Ferdinand Berthoud extrait des archives de JSH

Eric Cosandey, professeur d’horlogerie et fondateur du site horloger-suisse.com parcourt inlassablement les archives de JSH, Journal Suisse d’Horlogerie, le plus ancien magazine horloger du monde racheté par Promoédition (Roland Ray) dont la première parution remonte à juillet 1876! Il en ressort chaque fois avec de fascinantes trouvailles. La dernière en date, dont la publication prend des allures de saga, publiée en plusieurs épisodes dans les pages JSH des magazines Heure Suisse et Heure Schweiz, marche sur les traces des grands chronométriers de marine. Ce dossier paru en 1952, signé par L. Defossez, retrace plus précisément la vie de l’horloger et écrivain Ferdinand Berthoud (1727-1807) sous le titre « Les horloges Marines de Ferdinand Berthoud« . La 3ème partie paraîtra dans l’édition prévue pour BaselWorld tandis que l’ensemble du sujet se trouve en ligne sur horlogerie-suisse.com.

Baume & Mercier lance une tweet-opération avec WorldTempus. Le SIHH 2012 en ligne…

Tweetophiles, à vos marques, prêts… Partez, le 13 janvier à 14h00! L’ensemble de la planète Twitter et de ses bourdonnements relatifs à l’actualité du SIHH 2012 seront regroupés en un seul flux. Etonnamment, l’initiative de créer durant le salon un « centre du monde » temporel, donnant aussi la part belle aux autres marques, ne vient pas des organisateurs du salon, la Fondation de la Haute Horlogerie (?!) mais de l’un de ses bouillants participants exposants, la marque Baume & Mercier qui trouve en Worldtempus.com, le site d’Edipresse, un relais fort utile. C’est à la limite de l’altruisme immatériel! Ainsi, chaque passionné -ou refoulé car ne rentre pas qui veut au Salon-, chaque journaliste spécialisé, disposera d’un lieu regroupant absolument tout ce qui s’écrit sur la toile à propos du SIHH 2012. Sur site web, tablette ou mobile. En temps réel, grâce à des capteurs sniffeurs, capables de repérer une palette de mots clefs. On l’a vu du côté des récentes révolutions dans le monde, l’info d’aujourd’hui, plus immédiate même que le média radiophonique, c’est Twitter. Quant à Baume & Mercier (fan page sur Facebook), elle enfonce le clou de sa longueur d’avance en matière de e-Communication. Du côté de l’agence orchestratrice de l’opération, il semble qu’on fourbit déjà ses armes pour BaselWorld…

Celsius… Romaric, Meylan et Borès, objets nomades…

On savait Hugues-Olivier Borès sous-marinement occupé, après avoir été l’un des visages Patek Philippe durant plusieurs années. L’homme avait monté Help On Brands sa propre agence ès stratégies de développement, côté Paris. Bien lui en prit, puisque c’est dans ce cadre qu’il s’accoquine avec André Romaric et Edouard Meylan -oui, oui, le fils de…, les fondateurs de Celsius X VI II, une marque franco-suisse créée à Paris en mai 2006, au point d’en rejoindre le capital et d’en devenir Conseiller exécutif. A part le fait que l’ADN de cette nouvelle venue marie horlogerie et téléphonie mobile, sur le mode d’un objet luxe inspiré d’un papillon et doté d’un mécanisme de 547 composants, qu’elle dispose déjà de son site et de sa page Facebook afin de donner à ses objets nomades le rayonnement escompté, on en saura plus à BaselWorld -Halle 4.0, Sand A01. Il sera question de « Grand Complication for Timeless Communications« , objet prêt à butiner les fleurs plate-bandes fleuries des réseaux horlogers.

Plagiat événementiel?

