Christophe Claret, le son du détail.

A propos du post Deux marques de haute-horlogerie se disputent la même musique, les précisions suivantes s’imposent. Rappel du sujet: le bloghorloger relevait que la nouvelle marque « Manufacture Royale« , dont le lancement initialement prévu le 30 août a été reporté à d’ultérieures calendes, utilise sur son site en guise d’identité sonore, exactement la même musique que la marque Christophe Claret: le morceau Clubbed To Death, signé Rob D, un DJ australien immigré à Londres, issu de l’album Sony Music The Classic Chillout Album (Columbia). Précisions. D’emblée, c’est pourtant clair à la lecture de l’information parue le 15 juin 2010, insistons sur le fait qu’il n’existe aucun lien entre la marque Christophe Claret et la nouvelle venue. Une affirmation utile à ceux qui supputeraient le contraire, trouvant là une explication au flagrant plagiat sonore dénoncé. Ajoutons que, suite à des informations reçues du Locle après la publication de ce post, le choix musical a été effectué au sein même du département Infographie de Christophe Claret SA. Enfin, et cette info est assez rare pour mériter qu’on la salue,  tout s’est passé dans les règles de l’art. En effet, le 26 février 2009, les droits d’utilisation de cette musique, pour le site web et le film du 20ème anniversaire, ont été honnêtement acquis pour la somme de € 9′000,00. L’explicite mention du compositeur figurant au générique le confirme. Pas étonnant que Christophe Claret, dont la minutie et le soin du détail demeurent une marque de fabrique, n’ait rien laissé au hasard. Ni n’ait cédé à la pratique ambiante qui consiste à « pomper » sans scrupules des musiques dans la base de données digitales si facilement accessible sur le net. Peu se soucient des appartenances ou des droits relatifs à ces utilisations. Quant aux tarifs pratiqués par les acteurs du music business, ils font surgir deux questions: primo, Sony Music a-t-elle aussi envoyé une douloureuse à la Manufacture Royale, secondo, combien Vartan Sirmakès a-t-il du débourser pour s’offrir le melting pot musical qui continue d’habiller le montage video figurant sur la home page de Franck Muller? Tant qu’à faire, revoyons-nous le film de Christophe Claret… pourquoi pas en 3D sur le site de Swiss Watch TV.

Deux marques de haute-horlogerie se disputent la même musique

Dommage que la musique n’entre pas systématiquement dans les ingrédients identitaires de base, lorsque l’on crée une marque. L’oreille aiguisée d’un ami du bloghorloger découvre une flagrante parenté entre deux sites internet qui n’ont pourtant rien à voir l’un avec l’autre. Ça saute aux tympans. Le premier est la marque Christophe Claret dont le modèle Dualtow, lancé pour célébrer le 20ème anniversaire, s’offre sa propre adresse web. Le second, la nouvelle marque « Manufacture Royale« . Ouvrez les deux home pages, et vous en conviendrez. Celui de la marque locloise a été créé par l’agence chaux-de-fonière Troïka Sarl, tandis que celui de Manufacture-Royale (si l’on en déduit que le contact technique indiqué au registre des propriétaires d’adresses web a quelque chose à voir avec le web designer), par le studio lyonnais Smootiz d’Aurélien Billois. Une telle ressemblance est encore soulignée par l’utilisation du même mode compte-à-rebours précédant la date de lancement. Visiblement, les web créatifs ont tous dans leur cédéthèque « The Classic Chillout Album » (Sony Music Entertainment – UK) et se passent en boucle « Clubbed To Death » de Rob D. Le DJ Australien arrivé à Londres en 1990 est-il au courant des usages réservés à son morceau? Ou alors est-il passé maître dans ce genre de débouchés, au point que deux marques horlogères de haute horlogerie se réclament sans complexe de la même identité sonore. C’est troublant… Si l’on n’avait lu le post du 15 juin 2010, on se demanderait si Christophe Claret n’a pas un lien avec la nouvelle marque. En attendant, visionnons le clip de Rob D, ça nous fera méditer. Il existe aussi, au pays du swiss made, d’excellents compositeurs capables de créer du sur-mesure et d’apporter aux partitions le même soin que ceux dont les produits horlogers d’exception sont entourés. Nous en connaissons…

