Cédric Grandperret, concepteur horloger, directeur de production

A ses compétences de conception horlogère et de motoriste sollicitées par les plus prestigieuses enseignes de la haute-horlogerie et des complications horlogères, s’ajoutent au sein de la micro-manufacture genevoise Magma Concept, celles des images 3D, animées ou fixes, les plus abouties dans la branche, réputées pour leur exceptionnel rendu. Celles également d’une capacité à gérer dans son entier, autant une production de prototypes, de séries limitées qu’une mise en fabrication industrielle de volumes. Si sa voie était toute tracée dans le monde de l’optique –son grand-père invente Essilor, son parcours horloger s’est enrichi, au fil des projets et des réussites, d’une passion immodérée pour les matériaux. Ainsi a-t-il développé des alliages spécifiques. Cédric Grandperret est aussi le premier, pour sa marque Globe Master Watches, à introduire jusque dans les rouages du mouvement et plus seulement pour la boîte de la montre, le super alliage 4144, un acier ultra abouti utilisé pour les prothèses dans le domaine médical et pour les bras de satellites dans l’aérospatiale. Ses prochaines inventions inspirées de l’optique –retour à l’histoire familiale, occuperont prochainement le devant de la scène. Aujourd’hui déjà, ce maître ès complications mères, le tourbillon, la répétition minute est réputé pour son respects des savoir-faire ancestraux comme pour une créativité qui ne fait jamais l’épargne des nouveaux procédés.

Demi-fuseau horaire chez Blancpain

Décidément l’Inde est à l’honneur. Particularité familière à tous les voyageurs qui s’y rendent, le fuseau horaire local se compte en fractions de demi-heures. De quoi mettre KO toutes les GMT en circulation. Toutes, sauf la Villeret Demi-Fuseau de Blancpain, annoncée pour BaselWorld 2011. Grande simplicité d’utilisation grâce à un poussoir situé sur la tête de la couronne, permettant de corriger rapidement la date, l’heure du demi-fuseau, de demi-heure en demi-heure. Et si l’on décide de corriger l’heure de référence, celle du deuxième fuseau se fait automatiquement. Ça a l’air simple à dire, à utilisé, c’est toutefois l’expression d’une grande maîtrise ès complications horlogères. Habité par le calibre 5254DF -321 composants pour 72 heures de réserve de marche, développé par la Manufacture du Brassus, ce garde-temps est logé dans une boîte demi savonnette en or rouge. Une matière retrouvée sur des index posés à même un cadran opalin, subtilement guilloché.

Les complications avaient des noms féminins

Créées pour répondre à une attente de l’être humain face au temps, les complications sont, selon Estelle Fallet, Conservatrice du Musée d’Horlogerie de Genève,  aussi le fruit d’une attente féminine: «Raisons pratiques et recherche de la perfection, quête du savoir, univers magique, tout me semble étroitement lié à l’horloger Abraham-Louis Breguet qui, sur commande de Marie-Antoinette, exécute une montre incorporant tous les perfectionnements connus à l’époque. Il est choisi comme fournisseur, car il maîtrise le plus grand nombre des complications, dont le mouvement à remontage automatique (…) Il incarne à la fois le prestige de l’horloger et de sa destinataire!» A noter que les garde-temps les plus compliqués de l’histoire portent des noms évocateurs…. féminins! L’Universelle (1970), La Royale (1873), La Merveilleuse (1878) et, plus près de nous en 2000, la Star Caliber de Patek Philippe. Estelle Fallet relève: «Les complications sont le faire-valoir de la maîtrise et de l’excellence, elles distinguent l’horlogerie de haut de gamme.» Et d’ajouter: «Du point de vue sociologique –concept récent, elles touchent aux motivations de consommateurs modernes: disposer ainsi d’un objet rare, complexe et mystérieux…»