Mini-salon avec des sourires partout.

A l’hôtel Eastwest, aux Pâquis sur Genève, le sur-invitation de l’agence Sparkle à la presse prend des airs de mini-salons automnal. Les marques défendues par Suryia Hill et son team font bon ménage entre elles, d’autant qu’elles ne se « marchent pas dessus ». Quoiqu’il en soit, ce n’est pas la très sexy collection de lingerie et maillots ERES, qui se présente hélas sur cintres et non sur corps de mannequins (on ne peut tout de même pas tout avoir à l’heure du petit-déjeuner), qui fera de l’ombre aux nouveautés d’Ebel ou de Bell & Ross. Tiens à propos de belles, la mode voit le retour à la culotte, au détriment du string qui perd un peu d’altitude. Sans être trop rosse, disons délicatement qu’une culotte savamment ajourée et dentellisée, offre l’avantage de cacher les sévices d’un temps assassin, lorsque la belle paire connaît quelques plissements.  Ouf, l’histoire de Marvin, qui cartonne dans une gamme de prix accessible, dépasse l’image projetée se percevant comme bien plus haut de gamme. Bref, suffisamment accessible pour que l’épris de sa belle hésite entre l’achat de deux culottes ERES, soyeuses et suggestives à souhaits, et un garde-temps mécanique Malton 160.

Bell & Ross, du mythe et de l’Heritage au… Radar.

Cette enseigne-là, depuis Paris, s’est carrément placée sur le terrain des instruments de mesure du temps swiss made, allant même jusqu’à répondre aux exigences militaires franco-hexagonales. A force d’un design qui force la prise de position, ses fondateurs, une équipe de designers et de passionnés d’aéronautique, s’installent dans le fonctionnel intelligent, lisible, précis et fiable. Bref, tout ce qu’on attend d’une horlogerie de valeurs sans forcément oser le demander. L’imagerie façon séries limitées des compteurs, celle des aiguilles, de l’horloge d’avion et, tout récemment du radar, cohabitent dans les valeurs de trois collections. Vintage, Instrument BR01 (carrément le hit) et Instrument BR02. Difficile de déroger au culte du modèle mythique, le BR01 Heritage, tout de cuir maculé de crevasses corporate. Pourtant, c’est la Instrument BR01 Radar qui, à partir de disques et de mars 2010, réinvente la lecture horaire.