Grand Dôme DT de Dubey & Schaldenbrand

En phase avec les valeurs léguées par les deux horlogers des Ponts-de-Martel qui donnèrent leur nom à la marque, dans ce val de Ruz où feu la fabrique de mouvements Martel Watch sévissait, la Grand Dôme DT de la nouvelle collection bichonnée par Jonatan Gil, le plus jeune patron de l’industrie horlogère, abrite un calibre chronographe automatique Valjoux 7751. Finitions abouties avec le décor Côte de Genève, vis bleuies, masse oscillante personnalisée et terminée Black Gold. Verre saphir bombé, traité antireflet, fond également saphir, cette tonneau double cadran aux compteurs bordés de reliefs et aux poussoirs asymétriques, affiche en aiguille au centre un quantième et à 6h les phases de lune. Guichets Jour et Mois, servie sur son bracelet alligator bombé, grandes écailles carrées.

HD3, au tour de Valérie.

Difficile d’évoquer cette trinité de designers sans parler de Jorg Hysek, un des derniers créateurs horlogers à encore toucher des royalties sur des modèles créés! Il s’associe avec Valérie Ursenbacher et Fabrice Gonet, deux ex-employés, pour créer une marque de haute horlogerie. Sans entrave ni limite, chacun peut s’exprimer, leur promiscuité artistique est riche en stimulations, dans ce domaine siège historiquement dévolu à la vigne. On y taquine même le pinceau, de temps à autre. Certes, j’aurais pu vous parler du Toubillon Bi-Axial Black Pearl de Fabrice Gonet, lancé à Genève en janvier 2010, au Geneva Time Exhibition. De ses codes entièrement dédiés à l’univers pirate. Je pourrais vous révéler, c’est exclusif, la prochaine collaboration entre Lionel Ladoire de Helvet Mechanic et Jorg Hysek. En fait, honneur aux dames, je préfère remonter le temps et saluer la Capture 2 de Valérie, avec son moteur black gold anthracite, son verre saphir, son monopoussoir de tourbillon chronographe saphirisé.

Black gold dans les rouages de… Cecil Purnell

Après avoir offert en janvier 2010 au GTE -Geneva Time Exhibition le CP 3800, son calibre tout de nickel noir recouvert et 99% swiss made (puisqu’il n’y a hélas pas encore d’élevage de crocodile en Suisse), Cecil Purnell, seule marque de haute horlogerie à ne fabriquer que des garde-temps tourbillon, présente à BaselWorld 2010 une toute dernière merveille, le in house CP 3888. Cette fois, le mouvement s’est accordé un bain de black gold, lui conférant d’anthracites profondeurs. Mieux, ses surfaces et ses ponts, dont la finition ultime regorge de détails et de surfaces belles au regard, sont entièrement dénudées sans pour autant virer au squelette. Ils autorisent l’économie de cadran. Fonctionnant dans un modèle de la collection classic -anciennement la London, le CP 3888 a également été l’objet de moult attentions manufacturières signées Magma Concept, l’équipe de l’horloger constructeur Cédric Grandperret. Gentiment, dans une discrétion qui sied aux collectionneurs non conformistes, la marque s’installe dans les esprits, tout en digérant sa sortie de crise et en assumant le classicisme de son positionnement. Côté opérationnel, la personnalité de Philippe Thivolet, venue à la rescousse et s’ajoutant aux 80 d’expériences horlogères cumulées par les actionnaires, n’est pas étrangère à cette soudaine sérénité. D’autant que l’accueil à Bâle s’est soldé par une ondée de commandes inattendues.