Déstockeur, mode d’emploi

Abonné aux vols longs courriers, ce maillon de la vente horlogère vit en partie dans les aéroports, pas trop loin ni des zones franches ni de son pied-à-terre office, côté fret si possible. A partir de fichiers d’images de modèles, annotés de prix publics, il écoule les stocks des entreprises horlogères, auprès de qui il n’existe que soit par l’id de son adresse mail soit par ses entrées dérobées. Qui oserait convenir qu’on a besoin de lui? Il rend pourtant des services que la branche horlogère avoue à contrecoeur. Sans ce super vendeur inofficiel, nombre de bilans annuels vaudraient à leurs responsables d’écarlates remontrances. Comment devient-ton déstockeur? Être un as du commerce pur et dur, de la vente de haut vol. Chercher l’acheteur, disposer d’une connaissance pointue du tissu horloger suisse, des particularismes des marchés internationaux et des distributions officielles. Excellent fichier, entrées à haut niveau au sein des marques ou des groupes. Pour les meilleurs d’entre eux, la confiance et la transparence quant aux destinations finales des produits ainsi écoulés, sont au rendez-vous…

Andy et Max, les mâles nécessaires…

Hall du Swisshotel Plaza, en face de la sortie de BaselWorld. Un CEO en vue , à la tête d’une marque située dans le segment « haut du panier horloger », s’offre un drink en compagnie de Andy et Maximilian, deux figures incontournable des ventes parallèles et du déstockage…! A visage découvert, le ton est à la parade amicale, à l’échange cordial. Le CEO, une fois seul, me rassure. Il vaut mieux connaître ses meilleurs ennemis que de tenter de les écarter et de voir débarquer, à peine leur éviction prononcée, de nouvelles têtes avec lesquelles boire un verre serait impossible. La foire de Bâle, c’est jusque  sur les marches des grands hôtels… Tout le monde s’y connaît. Lire « Exclusif! Déstockeur: on ne nous dis pas tout » (paru dans JSH -Journal Suisse de l’Horlogerie en Juin 2008).