Rachat de Magma Concept

La micromanufacture Magma Concept, créée il y a une dizaine d’années par l’horloger Cédric Grandperret (lire son portrait), vient de trouver un nouveau propriétaire suisse. Son nom sera révélé dans prochainement dans ces mêmes colonnes. Membre du Jury du Prix Montre de l’Année du magazine Montre Passion, Cédric Grandperret reste à la tête d’une entreprise particulièrement bien considérée au monde des marques ou des fabricants de complications, un motoriste regorgeant de ressources créatives et de développement. L’accord finalisé ce jour, avec le concours du professionnel  et ami Philippe Thivolet,  permet ainsi à l’un de fleurons horlogers de la production de mouvements manufacture et de modules compliqués d’envisager l’avenir sous les meilleurs auspices.

Guy Lucas de Peslouan: photos d’horlogerie

Artiste de l’objectif, amoureux des chambres photographiques, de la prise studio et des rouages les plus subtils, Guy Lucas de Peslouan méritait d’avoir son portfolio dans l’édition des magazines Heure Suisse et Heure Schweiz paru à l’occasion de BaselWorld 2011. Son inimitable tignasse bouclée, poivre et sel, ne passe pas inaperçue dans les salons horlogers. Le temps des contacts et des remises de carte, toujours avec le chariot porteur de ses books les plus aboutis, l’amène inexorablement dans les ateliers des horlogers indépendants ou dans les alcôves du luxe joaillier. Débordante d’angles divers, sa bibliographie s’érige en référence, saupoudrée de titres de rêve: Reflets d’Eternité, en 2005, et Le Temps Poétique, en 2009, pour Van  Cleef & Arpels, La Beauté en Voyage pour Hermès, en 2002, La Capture de l’Eclat pour Boucheron, en 2004. Des grandes maisons, telles que A. Lange & Söhne, Audemars Piguet avec un livre consacré aux finitions horlogères, ou Richard Mille qui s’éprend de ses regards neufs dénués d’apriori, il passe sans rupture aux établis des horlogers indépendants: R.W. Smith, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Thomas Prescher. Quelques enseignes montantes en appellent à ses talents comme Ladoire ou De Bethune. S’ajouteront à sa palette de réalisations en 2011, ses travaux avec F.P. Journe, Greubel & Forsey, et quelques poursuites de collaboration avec Boucheron, Chanel et Gilan.

Excellence horlogère selon Patek Philippe

Le samedi 28 mai 2011.  Remise au Musée Patek Philippe à Genève du prix dédié à l’excellence horlogère. Un concentré de relève assurée qui offre un magistral panorama didactique sur la fiabilité, la précision, les terminaisons manuelles et le réglage. A cette joute horlogère révélatrice de talents, baptisée Concours de Bienfacture et Précision Patek Philippe et comprenant un réglage dynamique sur le mouvement à remontage manuel Patek Philippe Calibre 215 (04), participèrent 18 élèves des six écoles d’horlogerie suisses. Avec en toile de fond le vœu pieux d’instaurer avec elles un partenariat durable. Premier prix, gagnant d’un kit d’outillage, d’une semaine de formation dans les ateliers de la Manufacture à Genève et d’une autre dans un centre de service client en Europe, Samuel Schmid du Zeitzentrum Uhrmacherschule de Granges. A sa suite, Guy Wagner 2ème prix (Ecole Technique de la Vallée de Joux), Mickael Boissenin 3ème et Jonathan Barbier 4ème prix (CIFOM, Ecole Technique du Locle) ainsi que Baptiste Adam 5ème prix (CEJEF, Ecole des Métiers Techniques de Porrentruy).

