M.A.D.Gallery, Genève

Les friends de Maximilian Busser, fondateur de la marque MB&F et créateur des Horlogical Machines ne se limitent pas aux frontières de l’horlogerie. Ils viennent aussi des univers du design, de la fonctionnalité et d’une créativité qui s’inscrit dans la plus pure lignée d’un Tinguely. Ces coups de cœur cinétiques, ces Mechanical Art Devices (M.A.D), Max les a ramenés de ses voyages aux confins de la planète. Ils sont le fruit de son insatiable, zestée d’insolite et d’excellence. Bizarrement, ces objets sont tous chargés d’une même magie que celle qui se dégage des garde-temps de la marque. Une sorte de parenté indicible, un cousinage artistique qui s’inscrit en parfaite cohérence avec le fil conducteur de cet horloger hors norme. Un peu à l’image de cette lampe à idées, une Machine-Lumière de l’artiste berlinois Frank Buchwald. Tandis qu’une charmante Eléonor Piccioto se voit confier l’animation RP de cette arcade de la rue Verdaine, on se dit que la marque trouve là un canal original pour que s’écoulent, en vente directe, quelques montres. Un nouveau concept de boutique monomarque vient-il de voir le jour? Sûr qu’il fera des émules…

Salon EPHJ-EPMT-SMT, cap des 600 exposants franchi, liste mise en ligne

Ce 7 février 2012, la barre des 600 exposants vient d’être franchie. De véritables inscrits, ayant tous confirmé, comme en témoigne -et c’est inhabituel- la mise en ligne de la liste (Télécharger le communiqué). Le « marché a choisi« , pour reprendre une formule utilisée sur un ton de défiance par René Kamm, CEO de MCH Group, lors de la conférence de presse de lancement de Lausannetec. La question était de savoir si l’existence de deux salons se justifiait. Dans leur grande majorité, les acteurs de la sous-traitance horlogère et microtechnique ont donc choisi leur camp, devenu après 10 ans de hausse continue, la plus importante manifestation professionnelle de Suisse (du 5 au 8 juin 2012). Rappel des faits, le salon international EPHJ-EPMT-SMT, suite à la reprise de Lausanne Beaulieu par l’entreprise bâloise, avait été contraint au déménagement dans l’urgence. Ouf, Genève lui ouvrait grand ses bras, lui offrant ses suppléments de confort côté infrastructure et son gain d’internationalité bienvenu. MCH retirera-t-elle son alternative? Après tout ce ne serait que respecter la volonté d’exposants qui ont clairement manifesté leur désapprobation d’être pris en otage par deux manifestations.

Salon international EPHJ-EPMT-SMT, 565 exposants!

A cinq mois de son ouverture, des 5 au 8 juin 2012, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse, franchit un cap majeur. Le nombre des exposants est à 99% identique à celui de l’édition 2011 (571)! Un beau cadeau des organisateurs André Colard et Olivier Saenger à Genève, qui accueille à Palexpo pour la première fois cette concentration d’acteurs de tous les domaines de haute précision, l’horlogerie et la joaillerie, les microtechnologies et les MedTech. Pour rappel, la manifestation avait été chassée des des terres lausannoises par le nouvel exploitant du Palais de Beaulieu. La barre mythique des 600 exposants devient donc de plus en plus de l’ordre du probable. Tout un programme!

Josef Heeb et Genève. Et l’eau vint à manquer!

Sculpteur Carougeois d’origine Saint-Galloise, Josef Heeb (1930-1980) était aussi un poète du temps qui coule. Une sorte de vulcain, non pas qu’il s’agisse d’une quelconque allusion à une marque locloise, mais en référence au métier de ce dieu romain, patron du feu et des forgerons, fils de Jupiter et de Junon, époux de Vénus. Célébré en 2008 par le Musée de Carouge (voir certaines oeuvres de cette expo photographiées par une bloggeuse), l’artiste a laissé ici ou là quelques pièces d’anthologie. Comme «La Joie», cette clepsydre –horloge hydraulique, déplacée depuis dans l’aile ouest de l’Aéroport de Cointrin, offerte en 1968 à la ville de Genève par la manufacture Favre Leuba. Constituée de 10 roues Hispano-Suiza, d’une charrue, d’un attelage de course et de poussettes, cette réalisation de 6 mètres de haut pour 2 tonnes consommait 160 litres d’eau par heure. Toujours visible aujourd’hui, elle ne fonctionne plus… Comme celle qui porte le musical nom de «Rêve en la bémol» et qui siège encore dans le parc de feu le Musée d’Horlogerie de Genève, route de Malagnou. Ses 8 mètres de hauteur et 5 de largeur témoignent encore de deux années d’aboutissement mêlant les savoirs de l’artiste et ceux des ateliers Poylmécanique SA. Hélas, ces pièces majeures ne fonctionnent plus! Problème de maintenance, parfois de bruit, mais surtout, preuve qu’à Genève, l’eau, comme les flux d’une culture horlogère forte et non privée, ont fini par manquer. Ouf, dans le hall d’entrée de DEH –Distribution d’Exclusivités Horlogères Sàrl, à la Praille, Florian Favre -9ème génération de la célèbre famille horlogère originaire du Val de Travers, entretient une horloge murale de l’artiste. En parfait état de précision. Souvenirs.

