Champs-Elysées, une marque horlogère suisse?

Nouvelle marque inscrite le 31 mai 2011 au Registre du Commerce de Neuchâtel (l’adresse web avait été achetée le 7 juillet 2010 par le Cabinet juridique Merlotti), Champs Elysées. Une société anonyme aux mains de Manuela Zaugg Rossi. Le link du site officiel, bien que non actif pour le moment, vient d’être rajouté au menu déroulant (colonne de droite, marques-groupes) du bloghorloger.ch

Racine, Ariste (marque ENICAR)

Vers 1913, Ariste Racine utilise un anagramme de son nom pour déposer à La Chaux-de-Fonds la marque ENICAR. Direction Lengnau où sa société déménage durablement. Ses modèles pour hommes, femmes, pour militaires, notamment ceux qui sont dotés d’une boussole intégrée débarquent sur les marchés. Vers 1950, un catalogue ENICAR présente d’autres modèles porteurs des noms Longeau ou Alprosa. 1956, pour la première fois et grâce à une expédition d’alpinistes suisses, le sommet de l’Himalaya est vaincu. Chaque membre de l’expédition porte une Enicar. La mention « Ultrasonic » désigne une technique unique de nettoyage des mouvements aux ultrasons, avant leur huilage. Robustes, les montres Enicar gagnent leurs lettres de noblesse avec la sortie en 1958 de la Sherpa Dive, une étanche à 200 mètres dont le fond gravé représente une huître ouverte avec sa perle, ainsi que l’inscription « Seeperl » qui désignera par la suite les montres étanches de la marque. Pionnier des boutiques monomarques, Enicar ouvre à Johannesburg un magasin éponyme, construisant sur le succès de son « Sherpa World Timer » un GMT. Le succès de la boutique arrive aux oreilles des détaillants qui se pressent au portillon.

Boucheron, détournements de sexe.

La maison parisienne réussit un tour de force largement illustrateur de ses talents joailliers. Elle s’empare de bastions masculins pour en faire d’incroyables bijoux. Comme en 2007 avec son Héra Tourbillon un garde-temps de haute-joaillerie aux allures de paon, au cœur duquel les visions mécaniques d’un des plus emblématiques mouvements de l’histoire horlogère, le Tourbillon sous Trois Ponts d’Or de Girard Perregaux, se chargent de raisons esthétiques. En 2010, la grande maison joaillière Boucheron remet le couvert en détournant l’Horological Machine N°3 de la marque MB&F pour en faire une chouette aux grands yeux candides, emplis d’éclats de désir. La pièce s’appelle JWLRYMACHINE.

Hublot partenaire de la Monaco Classic Week

Que ne ferait-on pas pour s’immiscer du côté du Rocher? JCB, alias Jean-Claude Biver a l’art et la manière entre deux avions et une désalpe. En impliquant Hublot dans l’organisation de la 10ème édition de la Monaco Classic Week, il brûle la priorité à Ulysse Nardin qui sévit comme sponsor principal au Monaco Yacht Show qui se tient juste après. Et au passage, il doit certainement récupérer les adresses des 950 membres de 53 nationalités différentes du Yacht Club de Monaco et raffermir ses liens avec le Prince régnant. Ce club a été fondé en 1953 par le Prince Rainier et présidé depuis 1984 par S.A.S. le Prince Albert II. Il rassemble dans son prestigieux Club House la crème des possesseurs de yachts anciens.