A l’heure où la notion de plagiat secoue les consciences intellectuelles du côté de l’Université de Fribourg, il semblerait qu’en matière de copié-collé, MCH Group SA, géant financier des organisations de Salons, ne soit pas en reste. Après avoir racheté 89,55% des parts de la société Beaulieu Exploitation SA, MCH fait le ménage. Officiellement, sa politique est de privilégier ses propres événements, ce qui ne se vérifie pas si clairement si on jette un oeil sur la liste des organisations encore en lice. Par contre après avoir évincé de Lausanne les salons EPHJ-EPMT (Environnements professionnels horlogerie joaillerie et microtechnologies) qui trouvent du coup à Genève Palexpo la promesse d’un second souffle bordé de meilleurs conforts, le groupe se fend d’un communiqué sur son nouveau salon. Là où l’innovation était promise,  ce nouveau-venu voudrait être « Le rendez-vous professionnel des microtechnologies et de la haute précision pour l’horlogerie-joaillerie, les technologies médicales et l’électrotechnique en Suisse romande. » A quelques détails près, c’est la copie de l’énoncé depuis 10 ans l’EPHJ-EPMT qui vient de célébrer son jubilé avec presque 600 exposants et plus de 11′000 visiteurs. Et qui est, on l’oublie trop souvent, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse. La seule également jusqu’ici à offrir aux microtechniques de tous bords la possibilité de côtoyer le secteur si prisé de l’horlogerie. Or donc, MCH Group, qui donne l’exemple en matière de lutte contre la contrefaçon à BaselWorld, aurait-il cédé à la tentation du copié collé du salon de la sous-traitance EPHJ-EPMT? Inspiration, expiration.

Guy Lucas de Peslouan: photos d’horlogerie

Artiste de l’objectif, amoureux des chambres photographiques, de la prise studio et des rouages les plus subtils, Guy Lucas de Peslouan méritait d’avoir son portfolio dans l’édition des magazines Heure Suisse et Heure Schweiz paru à l’occasion de BaselWorld 2011. Son inimitable tignasse bouclée, poivre et sel, ne passe pas inaperçue dans les salons horlogers. Le temps des contacts et des remises de carte, toujours avec le chariot porteur de ses books les plus aboutis, l’amène inexorablement dans les ateliers des horlogers indépendants ou dans les alcôves du luxe joaillier. Débordante d’angles divers, sa bibliographie s’érige en référence, saupoudrée de titres de rêve: Reflets d’Eternité, en 2005, et Le Temps Poétique, en 2009, pour Van  Cleef & Arpels, La Beauté en Voyage pour Hermès, en 2002, La Capture de l’Eclat pour Boucheron, en 2004. Des grandes maisons, telles que A. Lange & Söhne, Audemars Piguet avec un livre consacré aux finitions horlogères, ou Richard Mille qui s’éprend de ses regards neufs dénués d’apriori, il passe sans rupture aux établis des horlogers indépendants: R.W. Smith, Kari Voutilainen, Peter Speake-Marin, Thomas Prescher. Quelques enseignes montantes en appellent à ses talents comme Ladoire ou De Bethune. S’ajouteront à sa palette de réalisations en 2011, ses travaux avec F.P. Journe, Greubel & Forsey, et quelques poursuites de collaboration avec Boucheron, Chanel et Gilan.

Bal du printemps à Genève, bal des horlogers

Quelle drôle d’idée que de s’encanailler pour la bonne cause juste avant le grand raout horloger bâlois! N’est-ce pas risqué en matière de fréquentation horlogère? Impossible de faire autrement, car le 13ème Bal du Printemps se déroulait comme tous les autres un 21 mars. A Genève, c’est un incontournable et l’édition 2011 a rapporté 250′000 francs à l’IRP, la Fondation internationale pour la recherche en paraplégie présidée par Philippe Boissonnas. Grâce aussi aux bontés de quelques maisons horlogères… et joaillières. Sur les 128 lots, les marques Black Belt, Zenith, Montblanc, Van Cleef & Arpels, Antoine Preziuso, Yeslam, Longines et Hermes.. et, pour les bijoux Jahan, Piaget, Swarovski, Bogh’Art et Gilbert Albert. Parmi les hits de la vente aux enchères, une montre Artya, Haute Horlogerie d’Art, défendue en chair et en os par un Yvan Arpa et son épouse à deux pas du départ pour BaselWorld, ainsi qu’un bijou Adler, un bracelet Bangle en or 18 carats, serti de brillants et d’un rubis. Quant au fidèle parmi les fidèles, Alain Mouawad, il compensait son exceptionnelle absence par un soutien publicitaire: la toute première apparition de sa nouvelle marque Blacksand Genève.

Yvan Arpa va-t-il encore frapper?

