Tchouhadjian, Kevork, horloger impérial

Le père du célèbre compositeur Dikran Tchouhadjian, Kevork Tchouhadjian était horloger. Il exerçait dans la cour impériale du sultan Abd ul-Mejid durant les années 1860 et c’est son fils qui fonda le premièr Opéra dans l’empire ottoman. La tradition commerçante des bijoutiers arméniens, connue des siècles durant et relatée par Evlya Çelebi (1611-1682), célèbre voyageur de l’Empire Ottoman, faisaient de Constantinople, de Van et de Garin d’importants centres joaillers.  A partir du 18ème et 19ème siècle, les Arméniens dominent la classe des bijoutiers à Constantinople. Dans un édit publié en 1806 par le sultan [Selim III], sur les dix-sept meilleurs bijoutiers recensés un seul est grec, tous les autres sont arméniens. La qualité du travail produit par les bijoutiers et les orfèvres arméniens surpassait celle de leurs homologues européens. Les orfèvres arméniens se révélèrent aussi des artisans accomplis, lorsqu’ils se mirent à travailler les pierres précieuses, en particulier les diamants. Polisseurs, tailleurs et sertisseurs arméniens de diamants rivalisaient d’excellence avec leurs homologues de Hollande, Belgique et France.

Bréguet, Jean-Marc – photographe horloger

La marque Henri Duvoisin, inspirée d’une histoire horlogère démarrée dans le Val de Ruz (Canton de Neuchâtel), est relancée par ce photographe spécialisé dans les prises de vue de pièces horlogères ainsi que par Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses de l’histoire locale. On l’aura compris, cette marque neuve sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs. Lire le post sur la marque Henri Duvoisin.

Chronométrie 2009, Jaeger LeCoultre double-gagnante!

« And the winner is… » Jaeger LeCoultre Master Tourbillon (Calibre 978, 30 mm de diamètre, 28′000 alternances par heure), avec 909 points! Deuxième place… également Jaeger LeCoultre avec sa Reverso Gyrotourbillon (Calibre 174), selon l’aveu d’un responsable de la Manufacture! Au terme d’un sacré périple, enduré depuis l’annonce officielle du concours lors de la journée d’études de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, à Polyexpo La Chaux-de-Fonds, en septembre 2008, c’est finalement Jaeger LeCoultre qui remporte, avec deux modèles, la palme la plus prestigieuse de l’horlogerie de précision sur 13 candidats au Graal suprême représentant 16 modèles. Jusqu’à l’arrivée du quartz, les célèbres concours de Chronométrie, qui avaient le mérite de mettre en exergue le métier de régleur, avaient cessé. Jusqu’à cette relance, si porteuse de promesse -malgré un nombre trop insuffisant de candidats, orchestrée sous l’égide du Musée d’Horlogerie du Locle (Château des Monts) dans le cadre de son 50ème anniversaire. Le jury,  présidé par M. Michel Mayor, astrophysicien, de l’Observatoire de Genève, s’est réuni le 16 octobre 2009 comme prévu depuis de nombreux mois. En son sein, Laurent-Guy Bernier, de METAS -Office Fédéral de Métrologie, Commissaire technique ainsi que  Jonathan Betts du Musée Maritime National de Greenwich, Girolamo Ramunni, Professeur pour l’histoire des sciences et de la technologie au Centre National des Arts et Métiers à Paris, Philippe Bloechlinger, Directeur général de Witschi Electronic AG à Büren a/Aare, Raymond Besson, Professeur à l’Université de Besançon, spécialiste des horloges atomiques de très haute précision, et enfin Anne-Marie Jacot-Oesch, avocate et notaire au Locle. C’est cette dernière qui a accompagné les pièces durant leurs voyages d’un institut à l’autre afin de garantir que toutes les conditions de confidentialité et de surveillance des pièces soient respectées. Pour les indépendants, la palme revient à René Addor pour son Calibre Papillon, réserve de marche de 11 jours, réhabilitant lui aussi le 28′000 alternances par heure au sein d’un format raisonnable de 37,20 mm de diamètre. 795 points, un exploit!