Monaco: l’horlogerie suisse courtisane

Serait-ce parce qu’un mariage princier y dope l’actualité? Toujours est-il que le Rocher devient l’incontournable tremplin des marques horlogères suisses. Certaines y avaient déjà leurs entrées. Ainsi, Ulysse Nardin, au nom de son passé de chronométrier de marine, reprenait depuis 2009 la place vacante de main sponsor laissée par Blancpain au Monaco Yacht Show, expo flottante chère à Son Altesse sérénissime le prince souverain Albert II de Monaco. Un Prince fraîchement convolé en nobles noces et donc d’autant plus courtisé par la branche qui dépêchera, le 23 septembre prochain à l’Hôtel Hermitage, une quarantaine de ses plus prestigieuses enseignes pour la vente aux enchères bisanuelle Only Watch. Initiée par Luc Pettavino, Président de l’Association Monégasque contre les Myopathies, elle met à l’encan exclusivement des pièces uniques. La compétition est rude puisque des performances de vente dépendent moult communiqués de presse triomphaux. Chacune rivalise donc d’ingéniosité et de poésie, d’autant que le concept caritatif pousse aux générosités exceptionnelles. Quant à celui que les Monégasques appellent Monseigneur, il faisait déjà l’objet, avant l’été fatidique, d’une cour assidue de la part d’horlogers avides de lui témoigne leurs sympathies au travers d’objets qui ressemblaient fort à des cadeaux de noces… A suivre.

Ecueils ou écailles? AtyA prend de la hauteur…

A défaut d’avoir une vue sur les richesses sous-lacustres peuplées d’animaux riches en reflets inspirants, thème de sa nouvelle collection de montres uniques Fish or Fly (cadrans tapissés d’écailles de poissons), Yvan Arpa prend de la hauteur et n’est jamais en vacances quand il s’agit d’orchestrer un buzz. Même lorsqu’il s’ébroue, toutes jambes dehors, au fil d’un périlleux exercice de Jet Lev. Il s’agit d’un appareillage particulièrement spectaculaire, à propulsion aquatique, lui permettant de s’envoyer en l’air au fil de quelque sensation forte façon foudroyante, et surtout, de survoler les éventuels écueils saupoudrant son parcours. Une manière de prendre de la hauteur avec sa marque ArtyA et de faire la nique aux requins…

Tissot sur les Champs-Elysées, déjà un an!

Un magasin, du côté ensoleillé de la plus célèbre avenue du monde, sur deux niveaux. A l’intérieur, une gamme évidemment complète assortie d’une expo rétrospective des temps forts, modèles compris, ayant marqué la marque créée en 1853, aujourd’hui présente dans plus de 150 pays. Qu’on le veuille ou non, l’enseigne Tissot est devenue la mamelle économique du Swatch Group, par ses volumes incroyables -il faut assister une fois au trafic incessant des camions qui partent du Locle à la conquête des marchés mondiaux- et par sa couverture de nombreux champs de communication. Comme par exemple son statut de chronométreur officiel de FIBA, AFL, CBA, MotoGP, sans parler des championnats du monde de cyclisme, d’escrime et de hockey sur glace. Au passage, le rappel du slogan « Innovateurs par Tradition » et un mythe contemporain, celui de la tactile T-Touch, seul succès planétaire entièrement à quartz et survenu avant l’ère des smartphones, dans un monde où l’horlogerie mécanique vit la deuxième naissance spectaculaire qu’on lui connaît.

Audemars Piguet et le Montreux Sounds Digital Project

On aurait pu croire que tout ce qui concerne le Montreux Jazz Festival et Claude Nobs est chasse gardée Parmigiani Fleurier, en matière de communication. Tout, enfin presque, puisqu’il restait une porte latérale, d’obédience scientifique, qu’une autre marque, réputée grâce à sa Fondation pour son éthisme en matière d’opérations mécèniques, a pu franchir. Ainsi, Audemars Piguet, en partenariat avec l’EPFL ont embarqué pour le Montreux Sounds Digital Project, un programme patrimonial mené par la société Montreux Sounds (qui n’est pas vraiment Claude Nobs puisque cette société est aussi dirigée par son compagnon Thierry Amsallem). Décrit par Quincy Jones comme étant « le plus important témoignage de l’histoire de la musique, couvrant aussi bien le jazz, le blues, le gospel, le rock, que la brésilienne, africaine ou le folk… » ce projet entend sauvegarder et protéger pour le transmettre à la postérité après les avoir digitalisés, tous les trésors vidéo et son accumulés par le fondateur du Festival de Jazz de Montreux: 5′000 heures vidéo dont 1′000 en HD, 600 mètres de rayons linéaires (dans les sous-sol du chalet Le Picottin à Caux-sur-Montreux), 10′000 supports magnétiques représentant 60 tonnes. Un concentré de moments forts du genre: Ella Fitzgerald en 1969 ou Quincy Jones en 1996…

Blacksand, le logo visible par un souffle de buée

Parmi les subtiles attentions réservées à Uniformity, le modèle lancé à BaselWorld, il en est une qui met en lumière la touche Alain Mouawad: le logo invisible inséré dans la glace saphir, qui apparaît en filigrane lorsque l’on dépose sur la glace, en soufflant, un nuage de buée. Il y a plus de dix ans, ce discret détail était déjà une des marques de fabrique de Robergé, cette fois réservée au saphir frontal.

