TechnoMarine, un site web façon réseau-social

Une nouvelle race de sites web fait son apparition dans la communication horlogère. TechnoMarine, qui veut créer un lien entre l’homme et la mer, (pas entre la femme et sa belle-mère…) vient de lancer son nouvel environnement sur le web, dans l’esprit du community trend. Tournant le dos aux schémas classiques, l’arrivée sur la home page donne le ton: on se croirait  sur une variante customisée du plus grand des réseaux sociaux, avec d’emblée, des appels à suivre le moove océan sur Twitter, Facebook, ou YouTube, ou sur un blog « maison » alimenté par la verve légendaire d’un Perriard’Team dont on se demande s’il est comme comme la grande pomme: une ruche citadine qui ne dort jamais… Citadine et urbaine, l’imagerie ramène toutefois toujours aux rêveries et aux échappées sur fonds marin. L’addiction à cette fuite en avant guette, sloganisée par le désormais gimmick « Ocean Addict« . Alors, on s’inscrit, on crée son profil, on choisit les couleurs de bracelets qui siéront le mieux à la montre élue, on se délecte à visionner quelques mini films dont on se dit qu’ils pourraient bien emprunter quelque canal d’un marketing viral suggéré. Car la tentation d’en forwarder certains à son réseau est palpable. Au passage, on découvre l’étendue des références, les modèles 2010, la Cruise Sport caméléonique, les modèles céramiques, et on se connecte aux flux d’infos qui nourriront les attentes 2011. Vincent Perriard nous a mis l’eau à la bouche, c’était à BaselWorld 2010. En attendant, on tentera de se positionner au coeur du vertige que procure un store locator franchement pratique, dont le seul bémol serait la non-réactivité au click de souris du numéro de téléphone du magasin le plus proche…

Technomarine, après les amuse-bouches…

A tous ceux qui, au tournant, attendaient que Vincent Perriard nous fasse déjà à BaselWorld le coup du ‘waow effect’ intégral, qui tant insistèrent sur la disruptivité qu’ils finirent par transformer l’attente insoutenable en un bof injuste, rappelons que faire des montres, ça prend du temps. En tous cas plus que les cinq mois de son entrée chez Technomarine, même si l’on est un CEO électrisant. Qu’a-t-il donc fait? Dans un premier temps, il a offert un zoom considérable, juste par l’annonce de son arrivée, sur cette marque fondue dans la masse. Puis, il a fait un peu de place et pas mal de cash via le partenariat avec les ventes privées. Après, il s’est offert l’élagage du catalogue qui passe de 160 références à 115. Au passage, une batterie de relookages transformant certaines lignes, comme la gamme plastico-céramique, en objets trendérirables. Enfin, son équipe accouche d’une Cruise Sport de 40-45 mm, auréolée de bleu ou de rose, capable d’intervertir -selon les codes TM, ses bracelets à l’envi et de muer même du côté de la lunette. Versions Day-Date ou Chronographe 24h. A ceux qui resteraient sur leur faim, signalons l’existence du projet X –nom de code interne pour désigner un…. Chut! Enfin, outre Ocean Addict, une campagne de pub dont la déjante est en cours de concoctage, la marque, qui serait aussi en tutoiement avec une méga-star internationale, s’apprête à décliner un concept qui permettra l’arrivée de grands noms horlogers dans l’univers accessible et plasticolor de la marque. Façon Karl Lagerfeld chez H & M, en langages horlogers et séries limitées. Bref, tout ce qui s’est déjà passé n’est qu’amuse-bouches…