A quelques jours de l’ouverture de BaselWorld, l’inquiétude est à son plus haut niveau: à quelle volée de bois vert Mister Yvan Arpa nous exposera-t-il cette année? Ouf, ce qui est sûr, la marque Volna ayant fermé boutique, il n’y aura aucune allusion à la Volnatomic, une collection qu’il avait lancée en 2010 et qui engrangea tout de même CHF 3 millions de francs de pré-commandes. Cette année, ça aurait peut-être été mal perçu dans le paysage, d’autant que la montre n’est pas équipée de la fonction compteur Geiger. Toujours en 2010, il nous avait fait le coup du cadran en caca de dinosaure, qui soit dit en passant avait fait entrer les news horlogères dans l’ensemble des rubriques « insolite » des médias de la planète, ouvrant ainsi la voie à d’autres marques. Que nous réserve-t-il cette année, quel sera son coup médiatique 2011, sous les couleurs de sa marque Artya? On en tremble d’avance. A en oublier presque que le sieur Arpa est avant tout un sacré bosseur: pour Jacob & Co dont il occupe le poste de COO, il arrive avec 8 nouvelles collections soit une centaine de nouvelles pièces. Dont cette nouvelle exploration de la Five Time Zones.

Grande bourse horlogère à Bâle, le 27 mars

Toute personne fraîchement entrée en passion horlogère se demande pour quelle raison la plus grande manifestation mondiale de la branche se déroule à Bâle, une ville qui, chacun le sait, s’intéresse plus à l’art contemporain qu’à la culture horlogère. Une culture par ailleurs profondément ancrée dans le terrain francophone et qui laisserait imaginer que BaselWorld aurait du naître et se développer en Romandie. Historiquement, les horlogers s’étaient greffés sur une foire comme il en existe encore, du genre Salon des Arts Ménagers ou Comptoir de Lausanne. Et, la situation de Bâle, au carrefour entre Suisse, France et Allemagne, fut plutôt propice au commerce des montres. Afin de renouer avec cet esprit du début et avec l’histoire des comptoirs, ces marchés parfois itinérants de la montre, l’horloger Christian Etienne, dont l’échoppe née le 15 juin 1987 dans une ancienne boulangerie de Porrentruy, la Clinique Horlogère, lance au Stadt-Casino de Bâle, une grande bourse horlogère: montres anciennes ou modernes, pendules, livres et outils, tout y sera. Une cinquantaine d’exposants, en marge du plus grand raout mondial, particulièrement déterminés à nourrir les passions horlogères des chineurs de tous bords, grands collectionneurs inclus. Dimanche 27 mars 2011, de 10h à 16h.

Alain et le son de la boucle.

Le soin du détail, caractéristique du travail d’Alain Mouawad dont l’amour pour la belle horlogerie percute auprès des connaisseurs et passionnés d’horlogerie, se perçoit jusque l’univers sonore. Ainsi, à l’heure où il participait activement à la conception des garde-temps Robergé, la marque familiale, il voulait à tout prix en 1997 que la fermeture de ses boucles déployantes se fasse en rappelant le son d’un briquet Dupont que l’on referme. Après un grand nombre d’essais, il y parvint. Ceux qui suivirent la marque et furent sensibles à ce genre de finesses attendent donc beaucoup de Blacksand, la marque que cet esthète reconnu lance à BaselWorld. Sûr qu’elle sera saupoudrée, elle aussi, de telles finesses tout aussi discrètes qu’intelligentes. A propos, preuve que le sens de l’ouïe reste un territoire idenditaire, il paraîtrait que la marque s’est offert les services d’un jeune compositeur afin de constituer son propre univers d’ambiance musicale. On se réjouit d’écouter ça.

Faillite de Volna, le communiqué officiel

Faisant certainement suite à la publication dans notre média de la news « Volna, c’est fini« , Michael Blaye, Président du conseil des actionnaires, vient de publier un communiqué officiel.

Volna, c’est fini.

