Bertolucci, galet originel et Serena

Cette marque, dont la quadrature du «C» imprime l’évolution, doit tout ou presque au galet. Quatre «C» comme Créativité, Courbes, Confort et Construction. Lorsque Remo Bertolucci conçoit en 1887 sa première collection horlogère, il s’inspire du galet des plages de son enfance, célébrant par sa marque éponyme le territoire merveilleux de la Riviera italienne. Aujourd’hui et depuis 2005 aux mains de groupe Dickson -le fondateur ayant été contraint de se retirer suite à un accident, la marque qui s’exerce au partenariat des miss France –autres courbes, autres rondeurs, n’a de cesse d’évoquer dans ses collections actuelles, surtout via ses lignes Serena ou Serena Garbo, l’incroyable imagerie ovalisante du galet, faite de douceur et de polissures.

L’astroceramica dévoilée…

Présenté durant les salons avant même d’avoir été photographiée, le modèle deLaCour recouvert d’Astro Céramique, matière à aimanter tous les superlatifs, est enfin visible. Il offre ses reflets arc-en-ciel particulièrement séduisants. Visiblement la collection devrait être baptisée « Astroceramica », tout simplement.

Louis Moinet et Jules Verne, question d’ailleurs…

A Yverdon-Les-Bains, la « Maison d’Ailleurs » est une sorte d’espace musée à la gloire de Jules Verne. Seule célébration muséale en Europe du célèbre aventurier. La marque Louis Moinet, sous la houlette de Jean-Marie Schaller, s’apprête à y lever le voile, en première mondiale, sur le concept « Les Montres Jules Verne N° 1″. Jeudi 11 février 2010, à 19h00. Parallèlement, l’enseigne, magnifiquement domiciliée dans ses ateliers de Saint-Blaise, vient d’entamer des recherches historiques, afin d’étoffer sa connaissance du célèbre auteur du traité d’horlogerie.

Campagne Century, bulle de saphir…

Décidément, les modèles trois aiguilles revendiquant une sobriété retrouvée, fleurissent dans les catalogues. Century également s’y met, avec un summum de simplicité masculine, sobrement baptisé « Elegance« . Et toujours ces boîtes en saphir avec lesquelles on se familiarise de plus en plus. D’ailleurs, puisque c’est l’ADN de cette quadragénaire à part dans l’univers horloger suisse, le saphir sert également de bulle aux personnages de la nouvelle campagne publicitaire, lancée dès avril dans le monde. Découvrir en avant-première, les visuels Mogul et Ego. Car la marque est mondiale et particulièrement appréciée en Asie et en Chine.

deWitt s’apprête à faire des siennes

Depuis l’arrivée de la Chaux-de-Fonnière Nathalie Veysset à la direction financière puis à la Direction Générale de deWitt, suite aux quelques coupes qui ont suivi, chacun y allait de sa rumeur quant à la santé de l’entreprise. Qui choisissait de se taire, de se concentrer sur elle-même et de se mettre au boulot. Résultat? Un calibre tourbillon entièrement fait maison, à partir d’une feuille blanche, qui habite déjà quelques protos prémices au lancement d’une nouveauté BaselWorld 2010; un atelier de cadran autonome qui s’offre le luxe d’accepter très occasionnellement des commandes pour d’autres marques triées; une nouvelle campagne de publicité sur le thème de la « Classical Audacity », avec des toiles célèbres revisitées à la sauce contemporaine; et à la demande de plusieurs distributeurs, un modèle « entrée de gamme », sublime trois aiguilles, à moins de 20′000.00 francs suisses. Sans parler de deux à trois autres nouveautés révélées à Bâle. Ce n’est pas tout. La stratégie prévoit la conception et construction d’un calibre de base, ouvert aux développements complicationnels. Quant à ceux qui s’inquiétaient de ce que la déroute de BNB aurait pu pénaliser deWitt via quelques calibres restés en déshérence, qu’ils se rassurent. La maison avait pour usage de commander plus de kits qu’il n’en fallait pour ses besoins. Elle dispose donc d’assez de composants pour faire face au SAV. En d’autres termes, et puisque les mètres carrés du bâtiment le permettent, il se peut qu’on reparle prochainement d’expansion. Après la discrétion et la concentration, voici venue l’ère des résultats communiqués. De quoi réjouir les inconditionnels de cette marque élégante et intelligente, à l’image d’un comte habité par la bienfacture de son produit plus que par quelque effet de manche contre nature. Jérôme deWitt dispose de suffisamment de moyens pour asseoir sa vision long terme.