Insultes dans l’atelier…

Il semblerait qu’un certain responsable d’atelier soit parfois capable de péter un plomb. Heureusement, depuis mai 2009, il ne serait plus en activité sur les lieux où ses « employés », un rien rebelles, l’ont enregistré à son insu, afin d’en faire profiter l’ensemble de la Toile, via YouTube. Vous m’direz qu’une bonne empoignade verbale de temps à autre ça fait pas de mal entre virils basiques. Ok, encore faut-il que le rapport hiérarchique ne soit pas en défaveur de l’insulté… Tout lien avec un personnage existant n’est que pure imagination et hasard crasse.

Franck Muller joue avec les influences..

Un trait appuyé de Richard Mille, un soupçon de  TechnoMarine et un zeste de Roger Dubuis… Tels sont les ingrédients qui pourraient tout de même plaire sur le marché, du côté de l’Asie et des goûts extrême-orientaux. Serait-ce la patte d’Antonio Terranova, légèrement détourné de ses Cvstos obligations et devenu triturateur de codes FM. Vous me direz qu’il ne s’agit que d’une image de synthèse un rien bâclée… Tiens, j’aillais oublier, il y a aussi un brin de Cvstos dans cette dernière Franck Muller. D’ici le WPHH 2010, espérons que le groupe nous épate avec du vraiment nouveau. Car c’est sur ce terrain qu’il est le plus attendu. Pourvu que cette montre aux allures de ceinture western, ne soit qu’un avant-goût destiné à creuser notre appétit.

Swarovski, les montres 2010.

2009, année de l’arrivée du cristalier en terres horlogères, avec la grosse artillerie. Des prix qui favorisent l’accessibilité et 4 lignes comprenant 45 modèles! S’y ajoutent pour 2010 16 nouveautés et une édition limitée. Non seulement la maison renforce ses lignes « Octea » -qui deviendra plus sport et orange, « Piazza », « Elis » et « D:Light » mais elle lance « Dresstime« , un nouveau modèle déclinable en trois versions. 12 cristaux facettés couleur Jet Hermatite… Le cygne a encore frappé.

Marabella de Consul, existe en Champagne.

Beau et viril, ce chronographe Marabella, hélas habité par un mouvement quartz, affiche ses trois cadrans dont à 6 heures, celui dédié à la petite seconde sautante. Etanche à 100m, date à 4 heures, glace saphir. Bracelet à boucle déployante, en cuir. Existe également en cadran champagne, idéal en cette avant-fête. Rescapée de la crise des années 70, la marque Consul est retournée en 1998 à Neuchâtel, canton de son origine. Et dire que cette plus que centenaire était une manufacture, liée par mariage avec la marque Girard Perregaux, et détentrice pour la première fois en 1951 de son premier certificat de chronomètre décerné par l’Observatoire de Neuchâtel. Sa marque soeur, Catamaran, a été créée en 1983. Voir le eShop de Consul.

Herzberg, Nathaniel, « Le Musée Invisible » (livre)

Raconter dans un livre la plupart des affaires de vols de tableaux ou d’oeuvres d’art, voici une belle aventure dont la liste débouche sur ce Musée Invisible qui se ballade dans la nature (Editions Toucans, 208 pages). L’auteur est journaliste au journal « Le Monde » et s’est visiblement inspiré d’un autre bouquin, plus antérieur, celui de Simon Houpt nommé « Tableaux Volés » (Editions Bachès) . Qu’importe, il comporte un oubli de taille! Même s’il raconte les cambriolages commis en 2008 à la Fondation Bührle de Zurich ou ceux qui ont démuni la Fondation Neumann de Gingins en 2004, pas de trace du casse Route de Malagnou à Genève, là où étais sis le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie, un autre espace patrimonial devenu invisible depuis. Lire la news Musée rayé de la carte.

Paris sur horlogerie, via google map

Créée en 2007 déjà par un certain Gautier actif sur le forum à montre, une application google map permet d’inscrire sur une carte de Paris, de façon participative grâce à une ligne de code,  les adresses dédiées à l’horlogerie. Un simple clic et vous y êtes, ne reste plus qu’à trouver la station de métro la plus proche. Bravo, belle initiative, surnommée la « ballade à montres », à enrichir au fur et à mesure que l’info se refile.