Selon nos informations, Volna dépose le bilan. L’aventure horlogère de cette anticonformiste, un tantinet décalée, avait commencé en 2006 sur le mode de l’alliage entre horlogerie suisse contemporaine et héritage soviétique. Durant BaselWorld 2010, la marque vivait un sursaut remarqué, grâce à Volnatomic, une nouvelle collection imaginée par le radioactif Yvan Arpa. Un bref retour de flamme qui n’aura pas suffi, malgré son buzz médiatique. Que s’est-il donc passé? La décision de jeter l’éponge, rendue publique à grands regrets par le nouveau Président Michael Blaye, était inéluctable. Ce d’autant que, depuis juillet 2009, l’implication financière de la compagnie singapourienne AG Asia Investments Ltd aura été significative. De plus, en raison d’une dette résiduelle trop importante due au précédent management, la chasse de Michael Blaye aux nouveaux investisseurs n’aura pas porté de fruits. Trop tard! La fermeture de Volna a donc été décidée unanimement par ses actionnaires, à l’issue de leur Assemblée générale annuelle du 30 juin 2010. Elle n’est donc pas l’expression de la seule  volonté de Michael Blaye qui représente l’actionnaire minoritaire AG Asia Investment Ltd. Elle ne serait pas non plus une question d’argent, mais plutôt d’insatisfaction récurrente face à une production horlogère et à un système de management qui n’aurait pas pris la voie de l’excellence espérée. Aujourd’hui, le Président reste convaincu que, au moment de l’apport de capitaux, le tableau présenté aurait été passablement embelli -c’est de bonne guerre, et que même avec quelques ‘rallonges’ supplémentaires, rien n’aurait permis d’effacer le mauvais pli. C’est donc au nom de sa passion pour l’horlogerie et l’ingénierie suisse que le Belge Michael Blaye s’interdit toute compromission. Une réalité fatale à Volna.

Rappel. En juillet 2009, l’arrivée de AG Asia Investment Ltd dans Volna fait passer le capital-action de CHF 460′600.00 à CHF 2′500′000.00. Sébastien Botinelli est alors nommé Président, deux des trois fondateurs, François Candolfi et Marc Calmonte, sont écartés. Juste après BaselWorld 2010, c’est au tour de Sébastien Botinelli de voir sa signature présidentielle et ses pouvoirs radiés. Depuis cette date, Michael Blaye est nommé président, avec signature individuelle et mission de réorganisation.

Vila et son atout dame

Seules 88 privilégiées pourront prétendre à cette première expression féminine de l’horloger Franc Vila, installé en vieille ville de Genève. Réussissant à féminiser les codes si particuliers de sa boîte à lunette elliptique et circulaire, Franc Vila sort à BaselWorld cette année sa Fvt28 Jumping Hours ‘lvy Edition’. Mues par un calibre automatique, ses heures sautantes ne s’embarassent pas de survoler les emplois du temps des oisives comme des actives. Dans leur sillage, leur course, contenue au sein d’un boîtier en acier DieHard Extreme, s’accompagne des éclats de 387 diamants éparpillés tantôt au fil d’une lunette et de cornes serties ou, en 91 exemplaires, à l’intérieur de la lunette. Des plaques de nacre bleue ou blanche reçoivent la décalque de motifs floraux ‘IVY’ ainsi qu’une huitaine de saphirs ou de diam’s en guise d’index. Heure sautante, petite seconde à 6h, étanche à 100 mètres, pour les sirènes désireuses de s’encanailler dans les profondeurs…

Bestiaire horloger…

Tandis que Chopard célèbre son 150ème anniversaire à force de figurations animalières, tant côté joaillerie qu’horlogerie, une série « Faune horlogère«  vient de débuter dans le magazine Heure Suisse (édition parue à BaselWorld 2010 -N° 104). L’occasion de survoler les représentations animalières dans l’horlogerie. A commencer par le Tigre, qui chez Ernst Benz (marque fabricant des montres suisses depuis Birmingham dans le Michigan), sort le 14 février 2010 (date coïncidant avec le début de l’année du tigre chez les Chinois), un ChronoScope PEK Limited Edition. Cartier de son côté, délaisse un peu sa célébrissime panthère pour, en usant du faciès d’un tigre sur l’une des faces de sa Santos 100. Chez Artya, l’arrivée de la peau de crapaud buffle dans les bracelets, signe distinctif d’une déjante assumée, vole la vedette aux crocodiles, vachettes et autres habituels fournisseurs du cuir de nos bracelets. Pour les Oiseaux du Paradis et les Papillons, c’est du côté de Van Cleef & Arpels qu’il fait bon se promener. Quant à l’éléphant, le Panda ou la Tortue, ils débarquent aussi chez Cartier, dans bon nombre de collections. Enfin, c’est le Cobra qui illustre le mieux la naissance de la UR-CCI de Urwerk… La série continuera dans l’édition N° 105, à paraître.

