Histoire, Baume & Mercier rachète C.H. Meylan Watch

Juste après la seconde guerre mondiale, Baume & Mercier est dirigée par Marc Beuchat qui, malgré leur différence de caractère, s’appuie sur André Juillerat de La Chaux-de-Fonds, sur  son réseau de contacts et sa position de membre du bureau directeur de la Fédération horlogère suisse. De ce tandem, sous la présidence de Constantin de Gorski, naît le modèle « La Marquise » qui signe une renaissance exceptionnelle de la marque. Un modèle muni d’un bracelet rigide, dont les ressorts brevetés permettent d’encercler le poignet. Grâce à ce succès, Baume & Mercier dispose de moyens pour renforcer son appareil de production. Notamment, puisque la demande de ses chronographes demeure très élevée, en prenant une participation dans l’entreprise crée au Brassus en 1888 par Charles Henri Meylan. En 1947, cette participation sera majoritaire et C.H. Meylan Watch, fabrique de mouvements compliqués, renommée pour ses calibres extra-plats, ultra-plats et archi-plats, permet à la marque de renouer avec le passé manufacturier de son fondateur William Baume.

Utopie? Une montre à chaque poignet, en souvenir de Nicolas Hayek

Le groupe est lancé sur Facebook: si tous les passionnés et amis de l’horlogerie se mettaient à arborer deux montres, une à chaque poignet, il se pourrait que l’ensemble de la branche horlogère suisse vende plus de montres. Surtout si la mode des « deux montres sinon rien! » venait à prendre. Après tout, l’idée pourrait être reprise par la FH qui, dans son histoire, n’hésitait pas à mouiller son maillot pour des opérations corporatistes ciblées. Ainsi, à une époque où les ventes de montres peinaient, la Fédération Horlogère Suisse avait lancé une campagne sur le chronographe. Il s’en vendit énormément, preuve que le message était passé. Nicolas Hayek avait réussi à la fois à capitaliser sur sa personne -sa notoriété médiatique lui permettait de faire le plein à chaque conférence de presse, tout en inventant le protocentrisme. Oui, oui, tout le contraire de l’égocentrisme. En fait, l’ego au service du produit! C’est pour ça qu’il portait invariablement tant de montres à ses poignets… Lire la chronique sur horlogerie-suisse.com.

Jury des Prix Gaïa 2001.

Jury des Prix Gaïa 2001. Les Lauréats désignés le 26 octobre 2001 au MIH (Musée International d’Horlogerie de la Chaux-de-Fonds) sont Rolf Schnyder (catégorie Esprit d’Entreprise), Catherine Cardinale (Catégorie Histoire et Recherches) et George Daniels (catégorie Artisanat et Création). Ces nominés sont encore sous les feux de la rampe horlogère, actuellement, sauf peut-être Catherine Cardinal, qui après avoir exercé la fonction de Conservatrice du MIH durant une dizaine d’année, s’en est retournée au Louvre. Voici les personnalités qui composaient le jury. Jean-René Bannwart (industriel représentant le Bureau de Contrôle des ouvrages en métaux précieux de La Chaux-de-fonds), François Habersaat (Président de la Fédération Horlogère Suisse), François Jequier, Professeur d’Histoire à l’Université de Lausanne, Marco Richon, Conservateur du Musée Omega et… Joël Grandjean, journaliste horloger fondateur l’agence TàG Press +41.