Le BIPH entre en blogosphère

Créé en 1994, le BIPH, alias le Bureau d’Information et de Presse Horlogère co-fondé et dirigé par le journaliste Michel Jeannot, débarque sur la blogosphère. Son équipe de journalistes spécialisés dans l’information horlogère à haute valeur ajoutée, dont Fabrice Eschmann, collabore à de nombreux médias en Suisse et à l’international, en presse généraliste, économique ou spécialisée, presse quotidienne ou magazine, relevant des univers print ou digital. Les voici donc en ligne. Faut-il rappeler que Michel Jeannot, passionné par la branche horlogère et animé d’un esprit de partage vrai, fut également l’instigateur de vocations journalistiques comme celle qui est à l’origine de ces lignes?

Baume & Mercier, la eSaga reprend…

Sous la bannière « Secrets d’une famille d’Horlogers« , la marque Baume & Mercier fait mousser la toile en embarquant pour une deuxième volée de courts et instructifs épisodes, postés simultanément chaque jour sur sa fanpage Facebook et sur son profil Twitter. Tous les soirs, à compter de ce soir 19h00 (heure suisse), une nouvelle page de son histoire s’écrira en direct, faisant la joie de ses 75′000 fans recensés. Eh oui, depuis l’année passée, grâce à cette opération eSaga, la marque dirigée par Alain Zimmermann a récolté, avec l’aide de l’agence Details.ch, les fruits de son intelligente utilisation des médias communautaires! Et le nombre des followers va croissant. Donc, dès ce mercredi 5 janvier jusqu’au dimanche 16, juste avant l’ouverture officielle à Genève du SIHH 2011, Salon International de la Haute Horlogerie, un épisode par jour… Restés connectés.

La L08 de Armand Nicolet.

Les montres ont-elle une âme? C’est la question que pose la «L08», sur le mode de l’édition limitée en multiples de 150, de 50 pour une version sertie. Pour la boîte, ronde et classique, la noblesse d’un acier efficace cède parfois, pour la lunette, à l’or rose ou aux diamants. Le fameux «guilloché» du cadran en relief, devenu signe reconnaissable du style Armand Nicolet, s’entrouvre sur des détails triés d’un calibre vintage 18′000 alternances par heure, le AN0711A, concentré de nouvelles technologies saupoudrées des composants du calibre UT 600 de 1957, retrouvés dans les combles et les tiroirs de la maison originelle. Ce moteur à remontage manuel, dont il ne reste par définition qu’un nombre limité d’exemplaires, se distingue par son épaisseur réduite. Oh, pas celle d’une extra plate, mais déjà avec l’élégance des discrètes qui en jettent sans chercher à s’imposer. Tenu en laisse par un bracelet cuir de crocodile, le temps servi par cette réincarnation des valeurs originelles de l’horlogerie, se devait de s’entourer d’attentions subtiles : décorations «Côte de Genève», rhodium perlé, index appliqués à la main, étanchéité à 5 atmosphères et, une réserve de marche de 36 heures.