Le rotor facial, déjà inventé en 1995… Rectificatif

En mars 2008, bloghorloger.ch retrouvait trace du brevet N° CH 685363, délivré le 30 novembre 1995 et portant sur le premier garde-temps à remontage automatique équipé d’un rotor facial (à ne pas confondre avec le double-rotor de Perrelet). Mandaté par un boîtier connu dans l’industrie horlogère suisse et aujourd’hui décédé, l’étude technique ainsi que la réalisation d’un premier prototype fonctionnel avaient été confiées à l’horloger Jean-Claude Nicolet (premier prix Gaïa, réputé pour ses innovations horlogères). Puisque les héritiers du déposant n’auraient pas prolongé la validité de ce brevet qui, de toute manière après 20 ans tombait dans le domaine public, la voie était libre pour le dépôt d’une nouvelle patente. Est-ce une raison suffisante pour affirmer, comme le fait Frédéric Jouvenot, par ailleurs excellent horloger et courageux entrepreneur, que, « 40 ans après (1969-2009), le chronographe automatique est réinventé« ? Et de s’approprier en termes dithyrambiques la paternité du « premier chronographe intégré de l’histoire avec un système de remontage complet visible côté cadran« ? Ces mots s’appliquent au modèle ACE et à son calibre, le FH-ACE-001. Le passé regorge d’inventions qui, quand bien même pussent-elles être brevetées, mériteraient de temps à autre un petit coup de projo et… une petite dose d’humilité. On pourra toujours admettre qu’il ne pouvait pas le savoir, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui et ce qui n’enlève rien à la bonne réputation de sa créativité: hommage au culte ancestral du soleil, son dernier modèle Hélios, présenté à BaselWorld 2010, en est la preuve… Lire aussi sur tendancehorlogerie.com.

Bourde chez Franck Muller, don’t stress your RP

SVP, CEOs des entreprises horlogères, évitez de mettre trop de pression sur vos RP, car, sous stress, il se peut qu’au moment de presser le bouton, quelque couac informatique fasse parvenir à des yeux non-autorisés quelque renseignement privé. Ainsi est parti le communiqué de presse de Franck Muller, qui avait transposé ses quartiers de Genthod en terres rhénanes, et qui voulait faire savoir sa majestueuse présence à BaselWorld. En version .word, avec l’option « suivi des corrections » ledit communiqué de presse est parti, ne laissant aucun doute sur la version précédente, celle-là même qu’une toute-puissance directoriale voulait corriger. Il y a un petit côté voyeur à savourer les parties biffées, celles justement que les pros de la presse n’auraient pas du voir. Instructif, surtout le passage où, dans un élan dépeignant Franck Muller en jeune horloger talentueux, l’auteur s’est vu rabrouer par une formule plus déshumanisée, « La Maison Franck Muller« . Que celui d’entre vous qui n’a jamais fait d’erreur mail jette la première pierre… Attention, le pdf est tout de même plus sûr et si Microsoft Office devait tout de même être utilisé, sachez qu’un copié-collé dans un document tout neuf peut éviter aux petits malins l’analyse de l’historique d’un document…

Contrefaçons… La communication

Un billet paru sur le site horlogerie-suisse.com aborde le problème des contrefaçons. Au pluriel? Oui car il faut bien distinguer deux sortes de fléaux, même si « les poches qui se remplissent appartiennent aux mêmes pantalons« . Primo la contrefaçon qui se fait avec la complicité de l’acheteur, qui sait pertinemment que le prix proposé ne peut correspondre à un modèle réel. Secundo, celle qui, tablant sur des ressemblances si pointues, abuse même le spécialiste, voire l’expert. L’article survole les moyens de lutte et les réflexions autour de ce sujet. L’une d’elle, particulièrement vicieuse, déclenche l’ire des internautes sur le forum. Serait-il possible de négocier avec les pirates, afin de « récupérer » une part du gâteau, qui soit dit en passant, ne risque pas de disparaître avant longtemps? Cette réflexion choquante viendrait de milieux proches de la propriété intellectuelle qui sont en pleine cogitation. Et qui, finalement,  ne feraient que transposer au monde horloger la complice attitude de l’état par exemple, qui ponctionne l’AVS et autres contributions, sur le travail des sans-papiers ou qui reconnaissent implicitement, en récupérant leurs impôts ou en délivrant des permis « artistes », certaines exploitations particulièrement révoltantes.  Quoiqu’il en soit, il semblerait que tous soient d’accord sur le fait que la communication en vigueur « Fake Watches, Fake People » se situe en-deçà de toute réalité de terrain. Car la formule contient des accusations facilement balayées par la conscience de ceux à qui elles se destinent ou dévastatrices chez ceux qui viennent de se faire abuser et auprès de qui « on remue le couteau dans la plaie« . Un internaute propose le clip de Fabrice Guéroux -True Time, qui, heureux hasard du calendrier, dédicaçait son livre à BaselWorld, chez Watchprint.com la librairie du salon. L’occasion de revoir l’interview M6 qui permit à cet auteur et passionné d’exister dans la galaxie des experts qui comptent. Descriptif du livre « Real & Fake Watches ». Commander le livre.