Studio à louer durant le SIHH et le GTE 2011

Avis à tous ceux qui convergeront vers Genève en raison du SIHH et du GTE Geneva Time Exhibition. Petite perle trouvée par le bloghorloger.ch, un studio meublé à louer, suite à un désistement, à 30 mètres de la Place Bourg de Four (Vieille Ville). Modeste, confortable, calme, idéal pour deux personnes ou un couple avec enfants. Et franchement accessible au niveau prix.

Voyeurisme manufacturier en boutons de manchette

OK, à y regarder de plus près, le mécanisme enrobé dans sa cage en verre, du saphir inrayable, n’est pas un vrai tourbillon. Qu’importe, il fait son effet lorsqu’il s’agrippe à une manche de chemise, engageant à votre place discussions et échanges sur fond de carbone, d’horlogerie ludique et de mécanismes à fleur de rouages. La nouvelle marque lifestyle TF Est. 1968 connaît avec ce produit une lancée en fanfare avec déjà presque 2’500 paires vendues (prix public environ CHF 390.00). Sous les initiales TF se cache un certain Freddy D. Tschumi, connu des marchés internationaux pour les avoir écumés sous plusieurs casquettes (de Grisogono, Raymond Weil, Franc Vila et surtout la flamboyante Icelink). Déjà, il décline la paire des débuts en plusieurs versions colorées, puis or massif et rubis, ou émeraude, ou diamant noir ou blanc… Les modèles précieux se démarquant des autres en offrant aussi une transparence latérale. La collectionnite guette puisqu’il s’apprête également à mettre dans les échoppes un stylo du genre et qu’un coffret écrin attise les convoitises. Incroyable comment cette marque, presque discrètement et même avant d’avoir son vrai site internet, a pu s’installer en si peu de temps sur tous les continents (exceptés l’Afrique), grâce à des distributeurs et aux magasins prestigieux qui lui ont fait confiance dès le départ. Du genre de ceux de la Rue du Rhône à Genève, de la Banhofstrasse à Zurich ou de William & Son à Londres. L’arrivée des montres, une collection T-Fun (automatique, chronographe) est annoncée pour BaselWorld. Bien vue, l’approche! Sans crier gare, on impose des accessoires qui rendent addict -et en plus qui se vendent bien chez les détaillants-, puis on débarque avec des montres particulièrement aguicheuses et d’excellente facture, là où le terrain est plutôt encombré.

Enterré le musée d’horlogerie de Genève?

Genève. A l’heure où une formidable expo horlogère transforme le Musée Rath en écrin de « Trésors d’or et d’émail » jusqu’au 29 avril 2012, histoire de se rendre compte enfin de la richesse et de la qualité de ce patrimoine d’exception, il est bon de relire la page 23 du Mémorial des Séances du Conseil Municipal de la Ville de Genève (168ème année, 4501 – N°39). Ou comment se clôture un sinistre épisode de la vie culturelle genevoise: CHF 423’032.07 ont été dépensés pour parvenir à la conclusion que la sécurisation de la Villa Route de Malagnou abritant le Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie de Genève était soi-disant trop coûteuse. De l’argent public jeté par les fenêtres puisque, de toute manière, la volonté politique ayant décidé de tout investir pour agrandir le Musée d’Art et d’Histoire, s’est employée depuis à tout mettre en oeuvre pour parvenir à ses fins. Comme démontrer à tout prix -c’est le cas de le dire- que d’autres Musées pouvaient y trouver un bénéfice. Ainsi, le 18 janvier 2011, selon le PV de cette séance en après-midi, « Le Conseil administratif a décidé d’abandonner le projet de réaménagement et d’agrandissement du Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie au profit d’une mise en valeur des collections dans le cadre de rénovation et d’agrandissement du Musée d’Art et d’Histoire au 2, rue Charles-Galland. L’étude du réaménagement, de la sécurisation et de l’agrandissement du Musée est abandonnée. » Des Musées d’Art et d’Histoire, il y en a des centaines voire des milliers dans le monde, un Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie, il n ‘y en avait qu’un, à Genève, dans l’une des métropoles horlogères les plus en vue de la planète. Cherchez l’erreur.

Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Timelab, trois missions chronométriques

Genève ne fait pas comme tout le monde, ça énerve parfois le reste de la Suisse. Pourtant, l’idée de regrouper sous le même toit institutionnel les prestigieuses appellations «COSC Chronomètre Certifié» et «Poinçon de Genève» est innovante. En dotant TIMELAB du statut de Fondation de Droit Privé, l’Etat genevois s’ébroue intelligemment d’éventuelles lourdeurs fonctionnelles et, tout en la maintenant dans le champ de sa législation, lui insuffle une dynamique de gestion d’entreprise privée.  Preuve en est le troisième secteur d’activité de TIMELAB, la métrologie et son laboratoire, qui, au travers de fédérations sportives internationales en quête d’homologation de leurs matériels de chronométrage sportif, vient de lui procurer une saine visibilité ainsi qu’une perspective de complément de ressources. Directeur Patrick Jaton.

Plagiat événementiel?

A l’heure où la notion de plagiat secoue les consciences intellectuelles du côté de l’Université de Fribourg, il semblerait qu’en matière de copié-collé, MCH Group SA, géant financier des organisations de Salons, ne soit pas en reste. Après avoir racheté 89,55% des parts de la société Beaulieu Exploitation SA, MCH fait le ménage. Officiellement, sa politique est de privilégier ses propres événements, ce qui ne se vérifie pas si clairement si on jette un oeil sur la liste des organisations encore en lice. Par contre après avoir évincé de Lausanne les salons EPHJ-EPMT (Environnements professionnels horlogerie joaillerie et microtechnologies) qui trouvent du coup à Genève Palexpo la promesse d’un second souffle bordé de meilleurs conforts, le groupe se fend d’un communiqué sur son nouveau salon. Là où l’innovation était promise,  ce nouveau-venu voudrait être « Le rendez-vous professionnel des microtechnologies et de la haute précision pour l’horlogerie-joaillerie, les technologies médicales et l’électrotechnique en Suisse romande. » A quelques détails près, c’est la copie de l’énoncé depuis 10 ans l’EPHJ-EPMT qui vient de célébrer son jubilé avec presque 600 exposants et plus de 11’000 visiteurs. Et qui est, on l’oublie trop souvent, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse. La seule également jusqu’ici à offrir aux microtechniques de tous bords la possibilité de côtoyer le secteur si prisé de l’horlogerie. Or donc, MCH Group, qui donne l’exemple en matière de lutte contre la contrefaçon à BaselWorld, aurait-il cédé à la tentation du copié collé du salon de la sous-traitance EPHJ-EPMT? Inspiration, expiration.

Excellence horlogère selon Patek Philippe

Le samedi 28 mai 2011.  Remise au Musée Patek Philippe à Genève du prix dédié à l’excellence horlogère. Un concentré de relève assurée qui offre un magistral panorama didactique sur la fiabilité, la précision, les terminaisons manuelles et le réglage. A cette joute horlogère révélatrice de talents, baptisée Concours de Bienfacture et Précision Patek Philippe et comprenant un réglage dynamique sur le mouvement à remontage manuel Patek Philippe Calibre 215 (04), participèrent 18 élèves des six écoles d’horlogerie suisses. Avec en toile de fond le vœu pieux d’instaurer avec elles un partenariat durable. Premier prix, gagnant d’un kit d’outillage, d’une semaine de formation dans les ateliers de la Manufacture à Genève et d’une autre dans un centre de service client en Europe, Samuel Schmid du Zeitzentrum Uhrmacherschule de Granges. A sa suite, Guy Wagner 2ème prix (Ecole Technique de la Vallée de Joux), Mickael Boissenin 3ème et Jonathan Barbier 4ème prix (CIFOM, Ecole Technique du Locle) ainsi que Baptiste Adam 5ème prix (CEJEF, Ecole des Métiers Techniques de Porrentruy).