Demi-fuseau horaire chez Blancpain

Décidément l’Inde est à l’honneur. Particularité familière à tous les voyageurs qui s’y rendent, le fuseau horaire local se compte en fractions de demi-heures. De quoi mettre KO toutes les GMT en circulation. Toutes, sauf la Villeret Demi-Fuseau de Blancpain, annoncée pour BaselWorld 2011. Grande simplicité d’utilisation grâce à un poussoir situé sur la tête de la couronne, permettant de corriger rapidement la date, l’heure du demi-fuseau, de demi-heure en demi-heure. Et si l’on décide de corriger l’heure de référence, celle du deuxième fuseau se fait automatiquement. Ça a l’air simple à dire, à utilisé, c’est toutefois l’expression d’une grande maîtrise ès complications horlogères. Habité par le calibre 5254DF -321 composants pour 72 heures de réserve de marche, développé par la Manufacture du Brassus, ce garde-temps est logé dans une boîte demi savonnette en or rouge. Une matière retrouvée sur des index posés à même un cadran opalin, subtilement guilloché.

Boucheron et Max Busser, chouette, la boucle est bouclée: JWLRYMACHINE

L’homme qui, via l’Odyssée des Opus permit à une marque bijoutière d’accéder en un temps record au nirvana horloger, se trouve soudain rejoint par la haute joaillerie. Boucheron soudoie Maximilian Büsser, ensemble, ils commettent en co-branding, un drôle d’objet. Il fallait oser! La JWLRYMACHINE est un concept joaillier sur le thème de la chouette, inspiré de la Horological Machine N°3 de MB&F, issu d’une collaboration intime avec les maîtres sertisseurs de Boucheron. A l’origine, la construction est surtout un concentré de micro-mécanique: 304 composants, un moteur Agenhor travaillé dans des tolérances de l’ordre du micron, mu par l’énergie d’un rotor mystérieux en or 22 carats, défiant les lois de la physique. Puis, deux roulements à billes en céramique high-tech, visibles sur le fond du boîtier, servent de transmetteurs d’informations aux flancs et au sommet des deux cônes. L’un, doté d’un indicateur jour-nuit, affiche les heures. L’autre égrène les minutes. Une date surdimensionnée se love autour du rotor. Bref, à sa sortie, l’objet, si lointain des codes horlogers, générait une «surtension sensorielle». Balayées de références à la nature, conjuguant tant les gouttes de pluie, les vaguelettes ou les animaux emblématiques, oiseaux ou insectes, les créations Boucheron sont des summums de maîtrise joaillière. Depuis 1858, du 26 Place Vendôme, siège historique de cette dynastique fondée par Frédéric Boucheron, l’audace libertaire fait partie des codes. Maximilian Büsser, fondateur de MB & F, ajoute donc à ses ‘friends’ Jean-Christian Bedos, Directeur général de Boucheron. Ensemble, ils transforment un summum complicationnel horloger en fantasme joaillier et naturaliste.

Gil Sertissage, un mystérieux buste entièrement serti

Qui mieux que le studio Atrium, l’atelier photo du couple Ziegler au Landeron, pouvait photographier la mystérieuse figurine sertie par Gil Sertissage à la Chaux-de-Fonds? Brillances mystérieuses… Qui se cache derrière ce visage, dont l’altière attitude fait penser à quelque pharaonique expression? L’œuvre est signée Miguel Gil à La Chaux-de-Fonds, dont l’entreprise familiale est connue d’une multitude de marques horlogères, si l’on en juge par les grands noms qui ornent la tranche d’une multitude de classeurs fédéraux emplis de plans et de dessins. Dans l’usine de la rue du Pont, à La Chaux-de-Fonds, des couloirs de CNC traduisent l’intense activité d’avant la pose des pierres. On appelle ça le ‘mitraillage’, une opération qui consiste à creuser mécaniquement, après qu’un opérateur se soit fendu d’un programme informatique adhoc, les cavités où viendront se loger les précieux cailloux. Et, dans le bureau du boss, l’hôte du lieu, entre un meuble de bois précieux rayuré de diam’s, une coque d’iPhone sertie et quelques autres témoignages hétéroclites d’artistiques interprétations de savoir-faire, ce splendide buste se dresse. Fascinant, la finesse des traits, des commissures de lèvres aux jointures des oreilles. Tout y est, encore fallait-il pouvoir le montrer.

Déjà en 1949, Hamilton: expliquer la montre simplement.