Livre: dis-moi le temps…

Pour en savoir plus sur le temps qui passe, que l’on perd, celui dont on rêve, pour découvrir à deux -enfant et adulte ensemble, cette relativité temporelle, rien ne vaut le bouquin « Dis-Moi Le Temps » écrit par Bartolemeu Capos de Quieros et Alfonso Ruano (Editions Le Sorbier). L’enfant demande au vieil homme: -Pourquoi ton visage a-t-il tant de rides? -C’est à cause du temps, mon enfant? -Du temps? Mais je ne l’ai jamais vu…. Poésie, poésie…

Viot, Jean-Baptiste, sa première montre.

Banlieue parisienne. Le jeune horloger Jean-Baptiste Viot (né en 1967), est en passe de concrétiser son propre garde-temps après avoir débuté sa formation d’horloger en 1983 à l’Ecole Municipale d’Horlogerie de la Ville de Paris, puis, dès 1986, au sein de l’Ecole Technique de la Vallée de Joux. Non content d’avoir ainsi acquis le savoir actuel, l’étudiant a poursuivi son chemin du côté du MIH (Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds). Histoire d’être un as ès restauration d’horlogerie ancienne, avant d’aller écumer quelques grandes enseignes horlogères suisses. Désormais, de chez lui, avec ses machines et ses mains, l’horloger, dont le destin pourrait s’apparenter à quelque génie contemporain de la branche, poursuit sa quête. Côté reconnaissance, certains collectionneurs l’ont déjà localisé.

de Bethune à Genève, expo 17 au 21 janvier 2010

La marque de Bethune et ses fondateurs, Denis Flageollet et David Zanetta, seront à Genève durant la période du SIHH au Four Seasons Hôtel des Bergues, dans le Salon Grand Mont Blanc. Présentation des nouveautés, en attendant de pouvoir visiter la manufacture à La Chaux/L’Auberson.

ESQ by Movado sur Facebook

Très américain tout ça. Les fans de la marque ESQ, propriété du Movado Group et exclusivement présente en Amérique du nord, Canada compris, sont sur Facebook, échangent impressions et laudatifs du genre « One of the symbols of executive success…! » dans un de ces groupes « fans de… »

Marin, Jean-Yves, nouveau patron du MAH

Depuis le 1er octobre 2009, Jean-Yves Marin remplace Cäsar Menz à la tête du Musée d’Art et d’Histoire de Genève. Dans une interview d’Etienne Dumont parue dans la Tribune de Genève, il affirme qu’il faut « régler le problème du Musée d’Horlogerie« . Et d’informer que le bâtiment route de Malagnou sera abandonné -il serait mal adapté. L’annonce officielle sera faite prochainement et les collections, entièrement reconstituées par la ferveur tenace de la Conservatrice Estelle Fallet trouveront refuge rue Charles Galland, leur lieu originel. Mais au fait, le Musée existe-t-il encore? Ou est-il devenu « corpus de Collections » intégrées au MAH? Lire le post « Musée de l’horlogerie genevois, rayé de la carte« .

Genève: Musée d’Horlogerie rayé de la carte?

Le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie aurait été rayé de la carte! En tous les cas, son statut d’entité propre, filiale du Musée d’Art et d’Histoire (MAH), obtenu entre 1969 et 1972 a simplement été biffé, pour devenir -et le mot est pompeux, un corpus de « collection » témoins signifiants d’une industrie majeure exercée dans la Cité depuis le 16ème siècle. Le bloghorloger.ch n’a pu obtenir aucune confirmation officielle de cette news, puisque aucun pv de séance n’en témoigne. Toutefois, le message est gravement explicite. Les mots ne sont ni anodins ni innocents. On veut bien que l’horlogerie soit une industrie, une économie, mais de là à la considérer comme une culture à part… Et n’allez pas nous dire que c’est le braquage de 2002 qui a traumatisé à ce point. Genève, capitale mondiale de la haute horlogerie, privée de Musée! Ou disposant d’un sous-musée, une sorte de département rattaché au Musée d’Art et d’Histoire… Plaisanterie, on aura tout vu.

Metropolis Watch Forum, première.

