune montre au poignet! Vous me direz, Longines ne donne pas dans la joaillerie, certes. Mais le loup est entré dans la bergerie… Les temps sont durs. Merci d’envoyer au bloghorloger.ch vos clichés du genre.

Lignes automobiles à fleur d’horlogerie, Roland Gollmer

Transfuge du design automobile, Roland Gollmer imprime son sens esthétique jusqu’au plus profond des rouages horlogers. Formaté par l’une des plus prestigieuses écoles de design au monde, l’Art Center College of Design de Pasadena en Californie, il s’essaie d’abord en milieu automobile à l’optimisation de l’aérodynamisme, puis aux fonctionnalités esthétiques des composants et des moteurs. Rattaché au Centre Style Peugeot, il gère des projets Pininfarina ou Porsche, s’evertue sur la Peugeot 206W puis sur la 206 Sedan. Il imprime son style même jusque sur la 4007, modèle co-conçu avec Mitsubishi. Puis il entre en horlogerie, par la porte prestigieuse de la micro manufacture Magma Concept. Là, il y dessine des montres, des calibres, comme cet exceptionnel tourbillon pour la marque maison Globe Master Watch, hommage à un célèbre moteur, celui de l’avion Rolls-Royce Griffon. S’il ne peut citer les prestigieux clients pour lesquels oeuvre, il peut montrer dans son book la superbe montre tourbillon à remontage manuel dessinée pour le distributeur suisse de Mercedes, symbole de possession du modèle McLaren-Mercedes SLR Stirling Moss. rgoll1003@hotmail.com, pour découvrir les modèles non-autorisés.

S’inscrire à la Journée d’Etudes 2011 de la SSC

Fin septembre 2011 à Montreux, la 14ème Journée d’Etudes de la SSC, Société Suisse de Chronométrie, dédiée à la «source d’énergie du régulateur – Défis techniques et industriel», affirme une orientation plus scientifique que les précédentes. Une cause profondément chronométrique. Programme et inscriptions sur le site officiel.