Bestiaire horloger…

Tandis que Chopard célèbre son 150ème anniversaire à force de figurations animalières, tant côté joaillerie qu’horlogerie, une série « Faune horlogère«  vient de débuter dans le magazine Heure Suisse (édition parue à BaselWorld 2010 -N° 104). L’occasion de survoler les représentations animalières dans l’horlogerie. A commencer par le Tigre, qui chez Ernst Benz (marque fabricant des montres suisses depuis Birmingham dans le Michigan), sort le 14 février 2010 (date coïncidant avec le début de l’année du tigre chez les Chinois), un ChronoScope PEK Limited Edition. Cartier de son côté, délaisse un peu sa célébrissime panthère pour, en usant du faciès d’un tigre sur l’une des faces de sa Santos 100. Chez Artya, l’arrivée de la peau de crapaud buffle dans les bracelets, signe distinctif d’une déjante assumée, vole la vedette aux crocodiles, vachettes et autres habituels fournisseurs du cuir de nos bracelets. Pour les Oiseaux du Paradis et les Papillons, c’est du côté de Van Cleef & Arpels qu’il fait bon se promener. Quant à l’éléphant, le Panda ou la Tortue, ils débarquent aussi chez Cartier, dans bon nombre de collections. Enfin, c’est le Cobra qui illustre le mieux la naissance de la UR-CCI de Urwerk… La série continuera dans l’édition N° 105, à paraître.

Contrôle vétérinaire chez Artya…

Rififi et branle-bas de combat au Arpaland, côté Vésenaz-sur-Pallanterie, là où le siège de la nouvelle marque Artya Haute-Horlogerie d’Art s’est posé dans une joyeuse appropriation de l’esprit garage. Lundi 15 février, certainement alerté par quelque dénonciation, le service vétérinaire débarque, avec en tête la volonté d’en savoir plus sur cette affaire de crapaud qui secoue actuellement le landerneau horloger. Car la marque brandit sans complexe l’utilisation pour la première fois de la peau de crapaud. Avis à toutes les autres espèces qui fournissent leurs cuirs pour façonner les bracelets de montres, crocos, alligators, galuchats, vachettes et autres, le vil animal répondant au nom de buffle américain tendrait à vous doubler. Il cacherait sous ses bubons et pustules, un cuir typé d’une rare résistance qu’un savoir-faire de tanneur éclairé parvient à lisser. La bestiole s’attaque donc sans complexe, d’autant que selon la légende il résiste à la foudre, à la conquête des boîtes destroyées de Artya et même, preuve que le trashy peut emprunter des voies élitistes, au fameux Tourbillon Tesla. Une pièce d’art qui conjugue, grâce au talent constructeur de Valérien Jaquet (Concepto), les pièces éparses de la déglingue consommée d’une télécommande à transistors, aux composants squelettés d’une complication horlogère triturée par les ardeurs déjantées d’Yvan Arpa… Art nouveau. Objet mythe…