SSC. Appel à conférenciers… dernier délai.

Les 28 et 29 septembre 2010, la SSC -Société Suisse de Chronométrie, tiendra son 14ème congrès international à Montreux. Le thème est « Le Temps et le Sport, Défis Technologiques et Humains« . La montre de sport sera donc au coeur des débats. On parlera de son historique, de ses matériaux de prédilection, de ses rapports avec l’horlogerie sous l’angle du marketing ou du sponsoring. On apprendra également sur les avancées technologiques apportées dans le chronométrage sportif… Il y sera question de tests, d’homologation, de fonctions spécifiques… L’appel aux conférenciers est encore ouvert (télécharger le document), avis à tout esprit scientifique désireux de se produire face à un auditoire d’environ 700 spécialistes venus de toute la branche en Suisse, voire de plus loin. Il faudra circonscrire son intervention dans un espace temporel de 25 minutes, questions comprises. Attention, dernier délai le 19 février 2010. Avis aux téméraires.

Décentrées, ces montres qui suivent votre regard.

28 octobre 2009. Vacheron Constantin reçoit le prix Montre de l’Année, imaginé il y a plus de 15 ans par les deux co-fondateurs du magazine Montres Passion. Le modèle récompensé Historiques American 1921, affiche une asymétrie facilitant la lecture de l’heure et empruntée à l’histoire de la marque. Effet design séduisant. Un client américain, durant les années folles, aurait exprimé le voeu de voir l’heure d’une manière plus logique, c’est à dire dans l’axe du regard. Ainsi, le 12 du cadran et le poussoir avaient été décalés à 13h00. Une sorte d’anticonformisme osé, un décentrage conférant à ce modèle, même dans sa version 2009, une attractivité vintage. Apparemment, ce client américain n’aurait pas sévi uniquement chez Vacheron Constantin, puisque sur eBay, un modèle Cyma, dont l’estimation de datation pourrait bien remonter à la même époque (années 20) affiche un design similaire. Y avait-il déjà à cette époque des dépôts de modèles? Si oui, à qui revient l’antériorité? Va falloir creuser un peu… Et si ce design n’était finalement qu’une manière de recycler une montre de poche en montre bracelet? Appel à historiens, svp…

Broto Ollivier, journaliste ingénieur.

Ingénieur EPFL en Génie Civil, Ollivier Broto (avec deux « L », svp), dispose d’une collection horlogère qui en fait un des experts journalistes en horlogerie ancienne qui comptent dans l’univers du déjà porté. Il est rattaché à l’agence de presse TàG Press +41 et écrit pour le magazine Watch Around. Abonné aux grandes ventes aux enchères dont il ne rate aucune édition, on lui doit également d’avoir distillé, via un média online, son expertise en montres anciennes. A l’époque, son site spécialisé réussissait l’exploit de vendre la montre la plus chère jamais vendue sur internet. Repris par ses anciennes amours, il a dirigé récemment plusieurs chantiers comme la Manufacture et la boutique F.-P. Journe à Genève. Président d’un Club de Cigares cubains, il représente à la fois le savoir de la construction, l’expertise technique ainsi que la voix des collectionneurs en horlogerie, un monde à part auquel il appartient.

Zandidoust, Ali, montres joaillières et bijoux…

Jamais d’esquisse ni de dessin avant d’entamer la matière, à coups de lime, de détermination, de scie ou de burin. Ali Zandidoust cultive le mariage entre luxuriances orientales et précision suisse, d’où une perfection esthétique, un style particulier, s’imposant inexorablement depuis 1960 et, dès 1991, sous ses propres couleurs et non plus par grands noms de l’horlogerie interposés. Et puisque les courbes et les formes de ses créations ne peuvent être réalisées qu’à la main, il s’économise le phénomène de la contrefaçon tout en déclinant ses séries ultra limitées. Ses garde-temps n’hésitent pas à user des ors et des diamants. Découvert à Genève, aux Acacias. A retrouver au GTE - Geneva Time Exhibition, le salon des indépendants. (18 au 22 janvier 2009).

Incendie Jaeger LeCoultre, grosse frayeur…

Nuit du 10 au 11 décembre 2009. De 19h30 à 23h30, l’intervention des pompiers de la Vallée de Joux permet de venir à bout d’un incendie survenu à la Manufacture Jaeger LeCoultre au Sentier. D’origine électrique -problème émant d’un des chauffe-eau de la Manufacture, le sinistre a fait de gros dégâts, heureusement localisés. Il a tout de même nécessité l’évacuation d’environ 70 personnes. Au matin du vendredi 11, après une nuit passée à remettre en marche les installations, l’activité manufacturière a pu reprendre dans presque tous les ateliers. Grosse frayeur avec à la clef, heureusement, ni blessé ni perte en vie humaine.