Exposition Magie des Métiers, Trésors d’or et d’émail

Genève et son musée d’horlogerie. Rarement musée horloger n’aura connu pareil destin tragique. Premier coup dur, en 2002, lorsque 174 pièces rares sont volées, au terme d’un tragique cambriolage. Deuxième coup du sort, lorsque, face aux trop élevés coûts de rénovation et de sécurisation, il perd son autonomie de Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie de Genève, acquise dès 1969, pour devenir un corpus d’œuvres au sein du Musée d’Art et d’Histoire de Genève, une appellation générique et banale qui ferait presque oublier que Genève est l’une des capitales internationales de l’horlogerie. Car des MAH, il y en a des centaines sur la planète, tandis qu’un Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie était unique au monde. Qu’importe, Estelle Fallet tient la barre, conserve sa ferveur de Conservatrice reconnue internationalement et veille au devenir des quelques 18’000 trésors qui, au fil d’expositions dans d’autres espaces muséaux de la Ville, n’en finissent pas de régaler la soif d’Histoire et de rigueur. Ainsi devient incontournable l’exposition Magie des Métiers, Trésors d’or et d’émail qui se tiendra au musée Rath, autre fleuron de la Genève culturelle, du 15 décembre 2011 au 29 avril 2012. Au menu, des pièces inédites, jamais montrées au public, qui relient les arts horlogers aux autres métiers d’art. Drôle d’époque, pour un vestige si émotionellement riche, issu lui aussi d’une Ecole d’horlogerie organisée à partir de 1824 mais initiée dès la création en 1776 par une Société du nom de Classe d’Industrie de la Société des Arts, pour atterrir dès 1972 dans les murs séculaires de la Villa Byrn Bella, route de Malagnou. Ce même écrin qui fut éventré, par un acte de vulgaire vandalisme, au point rester à jamais fermé.

Piaget honore deux jeunes femmes

Depuis 2005, Piaget, maison horlogère et joaillière soutient le Centre de Formation Professionnelle des Arts Appliqués (CFPAA) par l’attribution de deux distinctions: le prix design, portant sur la recherche esthétique selon un thème donné, et le Prix Joaillier, récompensant la réalisation d’un objet à partir d’un dessin. Ainsi, pour 2011 lors d’une cérémonie à la Piaget Time Gallery de Genève, la mention meilleur designer revient à Su Mo, une Chinoise de 28 ans, qui, en 3ème année de formation, recevait déjà la prix de la Fondation Wilsdorf. Quant au meilleur Joaillier, c’est Muriel Kouevi, une Fribourgeoise de 25 ans qui remporte le titre. Philippe Léopold-Metzger, CEO de Piaget officiait à cette sixième cérémonie en présence Jean-Charles Lation délégué par la Direction générale de l’Office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue, (OFPC), de Cédric Berruex et Hervé Neuenschwander, respectivement Directeur haute joaillerie et Directeur RH chez Piaget.

Salon horloger à Monaco

Surfant sur la vague porteuse du Monaco Yacht Show et sur le flux de 30’000 visiteurs, le premier « Monaco Time Show« , un salon dédié à l’horlogerie de prestige, prolongera l’effet GTE – Geneva Time Exhibition des 21 au 24 septembre 2011. En effet, l’organisation est le fait de la société Informa Exhibitions, une entité soeur du Monaco Yacht Show qui s’offre, à travers la direction confiée à Florence Noël, l’expérience développée à Genève. Mêmes recettes: concours par catégorie, visiteurs collectionneurs, et sacré réseau d’adresses horlogères. Avec en sus, ce qu’il faut de soirées privées, chères à la vie du Rocher. Sur 2000 mètres carrés, au Fairmont Monte Carlo Hotel.

Espace VIP à Genève, chez Jaeger. Rappels historiques

Au 2 Rue du Rhône à Genève, dans la boutique encore recouverte des traces de travaux alentours -décidément Genève n’en finit pas de ses travaux qui n’en finissent jamais, Jaeger LeCoultre s’offre un espace VIP, en sous-sol, à l’abri des regards passants. Là où pourront s’expliquer, sous l’oeil expert d’un horloger maison, les complications les plus étonnantes de la marque. Des modèles qui s’engagent, selon Jérôme Lambert, à être présents au moins en un exemplaire chacun en ce réceptacle à grands clients un peu particulier. L’occasion d’un flash back sur les liens passés entre La Manufacture et Genève. On apprend qu’en 1559, Pierre LeCoultre, réfugié huguenot, premier de la lignée à se poser en Suisse, négocie son lopin de terre à la Vallée dans la cité de Calvin. Lopin sur lequel il bâtira 10 générations autour de son premier atelier d’horloger. Puis, quelques printemps dynastiques plus tard, c’est Antoine LeCoultre qui, amenant à Genève en 1853 les fabrications réalisées durant la période hivernale, décide de se poser au 2… rue du Mont-Blanc. Il y ouvre un atelier pour terminer les ébauches destinées au marché US. Souvenirs… Avant que les rachats ne sévissent et ne répartissent plus sévèrement les délimitations, Jaeger LeCoultre était vendue à quelques pas de là, dans la boutique Vacheron Constantin située en l’Ile. Eh oui, c’était le temps des amitiés corporatistes..