Dans le cadre des JMH -Journées de la Métropole horlogère (du 4 novembre au 21 décembre 2009), le premier Metropolis Watch Forum se déroulera des 27 au 28 novembre 2009 à l’Usine Electrique de La Chaux-de-Fonds, mêlant le culturel, le professionnel et le commercial. Sur trois jours ouverts au grand public, l’horlogerie sera à l’honneur, y compris via le Metropolis Watch Market (vente de montres de marque à des prix attractifs), le Vintage Market (montres de collection, horlogerie ancienne et objets rares), ainsi qu’une VIP zone (pièces uniques de grande valeur présentées en catimini sélectif). Grâce à la Librairie Payot, un coin lecture n’oubliera pas la jeunesse, tandis que le Metropolis Cinema diffusera avec Passion Cinéma 2 versions de Metropolis. Les métiers et savoir-faire de l’horlogerie seront placés à l’honneur, grâce aux filières de formation, tandis que le Bar Electrique sera le point de rencontre saupoudré de produits terroirs. L’inscription au Patrimoine, par l’UNESCO booste décidément la région toute entière.

Louis Chevrolet, sa Driver 1911 revit!

Liée à AJS -Développement, entreprise familiale dirigée par André Saunier, connu pour sa gouaille toute jurassienne, Louis Chevrolet, la marque  horlogère, essaime ses modèles depuis Porrentruy. Une sorte de conquête, placée sous la maxime « Never Give Up« , si chère à l’exilé franco-suisse qui, au début du siècle passé, quitte sa famille en 1900 pour la terre promise. Après une carrière dans le pilotage automobile, Louis Chevrolet crée la voiture qui porte son nom. Afin de faire revivre dignement ce passé, la marque horlogère jurassienne, qui essaime par le monde une collection plutôt réussie de modèles,  s’apprête à célébrer ses portes ouvertes, -5 à 6 décembre 2009, et à s’offrir un buzz: la Concept Watch Driver 1911 est annoncée. A vos plumes.

Asch Denis, nulle part ailleurs…

Une table ronde autour du thème de la mythique marque Vulcain (fondée en 1858 par Maurice Ditisheim) était le menu d’un jeudi soir, juste après les heures de fermeture du magasin (rue de la Cité à Genève). Un technicien de la Manufacture, était venu du Locle, quelques clients, des  journalistes spécialisés et une historienne de l’art. L’occasion de se repaître de quelques valeurs de la marque, tournant autour de son USP, la montre réveil Cricket. Denis Asch dont le slogan est « Nulle Part Ailleurs« , crée sa propre actu via ses « Paroles d’Experts« , ses newsletters et… vu le succès, via ses tables rondes. Son enseigne est un chemin de traverse qui fleure bon l’émotionnel et la technicité. Cet universitaire reconverti à l’horlogerie via l’Ecole de Porrentruy ainsi que des débuts chez Rolex -dans les Caraïbes, a su faire des marques de niche son univers entrepreneurial. Ses choix et ses goûts font office de prescription.

Pierre Jacques devient ambassadeur. Reconversion

Pierre Jacques vient d’être nommé Branch Manager des Ambassadeurs à Genève. Dès 2010 il dirigera la plus ancienne enseigne du groupe née en 1964 et occupant encore à ce jour, rue du Rhône, une vingtaine de collaborateurs. Le groupe est également éditeur de L.A, un luxueux magazine destiné aux clients. La boucle est bouclée. Après les marques, les spécialistes et les journalistes, voici Pierre Jacques enfin sur le terrain des acheteurs, si riche en rencontres, enseignements et occasion de partage. Il remplace Alexis Meyer, débarqué soudainement. Bel exemple d’évolution de carrière. Après avoir été formé à l’école commerciale de Roland Ray -l’une des plus maousse en matière de vente d’espace, Pierre Jacques crée une régie publicitaire différente avant d’entamer la publication de GMT, un adverdorial honnête, qui trouve annonceurs, licences, nouveaux marchés, et lecteurs. Et qui lui permet au passage de nourrir son authentique passion pour l’horlogerie. Un magazine franchement positionné, qui regorge de perles rédactionnelles véritables, lancées sous la houlette de Brice Lechevallier.  Le pôle Edipresse Luxe rachète majoritairement le magazine GMT -on parle d’un montant à peine inférieur à CHF 1 million, garde son co-fondateur avant de le nommer Directeur du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, accentuant au passage l’idée que l’event est en phase de se refaire une vertu. Gardera-t-il ce titre?

BaselWorld en délégation à Genève…

En délégation directoriale, la direction de BaselWorld sera à Genève, les 17 et 18 novembre 2009, à l’Hôtel NH Geneva Airport. Dans le salon Vivaldi, Sylvie Ritter, Martin Fergusson et Orietta Morandini, à raison de 30 minutes par rendez-vous, viendront draguer les exposants du cru potentiellement intéressé à se montrer dans le BaselWorld Palace de la prochaine édition de la Foire de Bâle, des 18 au 25 mars 2010 prochains.