Insultes dans l’atelier…

Il semblerait qu’un certain responsable d’atelier soit parfois capable de péter un plomb. Heureusement, depuis mai 2009, il ne serait plus en activité sur les lieux où ses « employés », un rien rebelles, l’ont enregistré à son insu, afin d’en faire profiter l’ensemble de la Toile, via YouTube. Vous m’direz qu’une bonne empoignade verbale de temps à autre ça fait pas de mal entre virils basiques. Ok, encore faut-il que le rapport hiérarchique ne soit pas en défaveur de l’insulté… Tout lien avec un personnage existant n’est que pure imagination et hasard crasse.

de Bethune à Genève, expo 17 au 21 janvier 2010

La marque de Bethune et ses fondateurs, Denis Flageollet et David Zanetta, seront à Genève durant la période du SIHH au Four Seasons Hôtel des Bergues, dans le Salon Grand Mont Blanc. Présentation des nouveautés, en attendant de pouvoir visiter la manufacture à La Chaux/L’Auberson.

Hublot s’empare de l’automobile…

Le 19 novembre 2009, Hublot, enfonce le clou automobile. Après s’être intéressée à Morgan, la délicieuse anglaise toute de bois et d’alu façonnée, la marque annoncera son partenariat avec l’ACF, le premier Club Automobile d’Europe -pendant motorisé du TCS à mobilités plurielles, créé en 1895. En fait de partenariat, il s’agira de lancer une montre en série limitée (Aero Bang ACF Drive), dont une partie des bénéfices de vente sera reversée à la cause défendue tant par Jean Todt que Schumacher, l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière). A noter qu’avec ce système de séries limités à répétition, Jean-Claude Biver met chaque fois la main sur quelques fichiers d’importance, s’organisant quelques incursions habiles en d’autres terreaux où des collectionneurs et amateurs d’horlogerie restent à débusquer. C’est bien vu, d’autant que ça n’implique pas à chaque fois, un développement de produit. Juste quelques customisations, ici où là, généralement via le cadran ou par gravure et écrin interposés. Et puisqu’on reste dans l’auto, Hublot annonce son partenariat 2010 avec Bruno Senna, pilote Formule 1 de l’Ecurie Campos Meta et neveu d’Ayrton.

Black Belt, la montre qui résiste…

Ici, suite à une présentation du modèle, un directeur marketing d’une entreprise financière de la place genevoise tente d’acquérir une Black Belt Watch. Le hic? Bien qu’il trouve la montre superbe, il ne pratique nullement les arts martiaux. La montre résiste, elle ne se laissera pas acheter. Même topo, du côté de la Russie où un ambassadeur de la marque, se voit offrir 20′000 dollars cash pour se démunir de sa montre. Niet. Entre temps, Yvan Arpa s’installe peu à peu et s’apprête à lever le voile sur ses prochains rebondissements.

Pierre Jacques devient ambassadeur. Reconversion

Pierre Jacques vient d’être nommé Branch Manager des Ambassadeurs à Genève. Dès 2010 il dirigera la plus ancienne enseigne du groupe née en 1964 et occupant encore à ce jour, rue du Rhône, une vingtaine de collaborateurs. Le groupe est également éditeur de L.A, un luxueux magazine destiné aux clients. La boucle est bouclée. Après les marques, les spécialistes et les journalistes, voici Pierre Jacques enfin sur le terrain des acheteurs, si riche en rencontres, enseignements et occasion de partage. Il remplace Alexis Meyer, débarqué soudainement. Bel exemple d’évolution de carrière. Après avoir été formé à l’école commerciale de Roland Ray -l’une des plus maousse en matière de vente d’espace, Pierre Jacques crée une régie publicitaire différente avant d’entamer la publication de GMT, un adverdorial honnête, qui trouve annonceurs, licences, nouveaux marchés, et lecteurs. Et qui lui permet au passage de nourrir son authentique passion pour l’horlogerie. Un magazine franchement positionné, qui regorge de perles rédactionnelles véritables, lancées sous la houlette de Brice Lechevallier.  Le pôle Edipresse Luxe rachète majoritairement le magazine GMT -on parle d’un montant à peine inférieur à CHF 1 million, garde son co-fondateur avant de le nommer Directeur du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, accentuant au passage l’idée que l’event est en phase de se refaire une vertu. Gardera-t-il ce titre?