Bovet au Beau-Rivage, salons 2011.

Parmi les marques à exposer en solo, en marge du SIHH ou du GTE – Geneva Time Exhibition, Bovet 1822 annonce sa présence à l’Hôtel Beau-Rivage (Genève) du lundi 17 au vendredi 21 janvier 2011. Save the date.

Le « superwatch » award. GTE 2011, avis aux exposants.

Tandis qu’une cinquantaine d’exposants se presse déjà au portillon du CICG pour l’édition 2011 du GTE – Geneva Time Exhibition, les organisateurs entendent élire la montre la plus significative par sa conception, son avant-gardisme et sa technologie. Qu’est-ce qu’on gagne? Une campagne publicitaire dans le magazine Plaza Watch, partenaire de l’opération, un shooting photo de la pièce élue, la gratuité d’un stand à l’édition 2012, et, pour arroser le tout, les bulles grisantes d’un champagne signé Laurent Perrier. Si on additionne le tout, en brut de brut, ça nous donne une valeur marchande d’environ CHF 65’000.00. Comment participer? D’abord le concours ne concerne que les exposants, c’est normal. Qui peuvent envoyer à superwatch2011@time-exhibitions.ch un descriptif en français et en anglais de la montre (dernier délai le 16 décembre 2010 à savoir un mois avant l’ouverture).  Le jury, sélectionné par Anders Modig, le rédacteur en chef du magazine Plaza Watch, compte quelques éminences. Dont Elizabeth Doerr, journaliste horlogère et auteur, ainsi que Jean-Marc Wiederrecht, le génie des rétrogrades et autres complications, fondateur d’Agenhor. Il y aura aussi un prof de design berlinois, un important agent distributeur ainsi que Geoffroy Ader, le boss du département montres de Sotheby’s.

Mini-salon avec des sourires partout.

A l’hôtel Eastwest, aux Pâquis sur Genève, le sur-invitation de l’agence Sparkle à la presse prend des airs de mini-salons automnal. Les marques défendues par Suryia Hill et son team font bon ménage entre elles, d’autant qu’elles ne se « marchent pas dessus ». Quoiqu’il en soit, ce n’est pas la très sexy collection de lingerie et maillots ERES, qui se présente hélas sur cintres et non sur corps de mannequins (on ne peut tout de même pas tout avoir à l’heure du petit-déjeuner), qui fera de l’ombre aux nouveautés d’Ebel ou de Bell & Ross. Tiens à propos de belles, la mode voit le retour à la culotte, au détriment du string qui perd un peu d’altitude. Sans être trop rosse, disons délicatement qu’une culotte savamment ajourée et dentellisée, offre l’avantage de cacher les sévices d’un temps assassin, lorsque la belle paire connaît quelques plissements.  Ouf, l’histoire de Marvin, qui cartonne dans une gamme de prix accessible, dépasse l’image projetée se percevant comme bien plus haut de gamme. Bref, suffisamment accessible pour que l’épris de sa belle hésite entre l’achat de deux culottes ERES, soyeuses et suggestives à souhaits, et un garde-temps mécanique Malton 160.

Grand Prix d’Horlogerie: les votes sont ouverts…

Genève, le 18 novembre prochain. L’édition du prochain Grand Prix se déroulera au Grand Théâtre de Genève et se dote d’un tout nouveau website. Une cérémonie précédée de quelques temps forts. Tout d’abord, les montres en compétition seront visible à Singapour à la Timeless Gallery du Ion Orchard Mall (23-26 septembre), aux Ambassadeurs à Zurich (2-9 octobre) et, comme d’hab’ à l’UBS, au siège rue des Noirettes – Carouge (15-17 novembre). Autre expo, celle qui regroupera les trois montres finalistes de chacune des sept catégories, ainsi que les lauréates du Grand Prix et du Prix du Public, au Salon International de l’Horlogerie de Prestige, entendez aux « Belles Montres » du 26 au 28 novembre à Paris. En attendant, grâce au site web qui vient d’être mis en ligne, on peut voter et, automatiquement, participer au tirage au sort qui fera de vous, si le bol est de la partie, l’heureux gagnant d’un billet d’avion et d’une montre de luxe… A vos souris!

GMT et boussoles, astuces d’horlogers.