Du viral de premier choix. « Paul » le poulpe devient ambassadeur…

Tandis que les enseignes horlogères tentent de s’attirer les grâces d’ambassadeurs tous plus célèbres les uns que les autres, rivalisant de fortunes d’ingéniosité et parfois d’espèces sonnantes et trébuchantes, la marque TechnoMarine, qui renoue la sous jacence de son mythe horloger encore cruisement vivace, vient de signer un superbe contrat avec… Paul. Vous savez, ce nostradam-octopus poulpe qui prédisait sans faille l’issue des matchs de la coupe du monde! L’espèce, bien qu’invertébrée, serait dotée d’une intelligence rare, due à ses multi cerveaux qui rendent perplexes les scientifiques. D’autant qu’elle semble faire également preuve de bon goût de mollusque céphalopode en matière d’horlogerie fashion. En témoigne ce saisissant document, pris sur le vif, pêché au gré d’une opération de marketing viral fort bien balancée. Vincent Perriard, trublion workaddict et CEO interconnecté, conjugue son slogan « Ocean Addict » sur le mode des pulsions animales et des profondeurs marines. Ce genre de clin d’oeil salé se prête au forward généralisé. Bien vu.

A propos de l’Histoire horlogère, de Genève, de son musée fantôme

Dans le magazine Heure Suisse qui vient de paraître, en français et en allemand, l’information d’un musée genevois de l’horlogerie et de l’émaillerie tracé de la carte est reprise. En deux endroits, dont au final de la chronique d’opinion de fin de magazine: « A l’heure où le «H» majuscule de l’Histoire horlogère pourrait être consolidé, certains de ses garants y perçoivent non pas ses ouvrieuses origines, mais son versant alerte-au-luxe-dans-un-monde-en-crise. Ils ont tout faux: à Genève, ils viennent même de biffer l’appellation «Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie», transformant ce qui était depuis 1969-1972 une filiale autonome du Musée d’Art et d’Histoire, en corpus de «collections»! » C’est vrai qu’une certaine perception de la culture, pourrait mettre l’horlogerie seulement du côté du grand capital. C’est faire acte de déni des métiers d’une branche qui, si elle attire les acteurs du luxe, clients et propriétaires de marques, se nourrit surtout d’un savoir-faire issu de couches humbles. C’est oublier ses racines paysannes ainsi que son incommensurable champ de savoir-faire modestement exercés.

Utopie? Une montre à chaque poignet, en souvenir de Nicolas Hayek

Le groupe est lancé sur Facebook: si tous les passionnés et amis de l’horlogerie se mettaient à arborer deux montres, une à chaque poignet, il se pourrait que l’ensemble de la branche horlogère suisse vende plus de montres. Surtout si la mode des « deux montres sinon rien! » venait à prendre. Après tout, l’idée pourrait être reprise par la FH qui, dans son histoire, n’hésitait pas à mouiller son maillot pour des opérations corporatistes ciblées. Ainsi, à une époque où les ventes de montres peinaient, la Fédération Horlogère Suisse avait lancé une campagne sur le chronographe. Il s’en vendit énormément, preuve que le message était passé. Nicolas Hayek avait réussi à la fois à capitaliser sur sa personne -sa notoriété médiatique lui permettait de faire le plein à chaque conférence de presse, tout en inventant le protocentrisme. Oui, oui, tout le contraire de l’égocentrisme. En fait, l’ego au service du produit! C’est pour ça qu’il portait invariablement tant de montres à ses poignets… Lire la chronique sur horlogerie-suisse.com.