Ludwig Oechslin, lauréat à portées multiples

En gratifiant le 14 novembre 2009 le Dr. Ludwig Oechslin de « Prix Spécial du Jury« , les jurés du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, se rendent-ils compte à quel point leur choix est à portées multiples. Primo, ce savant est porteur du message d’une haute horlogerie pas seulement genevoise, notamment par les réalisations compliquées qu’il fit pour le compte de la marque Ulysse Nardin. Secundo, il est l’organisateur du prix Gaïa, un autre prix horloger, plus ancien, existant depuis 1993, considéré comme l’émanation la plus scientifique de la reconnaissance horlogère, décerné par l’Institut l’Homme et le Temps. Tertio, il représente l’histoire horlogère avec un grand H puisqu’il est le conservateur du seul musée international d’horlogerie au monde, celui de La Chaux-de-Fonds, le MIH. En l’élisant, le Jury 2009, consciemment ou non, s’est approprié un faisceau de valeurs qui serviront à son expansion.

Henri Duvoisin, un trésor retrouvé

Val de Ruz, canton de Neuchâtel. Paul-Fritz Duvoisin (1854-1912) ouvre un atelier en 1904 au Genevey-Sur-Coffrane. Son fils, Henri-Paul (1882-1947) poursuit l’oeuvre paternelle jusqu’à son décès. L’entreprise Duvoisin & Cie fait du montage de mouvements et produit ses propres montres. Un an avant sa mort, Henri-Paul implique dans l’affaire ses deux fils, René et André toutefois, entre 1947 et 1975 -année de la triste crise, c’est sa veuve, Sophie-Elisabeth qui imprime à l’entreprise familiale sa griffe. Comme l’instauration d’un fonds social en faveur du personnel. Ses marchés sont l’Europe et l’Amérique latine. Dès 1975, André, de la troisième génération des Duvoisin, perpétue la tradition jusqu’en 1996. L’entreprise est reprise depuis par Jean-Marc Bréguet, photographe horloger à Neuchâtel et Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses horlogères du cru. On l’aura compris, cette marque neuve, Henri Duvoisin, sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs.

Le syndrôme Virgin, le salon GTE (opinion)

Dans le sillage d’un N°1, il y a toujours une place pour quelques outsiders. Ainsi, après Pepsi, une alternative au number one Coca Cola, Virgin s’est lancé. Le syndrôme Virgin frappe également les salons horlogers. A Genève, nul doute que le SIHH mène le bal. Ce qui n’empêche pas d’autres marques, esseulées, de s’installer dans la périphérie hôtelière, parfois au sein d’une suite ou d’un espace expo, jouant des coudes pour se faire voir et grignoter les miettes laissées par la faune internationale présente, distributeurs ou médias confondus. Or voilà que ces météorites éparses, presque une trentaine, s’organisent sous l’enseigne du GTE (Geneva Time Exhibition), un deuxième salon qui aura lieu du 17 au 22 janvier 2010 au CICG (Centre International de Conférences de Genève). Question! Pourquoi la Fondation de la Haute Horlogerie, dont les statuts et les moyens le permettent, ne serait-elle pas elle-même souciée du ramassage des miettes, histoire de tirer parti d’une inexorable présence dont elle est l’instigatrice? A vouloir chasser les algues du sable fin de la plage privée, à coup d’herbicide ou de râteaux émoussés, il se peut que soit favorisée la floraison des chemins de travers et des bas-côtés de la route toute tracée.

Lire également le post 1557 et le post 1521.

Chocolat et montres, même combat?

L’agence de presse TàG Press +41, orientée horlogerie (8 publications liées à la branche) décroche un mandat journalistique pour un nouveau magazine, Chocolat Passion. La tentation était trop grande: dans son deuxième numéro (le premier ayant servi de salve d’essai lancée à l’occasion du festival du chocolat de Versoix), cette publication français allemand éditée par Atema Communication à Gland, propose, entre autres expressions passionnelles saupoudrées de suissitude, une page garnie de montres à croquer. La couleur chocolat, au lait ou pur noir, est tendance, du côté des collections et des nouveaux modèles. De Pilo & Co Genève, en passant par Richard Mille ou Hamilton et sa Khaki Base Jump couleur jungle cacao…

deLaCour fait son cinéma vérité…

L’institut Cinema Verité rayonne mondialement via son encouragement à promouvoir des oeuvres du septième art, engagées et porteuses d’un message d’entraide. Et puisque le 21 septembre était journée internationale de la paix, un concert classique donné à Genève fut prétexte à récolter des fonds. En offrant pour la vente aux enchères un exemplaire exclusif de sa Squadra Caelestic, la marque deLaCour y a contribué, permettant quelques altruistes envols sur fond de son cadran frappé de la constellation céleste de Genève, le 1er avril 2006. Le thème de la soirée: « Quel Héritage pour nos Enfants? ».

