Boucheron, détournements de sexe.

La maison parisienne réussit un tour de force largement illustrateur de ses talents joailliers. Elle s’empare de bastions masculins pour en faire d’incroyables bijoux. Comme en 2007 avec son Héra Tourbillon un garde-temps de haute-joaillerie aux allures de paon, au cœur duquel les visions mécaniques d’un des plus emblématiques mouvements de l’histoire horlogère, le Tourbillon sous Trois Ponts d’Or de Girard Perregaux, se chargent de raisons esthétiques. En 2010, la grande maison joaillière Boucheron remet le couvert en détournant l’Horological Machine N°3 de la marque MB&F pour en faire une chouette aux grands yeux candides, emplis d’éclats de désir. La pièce s’appelle JWLRYMACHINE.

Christie’s, vente à New-York en juin 2010.

16 juin 2010. Une fois de plus, la marque Patek Philippe s’apprête à dominer la vente aux enchères qui aura lieu à New York à la Galerie « Christie’s » du Rockefeller Center. Précédée le 15 par une vente de bijoux, cette messe à l’encan (catalogue complet, sur simple click) regorge de lots rares, dont 31 sont extraits de la collection Leo, ou des fonds de tiroirs de quelque celebrity, telles Gene Autry (Patek Philippe), Howard Hughes ou Roy Rogers (Rolex)… Principalement des montres bracelets, mais aussi quelques « de poche » dont ce calendrier perpétuel et phases de lune, sans clef, servi en montre de poche: une Patek Philippe bien sûr, en or jaune 18cts, datant de 1915, devrait s’envoler au-delà des 120′000 dollars. A noter également, deux toutes récentes montres bracelet, la Jaeger LeCoultre (gyro tourbillon reverso de 2009) et l’Audemars Piguet référence 25958 fabriquée en 2002. Toujours dans la catégorie des actualités n’ayant pas eu le temps d’être patinées par le temps, une Ulysse Nardin et une Parmigiani Fleurier squelette (modèle N° 10855) en or blanc. Bizarreries de l’époque, le neuf côtoie l’antique… ce à quoi François-Paul Journe nous avait habitué. Toutefois, il y aura aussi Chopard, Panerai, Corum, Breitling, Piaget, Harry Winston, Blancpain, IWC, Breguet, Roger Dubuis, Girard-Perregaux, Omega, et même de Grisogono, Bertolucci ou Hublot.

Max, marketing visionnaire…

Bien qu’il s’en défende, Max Büsser est un visionnaire. Il invente deux manières de communiquer –ou plutôt d’être, qui mériteraient que lui soient ouvertes les portes des meilleures écoles marketing. Chez Harry Winston la joaillière, le mythe OPUS impose la marque sur le terreau de la haute-horlogerie. Avec son laboratoire MB&FMaximilian Büsser & Friends, il transpose dans l’horlogerie, façon featurings du hip-hop, la notion de collectif empruntée à la street culture. «La légitimité passe par la transparence», aime-t-il rappeler. A propos de transparence, son Horological Machine N°2 enlève le haut et… le bas. Sans retenue, sa boîte saphir en 120 pièces dévoile tout: 349 composants décorés mains composant un mouvement d’exception, issu d’une base Girard Perregaux modifiée par Jean-Marc Wiederrecht de Agenhor. Sur le cadran de droite, des heures sautantes et minutes rétrogrades concentriques. Sur le gauche, les phases de lune en deux hémisphères et une date rétrograde concentrique.

Marabella de Consul, existe en Champagne.

Beau et viril, ce chronographe Marabella, hélas habité par un mouvement quartz, affiche ses trois cadrans dont à 6 heures, celui dédié à la petite seconde sautante. Etanche à 100m, date à 4 heures, glace saphir. Bracelet à boucle déployante, en cuir. Existe également en cadran champagne, idéal en cette avant-fête. Rescapée de la crise des années 70, la marque Consul est retournée en 1998 à Neuchâtel, canton de son origine. Et dire que cette plus que centenaire était une manufacture, liée par mariage avec la marque Girard Perregaux, et détentrice pour la première fois en 1951 de son premier certificat de chronomètre décerné par l’Observatoire de Neuchâtel. Sa marque soeur, Catamaran, a été créée en 1983. Voir le eShop de Consul.