Technomarine fait des vagues…

Technomarine Genève se la joue piraterie événementielle, inondant un matin le bleu parterre de l’entrée de la Halle principale de BaselWorld d’une ondée d’ondines -je croyais que la pêche au thon était sur la sellette. Ouf, il y avait aussi, au nombre de ces créatures de rêve, quelques sardines et sirènes qui, dans leur déshabillé imperméable et transparent, en deux-pièces bleu hélas un peu trop habillé, détournèrent les attentions… Dans un battement de cils pailletés et incitatifs, toutes  distribuèrent une bouteille d’eau minérale brandée accompagnée d’un journal. L’opération a fait quelque vague, notamment du côté du très sérieux service de presse de BaselWorld, obligé d’intervenir et de gronder les auteurs facétieux de cette parenthèse Ocean Addict, apparemment plus appréciée par les visiteurs que les stands concurrents. Un buzz converti en record d’affluence.

Les noblesses scathorlogères de Artya.

A l’heure où la plupart des pros de l’horlogerie, médias compris, s’apprêtent à l’indigestion totale du côté de BaselWorld 2010, chacun sait qu’il y aura « à boire et à manger« . Yvan Arpa, infâme trublion du buzz et loin d’être dans le besoin, s’occupe de ce qui vient après, à l’heure où les seuls endroits que tout le monde visite à Bâle fleurent bon les senteurs post-digestives. Ouf, le temps selon Arpa n’a pas d’odeur, qu’il s’acoquine avec l’ennemi juré des horlogers, la rouille, qu’il s’échine à faire abstraction de la lecture horaire -oui, oui, une montre tourbillon qui ne donnait pas l’heure  (suprêmissime luxe que d’avoir pour le temps qui coule un tel dédain) ou qu’il se pare de Cropolite -alias de la fiente de dinosaure! C’est la dernière trouvaille du moment, assortie à un cuir issu du crapaud buffle, du plus bel effet. Et s’il fallait qu’on en cause, ce que la blogosphère s’est empressée de faire en une de ces traînées de poudre dont elle a secret, on aurait au moins le mérite d’alimenter l’étincelle qui, au moment où les curiosités sont tant sollicitées, nous fera faire le détour sur le stand Artya. Sur la photo en tous cas, la matière en question pétrifiée, étonne par sa texture et ses reliefs, ainsi que par la noblesse de ses teintes stratifiées. A quand une pub dans les toilettes des palaces, indiquant à ceux qui en ont marre de la m…. ambiante, qu’il existe une issue scathorlogèrement correcte, swiss made.

Elizabeth Doerr dédicace à BaselWorld

Comme chaque année, la librairie de BaselWorld, achalandée par watchprint.com, certainement la plus grande vitrine bibliographique horlogère existante, crée l’événement. Les 19, 20 et 21 mars (vendredi, samedi et dimanche), l’auteure du livre « Twelve Faces Of Time – Horological Virtuosos« , la journaliste Elizabeth Doerr y dédicace son ouvrage de 208 pages (éditions TeNeues).  Plume horlogère spécialisée, cette professionnelle du journalisme horloger sévit depuis l’Allemagne aux quatre coins de la planète média, tout en restant rédactrice en chef de « Wristwatch Annual« . Avec le photographe Ralf Baumgarten, elle livre la première série d’une galerie de douze portraits artistes horlogers, qui, profitant de leurs passages à Bâle, risquent fort de faire un détour. Ainsi croiserez-vous peut-être, un concentré des quelques génies encore vivants de l’art horloger: Philippe Dufour, Paul Gerber, Dr. Ludwig Oechslin, Kenji Shiohara, François-Paul Journe, Kari Voutilainen, Vianney Halter, Beat Haldimann, Thomas Prescher, Roger Smith, Volker Vyskocil et Felix Baumgartner… Commander le livre.