D’accord, c’est un peu long! Nos moeurs d’utilisation des formats video qui circulent sur internet, via les Dailymotion ou les YouTube, ne sont pas enclines à consommer sans broncher 9 minutes et quelques secondes. Pour les courageux, c’est savoureux, et, sur fond sépia, très instructif. Dire que ça a été fait en 1949, il y a donc plus de 60 ans. Un follower du bloghorloger.ch signale cette petite merveille historique signée Hamilton, une marque dont l’imagerie associée au cinéma explique peut-être cette incursion cinématrographiquement horlogère. A visionner.

Menus déroulants bloghorloger.ch, 14 links ajoutés

La semaine passée, bloghorloger.ch a ajouté les redirections suivantes dans ses menus thématiques déroulants (colonne de droite). Un petit tour « découverte » s’impose.

Rubrique « Marques »
Azimuth Watch USA (US)Membres de l’AHCIVicenTerra (nouveau site).
Rubrique « Ventes en ligne »
Avianne & Co (US) – Talamente.com (F):
Rubrique « Détaillants »
Horlogerie Jeker (Sion)
Rubrique « Fournisseurs »
Hoptroff, Movments (UK) – Mouvements digitaux – Luxury Artpieces (Yvan Arpa) – ORCA ID Lab (design horloger)
Rubrique « Events Horlogerie »
Grand Prix d’Horlogerie de GenèveWatches Days (The)The Watches Days
Rubrique « Blogosphère »
Watch Lounge (The) – US
Rubrique « Institutions, Corporations »
AHCI, Académie Horlogers indépendants

Utopie? Une montre à chaque poignet, en souvenir de Nicolas Hayek

Le groupe est lancé sur Facebook: si tous les passionnés et amis de l’horlogerie se mettaient à arborer deux montres, une à chaque poignet, il se pourrait que l’ensemble de la branche horlogère suisse vende plus de montres. Surtout si la mode des « deux montres sinon rien! » venait à prendre. Après tout, l’idée pourrait être reprise par la FH qui, dans son histoire, n’hésitait pas à mouiller son maillot pour des opérations corporatistes ciblées. Ainsi, à une époque où les ventes de montres peinaient, la Fédération Horlogère Suisse avait lancé une campagne sur le chronographe. Il s’en vendit énormément, preuve que le message était passé. Nicolas Hayek avait réussi à la fois à capitaliser sur sa personne -sa notoriété médiatique lui permettait de faire le plein à chaque conférence de presse, tout en inventant le protocentrisme. Oui, oui, tout le contraire de l’égocentrisme. En fait, l’ego au service du produit! C’est pour ça qu’il portait invariablement tant de montres à ses poignets… Lire la chronique sur horlogerie-suisse.com.

Nayla Hayek, nommée Présidente du Swatch Group.

29 juin 2010. Nommée Présidente du Conseil d’Administration du Swatch Group en remplacement de feu son père Nicolas G. Hayek, Nayla sa fille n’avait jamais été sous le feu des médias. Même sa promotion au titre de Vice-Présidente, il y a environ 6 mois, n’avait pas été relevée. Entrée dans ce conseil en 1995, son chemin était pourtant tracé. Au travers de cette nomination à la fonction suprême, certainement initiée par son père, un message fort: la continuité, les concurrents n’ont qu’à bien se tenir, le renforcement de l’identité propre de chaque marque du groupe suit son cours. D’ailleurs, signe de la confiance du marché, l’action boursière n’a que très peu bougé. Entre les lignes, lisons aussi dans cette nomination, notamment pour les marchés sensibles à la notion de clan et à la gouvernance patriarcale mise en place par Nicolas G. Hayek, comme ceux du Moyen-Orient notamment, que la famille garde le contrôle, qu’elle reprend les rennes et les pôles positions. Toujours à l’adresse de ces marchés, qui mieux qu’une fille peut honorer l’héritage moral d’un père? Nayla Hayek n’est-elle pas également au Conseil d’Administration de Belenos Clean Power Holding SA, cette société si chère à Nicolas G. Hayek (recherche et réalisations en matière d’énergies du futur, propres et renouvelables). A ceux qui douteraient de sa carrure, elle répond sur le terrain de l’opérationnel, après avoir occupé des postes clefs pour le Swatch Group au Moyen-Orient et en Inde, par une belle réussite: la création en 2008 de la nouvelle entité Montres Tiffany SA. De ses passions d’avant l’immersion dans le groupe, elle conserve son titre de juge arbitre internationale pour les chevaux arabes, en sa qualité de membre de la WAHO, World Arabian Horse Organisation. Après tout, son frère n’était-il pas lui aussi promis à une carrière extra-horlogère, du côté du Cinéma où il fit tourner Peter Fonda dans Family Express? Ecouter l’interview de Nick Hayek sur Forum (Radio Suisse romande), assortie du commentaire de Joël A. Grandjean, responsable éditorial de bloghorloger.ch

