VicenTerra: plus que 10 montres avant l’envol. Nouveau site

Même s’il aurait aimé aller encore plus vite, Vincent Plomb se rend-il compte à quel point les résultats de sa souscription sont étonnants: pré-vendre une soixantaine pièces, par les temps qui courent, ça relève de l’exploit. Et tout ça sans site internet! Enfin jusqu’à aujourd’hui, puisqu’un site officiel vient de pointer son adresse sur le web. Bref, petit à petit, le buzz s’est amplifié, dans les sphères jugées pourtant impénétrables des collectionneurs privés. Ces gens qui font la tendance, tout en restant dans l’ombre et en résistant aux sirènes parfois peu discrètes des marques qui rêvent de mettre la main sur leurs adresse. Et quel encouragement pour nos médias immédiats de savoir qu’à chaque « compresse » remise, ce sont quelques pièces qui se vendent… Merci lecteurs qui, grâce à la GMT-3 de VicenTerra, ce concentré complicationnel de rêve et de planètes d’un rapport qualité prix frisant le « sortie d’usine », montrez votre visage de passionnés. Bravo. Allez, pour le plaisir, on se revoit le film, on en relit le scénario et on s’refait un arrêt sur image sur la bestiole? Quand aux Parisiens, bonne nouvelle. Mister Vincent sera sur Paris le week-end du 18 et 19 septembre 2010. Il aura avec lui les prototypes de la genèse du modèle VicenTerra GMT-3. A ceux qui veulent un rencart, realis.vp@vtxnet.ch

Ulysse Nardin au Monaco Yacht Show. Série spéciale ‘YS’ Maxi Marine Diver

Historiquement, la conquête du temps a toujours été liée à celle des océans. Tandis que le Monaco Yacht Show fête en septembre 2010 son vingtième anniversaire, la marque horlogère Ulysse Nardin y arrime son vaisseau de grand chronométrier. Comme l’Office du Tourisme d’Abu Dhabi, la marque en est le sponsor principal, pour la deuxième année consécutive, après avoir hérité d’une place laissée vacante par Blancpain. Née en 1846, cette enseigne suisse de haute horlogerie, connotée complications horlogères et maîtrise du temps céleste, s’appuie sur l’histoire d’Ulysse Nardin (1823-1876), un maître horloger loclois contemporain de l’époque où le temps était affaire d’état, comme d’ailleurs toute forme d’étalonnage. Ulysse Nardin est l’enseigne horlogère suisse dont l’ADN comporte le gène chronométrie de marine le plus vivace. La sortie d’une série spéciale de 100 pièces d’une Monaco YS est au programme. Un modèle spécifique, à l’image de celui sorti en 2009, dont aucun visuel n’est encore disponible. Cette nouvelle référence enrichit la collection Maxi Marine Diver. Sportive, du pourtour de ses 43 mm de diamètre, étanche à 200 m, elle est est habitée par un mouvement à remontage automatique doté d’une petite seconde, affichant sa date dans un guichet situé à 6h ainsi qu’une réserve de marche de 42 h, via un guichet circulaire situé à 12h. Le cerclage «bouée» de ses guichets, ainsi que la lunette tournante unidirectionnelle, ancrent ce modèle dans l’imagerie océane. Sûr que son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, appréciera…

