Baume & Mercier lance une tweet-opération avec WorldTempus. Le SIHH 2012 en ligne…

Tweetophiles, à vos marques, prêts… Partez, le 13 janvier à 14h00! L’ensemble de la planète Twitter et de ses bourdonnements relatifs à l’actualité du SIHH 2012 seront regroupés en un seul flux. Etonnamment, l’initiative de créer durant le salon un « centre du monde » temporel, donnant aussi la part belle aux autres marques, ne vient pas des organisateurs du salon, la Fondation de la Haute Horlogerie (?!) mais de l’un de ses bouillants participants exposants, la marque Baume & Mercier qui trouve en Worldtempus.com, le site d’Edipresse, un relais fort utile. C’est à la limite de l’altruisme immatériel! Ainsi, chaque passionné -ou refoulé car ne rentre pas qui veut au Salon-, chaque journaliste spécialisé, disposera d’un lieu regroupant absolument tout ce qui s’écrit sur la toile à propos du SIHH 2012. Sur site web, tablette ou mobile. En temps réel, grâce à des capteurs sniffeurs, capables de repérer une palette de mots clefs. On l’a vu du côté des récentes révolutions dans le monde, l’info d’aujourd’hui, plus immédiate même que le média radiophonique, c’est Twitter. Quant à Baume & Mercier (fan page sur Facebook), elle enfonce le clou de sa longueur d’avance en matière de e-Communication. Du côté de l’agence orchestratrice de l’opération, il semble qu’on fourbit déjà ses armes pour BaselWorld…

Zenith s’affirme en marque éthique

Après les diamants propres et la mise en place du processus de Kimberley, le luxe fait aussi le ménage du côté de l’or et des pierres précieuses. Autour de slogans tels que ‘No Dirty Gold‘ et pour concrétiser l’idée lancée par des ONG, le RJC -Responsible Jewellery Council s’est créé. Au départ, en 2004 avec 14 membres dont Cartier et Tiffany. En 2009, 150 membres. Rejointe par d’autres grandes des groupes Richemont ou LVMH, Jaeger LeCoultre, Chanel, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpel par exemple, cette nouvelle instance vient d’annoncer la certification de 11 nouvelles sociétés répondant à ses critères d’éthique, de droits humains, de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) et de conscience environnementale. Parmi elles, Zenith au Locle (Groupe LVMH), comme en témoigne le document suivant daté du 12 janvier 2012. Lire aussi l’article « Or Propre, Prochain Combat« .

Timelab, trois missions chronométriques

Genève ne fait pas comme tout le monde, ça énerve parfois le reste de la Suisse. Pourtant, l’idée de regrouper sous le même toit institutionnel les prestigieuses appellations «COSC Chronomètre Certifié» et «Poinçon de Genève» est innovante. En dotant TIMELAB du statut de Fondation de Droit Privé, l’Etat genevois s’ébroue intelligemment d’éventuelles lourdeurs fonctionnelles et, tout en la maintenant dans le champ de sa législation, lui insuffle une dynamique de gestion d’entreprise privée.  Preuve en est le troisième secteur d’activité de TIMELAB, la métrologie et son laboratoire, qui, au travers de fédérations sportives internationales en quête d’homologation de leurs matériels de chronométrage sportif, vient de lui procurer une saine visibilité ainsi qu’une perspective de complément de ressources. Directeur Patrick Jaton.

Plagiat événementiel?

A l’heure où la notion de plagiat secoue les consciences intellectuelles du côté de l’Université de Fribourg, il semblerait qu’en matière de copié-collé, MCH Group SA, géant financier des organisations de Salons, ne soit pas en reste. Après avoir racheté 89,55% des parts de la société Beaulieu Exploitation SA, MCH fait le ménage. Officiellement, sa politique est de privilégier ses propres événements, ce qui ne se vérifie pas si clairement si on jette un oeil sur la liste des organisations encore en lice. Par contre après avoir évincé de Lausanne les salons EPHJ-EPMT (Environnements professionnels horlogerie joaillerie et microtechnologies) qui trouvent du coup à Genève Palexpo la promesse d’un second souffle bordé de meilleurs conforts, le groupe se fend d’un communiqué sur son nouveau salon. Là où l’innovation était promise,  ce nouveau-venu voudrait être « Le rendez-vous professionnel des microtechnologies et de la haute précision pour l’horlogerie-joaillerie, les technologies médicales et l’électrotechnique en Suisse romande. » A quelques détails près, c’est la copie de l’énoncé depuis 10 ans l’EPHJ-EPMT qui vient de célébrer son jubilé avec presque 600 exposants et plus de 11′000 visiteurs. Et qui est, on l’oublie trop souvent, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse. La seule également jusqu’ici à offrir aux microtechniques de tous bords la possibilité de côtoyer le secteur si prisé de l’horlogerie. Or donc, MCH Group, qui donne l’exemple en matière de lutte contre la contrefaçon à BaselWorld, aurait-il cédé à la tentation du copié collé du salon de la sous-traitance EPHJ-EPMT? Inspiration, expiration.