L’homme volant flirte avec des ailes patrouilleuses…

Le désormais célèbre Jetman, le pilote de ligne Yves Rossy qui, dans ses heures de loisirs toise régulièrement la liberté aux commandes corporelles de son aile à réacteur, vient de se mesurer aux ailes averties d’une patrouille composée de deux avions Boeing Stearman Breitling Wingwalkers. Ces-derniers l’attendaient à 1000 mètres d’altitude, tandis que notre héros se laissait tomber à 3′500 mètres d’altitude d’un Pilatus PC-6 au dessus de Buochs (canton de Nidwald) en Suisse. Le ballet aérien a duré quelques 6 minutes. Un exploit, si l’on considère que l’homme volant ne dispose d’aucune manette de contrôle et ne se dirige qu’au moyen des ondulations de son corps. Rappelons que Breitling a repris sous son aile sponsorisante, grâce à l’absence de constance de la marque Hublot dans ce projet, cet atypique aventurier des temps modernes.  L’événement coïncide pour Breitling avec la sortie de son nouveau Chronospace, destiné à renforcer au monde des pilotes, son rôle de fournisseur en instruments de mesures fiables, des chronomètres tous issus des batteries de contrôle du COSC.

Hublot: King Power Unico All Black.

Le nom de chaque Big Bang est lié aux épisodes, rencontres et coups de coeur de leur créateur Jean-Claude Biver. Peu à peu s’estompe l’image d’avant son ère, pétrie de caoutchou aux senteurs vanillées, réminiscence de l’esthète Carlo Crocco, fondateur de la marque. Survient enfin l’UNICO, à l’orée 2010. Un mouvement intégré, fabriqué in house. Un chronographe flyback dont le mécanisme roue à colonne, visible côté cadran, vous tend une surface personnalisable, celle de son porte-échappement amovible. Un tel moteur, le HUB 1240 Unico, se devant d’être logé à bonne enseigne, c’est le boîtier King Power qui s’y colle. Toute de noire vêtue, cette virile explose les 48 mm de diamètre qui sont, comme la lunette, les inserts latéraux et le fond, en céramique noire microbillée. Ici et là, un surmoulage caoutchouc noir, tenu par 6 vis en titane PVD de forme H. Côté matières, on y croise aussi du nickel noir, du silicium et du sperluminova…

Offensive Cobra chez Urwerk, la UR-CC1

Quel rapport entre Alfred Hitchkock et son mythique film Les Oiseaux, entre le dangereux reptile le Cobra, et le mythe automobile Dodge?  Entre le joaillier genevois Gilbert Albert et feu le designer Louis Cottier? La marque Urwerk, bien sûr, et ses deux fondateurs, Martin Frei pour le design et Felix Baumgartner pour la maîtrise horlogère. En visionnant le célèbre film, Felix s’entiche d’une fraction d’image: un tableau de bord à indicateur linéaire de vitesse. Tilt. En cherchant, il retrouve une pièce datant de 1958 conçue par deux créateurs visionnaires, l’artiste Gilbert Albert et feu le designer horloger Louis Cottier. Ainsi naît en 2010 la UR-CC1 dont les deux C signifient Cobra et Cottier. Car, reconnue pour sa complexité mécanique et son originalité en matière de lecture horaire, Urwerk s’était déjà appropriée le cobra, pour souligner le trempé du caractère de ses garde-temps et de sa détermination payante à s’ériger en référence crainte dans une horlogerie de niche.