Yvan Arpa, verdict favorable: ni faute, ni déloyauté

Ni faute, ni déloyauté. Tel est le verdict de la Cour de Justice de Genève, dans son jugement du 29 septembre 2009, concernant le procès opposant la société RJ Watches (marque Romain Jerome) à son ex-CEO Yvan Arpa. Le bouillant entrepreneur, débarqué sans ménagement de son poste le 6 juin 2009, s’était astreint à un mutisme volontaire face aux interrogations que le milieu horloger se posait. Une telle éviction, provoque toujours remous et rumeurs, d’autant que quatre membres rapprochés de son équipe en avaient également fait les frais. S’il avait choisi de se taire, c’était certes en raison de la procédure en cours, mais également, par souci de loyauté vis-à-vis du principal actionnaire de Romain Jerome, le Prince Fahd Al Saoud. Suivront donc les procédures au Prud’hommes, ainsi que d’éventuelles suites judiciaires. Quoiqu’il en soit, cette nouvelle lui redonne les coudées franches et… le sourire. Deux armes qui pourraient bien servir son retour sur le devant de la scène. Rappel des faits, écouter le reportage de Pierre-Antoine Preti, dans le journal de la Radio Suisse Romande du 6 août 2009.

Saphir de synthèse, déjà 80 ans…

Déjà 80 ans que le saphir fait son apparition au poignet, remplaçant la célèbre glace en plexi. C’est un modèle Duoplan de Jaeger LeCoultre qui accueille le premier, en 1929, l’invention du chimiste de Dunkerque, Auguste Verneuil (1856-1913): à partir de poudre d’alumine il fabrique un saphir de synthèse qui dispose des même caractéristiques que celles de la pierre naturelle. Appartenant au Swatch Group, la société Comadur est le fabricant leader en Suisse de ces glaces. Century, marque biennoise âgée d’une quarantaine d’année est connue pour faire usage de ce matériau dans la fabrication (ou la taille, devrait-on dire) de ses boites de montres. Quant à la marque Quinting, elle l’utilise pour fabriquer des calibres électro-mécaniques qui s’inscrivent dans la plus pure tradition des montres mystérieuses, équipés de six disques saphir tournants. Cette particularité n’échappe pas à  Christian Dior qui lui commande un calibre spécifique, pour sa collection Christal. Happy birthday Saphir, et longue vie…

Trace d’Arpa chez Romain Jerome? Cherchez bien!

Viendrait-il à l’idée de gommer toute trace de Maximilian Büsser, dans l’hitoire des OPUS de Harry Winston, toute mention de Simone Bedat dans l’épopée contemporaine de Raymond Weil? Pourtant, en parcourant minutieusement la « revue de presse » du site de Romain Jerome -ce qui prend un temps fou puisque ça passe par le téléchargement en pdf des articles, aucune trace d’Yvan Arpa, pourtant intimement lié à l’histoire de la marque. Se dire qu’il aura fallu un travail de titan pour que soit ainsi gommée, des articles présents et des communiqués de presse (dont les versions ont été réécrites), la moindre parcelle liée à sa personne, c’est flairer le lynchage public. D’autant que cela ampute considérablement la couverture de presse liée à la marque. Un peu comme si, après avoir tant investi pour l’obtenir, les dirigeants actuels préféraient se tirer une balle dans le pied. Un déni de personne qui fait froid dans le dos tant il est perceptible. Et qui ne sert en rien l’intérêt du client… Heureusement, selon les commentaires reçus, sur d’autres sites, il est encore omniprésent. Comme par exemple sur le site de Swisstime, sur le site de la Tribune de Genève, et celui de Worldtempus.com.

Rado se la joue ado et pointe le design

Radostar.com est né. Un site qui assoit l’image de la marque dans cette connotation design qu’elle affectionne et qui la différencie de la masse presque autant que les matériaux ultra durs qu’elle utilise. C’est assez ado parfois, mais ça se veut pointu de chez pointu. En tous les cas un espace pour créateurs estudiantins internationaux, en devenir surtout. Là où la visibilité faisait défaut, cette initiative permet à l’enseigne d’être résolument tournée vers le futur. Lancé en avril 2009, à Milan lors de la manifestation « Salone del Mobile ».