Bourde chez Franck Muller, don’t stress your RP

SVP, CEOs des entreprises horlogères, évitez de mettre trop de pression sur vos RP, car, sous stress, il se peut qu’au moment de presser le bouton, quelque couac informatique fasse parvenir à des yeux non-autorisés quelque renseignement privé. Ainsi est parti le communiqué de presse de Franck Muller, qui avait transposé ses quartiers de Genthod en terres rhénanes, et qui voulait faire savoir sa majestueuse présence à BaselWorld. En version .word, avec l’option « suivi des corrections » ledit communiqué de presse est parti, ne laissant aucun doute sur la version précédente, celle-là même qu’une toute-puissance directoriale voulait corriger. Il y a un petit côté voyeur à savourer les parties biffées, celles justement que les pros de la presse n’auraient pas du voir. Instructif, surtout le passage où, dans un élan dépeignant Franck Muller en jeune horloger talentueux, l’auteur s’est vu rabrouer par une formule plus déshumanisée, « La Maison Franck Muller« . Que celui d’entre vous qui n’a jamais fait d’erreur mail jette la première pierre… Attention, le pdf est tout de même plus sûr et si Microsoft Office devait tout de même être utilisé, sachez qu’un copié-collé dans un document tout neuf peut éviter aux petits malins l’analyse de l’historique d’un document…

Contrefaçons… La communication

Un billet paru sur le site horlogerie-suisse.com aborde le problème des contrefaçons. Au pluriel? Oui car il faut bien distinguer deux sortes de fléaux, même si « les poches qui se remplissent appartiennent aux mêmes pantalons« . Primo la contrefaçon qui se fait avec la complicité de l’acheteur, qui sait pertinemment que le prix proposé ne peut correspondre à un modèle réel. Secundo, celle qui, tablant sur des ressemblances si pointues, abuse même le spécialiste, voire l’expert. L’article survole les moyens de lutte et les réflexions autour de ce sujet. L’une d’elle, particulièrement vicieuse, déclenche l’ire des internautes sur le forum. Serait-il possible de négocier avec les pirates, afin de « récupérer » une part du gâteau, qui soit dit en passant, ne risque pas de disparaître avant longtemps? Cette réflexion choquante viendrait de milieux proches de la propriété intellectuelle qui sont en pleine cogitation. Et qui, finalement,  ne feraient que transposer au monde horloger la complice attitude de l’état par exemple, qui ponctionne l’AVS et autres contributions, sur le travail des sans-papiers ou qui reconnaissent implicitement, en récupérant leurs impôts ou en délivrant des permis « artistes », certaines exploitations particulièrement révoltantes.  Quoiqu’il en soit, il semblerait que tous soient d’accord sur le fait que la communication en vigueur « Fake Watches, Fake People » se situe en-deçà de toute réalité de terrain. Car la formule contient des accusations facilement balayées par la conscience de ceux à qui elles se destinent ou dévastatrices chez ceux qui viennent de se faire abuser et auprès de qui « on remue le couteau dans la plaie« . Un internaute propose le clip de Fabrice Guéroux -True Time, qui, heureux hasard du calendrier, dédicaçait son livre à BaselWorld, chez Watchprint.com la librairie du salon. L’occasion de revoir l’interview M6 qui permit à cet auteur et passionné d’exister dans la galaxie des experts qui comptent. Descriptif du livre « Real & Fake Watches ». Commander le livre.

Huguenot, les artisans du Roi….

Après avoir célébré en 2009 les calvinismes de circonstance lié au cinq centième du père du protestantisme, la marque Huguenot rend hommage par ses nouveautés BaselWorld 2010 aux Artisans du Roi, ces fameux contemporains du monarque Henri IV. Ceux-là même qui transplantèrent l’excellence au coeur de leurs terres d’accueil. 2010, c’est la date anniversaire -coïncidence de calendrier, de la disparition du Roi Henri IV (1553-1610), un roi animé d’inclinaisons sincères pour les idées généreuses de son époque, épris des valeurs de tolérance, pratiquant les curiosités vraies. Autour de lui, dans sa Cour, d’habiles artisans, intègres, animés par la quête du faire mieux que nécessaire et cultivant les amitiés corporatistes. Serge Beureux, Ajoulot au franc-parler et à la foi déplaceuse de montagnes, débarque avec un design pur et dépouillé, celui d’Eddy Burgener. L’esprit de l’intégrité cabinotière, dépouillé d’ostentatoire, souffle encore… Rigoureusement authentique.