Bestiaire horloger…

Tandis que Chopard célèbre son 150ème anniversaire à force de figurations animalières, tant côté joaillerie qu’horlogerie, une série « Faune horlogère«  vient de débuter dans le magazine Heure Suisse (édition parue à BaselWorld 2010 -N° 104). L’occasion de survoler les représentations animalières dans l’horlogerie. A commencer par le Tigre, qui chez Ernst Benz (marque fabricant des montres suisses depuis Birmingham dans le Michigan), sort le 14 février 2010 (date coïncidant avec le début de l’année du tigre chez les Chinois), un ChronoScope PEK Limited Edition. Cartier de son côté, délaisse un peu sa célébrissime panthère pour, en usant du faciès d’un tigre sur l’une des faces de sa Santos 100. Chez Artya, l’arrivée de la peau de crapaud buffle dans les bracelets, signe distinctif d’une déjante assumée, vole la vedette aux crocodiles, vachettes et autres habituels fournisseurs du cuir de nos bracelets. Pour les Oiseaux du Paradis et les Papillons, c’est du côté de Van Cleef & Arpels qu’il fait bon se promener. Quant à l’éléphant, le Panda ou la Tortue, ils débarquent aussi chez Cartier, dans bon nombre de collections. Enfin, c’est le Cobra qui illustre le mieux la naissance de la UR-CCI de Urwerk… La série continuera dans l’édition N° 105, à paraître.

Bertolucci, galet originel et Serena

Cette marque, dont la quadrature du «C» imprime l’évolution, doit tout ou presque au galet. Quatre «C» comme Créativité, Courbes, Confort et Construction. Lorsque Remo Bertolucci conçoit en 1887 sa première collection horlogère, il s’inspire du galet des plages de son enfance, célébrant par sa marque éponyme le territoire merveilleux de la Riviera italienne. Aujourd’hui et depuis 2005 aux mains de groupe Dickson -le fondateur ayant été contraint de se retirer suite à un accident, la marque qui s’exerce au partenariat des miss France –autres courbes, autres rondeurs, n’a de cesse d’évoquer dans ses collections actuelles, surtout via ses lignes Serena ou Serena Garbo, l’incroyable imagerie ovalisante du galet, faite de douceur et de polissures.

L’astroceramica dévoilée…

Présenté durant les salons avant même d’avoir été photographiée, le modèle deLaCour recouvert d’Astro Céramique, matière à aimanter tous les superlatifs, est enfin visible. Il offre ses reflets arc-en-ciel particulièrement séduisants. Visiblement la collection devrait être baptisée « Astroceramica », tout simplement.

Louis Moinet et Jules Verne, question d’ailleurs…

A Yverdon-Les-Bains, la « Maison d’Ailleurs » est une sorte d’espace musée à la gloire de Jules Verne. Seule célébration muséale en Europe du célèbre aventurier. La marque Louis Moinet, sous la houlette de Jean-Marie Schaller, s’apprête à y lever le voile, en première mondiale, sur le concept « Les Montres Jules Verne N° 1″. Jeudi 11 février 2010, à 19h00. Parallèlement, l’enseigne, magnifiquement domiciliée dans ses ateliers de Saint-Blaise, vient d’entamer des recherches historiques, afin d’étoffer sa connaissance du célèbre auteur du traité d’horlogerie.

Campagne Century, bulle de saphir…

Décidément, les modèles trois aiguilles revendiquant une sobriété retrouvée, fleurissent dans les catalogues. Century également s’y met, avec un summum de simplicité masculine, sobrement baptisé « Elegance« . Et toujours ces boîtes en saphir avec lesquelles on se familiarise de plus en plus. D’ailleurs, puisque c’est l’ADN de cette quadragénaire à part dans l’univers horloger suisse, le saphir sert également de bulle aux personnages de la nouvelle campagne publicitaire, lancée dès avril dans le monde. Découvrir en avant-première, les visuels Mogul et Ego. Car la marque est mondiale et particulièrement appréciée en Asie et en Chine.

