Le métier de polymécanicien selon Pierre-Alain Botteron

Pierre-Alain Botteron dirige une PME familiale à visage humain – presque quinze collaborateurs – réputée pour ses compétences mécaniques et… horlogères. Dans ce Jura bernois, région-phare de la machine-outil, il loue les métiers du tournage, du fraisage, du rectifiage ou de l’honage. Systématiquement, il engage des apprentis auprès de qui il revalorise une profession en pleine évolution: «Le jeune qui sort de l’école a encore l’image de l’ancien polymécanicien, les mains dans le cambouis et dans l’huile. Or aujourd’hui, le métier s’est informatisé, les mathématiques sont importantes et 50% de son temps est consacré à la programmation.» Certes, et cela n’enlève rien à son prestige, sa fabrique ne travaille pas seulement pour l’horlogerie, mais aussi pour les secteurs de la machine-outil, des semi-conducteurs, de la mesure optique, du médical, de l’aéronautique et même de l’alimentaire.

Bell & Ross, du mythe et de l’Heritage au… Radar.

Cette enseigne-là, depuis Paris, s’est carrément placée sur le terrain des instruments de mesure du temps swiss made, allant même jusqu’à répondre aux exigences militaires franco-hexagonales. A force d’un design qui force la prise de position, ses fondateurs, une équipe de designers et de passionnés d’aéronautique, s’installent dans le fonctionnel intelligent, lisible, précis et fiable. Bref, tout ce qu’on attend d’une horlogerie de valeurs sans forcément oser le demander. L’imagerie façon séries limitées des compteurs, celle des aiguilles, de l’horloge d’avion et, tout récemment du radar, cohabitent dans les valeurs de trois collections. Vintage, Instrument BR01 (carrément le hit) et Instrument BR02. Difficile de déroger au culte du modèle mythique, le BR01 Heritage, tout de cuir maculé de crevasses corporate. Pourtant, c’est la Instrument BR01 Radar qui, à partir de disques et de mars 2010, réinvente la lecture horaire.