Comment obtenir une boussole à partir d’une simple montre 3 aiguilles? La lecture de la newsletter août 2010 de l’horloger genevois Denis Asch y répond. « Réglez votre montre à l’heure de Greenwich et pointez l’aiguille des heures en direction du soleil. La droite qui coupe en son milieu l’angle formé par l’aiguille des heures et 12h (bissectrice), indique l’axe Nord-Sud. » Alors tant que l’heure est aux confidences astucieuses, en voici une autre: comment transformer son chronomètre automatique en montre à double-fuseau horaire ? Attendre minuit ou midi moins 2 minutes, heure locale. Modifier la position de l’aiguille des heures, grâce au poussoir adhoc, en fonction de l’heure du deuxième fuseau horaire choisi, celui de la destination par exemple. Partant de l’idée que l’opération dure deux minutes, lorsque tout est OK, enclencher, à minuit ou midi précise, le chronomètre dont la comptabilité du temps (minutes, puis heures) indiquera dès lors l’heure locale, laissant aux autres aiguilles principales, celles des minutes et des heures, le soin d’indiquer l’heure du deuxième fuseau horaire. Le tour est joué, mais attention. Lorsque la montre est automatique, la sollicitation simultanée en continu et non de manière occasionnelle des fonctions chronomètres, risque d’essouffler la préserve de marche. Ainsi, il faudra peut-être, durant le séjour ailleurs, contribuer occasionnellement au remontage de la montre. A moins que le rotor soit en or, voire en platine. Car ce sont des matières plus lourdes que l’acier et donc, grâce aux mouvements naturels du porteur de la montre, plus enclines à recharger le ressort du barillet.

Montres écoles, l’histoire en relecture.

Exposées d’abord à Genève, au Musée d’horlogerie –ou plutôt dans un espace volé au Musée d’Art et d’Histoire, puis lors de la journée d’étude de la SSC – Société suisse de Chronométrie, les montres écoles compilées par Antoine Simonin, l’un de leur plus fervents connaisseurs, débarquent en livre. Témoins de l’évolution des techniques, porteuses des avancées et découvertes de leur temps, ces garde-temps racontent aussi des histoires personnelles. Celles des volées d’élèves passées entre les murs de 10 écoles d’horlogerie. C’était le temps où chaque étudiant devenu horloger, devait ponctuer la fin de son cursus scolaire par la réalisation complète d’une montre. Du pain béni pour les collectionneurs… En français, 24×30 cm, 500 pages richement illustrées, papier couché, reliure cousue fil et couverture cartonnée. info@booksimonin.ch

Grand Prix d’horlogerie de Genève 2010

La dixième cérémonie du nom se déroulera le jeudi 18 novembre 2010, au Grand Théâtre (Genève). Elle récompensera, en diverses catégories, des modèles de montres envoyés par les marques elles-mêmes qui avaient jusqu’au 30 juin pour se manifester en faisant parvenir au Comité d’Organisation, un questionnaire complet, assorti d’envois immatériels de logos et d’images. Le candidat à l’élection d’un modèle devait également choisir dans quelle catégorie concourrait sa montre, pour autant qu’elle soit sortie sur le marché après mars 2009. Sept en tout: dame, homme, design & concept watch, joaillerie, haute complication, sport, moins de 5000 CHF. A noter qu’aucune inscription n’est requise pour accéder au titre de « Meilleur Horloger Concepteur« . A vos agendas.

Estelle Fallet, experte en complications.

Si le Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie de Genève semble définitivement rayé de la carte, sa Conservatrice Estelle Fallet, appelée à veiller sur ses 18’000 oeuvres environ, est une grande spécialiste des complications. Elle fait ses armes d’historienne dans sa ville natale au sein d’un musée d’horlogerie, à La Chaux-de-Fonds, «où le milieu horloger est un dénominateur commun pour nombre de familles.» Qu’évoque pour elle le terme montres à complications? «Une concentration formidable de savoir-faire et d’inventivité.» pose-t-elle. «Cet univers est fascinant, il exprime le défi relevé par les horlogers -des spécialistes, pour la traduction des mouvements célestes dans les limites extrêmes de la miniaturisation, ainsi que pour la maîtrise de la matière.» Historiquement, l’aspect ludique a joué son rôle: «les mécanismes de répétitions, des phases de lune ou du tourbillon… renforcent le côté mobile du mouvement et animent les faces de la montre. Des plus-values à tous points de vue.» Lire l’article paru dans le magazine féminin suisse Beauté Information, N° 54.

Marque Pilo & Co, Genève. Sans cesse renouvelée, ouverte aux personnalisations.