Cédric Grandperret, concepteur horloger, directeur de production

A ses compétences de conception horlogère et de motoriste sollicitées par les plus prestigieuses enseignes de la haute-horlogerie et des complications horlogères, s’ajoutent au sein de la micro-manufacture genevoise Magma Concept, celles des images 3D, animées ou fixes, les plus abouties dans la branche, réputées pour leur exceptionnel rendu. Celles également d’une capacité à gérer dans son entier, autant une production de prototypes, de séries limitées qu’une mise en fabrication industrielle de volumes. Si sa voie était toute tracée dans le monde de l’optique –son grand-père invente Essilor, son parcours horloger s’est enrichi, au fil des projets et des réussites, d’une passion immodérée pour les matériaux. Ainsi a-t-il développé des alliages spécifiques. Cédric Grandperret est aussi le premier, pour sa marque Globe Master Watches, à introduire jusque dans les rouages du mouvement et plus seulement pour la boîte de la montre, le super alliage 4144, un acier ultra abouti utilisé pour les prothèses dans le domaine médical et pour les bras de satellites dans l’aérospatiale. Ses prochaines inventions inspirées de l’optique –retour à l’histoire familiale, occuperont prochainement le devant de la scène. Aujourd’hui déjà, ce maître ès complications mères, le tourbillon, la répétition minute est réputé pour son respects des savoir-faire ancestraux comme pour une créativité qui ne fait jamais l’épargne des nouveaux procédés.

Guy Lucas de Peslouan, photographe horloger

Artiste de l’objectif, amoureux des chambres photographiques, de la prise studio et des rouages les plus subtils, Guy Lucas de Peslouan promène son inimitable tignasse bouclée, poivre et sel, dans les salons horlogers. Toujours avec, en prolongement de sa personne, le chariot porteur de ses books les plus aboutis, remplis des makings off de ses plus belles rencontres tant dans les ateliers des horlogers indépendants que dans les alcôves du luxe joaillier. Débordante d’angles divers, sa bibliographie s’érige en référence, saupoudrée de titres de rêves: «Reflets d’Eternité» en 2005 et «Le Temps Poétique» en 2009 pour Van Cleef & Arpel, «La Beauté en Voyage» pour Hermès en 2002, «Capture de l’Eclat» pour Boucheron en 2004. Des grandes maisons telles que Lange & Söhne, Audemars Piguet avec un livre consacré aux finitions horlogères, ou Richard Mille qui s’éprend de ses regards neufs dénués d’à priori, il passe sans rupture aux établis des Horlogers Indépendants: R.W. Smith, Kari Voutilainen, Peter Speake Marin, Thomas Prescher. Quelques enseignes montantes en appellent à ses talents comme Ladoire ou de Bethune. S’ajouteront à sa palette de réalisations en 2011, ses travaux avec F.P. Journe, Greubel & Forsey, et quelques poursuites de collaborations avec Boucheron, Chanel et Gilan. Son site officiel.

Jean-François Mojon, horloger développeur

Auprès des collectionneurs, surtout en Asie, le nom de Jean-François Mojon est de ceux qui engendrent les frémissements. Développeur pour de Grisogono de la dg Meccanico, première montre dotée d’un affichage digital entièrement mécanique, l’homme a également sévi chez Harry Winston, en s’associant au dixième chapitre de la saga des Opus. Sa série de garde-temps, dont le prix unitaire avoisinait pourtant les  CHF 210′000.–, s’était envolée en quelques jours… Présente au Geneva Time Exhibition, le salon genevois des indépendants, cette figure d’une horlogerie toujours plus compliquée, devrait drainer son flux d’inconditionnels. Le Loclois, fondateur de Chronode SA, les entraînera cette fois, sur les traces de Cyrus Le Grand, le monarque qui parvint à conquérir la plus imprenables des cités, Babylone. Une nouvelle marque, lancée par Laurent Lecamp. Voir l’article sur la Clepcys.

Chronomètre certifié, les faiblesses…

Le mot chronomètre mériterait de faire l’objet d’une véritable campagne de communication, de la part des instances corporatistes horlogères et des marques. Et d’être ainsi renforcé. Car on obtient ce gage de précision, apposé comme valeur ajoutée sur le cadran d’un garde-temps,  après avoir soumis son mouvement à des tests. Et ce sont des organismes tels que le COSC (Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres) ou Timelab (nouvelle fondation créée à Genève), qui décernent les fameux certificats de marche débouchant sur l’attestation suprême de la mention « chronomètre ». Seulement voilà, c’est seulement le mouvement qui est soumis aux tests composés d’observations en cinq positions. Pas la montre finie. Quand on sait le parcours que peut emprunter un mouvement agréé, entre sa sortie des tests et son emboîtage, il serait utile d’envisager une seconde phase de tests qui, si elle existe déjà au sein de scrupuleuses enseignes, reste aujourd’hui à bien plaire et non-obligatoire pour l’obtention de la mention. Autre faiblesse du système, dans le cas d’une marque qui disposerait de volumes et de moyens conséquents, c’est qu’elle peut acheter  des lots en vrac, auprès d’une fabrique fiable de mouvements, misant sur le fait qu’une proportion raisonnable de mouvements obtiendra la mention « chronomètre » et que les autres rejoindront d’autres collections. Sachant que ça coûte environ CHF 15.00 par mouvement testé, le coup est jouable et économiquement défendable. Hélas, c’est très dévalorisant pour le terme qui pourrait, s’il faisait l’objet d’un renforcement communicationnel chez le consommateur, devenir une véritable plus-value. Et redevenir synonyme d’attentions prodiguées par la main habile et expérimentée d’un régleur. Lire le billet horloger « Minute, Précisions! » écrit par Joël A. Grandjean pour le site horlogerie-suisse.com. Télécharger cet article en pdf sur le site de l’agence de presse TàG Press +41.