deWitt s’apprête à faire des siennes

Depuis l’arrivée de la Chaux-de-Fonnière Nathalie Veysset à la direction financière puis à la Direction Générale de deWitt, suite aux quelques coupes qui ont suivi, chacun y allait de sa rumeur quant à la santé de l’entreprise. Qui choisissait de se taire, de se concentrer sur elle-même et de se mettre au boulot. Résultat? Un calibre tourbillon entièrement fait maison, à partir d’une feuille blanche, qui habite déjà quelques protos prémices au lancement d’une nouveauté BaselWorld 2010; un atelier de cadran autonome qui s’offre le luxe d’accepter très occasionnellement des commandes pour d’autres marques triées; une nouvelle campagne de publicité sur le thème de la « Classical Audacity », avec des toiles célèbres revisitées à la sauce contemporaine; et à la demande de plusieurs distributeurs, un modèle « entrée de gamme », sublime trois aiguilles, à moins de 20′000.00 francs suisses. Sans parler de deux à trois autres nouveautés révélées à Bâle. Ce n’est pas tout. La stratégie prévoit la conception et construction d’un calibre de base, ouvert aux développements complicationnels. Quant à ceux qui s’inquiétaient de ce que la déroute de BNB aurait pu pénaliser deWitt via quelques calibres restés en déshérence, qu’ils se rassurent. La maison avait pour usage de commander plus de kits qu’il n’en fallait pour ses besoins. Elle dispose donc d’assez de composants pour faire face au SAV. En d’autres termes, et puisque les mètres carrés du bâtiment le permettent, il se peut qu’on reparle prochainement d’expansion. Après la discrétion et la concentration, voici venue l’ère des résultats communiqués. De quoi réjouir les inconditionnels de cette marque élégante et intelligente, à l’image d’un comte habité par la bienfacture de son produit plus que par quelque effet de manche contre nature. Jérôme deWitt dispose de suffisamment de moyens pour asseoir sa vision long terme.

Marques et leurs liens rajoutés sur bloghorloger.ch

Régulièrement, bloghorloger.ch ajoute à ses menus déroulants (voir colonne de droite), des links destinés à poursuivre la découverte de l’univers horloger international. N’hésitez pas à contribuer à ces précieux compléments d’information.

Rubrique « Marques, Groupes » > Revue Thommen (CH), Philip Stein (marque américaine), Jean Kases (CH, ne dispose pas encore de site web), Volker Vyskocil (marque allemande), Sinn (marque allemande), First Art (marque suisse de Christian Claude), Aspen (marque américaine issue du merchandising de la célèbre station du Colorado), H. Stern (marque brésilienne utilisant le swiss made, créée à Rio de Janeiro, par un émigré allemand passé dans le trading de pierres précieuses. L’entreprise dispose aujourd’hui de son propre magazine), Benjamin Timepieces (marque américaine, issue de superiorwatch.com), Ateliers deMonaco (Marque monégasque), Gebson (CH, inspiration chinoise), Strom Watch (CH, le fils de Armin Strom, à Bienn), Trebor (by Mouawad), Cover (CH, Soleure), Exposure Swiss (by Pejmani, siège au Liban, utilise des mouvements quartz ETA), Eloga (by Pejmani, Liban, avec des mouvements ETA quartz ou automatiques, contrôlés COSC), Mermod Frères (CH, le bras horloger de la maison REUGE), Frederic Jouvenot (CH, prétend avoir inventé le rotor facial contrairement aux archives retrouvées par le bloghorloger.ch: un modèle dont le brevet -CH 685363 du 30 décembre 1995, est tombé dans l’oubli, suite au décès du déposant et à son non renouvellement), Poljot International / Basilika (marque russe reprise en Allemagne), Swarovski (Les montres issues du cristal, lancées à BaselWorld en 2009), Haimov Watches (USA, la marque design bling bling de Igal Haimov), Zino Davidoff (CH, les montres qui voudraient faire un tabac), Feldo Watch (marque allemande, affichage horaire sympa, différent)…,