deWitt s’apprête à faire des siennes

Depuis l’arrivée de la Chaux-de-Fonnière Nathalie Veysset à la direction financière puis à la Direction Générale de deWitt, suite aux quelques coupes qui ont suivi, chacun y allait de sa rumeur quant à la santé de l’entreprise. Qui choisissait de se taire, de se concentrer sur elle-même et de se mettre au boulot. Résultat? Un calibre tourbillon entièrement fait maison, à partir d’une feuille blanche, qui habite déjà quelques protos prémices au lancement d’une nouveauté BaselWorld 2010; un atelier de cadran autonome qui s’offre le luxe d’accepter très occasionnellement des commandes pour d’autres marques triées; une nouvelle campagne de publicité sur le thème de la « Classical Audacity », avec des toiles célèbres revisitées à la sauce contemporaine; et à la demande de plusieurs distributeurs, un modèle « entrée de gamme », sublime trois aiguilles, à moins de 20′000.00 francs suisses. Sans parler de deux à trois autres nouveautés révélées à Bâle. Ce n’est pas tout. La stratégie prévoit la conception et construction d’un calibre de base, ouvert aux développements complicationnels. Quant à ceux qui s’inquiétaient de ce que la déroute de BNB aurait pu pénaliser deWitt via quelques calibres restés en déshérence, qu’ils se rassurent. La maison avait pour usage de commander plus de kits qu’il n’en fallait pour ses besoins. Elle dispose donc d’assez de composants pour faire face au SAV. En d’autres termes, et puisque les mètres carrés du bâtiment le permettent, il se peut qu’on reparle prochainement d’expansion. Après la discrétion et la concentration, voici venue l’ère des résultats communiqués. De quoi réjouir les inconditionnels de cette marque élégante et intelligente, à l’image d’un comte habité par la bienfacture de son produit plus que par quelque effet de manche contre nature. Jérôme deWitt dispose de suffisamment de moyens pour asseoir sa vision long terme.

SSC. Appel à conférenciers… dernier délai.

Les 28 et 29 septembre 2010, la SSC -Société Suisse de Chronométrie, tiendra son 14ème congrès international à Montreux. Le thème est « Le Temps et le Sport, Défis Technologiques et Humains« . La montre de sport sera donc au coeur des débats. On parlera de son historique, de ses matériaux de prédilection, de ses rapports avec l’horlogerie sous l’angle du marketing ou du sponsoring. On apprendra également sur les avancées technologiques apportées dans le chronométrage sportif… Il y sera question de tests, d’homologation, de fonctions spécifiques… L’appel aux conférenciers est encore ouvert (télécharger le document), avis à tout esprit scientifique désireux de se produire face à un auditoire d’environ 700 spécialistes venus de toute la branche en Suisse, voire de plus loin. Il faudra circonscrire son intervention dans un espace temporel de 25 minutes, questions comprises. Attention, dernier délai le 19 février 2010. Avis aux téméraires.

Décentrées, ces montres qui suivent votre regard.

28 octobre 2009. Vacheron Constantin reçoit le prix Montre de l’Année, imaginé il y a plus de 15 ans par les deux co-fondateurs du magazine Montres Passion. Le modèle récompensé Historiques American 1921, affiche une asymétrie facilitant la lecture de l’heure et empruntée à l’histoire de la marque. Effet design séduisant. Un client américain, durant les années folles, aurait exprimé le voeu de voir l’heure d’une manière plus logique, c’est à dire dans l’axe du regard. Ainsi, le 12 du cadran et le poussoir avaient été décalés à 13h00. Une sorte d’anticonformisme osé, un décentrage conférant à ce modèle, même dans sa version 2009, une attractivité vintage. Apparemment, ce client américain n’aurait pas sévi uniquement chez Vacheron Constantin, puisque sur eBay, un modèle Cyma, dont l’estimation de datation pourrait bien remonter à la même époque (années 20) affiche un design similaire. Y avait-il déjà à cette époque des dépôts de modèles? Si oui, à qui revient l’antériorité? Va falloir creuser un peu… Et si ce design n’était finalement qu’une manière de recycler une montre de poche en montre bracelet? Appel à historiens, svp…