Manuel Tornare, les révélations. Horloge Fleurie.

Ça s’appelle du teasing. Au coeur de son discours d’introduction, au Grand Prix d’Horlogerie de Genève le 14 novembre 2009 et face à la branche réunie, Manuel Tornare, Conseiller Administratif et ancien Maire de Genève, révèle son soutien au projet du journaliste horloger Joël A. Grandjean, de l’agence de presse TàG Press +41, président-fondateur de l’association ProWatCH (savoir et culture horlogers suisses): l’horloge fleurie mérite d’être habitée par un mouvement mécanique. Question de cohérence par rapport à l’image d’une Genève, capitale internationale de la haute-horlogerie. Au hit parade des monuments les plus visités à Genève, après le Jet d’Eau et avant la Chaise qui fait face à l’ONU, l’horloge fleurie occupe la deuxième place. Déjà, une quinzaine de sommités du monde horloger ont adhéré à cette grande idée: constructeurs, marques indépendantes, horloger, agent de marques suisses à l’étranger, ingénieurs en génie civil et matériaux, historien, professeur, publicitaire et représentants de groupement tant scientifiques que corporatistes. Scénario et agenda seront prochainement révélés au cours d’une conférence de presse à laquelle Manuel Tornare et Daniel Oertli (le directeur du SEVE-Service Espaces Verts et Environnements) assisteront. Renseignements, jag@tagpress41.info.

Grand Prix d’Horlogerie de Genève, leçon de géographie.

Rarement palmarès n’aura offert à ce point couverture géographique si équilibrée. Les lauréats 2009 couvrent habilement les pays et régions qui comptent en matière d’horlogerie. Une sorte de grand écart rondement mené. Piaget, c’est à la fois le Val de Travers, pour les origines niquelettes (c’est le nom des habitants de la Côte aux Fées), et la région genevoise. Ouf, Audemars Piguet, certes dirigé par un Alémanique, joue l’ambassadeur d’une Vallée de Joux incontournable. Hublot, c’est désormais un grand groupe français, fusionnellement installé en périphérie genevoise, portée par une gouaille luxembourgeoise. Greubel Forsey, c’est une affaire de montagnes neuchâteloises ouvertes sur l’Europe, avec un horloger anglais dont les racines suisses sont presque aussi solides que l’accent alémanique de Ludwig Oechslin. A propos d’horlogerie anglaise et puisque Harry Winston célèbre les talents locaux, Antony Randall, bien qu’il étudiât à La Chaux-de-Fonds sous le professorat de Jean-Claude Nicolet, appartient à un cénacle d’une poignée mondiale de sages encore en vie, dont son maître fait également partie. Richard Mille, qui oeuvre manufacturièrement parlant du côté des Breuleux, demeure tout de même l’émanation d’une certaine France, à l’aise dans le verbe et le geste. Tandis que A. Lange & Söhne célèbre une Allemagne réunifiée et sous le feu des projecteurs, même le public s’y est mis pour élargir cette leçon de géographie à l’Italie dont de Grisogono symbolise l’excellence design. Et Genève dans tout ça? Presque autant absente que Bienne, mais organisatrice et sur scène, le centre du monde…

Ludwig Oechslin, lauréat à portées multiples

En gratifiant le 14 novembre 2009 le Dr. Ludwig Oechslin de « Prix Spécial du Jury« , les jurés du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, se rendent-ils compte à quel point leur choix est à portées multiples. Primo, ce savant est porteur du message d’une haute horlogerie pas seulement genevoise, notamment par les réalisations compliquées qu’il fit pour le compte de la marque Ulysse Nardin. Secundo, il est l’organisateur du prix Gaïa, un autre prix horloger, plus ancien, existant depuis 1993, considéré comme l’émanation la plus scientifique de la reconnaissance horlogère, décerné par l’Institut l’Homme et le Temps. Tertio, il représente l’histoire horlogère avec un grand H puisqu’il est le conservateur du seul musée international d’horlogerie au monde, celui de La Chaux-de-Fonds, le MIH. En l’élisant, le Jury 2009, consciemment ou non, s’est approprié un faisceau de valeurs qui serviront à son expansion.

