Quarantième de la Royal Oak, un tour du monde qui passe en mai à Zurich

Un Park Avenue Armory de New-York bondé de célébrités et d’un Tout-New-York en gala! Vanessa Weill, la correspondante de l’agence de presse TàG Press +41 était la seule à en être. C’était le 21 mars le coup d’envoi de l’expédition itinérante retraçant les 40 ans de bons et loyaux services d’un modèle designé en 1972 par feu Gérald Genta. Pour la première fois, l’acier entrait dans le luxe, grâce à cette forme octogonale inspirée des bouches à canon des bateaux britanniques qui abritèrent le Roi Charles II d’Angleterre dans sa fuite, du nom de «Royal Oak» (Oak voulant dire ‘chêne’). Aux côtés de Philippe Merk, CEO, de François-Henry Bennahmias, Président et CEO Amérique du Nord et Olivier Audemars, Administrateur d’Audemars Piguet, ces happy few new-yorkais s’en mirent plein les mirettes sur fond de peoples: Arnold Schwarzenegger, le quarterback des New England Patriots Tom Brady, l’acteur et réalisateur Ed Burns, la légende du hockey Sean Avery ou Claude Nobs, du Montreux Jazz Festival, infidèle pour un soir à ses Parmigiani Fleurier. Bientôt, Paris, Pékin, Singapour et Dubaï accueilleront cette expo. Et Zurich au «Lichthof», du 14 au 16 mai 2012. La Manufacture du Brassus, toujours en mains familiales, y enrichira ses vitrines d’archives historiques illustrant la fabuleuse épopée iconique. Elle dédicacera l’ouvrage anniversaire riche de 137 ans d’histoire. En attendant vous pouvez lire et commander « Audemars Piguet – Master Watchmaker since 1875 » de François Chaille » (Watchprint.com).

Infidèles célébrités… Supris en flagrant délit d’image

Evidemment, rien n’interdit à Claude Nobs de posséder plusieurs montres. Néanmoins, tout le monde connaît ses liens privilégiés avec Parmigiani Fleurier, sponsor du Festival de Jazz de Montreux. Des liens quelque peu fragilisés récemment par l’arrivée d’Audemars Piguet par la porte patrimoniale du Montreux Sound Digital Project, une vaste opération de préservation d’archives teintée de valeurs historique et scientifique. On murmure que le célébrissime boss du festival eut sa phase « Royal Oak« , au grand dam de la fidèle complice du Val de Travers. Il ne serait pas étonnant d’ailleurs qu’il s’en servît pour faire monter les enchères. De là à arborer ostensiblement une troisième marque, il n’y a qu’un pas. Franchi allègrement grâce à l’oeil attentif de la marque deLaCour (la photo date de 2007). Dans le même ordre d’idée, Aishwarya Rai, la célébrissime actrice chanteuse indienne si parfaite dans l’incarnation du concept de Longines « Elegance is an attidude« , s’est faite surprendre sur le red carpet cannois, en plein festival du cinéma, avec des bijoux Chopard et… sans aucune montre au poignet! Vous me direz, Longines ne donne pas dans la joaillerie, certes. Mais le loup est entré dans la bergerie… Les temps sont durs. Merci d’envoyer au bloghorloger.ch vos clichés du genre.

Audemars Piguet et le Montreux Sounds Digital Project

On aurait pu croire que tout ce qui concerne le Montreux Jazz Festival et Claude Nobs est chasse gardée Parmigiani Fleurier, en matière de communication. Tout, enfin presque, puisqu’il restait une porte latérale, d’obédience scientifique, qu’une autre marque, réputée grâce à sa Fondation pour son éthisme en matière d’opérations mécèniques, a pu franchir. Ainsi, Audemars Piguet, en partenariat avec l’EPFL ont embarqué pour le Montreux Sounds Digital Project, un programme patrimonial mené par la société Montreux Sounds (qui n’est pas vraiment Claude Nobs puisque cette société est aussi dirigée par son compagnon Thierry Amsallem). Décrit par Quincy Jones comme étant « le plus important témoignage de l’histoire de la musique, couvrant aussi bien le jazz, le blues, le gospel, le rock, que la brésilienne, africaine ou le folk… » ce projet entend sauvegarder et protéger pour le transmettre à la postérité après les avoir digitalisés, tous les trésors vidéo et son accumulés par le fondateur du Festival de Jazz de Montreux: 5’000 heures vidéo dont 1’000 en HD, 600 mètres de rayons linéaires (dans les sous-sol du chalet Le Picottin à Caux-sur-Montreux), 10’000 supports magnétiques représentant 60 tonnes. Un concentré de moments forts du genre: Ella Fitzgerald en 1969 ou Quincy Jones en 1996…

Parmigiani se la joue unplugged…

Propension à décliner des valeurs d’exclusivité et de quête d’absolu en phase avec son horlogerie authentique, Parmigiani plongeait du 13 au 17 avril 2010 dans une aventure musicale nouvelle. Celle de l’Unplogged Festival de Zermatt. L’occasion d’entendre sans artifices et ‘au naturel’ (tant par le cadre que dans les méthodes d’amplification), des artistes tels que Lionel Richie, Stephan Eicher ou Billy Idol, pour ne citer que les plus connus. Un défi artistique que même les artistes sont excités de relever, tant l’exercice les ramène à la saveur originelle de leur plus simple expression. Du côté des organisateurs Thomas Sterchi et Marco Godet, animés d’un slogan ma foi bien trouvé « reduced to the maximum« , aucune autre marque n’a été contactée. C’était Parmigiani ou rien! Certes, le Zermatt Unplugged est parrainé entre autres par Claude Nobs. La marque de Fleurier, partenaire du Montreux Jazz Festival, joue donc les prolongations côté haute montagne et, côté métropole cantonale, avec son implication dans Festi’Neuch.