Prix Rolex, pluie de records.

Fin 2012, le nom des lauréats sera révélé lors d’une cérémonie spéciale et sur le site internet des Rolex Awards. Déjà, en septembre 2011, les membres du Jury seront divulgués. Parmi eux, des scientifiques, des explorateurs et des spécialistes de l’environnement appelés à départager un nombre jamais vu de participants. 3′212 candidatures, le record depuis que le prix a été créé en 1976: « Il est enthousiasmant de voir autant de personnes formuler des projets pour améliorer la vie sur notre planète » relève Rebecca Irvin, directrice du Rolex Institute, une instance reliée à la Direction et non pas au marketing ou au sponsoring. Car il s’agit bien de mécénat, au sens noble du terme, au sens où les anciennes familles horlogères le pratiquaient, parfois dans le secret de leurs réseaux. Au programme, des dossier sont 20% de plus proviennent des pays en voie de développement, preuve que l’assouplissement du processus de candidature a aussi porté ses fruits dans ces régions du monde. Il sera donc question d’énergies renouvelables, de sauvegarde de la biodiversité et de prise de conscience environnementale. Du plus jeune candidat âgé de 8 ans au doyen de 95 ans, tous espèrent leur lot de notoriété responsable et l’encouragement financier qui va avec.

Eurocantera, l’éthique extraction.

Filiale de Goldlake, cette mine du Honduras s’étend sur 10′500 hectares dans la Vallée de Lepaguare (district de Olancho). Elle extrait principalement de l’or issu de dépôts fluviaux et le fait selon une méthode excluant tout produit chimique et mercure, uniquement avec de l’eau. Elle s’implique dans des programmes sociaux destinés aux mineurs et à leurs familles et mise sur l’artisanat local. Cartier s’est engagé à acheter l’ensemble de la production annuelle et a pris une option sur d’éventuels surplus. L’or en provenance de Eurocantera est raffiné à Arezzo en Italie.

No dirty gold, Cartier s’engage.

Membre fondateur du RJC ‘Responsible Jewellery Council’, Cartier prend conscience que malgré sa renommée, elle n’a que peu d’influence sur ses achats de matière première. Selon Christophe Roulet, journaliste spécialisé, la marque ne pèse que 0,3% des volumes mondiaux utilisés en joaillerie. Elle opte donc pour une action groupée. Concrètement, elle choisit de montrer l’exemple et passe une partie de ses commandes à Goldlake, une société italienne qui exploite au Honduras ‘Eurocantera’, une mine ‘propre’. Cartier participe à la mise sur pied d’un ‘label de bonne pratique’, pour reprendre les termes de Pamela Caillens, Corporate Responsability Director chez Cartier Joailliers.