Montres mAr, nouvelle venue… DéJà millésimée.

Profitant du 1er mars férié dans le canton  de Neuchâtel, une nouvelle marque invite journalistes et insiders à célébrer son lancement et à prendre connaissance de ses modèles. Située en amuse bouche juste avant BaselWorld, cette présentation précède l’inexorable indigestion. Les Montres mAr se réclament d’une appartenance terroir déjà contenue dans son slogan « Horlogerie Millésimée« . D’où son lancement officiel au Château de Cressier dont le caveau n’est pas en reste côté crus. Quant au reste, trois axes, technique, joaillerie et dame, ainsi qu’une appartenance directe tant à l’histoire horlogère des Ruedin, intimement liées tant aux grandes pages de Reconvilier Watch Co ou de Fabrique d’Ebauches de Fontainemelon qu’à celles du monde vinicole via la vie notable de Maurice Albert Ruedin et de la marque mAr -ses initiales, liée au domaine, à la bonne chère et à la production de mousseux. Côté développements, la marque s’appuie sur l’entité deux pôles ASXP, Engineering (Ph. Ruedin) pour une famille de calibres maison et Créations (Xavier Michel) pour l’esthétique. Si le millésime 2008 dont le collection Bacchus -ici la ligne joaillerie, se distingue par sa sobriété heure minutes secondes à  remontage automatique (micro-rotor), la cuvée 2009 introduit les premières complications: petite seconde à 9h00, indicateur de réserve de marque, de quantième, chronographe roue à colonne et remontage automatique.

deWitt s’apprête à faire des siennes

Depuis l’arrivée de la Chaux-de-Fonnière Nathalie Veysset à la direction financière puis à la Direction Générale de deWitt, suite aux quelques coupes qui ont suivi, chacun y allait de sa rumeur quant à la santé de l’entreprise. Qui choisissait de se taire, de se concentrer sur elle-même et de se mettre au boulot. Résultat? Un calibre tourbillon entièrement fait maison, à partir d’une feuille blanche, qui habite déjà quelques protos prémices au lancement d’une nouveauté BaselWorld 2010; un atelier de cadran autonome qui s’offre le luxe d’accepter très occasionnellement des commandes pour d’autres marques triées; une nouvelle campagne de publicité sur le thème de la « Classical Audacity », avec des toiles célèbres revisitées à la sauce contemporaine; et à la demande de plusieurs distributeurs, un modèle « entrée de gamme », sublime trois aiguilles, à moins de 20′000.00 francs suisses. Sans parler de deux à trois autres nouveautés révélées à Bâle. Ce n’est pas tout. La stratégie prévoit la conception et construction d’un calibre de base, ouvert aux développements complicationnels. Quant à ceux qui s’inquiétaient de ce que la déroute de BNB aurait pu pénaliser deWitt via quelques calibres restés en déshérence, qu’ils se rassurent. La maison avait pour usage de commander plus de kits qu’il n’en fallait pour ses besoins. Elle dispose donc d’assez de composants pour faire face au SAV. En d’autres termes, et puisque les mètres carrés du bâtiment le permettent, il se peut qu’on reparle prochainement d’expansion. Après la discrétion et la concentration, voici venue l’ère des résultats communiqués. De quoi réjouir les inconditionnels de cette marque élégante et intelligente, à l’image d’un comte habité par la bienfacture de son produit plus que par quelque effet de manche contre nature. Jérôme deWitt dispose de suffisamment de moyens pour asseoir sa vision long terme.