René Bannwart tire sa révérence. Respect…

18 janvier 2010. Le père de tous les designers horlogers vient de s’éteindre. 95 ans, à la maison, juste après avoir indiqué à ses proches « Je ne me sens pas très bien« . Une mort discrète, dans l’intimité et la chaleur familiales. Naissance à Zurich, enfance à Bâle, il entre en horlogerie via Patek Philippe (1933) puis Omega, sept années plus tard. Il y est le père de l’un des modèles les plus mythiques de l’horlogerie contemporaine, la Constellation. Le design horloger lui doit la fière chandelle d’en avoir été le précurseur, à l’heure où ce métier n’avait aucune nécessité d’être sous les projecteurs. En effet, chez Omega, il crée son premier département création. Fort du soutien de son oncle Gaston Ries, il fonde Corum, sa propre enseigne, en 1955. Prince de l’épure la plus magistrale, son modèle « sans heures » est un succès: il a réduit la lecture horaire à sa plus simple expression, la position des aiguilles sur un cadran vierge d’index. Puis, le modèle Romvlvs s’impose -encore une collection phare de la marque aujourd’hui, avec ses caractéristiques chiffres romains gravés à fleur de lunette. Suivront de nombreuses traces marquantes jusqu’aux mythiques collections Golden Bridge ou Admiral’s Cup. Rarement homme avait été à ce point respecté par ses pairs, unanimement gagnés par ses qualités humaines et sa valeur d’esthète humaniste. Il s’est éteint entouré des siens, à la maison, le jour de l’ouverture des célébrations de la haute-horlogerie à Genève (SIHH 2010). A son fils Jean-René Bannwart -Président du MIH, ainsi qu’au reste de la famille, toute l’équipe du bloghorloger présente ses plus sincères condoléances. Lire l’avis de décès. Honorer sa mémoire? Pensez à la Croix-Rouge CCP 23-1121-4 (mention René Bannwart). L’horlogerie suisse toute entière, les designers en tête, se doit de lui dédier une longue minute de silence…

Sotheby’s, joyaux, diamants et garde-temps

Le 17 novembre 2009, la vente aux enchères qui se déroulera dans les salons de l’Hôtel Beau-Rivage à Genève regroupe un cocktail explosif en matière de fièvre enchérisseuse. De rares diamants de couleurs, dont le plus gros diamant « Fancy Vivid Green » jamais livrés aux marteaux de l’encan, des joyaux à haute valeur historique, ajoutés et un lot de garde-temps digne de titiller les bourses les mieux garnies. La « Montres de Negus », celle offre par l’Empereur Menelik II pour célébrer le premier chemin de fer reliant Djibouti à Addis Abeba (estimation CHF 30-50′000.00), la montre « de la Croix-Rouge », commande particulière de Mr. H.P. Davison, Président de la Croix-Rouge américaine pendant la 1ère guerre mondiale (estimation CHF 80-120′000.00), ainsi que trois Patek Philippe compliquées (estimation 300-400′000.00 chacune). S’y glisseront deux Vacheron Constantin ainsi que deux collections de montres de poche émaillées, aux décors inspirés de Watteau, Boucher, Fragonard et Teniers. Conférence de presse à Genève le 11 novembre 2009, en présence de David Bennett et de Geoffroy Ader.


(c)Mataf.net Trading Forex and Convertisseur monnaie