Les Mürner rachètent Magma Concept, micro manufacture

Cédric Grandperret, tout en restant à la Direction de sa micro manufacture créée il y a une dizaine d’années, vient d’en céder le capital à la famille Mürner originaire de Reichenbach im Kandertal, une commune bernoise située dans l’arrondissement de Frutigen-Bas-Simmental. Bref, en provenance de Thune et pas trop loin de Bienne où la même famille, déjà particulièrement bien introduite dans les univers de la distribution horlogère via une histoire entrepreneuriale dédiée aux transports, enregistre le 31 janvier 2011 (publication dans la Feuille d’Avis Officielle le 22 février 2011), la société Union Horlogère SA, du nom d’une ancienne marque issue d’une démarche collective que l’histoire horlogère fait remonter à 1883. Au nouveau conseil d’administration de Magma Concept, respectivement aux postes de Président, Vice-Présidente et Secrétaire Général, Patrik (le fils), Suzanne (la mère) et Paul (le père) Mürner. Un rachat qui laisse présager de bonnes surprises tant la réputation de ce label d’excellence s’appuie sur une horlogerie vraie et sur des compétences solides, en matière de construction horlogère et de complications comme du côté des meilleurs rendus de l’imagerie 3D.

Ressence, cadran en pleine tournante

Tandis que la Belgique se cherche encore un gouvernement, le temps de cette pièce Type 1001 de la marque anversoise Ressence –contraction de Renaissance de l’Essentiel, fait sa révolution autour du cadran, ce qui est totalement novateur et particulièrement complexe à réaliser. En d’autres termes, chacun des trois compteurs tourne sur lui-même, comme calé sur la course d’une aiguille dessinée à même le fond anthracite d’un cadran principal lui-même tournant. Absence d’aiguille, effets d’optique rafraîchissants, cette nouvelle venue découverte au salon horloger Geneva Time Exhibition en Janvier est lancée par Benoît Mintiens, un designer industriel belge. Mieux vaut le voir fonctionner, c’est même sur Youtube.

Yvan Arpa va-t-il encore frapper?

A quelques jours de l’ouverture de BaselWorld, l’inquiétude est à son plus haut niveau: à quelle volée de bois vert Mister Yvan Arpa nous exposera-t-il cette année? Ouf, ce qui est sûr, la marque Volna ayant fermé boutique, il n’y aura aucune allusion à la Volnatomic, une collection qu’il avait lancée en 2010 et qui engrangea tout de même CHF 3 millions de francs de pré-commandes. Cette année, ça aurait peut-être été mal perçu dans le paysage, d’autant que la montre n’est pas équipée de la fonction compteur Geiger. Toujours en 2010, il nous avait fait le coup du cadran en caca de dinosaure, qui soit dit en passant avait fait entrer les news horlogères dans l’ensemble des rubriques « insolite » des médias de la planète, ouvrant ainsi la voie à d’autres marques. Que nous réserve-t-il cette année, quel sera son coup médiatique 2011, sous les couleurs de sa marque Artya? On en tremble d’avance. A en oublier presque que le sieur Arpa est avant tout un sacré bosseur: pour Jacob & Co dont il occupe le poste de COO, il arrive avec 8 nouvelles collections soit une centaine de nouvelles pièces. Dont cette nouvelle exploration de la Five Time Zones.

