Bouvier, Saskia Maaike… alias l’ère du temps…

Il y a dans sa raison sociale l’Ere du Temps, une invitation à découvrir l’atmosphère et les climats de ses créations. Désireuse de laisser parler son talent et son savoir-faire et de voler de ses propres ailes, Saskia maaike Bouvier, à l’origine horlogère constructrice, fonde en 2004 sa propre société de conception en nouveaux mécanismes horlogers. Son voeu? Transcender la pratique pure de cet art en y ajoutant sa créativité. Tous les ingrédients nécessaires à la concrétisation de son rêve: « créer une collection de montres compliquées pour les femmes, faite par une femme... ». Sa sensibilité féminine ajoute à son inventivité et au professionnalisme dont elle se réclame, formant une équation parfaite utile à créer des produits inédits, originaux et de grande qualité.

Rodolphe Cattin retrouve sa liberté. Exit du Franck Muller Group.

Pétri d’une sincérité inhabituellement en marge des règles de la communication, le communiqué est signé Rodolphe Cattin qui jette l’éponge en se distançant à fin octobre 2009, de l’opérationnel des marques qu’il avait fondées, acquises par le Groupe Franck Muller: Rodolphe Montres & Bijoux et Rodolphe & Co (Atelier de Design). Très instructif! En se retirant, Rodolphe Cattin généralise son cas aux autres « petites » marques du groupe et désigne sans ambages Vartan Sirmakes pour qui ces viennent-ensuite se mueraient en poids morts, voire seraient responsables des difficultés du groupe. Le CE(G)O en prend pour son grade, lui qui faisait état pour la première fois de son génie financier (expression prononcée lors d’un WPHJ d’avant la friction avec Franck Muller), et s’était mis à avaler ces « petites » enseignes sans doute pour bâtir son indépendance face à son omniprésent associé, indissociablement lié à son sort et source passagère d’urticaires à répétition. Aux démangeaisons d’alors, dont la presse s’était largement fait l’écho, s’ajouteront les grincements de dents du jour. Car Rodolphe Cattin, qui fait usage d’une liberté de parole que sa qualité d’actionnaire minoritaire lui confère, met au passage le doigt sur des points sensibles dans tout le groupe: problèmes de stratégie, de qualité, de livraisons, d’impossibilité de développer sainement la marque qui porte son nom. A ces reproches techniques s’ajoutent ceux d’ordre humain: situation délétère, combats internes, complots, retournements majeurs, trahisons de collaborateurs proches, etc.. La réponse du groupe ne saurait tarder. A moins qu’un prochain sur la liste ne sorte du bois. Les paris sont ouverts. Non pas Pierre Kunz, ni Barthelay, ni ECW (European Company Watch), ni encore MHR (Mahara Watch), éteinte depuis belle lurette. Peut-être qu’une deuxième secousse pourrait survenir du côté du CEO de Backes & Strauss… Ce ne sont que supputations, il va de soi.

Tonneau DeWitt.

A se promener dans les arrière-boutiques de l’horlogerie, chez les fournisseurs, tous métiers confondus, on glane ici ou là quelque information. Ainsi pouvait-on observer, au détour d’une table à dessin (version iPhone), une petite merveille de tonneau, respectant en tous points l’ADN de la marque. Du bel ouvrage signé par le designer horloger qui monte, l’artiste Stéphane Lacroix.