Tandis que deux nouveaux modèles s’annoncent sur le marché, la marque Pilo & Co Genève, en bref: Caractérisée par sa persistance à précéder la tendance, Pilo & Co Genève se démarque dès sa création en 2001 par son art de conjuguer les identités. 11 collections dédiées à l’accessibilité, au design et aux captures de l’instant. Au nombre des enseignes reconnues du swiss made, forte d’un démarrage en force et d’une expansion maîtrisée, la marque ne connaît pas l’essoufflement. Couvrant tous les segments, elle sait se faire mécanique ou manufacturière sans jamais se départir de son assurance de bon goût. Ainsi vit-elle les approches croissantes d’acheteurs désireux de se démarquer, par la commande d’une personnalisation cohérente, souvent portée sur les pierres précieuses et les arts du sertissage. Fort attractive dans son offre de prix, c’est l’un de ses particularismes, elle occupe en Suisse les vitrines de plus d’une quarantaine de points de vente et dispose à Genève de deux boutiques éponymes, une sur chaque rive. Elle a misé sur la Chine où elle dispose déjà de 8  boutiques, sans oublier ses marchés fidèles: Moyen-Orient, Liban, Libye, Algérie, Russie, Kazakhstan, France, Espagne, Gibraltar ainsi que les USA. Elle est la propriété de Amarildo Pilo, également à l’origine de la nouvelle David Van Heim.

Commissaire Asch, à l’heure du Grand-Prix de Genève

18 novembre 2010. Horloger de métier, incontournable personnalité de la branche à Genève, Denis Asch vient d’être Commissaire de la 10ème édition du Grand-Prix d’Horlogerie de Genève. Il devra veiller au rigoureux respect des critères de sélection des modèles en compétition et aura un rôle consultatif au sein du Jury. Dont il ne peut faire partie, puisque, depuis son échoppe de niche, rue de la Cité en Vieille Ville, il participe au rayonnement et au commerce de quelques mythiques enseignes parfois inscrites au concours. En 2009, il était venu faire les repérages et avait remis le prix du public, une Revolution GMT (deux clins d’oeil aux titres d’Edipresse…?) offerte par la marque Vulcain qu’il promeut depuis 5 ans. Pour rappel, le Grand Prix d’Horlogerie de Genève, placé sous la présidence de la Ville et de l’Etat de Genève, décerne onze récompenses dont la prestigieuse « aiguille d’or » et le « prix du public ». Attention, en raison du nombre de marques absentes de ce prix et vu qu’il est officiellement cautionné par les Autorités, il convient de rappeler, afin que le public puisse comprendre la raison de ces absences, que seuls ceux qui s’inscrivent peuvent participer à la compétition (au contraire du prix Montres de l’Année qui fait lui-même son marché de candidats). Lire la « lettre aux autorités » que bloghorloger.ch avait publiée en septembre 2009. Lire aussi le billet d’opinion publié en novembre 2008.

Aux Temps des Chronométriers, l’expo du Locle

C’est sous l’ère de Cécile Aguillaume, ex-conservatrice du Musée d’horlogerie du Locle -Le Château des Monts, que furent relancés, après presque 40 ans d’interruption, les célèbres concours de chronométrie qui passionnaient les marques et les horlogers jusqu’à l’arrivée de la montre à quartz, à l’orée des seventies. Dès 1772, ces concours se déroulaient à Genève. L’Observatoire de Neuchâtel se mit à attester de l’exactitude des garde-temps dès 1860 et un véritable premier concours fut institué en 1866. Il faudra attendre 1945, pour que ces joutes s’intéressent aux montres bracelets: des épreuves officielles sont instaurées à Neuchâtel. En 1999, pour célébrer son 5oème anniversaire, «Chronométrie 2009», un concours dont les règles ont été adaptées à la modernité des techniques et des matériaux de l’horlogerie mécanique moderne, est relancé. Le 3 décembre 2009, Claude-Henri Chabloz, Présisent du Prix, publie les résultats. La prochaine édition aura lieu en 2011. D’ici là, une exposition ouverte le 8 mai et courant jusqu’à fin septembre 2010 replace les montres candidates dans le contexte de l’Histoire.

Célébration du 8 chez DeWitt.

Au fond du couloir peuplé de machines anciennes vénérées par le maître des lieux, en marge des tableaux du passé remis à l’heure via une audacieuse campagne de communication, et de ceux du présent réalisés par l’artiste peintre Claude Weisbuch, l’ami proche…. la nouvelle collection. Comme cette Twenty-8-Eight, née un 28 août et porteuse d’un discret hommage à l’essence impériale du Comte de Witt, dont le lointain ancêtre Napoléon fut intronisé un 28 Floréal du calendrier républicain. Qu’elle respire les codes de la marque, est une évidence: colonnes impériales affinées et plaquées sur les côtés, boîte amincie, conjugaison de caractère et de raffinement. Les techniques traditionnelles, en particulier celle du guillochage, profitent de la réhabilitation de machines du 18ème siècle encore en état d’émerveiller. Quant au calibre DW 8028, un tourbillon entièrement développé in house, il rivalise de performance et de raffinements faits main. 72 h de réserve de marche.