LVMH s’empare de Bulgari, Franscesco Trapani promu

Majoritaire de la célèbre enseigne italienne créée par Sotirio Bulgari en 1884, la famille Bulgari s’associe au groupe LVMH de Bernard Arnault au terme d’un week-end de négociation validé par le Conseil d’Administration de LVMH réuni dimanche soir 6 février 2011. Elle devient ainsi le 2ème actionnaire familial du groupe. Paolo et Nicola Bulgari resteront respectivement Président et Vice Président du Conseil d’Administration de Bulgari S.p.A. La Famille Bulgari disposera de deux postes au Conseil d’administration de LVMH tandis que Francesco Trapani, Administrateur Délégué de Bulgari S.p.A., entrera au Comité Exécutif de LVMH et prendra, au second semestre 2011, la supervision de l’ensemble des activités Horlogerie – Joaillerie du Groupe LVMH, en ce compris la Maison Bulgari. L’actuel responsable de ces activités, Philippe Pascal, restera au Comité Exécutif de LVMH et se verra confier de nouvelles responsabilités. Cette entrée dans LVMH va donner à Bulgari les moyens de renforcer son développement à l’échelle mondiale et d’optimiser ses achats et sa distribution. Lire le communiqué de presse.

Prendre le large, retrouver le temps.

Les croisières sont à la mode. Parenthèses oisives où la pression du temps devrait semble-t-il vous être épargnée, puisque vous vous trouvez dans un programme où tout est pris en main, organisé, minuté. Théoriquement, il ne devrait même pas vous venir à l’esprit de regarder l’heure durant la semaine ou plus de votre maritime périple. Seulement voilà, certaines marques horlogères ou joaillières sont montées à bord, n’hésitant pas à vous faire de appels du pied, plus ou moins discret, misant sur le fait que vous êtes une clientèle captive. Le rêve de tout marketing manager, n’avoir qu’à faire fonctionner les mécanismes de la tentation, puisque de toute manière, vous n’avez rien d’autre à faire que céder. Ainsi, à bord des paquebots de MSC Croisières, équipés d’un luxe à vous faire tout oublier, y compris les cordons de la bourse, de somptueuses boutiques flottantes vous draguent: Bvlgari, Baume & Mercier, Hugo Boss, Fossil, Armani, Guess, D&G, Tommy Hilfiger… Du fashion certes, mais aussi quelques belles pièces d’horlogerie. Le temps vous rattrape, il reste un luxe, même à bord du Fantasia, du Magnifica ou du Poesia.

Banque & Finance, page horlogerie

Changement du côté du magazine Banque & Finance de Promoedition. Une page horlogerie, dédiée aux complications et aux garde-temps susceptibles d’afficher quelque affinité pour le monde de la finance et ses acteurs, fait partie de la nouvelle formule lancée lors de la sortie du numéro 107. Un mandat confié par le nouveau rédacteur en chef, le journaliste économique Didier Planche, à TàG Press +41, agence de presse spécialisée horlogerie, fondée par Joël A. Grandjean, par ailleurs responsable éditorial du bloghorloger.ch. S’abonner. Sous la bannière valeurs refuges, les marques Corum, Vacheron Constantin et Armin Strom ont bénéficié de cette première…

Histoire, Baume & Mercier rachète C.H. Meylan Watch

Juste après la seconde guerre mondiale, Baume & Mercier est dirigée par Marc Beuchat qui, malgré leur différence de caractère, s’appuie sur André Juillerat de La Chaux-de-Fonds, sur  son réseau de contacts et sa position de membre du bureau directeur de la Fédération horlogère suisse. De ce tandem, sous la présidence de Constantin de Gorski, naît le modèle « La Marquise » qui signe une renaissance exceptionnelle de la marque. Un modèle muni d’un bracelet rigide, dont les ressorts brevetés permettent d’encercler le poignet. Grâce à ce succès, Baume & Mercier dispose de moyens pour renforcer son appareil de production. Notamment, puisque la demande de ses chronographes demeure très élevée, en prenant une participation dans l’entreprise crée au Brassus en 1888 par Charles Henri Meylan. En 1947, cette participation sera majoritaire et C.H. Meylan Watch, fabrique de mouvements compliqués, renommée pour ses calibres extra-plats, ultra-plats et archi-plats, permet à la marque de renouer avec le passé manufacturier de son fondateur William Baume.