Emch Manuel, nouveau CEO de Romain Jerome

Est-ce parce qu’il est collectionneur d’art contemporain que Manuel Emch a accepté le nouveau défi de diriger la marque Romain Jerome? Quoiqu’il en soit, les oeuvres laissées par l’ancien dirigeant Yvan Arpa pourraient prendre en valeur grâce à cette nomination attendue -la rumeur circulait depuis deux mois. Ainsi, la voie choisie par la marque, celle de s’approprier des légendes, reste d’actualité et sera conjuguée aux temps de la nouvelle impulsion. L’homme est un passionné d’art -il reçoit à quinze ans une oeuvre en guise de premier salaire dans la galerie d’art où il travaille, formé à l’Art Center de la Tour de Peilz, l’antenne suisse de l’école Pasadena. Puis il fait ses débuts chez Sothebys avant d’obtenir sa licence HEC en économie de l’Université de Lausanne. Après quelques escales dans le consulting côté business process reengeneering, il vit sa fascination pour l’horlogerie grâce à la formidable aventure de la relance de la marque Jaquet Droz. Au sortir d’un cycle de huit ans, il précise, lors de la conférence de presse du 9 décembre à l’Hôtel Président Wilson de Genève, que c’est bien lui qui a démissionné, qu’il n’a pas été « poussé vers la sortie » et que le fait de se retrouver à la tête d’une structure plus modeste, indépendante de toute appartenance à un groupe, a des effets « libérateurs. » Débuts effectifs, le premier janvier 2010, avec, un premier bilan intermédiaire à BaselWorld 2010 où la marque Romain Jerome, particulièrement déterminée à investir tant dans les personnes nouvellement engagées que dans les moyens qu’elle envisage pour perdurer, s’offre un nouveau stand situé dans la mythique halle principale. A lire également, le rendu de la conférence de presse.

BaselWorld en délégation à Genève…

En délégation directoriale, la direction de BaselWorld sera à Genève, les 17 et 18 novembre 2009, à l’Hôtel NH Geneva Airport. Dans le salon Vivaldi, Sylvie Ritter, Martin Fergusson et Orietta Morandini, à raison de 30 minutes par rendez-vous, viendront draguer les exposants du cru potentiellement intéressé à se montrer dans le BaselWorld Palace de la prochaine édition de la Foire de Bâle, des 18 au 25 mars 2010 prochains.

TWI s’expose aux US, à Dallas.

Watch Time continue son tour exposition aux US après San Fransisco, Los Angeles, New York et Philadelphie. L’expo sous-titrée « Inside Basel/Geneva » poursuit son chemin et s’implante à Dallas le 1er octobre 2009. L’occasion pour Alexis Sarkissian, fondateur de TWI (Totally Worth It), le distributeur patenté en Amérique du Nord (canada compris), d’y présenter une partie de ses marques: Armin Strom, Linde Werdelin et Ladoire.

Fawaz entretient le suspense…

Certains pensaient que Fawaz Gruosi profiterait de BaselWorld pour révéler l’identité d’un éventuel bailleur de fonds, répondant à ses publics aveux: de Grisogono cherche 100 millions de francs suisses pour poursuivre son aventure… et les aurait trouvés. Peut-être pas d’ailleurs l’entier de la somme annoncée… Quoiqu’il en soit, il confiait que les choses allaient bientôt être rendues publiques, et puis voilà, rien, nada! Etait-ce une ruse d’avant salon pour éviter à ses clients l’inévitable déstabilisation due à changement? Ou alors, plus bêtement, il se peut que les négociations prennent plus de temps que prévu. Quoiqu’il en soit, la dg Mecanico fonctionne extraordinairement bien… Ce pari-là, de Grisogono l’a réussit. Pour le reste, attendons de voir.

Tonneau DeWitt.

A se promener dans les arrière-boutiques de l’horlogerie, chez les fournisseurs, tous métiers confondus, on glane ici ou là quelque information. Ainsi pouvait-on observer, au détour d’une table à dessin (version iPhone), une petite merveille de tonneau, respectant en tous points l’ADN de la marque. Du bel ouvrage signé par le designer horloger qui monte, l’artiste Stéphane Lacroix.

Colard André, EPHJ

André Colard est l’initiateur de l’EPHJ, le salon de l’Environnement Professionnelle Horlogerie et Joaillerie qui s’adresse à l’univers des fournisseurs. Associé à Olivier Saenger (milieux financiers), il choisit Beaulieu à Lausanne. Son parcours personnel ? Employé de Stern (Genève), entreprise de Cadrans qu’il sauvera de la faillite. C’est d’ailleurs parce qu’il constate qu’une quinzaine de déplacements à la Foire de Bâle n’ont pas généré de ventes qu’il est convaincu que les fournisseurs et les entreprises de la sous-traitance horlogère méritent leur salon. Prochaine édition : du 5 au 8 juin 2007.