Montres écoles, inestimables témoins historiques

Amateurs et chercheurs, à vos marques. La sortie de « 10 Ecoles d’Horlogerie Suisses« ,  livre annoncé par bloghorloger.ch le 21 septembre 2009, est imminente: la plus incroyable collection de montres écoles débarque, regroupée dans un livre référence par Antoine Simonin, ancien directeur du Wostep. Lancement prévu le 30 avril 2010 au MIH, le Musée International d’Horlogerie à La Chaux-de-Fonds, et le 5 mai à Genève, dans le hall du Musée d’Art et d’Histoire. 10 écoles d’horlogerie représentées. Créés au milieu du XIXème siècle, les établissements de formation professionnelle spécialisée forment des horlogers complets, aptes à répondre aux entreprises. D’imposants bâtiments scolaires sont construits, de Genève à Porrentruy, en passant par Bienne, Soleure, Saint-Imier, Neuchâtel, Fleurier, La Chaux-de-Fonds, Le Locle et la Vallée de Joux. La tradition voulait que chaque élève ponctue la fin de ses études par la réalisation d’une pièce. Ainsi, les montres-école sont de formidables témoins de l’évolution de ces établissements et des travaux qui y sont conduits, sous le signe du trait-d’union entre enseignement et exigences industrielles.  La trace encore vivace de plusieurs générations d’inventions et d’avancées techniques. Exposées partiellement à Genève, puis dans le cadre d’une journée d’étude de la SSC – Société Suisse de Chronométrie, ces montres se retrouvent désormais compilées. Une bien belle manière de lire l’histoire horlogère, sous un autre angle. Lire également l’article de horlogerie-suisse.com.

Vila et son atout dame

Seules 88 privilégiées pourront prétendre à cette première expression féminine de l’horloger Franc Vila, installé en vieille ville de Genève. Réussissant à féminiser les codes si particuliers de sa boîte à lunette elliptique et circulaire, Franc Vila sort à BaselWorld cette année sa Fvt28 Jumping Hours ‘lvy Edition’. Mues par un calibre automatique, ses heures sautantes ne s’embarassent pas de survoler les emplois du temps des oisives comme des actives. Dans leur sillage, leur course, contenue au sein d’un boîtier en acier DieHard Extreme, s’accompagne des éclats de 387 diamants éparpillés tantôt au fil d’une lunette et de cornes serties ou, en 91 exemplaires, à l’intérieur de la lunette. Des plaques de nacre bleue ou blanche reçoivent la décalque de motifs floraux ‘IVY’ ainsi qu’une huitaine de saphirs ou de diam’s en guise d’index. Heure sautante, petite seconde à 6h, étanche à 100 mètres, pour les sirènes désireuses de s’encanailler dans les profondeurs…

Exclusif, Hysek et Ladoire, communes accointances.

On le sait, les modèles Ladoire sortent en série de 3 exemplaires, façon pièces uniques. Résultante réjouissante des amitiés corporatistes qui naissent dans le backstage des salons, Lionel Ladoire et Jorg Hysek de la marque HD3, ont eu un bon feeling. « Et si nous faisions un modèle ensemble?« , lance Jorg. Pour Lionel, le musicien batteur à ses heures, c’est comme si Phil Collins lui proposait de faire une jam. « Pour moi, Hysek, c’est le Philippe Stark de l’horlogerie« . A la fois un « chasse-neige », pour avoir ouvert la voie des marques éponymes nées d’un designer, à la fois un dinosaure, tant il appartient à cette espèce en voie de disparition, touchant encore quelque royaltie de ses célèbres partenariats passés. Bref, le deal est en route pour 2 fois 3 modèles communs: le Stark-Hysek s’attaquera à la carrosserie de la pièce -tout en respectant les codes si particuliers de Ladoire. Quant à Ladoire, il se coltinera, en marge de son prochain modèle dont l’affichage amènera quelque révolution à la fois inspirée d’un moteur à combustion et d’un vieux système de réveil retrouvé, le moteur. Sans jamais trop s’éloigner de sa marque de fabrique, l’utilisation de ces mini roulements à billes qui font sa différence et l’essence même de son horlogerie ultra compliquée… Helvet Mechanic