Baume & Mercier, la eSaga reprend…

Sous la bannière « Secrets d’une famille d’Horlogers« , la marque Baume & Mercier fait mousser la toile en embarquant pour une deuxième volée de courts et instructifs épisodes, postés simultanément chaque jour sur sa fanpage Facebook et sur son profil Twitter. Tous les soirs, à compter de ce soir 19h00 (heure suisse), une nouvelle page de son histoire s’écrira en direct, faisant la joie de ses 75′000 fans recensés. Eh oui, depuis l’année passée, grâce à cette opération eSaga, la marque dirigée par Alain Zimmermann a récolté, avec l’aide de l’agence Details.ch, les fruits de son intelligente utilisation des médias communautaires! Et le nombre des followers va croissant. Donc, dès ce mercredi 5 janvier jusqu’au dimanche 16, juste avant l’ouverture officielle à Genève du SIHH 2011, Salon International de la Haute Horlogerie, un épisode par jour… Restés connectés.

Agenhor nouvelle fabrique: les «casquettes» et la pompe.

Longuement ruminée par le constructeur horloger Jean-Marc Wiederrecht, maître ès complications, l’idée est, selon lui, une question de bon sens: construire des dalles supérieures de plus grande taille que le bâtiment, comme des «casquettes», doit permettre qu’en hiver, lorsque l’astre du jour suit une courbe inclinée, le soleil pénètre par les surfaces vitrées, apportant sa contribution au chauffage intérieur. Ces mêmes dalles en été, lorsque la course solaire flirte avec la verticale, pourraient «briser les rayons», les empêchant de taper sur les façades. Jean-Marc Wiederrecht ne voulait pas la climatisation, il voulait pouvoir ouvrir les fenêtres, pour entendre l’eau couler –une marre a été installée, et les oiseaux chanter. Utopique? Grâce à son usine laboratoire Agenhor (Atelier Genevois d’Horlogerie), avec son écobilan positif et ses «charges négatives», il démontre que le respect  de l’environnement est un modèle économique viable. D’ailleurs, son bâtiment pourrait même lui rapporter de l’argent, puisque les SIG, fournisseur officiel genevois d’électricité, rachètent à bon prix, tout surplus d’énergie renouvelable produit par des particuliers…

La L08 de Armand Nicolet.

Les montres ont-elle une âme? C’est la question que pose la «L08», sur le mode de l’édition limitée en multiples de 150, de 50 pour une version sertie. Pour la boîte, ronde et classique, la noblesse d’un acier efficace cède parfois, pour la lunette, à l’or rose ou aux diamants. Le fameux «guilloché» du cadran en relief, devenu signe reconnaissable du style Armand Nicolet, s’entrouvre sur des détails triés d’un calibre vintage 18′000 alternances par heure, le AN0711A, concentré de nouvelles technologies saupoudrées des composants du calibre UT 600 de 1957, retrouvés dans les combles et les tiroirs de la maison originelle. Ce moteur à remontage manuel, dont il ne reste par définition qu’un nombre limité d’exemplaires, se distingue par son épaisseur réduite. Oh, pas celle d’une extra plate, mais déjà avec l’élégance des discrètes qui en jettent sans chercher à s’imposer. Tenu en laisse par un bracelet cuir de crocodile, le temps servi par cette réincarnation des valeurs originelles de l’horlogerie, se devait de s’entourer d’attentions subtiles : décorations «Côte de Genève», rhodium perlé, index appliqués à la main, étanchéité à 5 atmosphères et, une réserve de marche de 36 heures.

Armand Nicolet, horloger

Armand Nicolet, fils d’un horloger, entre en horlogerie, comme on entrait dans les ordres. Vocation et passion. A la fin du 19ème siècle, au sortir de son apprentissage, il ouvre son premier «Atelier d’Horlogerie» et, en 1902, s’illustre dans l’univers de la montre de poche soignée, titillant parfois celui des complications telles que les répétitions minutes, quarts, ou heures, les calendriers perpétuels… Encore prisé par les collectionneurs, au détour d’un catalogue de ventes aux enchères ou d’une transmission d’héritage, ce nom est également synonyme, durant les fifties, de la production depuis Tramelan de la presque totalité des calibres Venus. Rappelons que cette ville était à l’époque le troisième pôle horloger de Suisse, avec la concentration de 800 horlogers et 105 fabriques. Site officiel actuel.