La Midnight de Ellicott 1788, le temps s’entend

Parce qu’elles le valent bien…! Au travers de ses collections Majesty, Springfield et Mach One, toutes en éditions limitées, le designer CEO Pierre-André Finazzi rend hommage au maître horloger John Ellicott (1706-1772), un génie horloger anglais contemporain du Roi Georges III. Puis, après ses viriles explorations des mécaniques complexes et de matières indomptables, comme par exemple le bloc de carbone epoxy pour le façonnage d’une boîte, celui dont la marque de fabrique est de disposer les poussoirs à gauche (ils font jamais comme tout le monde les Anglais…), présente à une exquise complication apte à titiller le poignet des cendrillons modernes: la Midgnight, dans la collection Lady Tuxedo, dont on attend qu’elle vous rappelle les fatidiques douze coup de minuit. Parce que la femme méritait mieux qu’un garde-temps en forme de réduction de modèle masculin ou de version réduite quartzée, Pierre-André Finazzi renoue avec une tradition horlogère insuffisamment rappelée: l’ultra compliqué en horlogerie, dont une kyrielle d’avancées techniques issues de l’art de la miniaturisation et du désir de rendre mystérieuses les lectures du temps, doit beaucoup aux femmes. De forme coussin, habitée par un calibre MID-1 (automatique), cette Ellicott répétition quart amplifie par ses rondeurs sonores, le scintillement d’un timbre discret, aussi élégant que son diadème de diams. 42 h de réserve de marche, en or blanc, rose ou en titane. Seulement à 99 exemplaires chacune….

Célébration du 8 chez DeWitt.

Au fond du couloir peuplé de machines anciennes vénérées par le maître des lieux, en marge des tableaux du passé remis à l’heure via une audacieuse campagne de communication, et de ceux du présent réalisés par l’artiste peintre Claude Weisbuch, l’ami proche…. la nouvelle collection. Comme cette Twenty-8-Eight, née un 28 août et porteuse d’un discret hommage à l’essence impériale du Comte de Witt, dont le lointain ancêtre Napoléon fut intronisé un 28 Floréal du calendrier républicain. Qu’elle respire les codes de la marque, est une évidence: colonnes impériales affinées et plaquées sur les côtés, boîte amincie, conjugaison de caractère et de raffinement. Les techniques traditionnelles, en particulier celle du guillochage, profitent de la réhabilitation de machines du 18ème siècle encore en état d’émerveiller. Quant au calibre DW 8028, un tourbillon entièrement développé in house, il rivalise de performance et de raffinements faits main. 72 h de réserve de marche.

BorgeauD Watches et le Septagraph Perpétuel…

Après le Tourbillon ou la Répétition Minutes, le Septagraph Perpétuel est une nouvelle complication mère, signée BorgeauD Watches Switzerland. Au moyen d’un disque rétrograde colorant un « indicateur de réserve temporelle » en forme de flèche posée sur un cadran multi dimensionnel, grâce à un compteur situé entre les index 7 et 8, ce garde-temps célèbre 3000 ans d’observations astronomiques grâce à 450 ans de savoir faire horloger suisse. Tout dans ce garde-temps exclusif est suisse, du design à l’écrin, du cuir des bracelets au fournisseur de glace, en passant bien sûr par chaque composant du calibre BRG 11501. Le principe du Septagraph Perpétuel est de restituer à son possesseur -un initié à coup sûr, 1h30 chaque jour, de manière non consécutive. Une parenthèse qu’il mettra à profit pour cultiver ses intériorités et s’occuper de son recentrage personnel. Un luxe des plus suprêmes, au regard de la folle course du temps moderne, un refuge -ou un poste d’observation, niché dans l’oeil du cyclone temporel. C’est d’une poésie majusculaire, ça frise le BorgeauD code et les sempiternelles recherches graalistiques. Est-ce bien utile? En tous les cas, un périple en Asie vous en convaincra, tant le respect de cette tranche dédiée aux jours de la semaine est encore vivace.  C’est de l’ordre de l’hygiène de vie temporelle…. d’autant que le système ultra complexe est porteur de deux symbolique majeures, celle des chiffres 7 et 8. Par ailleurs, selon une étude produite par le Swatch Group, l’acheteur d’un chronographe n’utilise sa modeste complication en moyenne que 6mn la première année. Affaire à suivre donc, du côté de la Watch Gallery (Stand 25 – là où les journalistes trinqueront à l’ouverture du salon), du 17 au 25 mars prochain, à BaselWorld 2010. Le Fleurisan Marc Aeschacher tisse un pont entre les arts horlogers des Vallées puisque, du côté du Sentier, le nom Borgeaud est intrinsèquement lié à l’histoire du cru.