Trop drôle! L’aiguille d’or, la Suisse, le monde et… Journe.

Sur scène et en fin de show, samedi 14 novembre, le trois fois lauréat de l’aiguille d’or François-Paul Journe, s’empare du micro pour remettre le flambeau à celui qui lui succèdera. L’occasion rêvée pour se fendre d’un discours coup de coeur, sorti tout droit de ses entrailles. Son message est clair, les absents ont tort. Tort de ne pas avoir envoyé de dossier de sélection (puisque, à l’exception d’une ou deux catégories, c’est la seule façon de participer au Grand Prix). Journe est d’ailleurs le seul de la soirée à exprimer cette finesse des règles du jeu qui échappe aux spectateurs lambda et aux politiques présents -Lire le commentaire. Tort de briller par leur absence? Oui, car Journe, qui se mue quelques minutes en grand promoteur de cette agape évènementielle désormais presque obligatoire, incite ses confrères à ne plus la bouder. Y participer, affirme-t-il, c’est se battre pour l’entier de la corporation, pour les emplois, et, en fin de compte pour la Suisse, terre d’horlogerie. C’est très fort venant d’un Marseillais qui tient manufacture sur Genève et fait rayonner la Suisse dans le monde. Sur ce, il décachète la sombre enveloppe qu’il tient dans les mains et, avec un accent français qui ajoute au cocasse, annonce l’aiguille d’or 2009: la Zeitwerk de A. Lange & Söhne. La scène a ceci de burlesque que la marque est-allemande ne produit rien en Suisse. Quand bien même est-elle copropriété du groupe Richemont dont le siège est à Bellevue, et indiscutablement appréciée par l’ensemble des acteurs de la branche, rien de rien, vous dis-je! Pas même un rouage, un spiral, ni une quelconque pièce de la montre, à l’exception, me confiera une grande dame bien informée, de certaines boîtes de montres. Dans d’autres lieux, où le recul se pratique comme sport mental, cette perle dans le déroulé de la soirée, aurait déclenché des tornades de rires… Voir les résultats du Grand Prix d’Horlogerie de Genève 2009.

Henri Duvoisin, un trésor retrouvé

Val de Ruz, canton de Neuchâtel. Paul-Fritz Duvoisin (1854-1912) ouvre un atelier en 1904 au Genevey-Sur-Coffrane. Son fils, Henri-Paul (1882-1947) poursuit l’oeuvre paternelle jusqu’à son décès. L’entreprise Duvoisin & Cie fait du montage de mouvements et produit ses propres montres. Un an avant sa mort, Henri-Paul implique dans l’affaire ses deux fils, René et André toutefois, entre 1947 et 1975 -année de la triste crise, c’est sa veuve, Sophie-Elisabeth qui imprime à l’entreprise familiale sa griffe. Comme l’instauration d’un fonds social en faveur du personnel. Ses marchés sont l’Europe et l’Amérique latine. Dès 1975, André, de la troisième génération des Duvoisin, perpétue la tradition jusqu’en 1996. L’entreprise est reprise depuis par Jean-Marc Bréguet, photographe horloger à Neuchâtel et Jean-Dominique Cornuz, patron de l’entreprise Valrutech. Tout redémarre grâce à 60 mouvements de Fleurier SA, assemblés par Duvoisin & Cie, retrouvés dans les coulisses horlogères du cru. On l’aura compris, cette marque neuve, Henri Duvoisin, sera habitée par l’émanation de savoir-faire passés, redonnant au mot « série limitée » une substance particulièrement grisante pour le collectionneurs.

Le syndrôme Virgin, le salon GTE (opinion)

Dans le sillage d’un N°1, il y a toujours une place pour quelques outsiders. Ainsi, après Pepsi, une alternative au number one Coca Cola, Virgin s’est lancé. Le syndrôme Virgin frappe également les salons horlogers. A Genève, nul doute que le SIHH mène le bal. Ce qui n’empêche pas d’autres marques, esseulées, de s’installer dans la périphérie hôtelière, parfois au sein d’une suite ou d’un espace expo, jouant des coudes pour se faire voir et grignoter les miettes laissées par la faune internationale présente, distributeurs ou médias confondus. Or voilà que ces météorites éparses, presque une trentaine, s’organisent sous l’enseigne du GTE (Geneva Time Exhibition), un deuxième salon qui aura lieu du 17 au 22 janvier 2010 au CICG (Centre International de Conférences de Genève). Question! Pourquoi la Fondation de la Haute Horlogerie, dont les statuts et les moyens le permettent, ne serait-elle pas elle-même souciée du ramassage des miettes, histoire de tirer parti d’une inexorable présence dont elle est l’instigatrice? A vouloir chasser les algues du sable fin de la plage privée, à coup d’herbicide ou de râteaux émoussés, il se peut que soit favorisée la floraison des chemins de travers et des bas-côtés de la route toute tracée.