Bittel invente le post bling-bling…

Encore une inédite chez Michael Bittel. Sur la complice initiative du photographe Claude Cuendet, Michael Bittel, le plus atypique des horlogers, est mis en scène. L’occasion de présenter un modèle encore jamais montré: une montre dont la lunette hérite de sa fameuse invention, son système de lamelles amovibles. Supposons qu’une des faces de ce pourtour soit sertie de diamants, que l’autre affiche la sobriété d’un poli brillant. Ça donne le bling-bling sur commande ou l’expression du post-ostentatoire, un modèle idéal en ces temps de retours vers des goûts plus classiques et vers le moins d’envie d’étaler les tapages d’une horlogerie d’excès. Apparu en 2009 avec ses Grands Carrousels, des montres bracelets dont les cadrans multiples offrant deux à trois faces totalement distinctes sont possibles grâce à ce même système, celui que l’on surnomme affectueusement «l’horloger du voyage» poursuit sa route. Avec notamment, annoncée pour début 2011, une centaine d’«Eclypses», autre modèle porteur d’une seconde invention, le double diaphragme. Là encore, comme fil rouge, la possibilité de disposer de deux cadrans, trois si l’on compte le «fond» de la cage qui supporte avec bonheur quelque sertissage partiel ou complet.

Catorex, dans la poche ou en pendentif. New London

Catorex joue avec son ADN de spécialiste des montres de poches pour lancer à BaselWorld 2010 une «New London» particulièrement ciblée collectionneurs du monde. A partir de deux mouvements Unitas datant de 1960, entièrement reconditionnés, squelettés et disposés assymétriquement dans une boîte carrée aux angles arrondis, ce modèle pseudo vintage moderniste sort de la poche pour s’enrouler au poignet ou se suspendre en pendentif. Sept déclinaisons sont proposées, jouant de leurs spécifiques décorations et couleurs. Trop discrète enseigne horlogère issue depuis 1858 des terroirs de la paysannerie horlogère, Catorex est encore aux mains de sa famille fondatrice, quatrième génération. Guy A. Cattin perpétue les savoir-faire familiaux tout en animant sa deuxième société, la cent-cinquantenaire Cattin & Cie, destination courue du private label rigoureusement swiss made.

Thomas Prescher, portrait

Accrochée aux bords du lac, à Twann entre Neuchâtel et Bienne, son enseigne ouverte en 2002 est une incontournable escale sur la route de l’horlogerie compliquée. Comme bon nombre d’horlogers débutant un jour leur éponyme aventure, Thomas Prescher se fait la main en restaurant des pièces anciennes, d’abord au sein de l’entreprise Gübelin à Lucerne où il s’essaie également sur la réalisation de pièces d’exception, des commandes spéciales. Encore aujourd’hui, nombre de trésors antiques et de pièces rares passent entre ses mains à Twann: des pièces d’Abraham-Louis Bréguet, de Thomas Earnshaw, de Girard-Perregaux, de Ferninand Adolf Lange, de John Arnold, de Patek Philippe, d’Urban Jürgensen, de LeRoy, de Thomas Mudge ou de Thomas Tompion. Puis il se fait notamment connaître par la ligne Tempusvivendi, ses premières créations inspirées d’une complication apparue au dix-huitième siècle, un double rétrograge, libérant sur le cadran, des espaces ouverts à l’expression de scènes gravées ou émaillées. Il rejoint en 2003 l’illustre AHCI – Académie Horlogère des Créateurs Indépendants et s’offre pour la première fois une percée revigorante à BaselWorld. C’est le coup d’envoi d’une carrière remarquée par les collectionneurs du monde entier, débutée au SAV d’Audemars Piguet en Allemagne, après une éphémère carrière dans la marine allemande. Pour parvenir à ce stade, il aura avalé et digéré un nombre incommensurable de données techniques, au fil de lectures volontaires: manuels techniques, livres horlogers et autres articles éclairés.

Triple Axis Tourbillon de Thomas Prescher.

S’inspirant, comme ses pairs Stephen Forsey et Robert Greubel, des travaux des Britanniques Anthony G. Randall et de Richard Good, Thomas Prescher appartient à cette nouvelle génération de doigts d’or qui s’amusent à taquiner l’impensable. Ainsi parvient-il à réaliser, dans une montre-bracelet, un exploit jugé jusque-là impossible: l’ajout à un mécanisme tourbillon d’un troisième axe, opérant une circonvolution une fois par heure, donnant un relief spatial à la vision fascinante de la marche de la montre. Le tourbillon semble suspendu dans l’air et ses ébats sont comme épargnés par les vicissitudes de l’apesanteur.  Lire l’article paru dans Heure Suisse n°107.

