Fontainebleau et Rolex, le temps retrouvé

Visibles sur le circuit principal des visites du Château de Fontainebleau, notamment dans les « Grands Appartement » et le « Musée Napoléon 1er », vingt-sept trésors de l’art horloger des XVIIIe et XIXe siècles font l’objet de toutes les attentions restauratrices de Patrick Arvaud et de sa fille Yohanna. Grâce à Rolex, ce minutieux travail passionnel trouve un second souffle qui redonne vie aux mécanismes délicats de pendules signées par de grands noms: le bronzier Denière et les grands maîtres horlogers que sont Porchez, Lepaute, Bailly ou Breguet. Nul doute que le remarquable écrin d’un Château de Fontainebleau remarquablement meublé ajoute au prestige de ces objets, disséminés du Musée chinois de l’Impératrice Eugénie aux Petits Appartements des Souverains, en passant par le Musée Napoléon Ier. Profitons des vacances pour approcher ces trésors historiques lors d’un émouvant voyage dans le temps.

Robergé, flash back. Frédy Capt, horloger.

Robergé! Cette marque vous dit encore quelque chose? A se repencher sur son histoire récente, on réalise à quel point elle fut pionnière et avant-gardiste. Certes, elle existe encore, mais ne s’active plus aujourd’hui sur le positionnement de ses origines. Marque liée à la famille Mouawad, elle avait, le dédain du scepticisme passé, le parfum authentique d’une vraie marque d’horlogers. Alain Mouawad, le fils, dont le mensuel Bilan révèle sous la plume de Michel Jeannot qu’il se prépare avec Blacksand à revenir sur le terrain du branding horloger, y était pour beaucoup. On sait l’homme épris d’horlogerie, connaisseur et collectionneur. Outre une créativité pratique sur laquelle bloghorloger.ch reviendra au fil de quelques exemples concrets, la marque Robergé savait bien s’entourer. Par exemple Frédy Capt, son horloger rhabilleur, est aujourd’hui chez Breguet, depuis 18 ans.

Joseph Florès, historien. Origines du rotor revisitées…

Merci à l’histoirien Joseph Florès (voir son portrait). L’Histoire lui doit une de ces rectifications qui la rend crédible. Qui peut répondre à sa question? « Il est aisé de trouver le brevet sur le tourbillon qui date de 1801. La même chose pour l’échappement libre de Pierre Leroy en 1748… Les éléments sur le spiral de Huygens sont connus. Ceux de l’ancre de Mudge idem. Mais qui peut fournir ceux attribuant à Perrelet l’automatique à rotor?« . L’érudit a, par ses recherches et grâce à la découverte d’un manuscrit oublié, rendu à Dieudonné-Hubert Sarton, horloger belge la paternité de cette invention, injustement attribuée à Abraham Louis Perrelet.

Cornuz, Jean-Dominique – marque Henri Duvoisin

La marque Henri Duvoisin, inspirée d’une histoire horlogère démarrée dans le Val de Ruz (Canton de Neuchâtel), est relancée par cet industriel patron de l’entreprise Valrutech ainsi que par Jean-Marc Bréguet, photographe spécialisé dans les prises de vue de pièces horlogères. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses de l’histoire locale. On l’aura compris, cette marque neuve sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs. Lire le post sur la marque Henri Duvoisin.