Lire également le post 1557 et le post 1521.

Sotheby’s, joyaux, diamants et garde-temps

Le 17 novembre 2009, la vente aux enchères qui se déroulera dans les salons de l’Hôtel Beau-Rivage à Genève regroupe un cocktail explosif en matière de fièvre enchérisseuse. De rares diamants de couleurs, dont le plus gros diamant « Fancy Vivid Green » jamais livrés aux marteaux de l’encan, des joyaux à haute valeur historique, ajoutés et un lot de garde-temps digne de titiller les bourses les mieux garnies. La « Montres de Negus », celle offre par l’Empereur Menelik II pour célébrer le premier chemin de fer reliant Djibouti à Addis Abeba (estimation CHF 30-50′000.00), la montre « de la Croix-Rouge », commande particulière de Mr. H.P. Davison, Président de la Croix-Rouge américaine pendant la 1ère guerre mondiale (estimation CHF 80-120′000.00), ainsi que trois Patek Philippe compliquées (estimation 300-400′000.00 chacune). S’y glisseront deux Vacheron Constantin ainsi que deux collections de montres de poche émaillées, aux décors inspirés de Watteau, Boucher, Fragonard et Teniers. Conférence de presse à Genève le 11 novembre 2009, en présence de David Bennett et de Geoffroy Ader.

Ball Watch, lisibilité grâce aux tubes

Lire l’heure en toute circonstance, même lorsque les jours rétrécissent et que lumière diurne est comptée, fait partie de l’ADN de cette marque dont le fondateur, Webb C. Ball établissait déjà en 1891 ses stricts standards de lisibilité. Depuis plus de 10 ans, la marque établie à Neuchâtel et propriété de Francisco A. Herrera, équipe ses cadrans et ses aiguilles de tubes de gaz dont la technologie, suisse de surcroît, rompt avec les procédés habituels utilisés en horlogerie. Ainsi, le tritium capturé sous forme de gaz est encapsulé dans des microtubes sécurisés de verre, exempts de tout danger radioactif. Lorsque ses molécules viennent heurter la surface interne colorée des capsules, une énergie lumineuse se dégage. Le phénomène dure environ 20 ans sans nécessité d’une recharge extérieure. Cent fois plus intense que les luminosités courantes dans la branche, le phénomène photogène autorise des déclinaisons colorées, pour le plus grand bonheur des designers.

Silberstein, Alain – Architecte horloger.

Alain Silberstein est un architecte d’intérieur parisien, designer de surcroit et passionné d’horlogerie, devient faiseur de montres dès les années 1980 du côté de Besançon. Style unique mariant les rigueurs géométriques formelles aux mouvements ultra mécaniques, jouant avec maestria des couleurs, des matières et des clins d’oeil les plus malicieux entre habillages et technicité. On n’en sort jamais indemne, son oeuvre interpelle, surprend. Ses trois collections, sa trilogie Krono Bauhaus, Marine et iKrono, célèbrent un caractère affirmé et sportif, à l’aise dans ses basques tant à la ville qu’aux loisirs mais surtout zesté de gouaille. ôté mouvements, c’est surtout du ETA et du Valjoux (suisses). Ses Tourbillons d’Art complètent son exploration de territoires et d’univers inhabituels et son munis d’un mouvement « ASC » – comme ses initiales suivies du mot Créations. A ne pas oublier, ses horloges monumentales ou son « couteau », objets cultes pour intérieurs non conventionnels. Récemment, Alain Silberstein rejoint la constellation « friends » de Maximilian Büsser qui lui offre, sous sa marque MB & F, une conception commune appelée Black Box, Horlogical Machine N°2.2. Exposant au GTE – Geneva Time Exhibition, en 2010.