Montres à fleur de poudreuse, expo à Crans-Montana

Sous l’appellation « Watches & Diamond Show« , Patrick Saegesser invite ceux dont les planches croiseront la poudre du côté de Crans-Montana, à faire un petit détour par le Grand Hôtel du Golf & Palace afin d’y découvrir du 2 au 6 janvier son exposition. Les marques Cvstos, Arnold & Sons, Hautlence, Armin Strom, Louis Moinet, Alexis Garin, Magellan, TechnoMarine, Charriol Genève et Metal.ch seront de la party. Autant joindre le plaisir hivernal à l’utile horloger.

Robergé, flash back. Frédy Capt, horloger.

Robergé! Cette marque vous dit encore quelque chose? A se repencher sur son histoire récente, on réalise à quel point elle fut pionnière et avant-gardiste. Certes, elle existe encore, mais ne s’active plus aujourd’hui sur le positionnement de ses origines. Marque liée à la famille Mouawad, elle avait, le dédain du scepticisme passé, le parfum authentique d’une vraie marque d’horlogers. Alain Mouawad, le fils, dont le mensuel Bilan révèle sous la plume de Michel Jeannot qu’il se prépare avec Blacksand à revenir sur le terrain du branding horloger, y était pour beaucoup. On sait l’homme épris d’horlogerie, connaisseur et collectionneur. Outre une créativité pratique sur laquelle bloghorloger.ch reviendra au fil de quelques exemples concrets, la marque Robergé savait bien s’entourer. Par exemple Frédy Capt, son horloger rhabilleur, est aujourd’hui chez Breguet, depuis 18 ans.

Demi-fuseau horaire chez Blancpain

Décidément l’Inde est à l’honneur. Particularité familière à tous les voyageurs qui s’y rendent, le fuseau horaire local se compte en fractions de demi-heures. De quoi mettre KO toutes les GMT en circulation. Toutes, sauf la Villeret Demi-Fuseau de Blancpain, annoncée pour BaselWorld 2011. Grande simplicité d’utilisation grâce à un poussoir situé sur la tête de la couronne, permettant de corriger rapidement la date, l’heure du demi-fuseau, de demi-heure en demi-heure. Et si l’on décide de corriger l’heure de référence, celle du deuxième fuseau se fait automatiquement. Ça a l’air simple à dire, à utilisé, c’est toutefois l’expression d’une grande maîtrise ès complications horlogères. Habité par le calibre 5254DF -321 composants pour 72 heures de réserve de marche, développé par la Manufacture du Brassus, ce garde-temps est logé dans une boîte demi savonnette en or rouge. Une matière retrouvée sur des index posés à même un cadran opalin, subtilement guilloché.

Erotisme, quand tu nous tiens… Chinoiseries!

L’article paru dans GHI (Genève Home Information, Charles-André Aymon, Rédacteur en Chef) prolonge l’affaire des « Montres érotiques Chinoises » offertes aux jurés du Grand Prix d’Horlogerie de Genève. Une info révélée par businessmontres.com qui en appelle au retour des fondateurs du Grand-Prix sous la formule « Reviens Jean-Claude…. » Or, il se trouve que justement, c’est le Jean-Claude en question, co-fondateur du concours , qui a fait fabriquer ces montres érotiques en Chine. Ça se voulait être un gag… Le vrai gag se trouve dans l’annuaire des propriétaires d’adresses internet. Edipresse, à qui appartient le Grand Prix d’Horlogerie de Genève, serait-il le répondant téléphonique de Topsuisse.com, un site internet orienté érotisme et sexe (s’il l’on choisit l’index « détente »), dont le même Jean-Claude serait à l’origine? En effet, le numéro de téléphone indiqué pour « L’annuaire de tous vos loisirs » est une ligne interne de La Tribune de Genève! Certainement un oubli…

L’aventure VicenTerra commence… La GMT-3 bientôt aux poignets

La ténacité paie! Pour la plus grande joie des souscripteurs, VicenTerra peut démarrer la production de ses garde-temps exceptionnels, grâce à la pré-vente d’une septantaine de pièces sur les 100 envisagées. Il reste donc encore une trentaine de places à prendre (télécharger le bulletin de commande). Vendre en souscription des modèles dotés de complications inédites, d’une valeur qui s’apparente plus au prix « usine » qu’au prix « vitrine, c’est donc désormais possible. Et quand le constructeur qui s’embarque dans pareille aventure, Vincent Plomb, est capable d’arborer à son poignet un modèle encore plus évolué que celui qu’il lance, qu’il se déplace aux quatre coins de la planète des collectionneurs avertis, l’aventure séduit et les médias tentent de l’amplifier, chacun selon ses moyens. Le 4 septembre dernier, il manquait une dizaine de pièces à l’appel, puis 7, puis… Aujourd’hui, le quota minimum est atteint, la production peut démarrer. Bravo Vincent, homme à soulever les montagnes! Naissance prometteuse d’une marque? En tous les cas, bientôt aux poignets de quelques privilégiés, une GMT-3 gorgée de planétaires et sphériques complications. Voir le film.

