Horlogerie monumentale dans le Gers

A ceux dont les trajectoires estivales offriraient loisir à quelque détour par l’Isle-Jourdain, l’expo « Le Clocher, Arts, Techniques et Savoirs » mérite jusqu’à fin décembre 2010, une inspection minutieuse. Certes, il ne faut pas seulement aimer les horloges de clocher mais également les cloches et autres carillons. Quoiqu’il en soit, cette expo et ce musée dans le Gers sont le point de départ d’une meilleure connaissance de l’horlogerie monumentale. Y sont actuellement présents, une horloge à foliot du XVème siècle, un coq en bronze très rare, des cloches historiques et autres pièces remarquables. Un parcours qui quittera le territoire de l’horlogerie pour s’intéresser à la protection des clochers contre la foudre, les systèmes anciens et récents de paratonnerre, la symbolique de coqs de clochers et autres girouettes, pour y revenir via la visualisation du temps via cadrans monumentaux et collection d’aiguilles. Outre l’histoire de la forge et des maîtrises du fer, il y est également question de la « sonorisation du temps » et l’histoire de l’électrification des clochers jusqu’à leur électronification. Clou du spectacle, encore fallait-il pouvoir l’y planter, un clocher de bois et son beffroi se dressant à 9,5 mètres de hauteur. Et permettant la vision des cloches en fonction. Tampons auriculaires recommandés…

Yvan Arpa joue avec la foudre et Faraday. Au GTE du 17 au 22 janvier 2009.

Le voilà reparti à l’assaut des marchés internationaux, cette fois pour lui. Armé d’une poignée de fidèles, Yvan Arpa lance Artya –Haute horlogerie d’Art et introduit en horlogerie 17 artisanats. Toujours aussi explosé, mais cette fois barricadé dans sa cage de Faraday, il expose ses boîtes à la spectaculaire intervention d’un champ électrique pouvant atteindre 1 million de volts. Selon l’intensité de la brûlure, ses carrures se couvrent de stries ou de stigmates plus ou moins prononcées, chaque fois différentes. Aussi violent et magnifique qu’une aurore boréale lacérée de coups de foudre,  le procédé transcendera les boîtes d’une collection baptisée « Coup de Foudre« . Autre collection Artpiece 1/1, sa première collection arty comptera 360 pièces, des garde-temps qui s’érigent une œuvres d’art, contemporaines, torturées. Rencontre fusionnelle entre artisanats ancestraux, art contemporain et horlogerie, sa démarche rend obsolète le concept de série. L’homme réalise son rêve, faire entrer l’art en horlogerie. Une vision qu’il nourrit avec une artiste peintre qui partage sa vie depuis 20 ans, Dominique Arpa-Cirpka. Entre sculpture et tableau, la montre devient oeuvre. Son écrin est un cadre où sont épinglés trois modèles, dans un esprit trilogique. Un cadre à accrocher, ô temps suspendu. Rien que des pièces uniques, dont l’accessibilité étonne. Encore un concept novateur, servi en teasing visuel -la fameuse opération filmée en live performance, et en itinéraire de traverse. Hors chantiers battus, Yvan Arpa revient de loin: de Sector avec No Limit et traversée d’Atlantique, des marchés internationaux sillonnés pour Baume & Mercier ou Hublot, enfin des fonds abyssaux de l’aventure Romain Jerome dont il demeure avec 17% le deuxième actionnaire après le Prince Fahd Al Saoud. Le marché l’attend, il y a sur les étals, de la place pour un tel positionnement et dans le ciel encore saupoudré de poussière de lune, de l’espace pour les coups de foudre…