Les noblesses scathorlogères de Artya.

A l’heure où la plupart des pros de l’horlogerie, médias compris, s’apprêtent à l’indigestion totale du côté de BaselWorld 2010, chacun sait qu’il y aura « à boire et à manger« . Yvan Arpa, infâme trublion du buzz et loin d’être dans le besoin, s’occupe de ce qui vient après, à l’heure où les seuls endroits que tout le monde visite à Bâle fleurent bon les senteurs post-digestives. Ouf, le temps selon Arpa n’a pas d’odeur, qu’il s’acoquine avec l’ennemi juré des horlogers, la rouille, qu’il s’échine à faire abstraction de la lecture horaire -oui, oui, une montre tourbillon qui ne donnait pas l’heure  (suprêmissime luxe que d’avoir pour le temps qui coule un tel dédain) ou qu’il se pare de Cropolite -alias de la fiente de dinosaure! C’est la dernière trouvaille du moment, assortie à un cuir issu du crapaud buffle, du plus bel effet. Et s’il fallait qu’on en cause, ce que la blogosphère s’est empressée de faire en une de ces traînées de poudre dont elle a secret, on aurait au moins le mérite d’alimenter l’étincelle qui, au moment où les curiosités sont tant sollicitées, nous fera faire le détour sur le stand Artya. Sur la photo en tous cas, la matière en question pétrifiée, étonne par sa texture et ses reliefs, ainsi que par la noblesse de ses teintes stratifiées. A quand une pub dans les toilettes des palaces, indiquant à ceux qui en ont marre de la m…. ambiante, qu’il existe une issue scathorlogèrement correcte, swiss made.

Musées horlogers et lieux historiques…

Régulièrement remis à jour, les menus déroulants du bloghorloger.ch viennent de s’enrichir de quelques adresses historiques, propices aux découvertes muséales, sur la trace de l’horlogerie ou des branches affiliées.

Musées indépendants: Musée Brodbeck Guillocheur (CH, Jura), Watch Valley (ballade horlogère en Suisse), La Route des Musées (selon le site hautehorlogerie.org), Mines d’Asphalte de la Presta à Travers (CH, canton de Neuchâtel), Musée Jean-Jacques Rousseau à Môtiers (CH, Canton de Neuchâtel), Musée Jurassien d’Art et d’Histoire, Délémont (CH, Canton du Jura), Musée Industriel du Val de Travers (CH, Canton de Neuchâtel), Musée Historique de Bâle (CH, Canton de Bâle), Musée du Fer et du Chemin de Fer, Vallorbes (CH, Canton de Vaud), Gewerbemuseum Winterthur (CH), Fondation Bodmer, Cologny (CH, Canton de Genève), Musée National Maritime de Greenwich (UK).

Musées des marques: Villa JeanRichard (CH, La Chaux-de-Fonds), L.U.CEUM, Traces du Temps, Manufacture Chopard à Fleurier (CH, Canton de Neuchâtel), Cité du Temps Genève (CH).

Favre-Leuba en vente?

Ça prend du temps, du côté des services juridiques entre vendeur et nouveau partenaire technique, appelé peut-être à devenir acheteur. Car, si vente de cette mythique enseigne horlogère propriété du Groupe Valentin espagnol il y a, elle ne se fera pas d’un coup. Step by step, une entrée toujours plus insistante dans le capital action, s’étalant sur plusieurs années. Montant et identité non dévoilés pour l’instant, l’annonce est prévue mi-novembre 2009. L’acquéreur pressenti, après plusieurs qui se présentèrent au portillon, serait un acteur nouveau dans le monde de l’horlogerie. Non pas un groupe, mais une famille. Signe que les choses bougent, il y a déjà plus d’un mois, c’est la magnifique demeure bâloise que la marque avait investie comme siège prestigieux, qui fut vendue. Une excellente affaire, à ce que l’on dit. Peu rassurant, le téléphone dudit siège ne répond plus, pas l’ombre d’une déviation. Ouf, le site internet continue de répandre la bonne image.