Faillite de Volna, le communiqué officiel

Faisant certainement suite à la publication dans notre média de la news « Volna, c’est fini« , Michael Blaye, Président du conseil des actionnaires, vient de publier un communiqué officiel.

Volna, c’est fini.

Selon nos informations, Volna dépose le bilan. L’aventure horlogère de cette anticonformiste, un tantinet décalée, avait commencé en 2006 sur le mode de l’alliage entre horlogerie suisse contemporaine et héritage soviétique. Durant BaselWorld 2010, la marque vivait un sursaut remarqué, grâce à Volnatomic, une nouvelle collection imaginée par le radioactif Yvan Arpa. Un bref retour de flamme qui n’aura pas suffi, malgré son buzz médiatique. Que s’est-il donc passé? La décision de jeter l’éponge, rendue publique à grands regrets par le nouveau Président Michael Blaye, était inéluctable. Ce d’autant que, depuis juillet 2009, l’implication financière de la compagnie singapourienne AG Asia Investments Ltd aura été significative. De plus, en raison d’une dette résiduelle trop importante due au précédent management, la chasse de Michael Blaye aux nouveaux investisseurs n’aura pas porté de fruits. Trop tard! La fermeture de Volna a donc été décidée unanimement par ses actionnaires, à l’issue de leur Assemblée générale annuelle du 30 juin 2010. Elle n’est donc pas l’expression de la seule  volonté de Michael Blaye qui représente l’actionnaire minoritaire AG Asia Investment Ltd. Elle ne serait pas non plus une question d’argent, mais plutôt d’insatisfaction récurrente face à une production horlogère et à un système de management qui n’aurait pas pris la voie de l’excellence espérée. Aujourd’hui, le Président reste convaincu que, au moment de l’apport de capitaux, le tableau présenté aurait été passablement embelli -c’est de bonne guerre, et que même avec quelques ‘rallonges’ supplémentaires, rien n’aurait permis d’effacer le mauvais pli. C’est donc au nom de sa passion pour l’horlogerie et l’ingénierie suisse que le Belge Michael Blaye s’interdit toute compromission. Une réalité fatale à Volna.

Rappel. En juillet 2009, l’arrivée de AG Asia Investment Ltd dans Volna fait passer le capital-action de CHF 460′600.00 à CHF 2′500′000.00. Sébastien Botinelli est alors nommé Président, deux des trois fondateurs, François Candolfi et Marc Calmonte, sont écartés. Juste après BaselWorld 2010, c’est au tour de Sébastien Botinelli de voir sa signature présidentielle et ses pouvoirs radiés. Depuis cette date, Michael Blaye est nommé président, avec signature individuelle et mission de réorganisation.

Chronomètre certifié, les faiblesses…

Le mot chronomètre mériterait de faire l’objet d’une véritable campagne de communication, de la part des instances corporatistes horlogères et des marques. Et d’être ainsi renforcé. Car on obtient ce gage de précision, apposé comme valeur ajoutée sur le cadran d’un garde-temps,  après avoir soumis son mouvement à des tests. Et ce sont des organismes tels que le COSC (Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres) ou Timelab (nouvelle fondation créée à Genève), qui décernent les fameux certificats de marche débouchant sur l’attestation suprême de la mention « chronomètre ». Seulement voilà, c’est seulement le mouvement qui est soumis aux tests composés d’observations en cinq positions. Pas la montre finie. Quand on sait le parcours que peut emprunter un mouvement agréé, entre sa sortie des tests et son emboîtage, il serait utile d’envisager une seconde phase de tests qui, si elle existe déjà au sein de scrupuleuses enseignes, reste aujourd’hui à bien plaire et non-obligatoire pour l’obtention de la mention. Autre faiblesse du système, dans le cas d’une marque qui disposerait de volumes et de moyens conséquents, c’est qu’elle peut acheter  des lots en vrac, auprès d’une fabrique fiable de mouvements, misant sur le fait qu’une proportion raisonnable de mouvements obtiendra la mention « chronomètre » et que les autres rejoindront d’autres collections. Sachant que ça coûte environ CHF 15.00 par mouvement testé, le coup est jouable et économiquement défendable. Hélas, c’est très dévalorisant pour le terme qui pourrait, s’il faisait l’objet d’un renforcement communicationnel chez le consommateur, devenir une véritable plus-value. Et redevenir synonyme d’attentions prodiguées par la main habile et expérimentée d’un régleur. Lire le billet horloger « Minute, Précisions! » écrit par Joël A. Grandjean pour le site horlogerie-suisse.com. Télécharger cet article en pdf sur le site de l’agence de presse TàG Press +41.

A 75 ans, Rolf Schnyder reçoit sa Freak.

Ça grouillait dans la fabrique depuis quelque temps. Le secret, jalousement gardé, transpirait tout de même. L’enjeu était d’offrir au boss, un superbe et mémorable cadeau d’anniversaire. Car, Rolf Schnyder, propriétaire et président de la marque Ulysse Nardin (qu’il rachète en 1983), célèbre son 75ème anniversaire. L’homme vit entre la Malaisie et le Locle, voire les rives neuchâteloises du Lac de Neuchâtel où il possède quelque assise. Ainsi naît la Freak Diavolo en platine et en série limitée de… 75 exemplaires. Avec au dos et sous la lunette à 6h sa signature gravée. Rappelons ce qu’est une freak: une montre dotée d’un tourbillon carrousel, sans couronne, aiguilles ni cadran, habitée par un échappement dual direct réalisé en silicium, histoire de s’économiser l’étape lubrification.

Watchprint, librairie horlogère en plein essor.

On pourrait estimer à 300′000 personnes dans le monde, les aficionados en horlogerie. Bref, une goutte d’eau en matière de marché. Sauf que le virus de la passion horlogère est de nature à se transmettre et que dans certains territoires comme la Chine par exemple, le nombre de riches augmente à vive allure et, avec lui, la soif de produits horlogers suisses. Donc aussi, l’intérêt d’en savoir plus, de se documenter, de se constituer sa propre bibliothèque. Est-ce pour cette raison que la librairie horlogère Watchprint, par ailleurs également éditrice,  ait doublé le nombre de ses clients en une année? Certes, les gens dépensent un peu moins, mais ceci compense cela. Une librairie qui n’hésite pas à « sortir » sur le terrain des salons et autres manifestations. Etre en ligne c’est bien, pouvoir dédicacer un ouvrage, rencontrer son auteur, c’est mieux.

L’Hydroptère, l’eau et les ailes. Vol au-dessus d’un nid de promesses…

Un bateau qui vole, c’est ce que vous croiserez peut-être sur le Léman. Le 23 août 2010, à Ecublens, l’Hydroptère.ch a célébré son baptême. Son grand frère, le trimaran le plus rapide du monde (deux records du monde, sur 500 mètres et sur 1 mile nautique), a passé la barre symbolique des 50 noeuds. Il est né dans l’esprit autodidacte et « rêveur de l’impossible » d’Alain Thébaut, ancien moniteur de planche à voile suffisamment inspiré pour entraîner, à force d’essais et de tests, une nuée de sponsors et de scientifiques dans son aventure. Thierry Lombard (de la banque du nom) et Audemars Piguet, ont permis l’arrivée sur les rives lémanique de l’Hydroptère.ch, un laboratoire flottant en forme de maquette grandeur lacustre de ce que sera l’Hydroptère Maxi, un navire appeler à s’approprier tous les records mondiaux de navigation. Grâce à l’EPFL et ses laboratoires, les capteurs installés à bord permettront de maîtriser, par simulations et exercices en eaux réelles, le comportement des « foils ». Qui sont des «ailes» sous-marines permettant, à partir d’une certaine vitesse, de s’extraire de l’eau et de gagner en vitesse grâce à une réduction de la traînée hydrodynamique. Ça intéresse les médias, les marins, les scientifiques et les… horlogers. Audemars Piguet, du haut de son histoire océane, ne pouvait que craquer pour cette épopée contemporaine, porteuse de promesses multisectorielles: environnement, matériaux et, bien sûr, chronométrie.