Les complications avaient des noms féminins

Créées pour répondre à une attente de l’être humain face au temps, les complications sont, selon Estelle Fallet, Conservatrice du Musée d’Horlogerie de Genève,  aussi le fruit d’une attente féminine: «Raisons pratiques et recherche de la perfection, quête du savoir, univers magique, tout me semble étroitement lié à l’horloger Abraham-Louis Breguet qui, sur commande de Marie-Antoinette, exécute une montre incorporant tous les perfectionnements connus à l’époque. Il est choisi comme fournisseur, car il maîtrise le plus grand nombre des complications, dont le mouvement à remontage automatique (…) Il incarne à la fois le prestige de l’horloger et de sa destinataire!» A noter que les garde-temps les plus compliqués de l’histoire portent des noms évocateurs…. féminins! L’Universelle (1970), La Royale (1873), La Merveilleuse (1878) et, plus près de nous en 2000, la Star Caliber de Patek Philippe. Estelle Fallet relève: «Les complications sont le faire-valoir de la maîtrise et de l’excellence, elles distinguent l’horlogerie de haut de gamme.» Et d’ajouter: «Du point de vue sociologique –concept récent, elles touchent aux motivations de consommateurs modernes: disposer ainsi d’un objet rare, complexe et mystérieux…»

Estelle Fallet, experte en complications.

Si le Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie de Genève semble définitivement rayé de la carte, sa Conservatrice Estelle Fallet, appelée à veiller sur ses 18′000 oeuvres environ, est une grande spécialiste des complications. Elle fait ses armes d’historienne dans sa ville natale au sein d’un musée d’horlogerie, à La Chaux-de-Fonds, «où le milieu horloger est un dénominateur commun pour nombre de familles.» Qu’évoque pour elle le terme montres à complications? «Une concentration formidable de savoir-faire et d’inventivité.» pose-t-elle. «Cet univers est fascinant, il exprime le défi relevé par les horlogers -des spécialistes, pour la traduction des mouvements célestes dans les limites extrêmes de la miniaturisation, ainsi que pour la maîtrise de la matière.» Historiquement, l’aspect ludique a joué son rôle: «les mécanismes de répétitions, des phases de lune ou du tourbillon… renforcent le côté mobile du mouvement et animent les faces de la montre. Des plus-values à tous points de vue.» Lire l’article paru dans le magazine féminin suisse Beauté Information, N° 54.

H. Moser & Cie, un sans faute horloger. Denis Asch invite.

Une invitation de L’Heure Asch, ça ne se refuse pas. L’enseigne est à l’horlogerie de détail ce que le Cerf de Carlo Crisci est à la gastronomie en Suisse: inventif, constant, situé en deçà des chemins courus, et surtout communicatif. L’invitation? Rencontrer Nicholas J. Hofmann de la marque schaffhousoise H. Moser & Cie, au sortir d’une expo temporaire. Car, dès le début de la marque H. Moser & Cie, l’horloger Denis Asch était là, fervent défenseur et volontaire découvreur de trésors. Cette marque, démarrée avec 2 personnes ien 2002, s’offre un sans faute à la hauteur d’ambitions réparties, c’est rarement le cas, sur le long terme: quarante personnes à Schaffhouse, une famille éponyme de 6 calibres, une fabrication de spiraux pour ses propres besoins et pour d’autres marques dont on taira les noms, et surtout, un focus sur un classicisme de bon goût, avant même que la crise s’en prenne aux extravagances et ramène les consommateurs aux valeurs sûres et aux designs intemporels.

Décès de Nicolas Hayek Senior, artisan de la culture horlogère suisse

Lundi 28 juin 2010. Bien que l’homme ait remis en 2003 à son fils Nick Junior les rennes du Swatch Group, il continuait de participer aux décisions. D’origine assyro-Chaldéenne, celui qui sera nommé, entre autres 150 distinctions internationales, Citoyen d’Honneur de la Ville de Berne, avait mis en évidence la valeur immatérielle de la suissitude. Avant que ne soit créé le Swatch Group, issu de la percée de la montre Swatch, il avait été appelé comme consultant pour tenter de tordre le cou à l’une des plus terribles crises horlogères, celle des années 70. Il avait fait alors une expérience étonnante: fabriquer une même montre avec des mentions différentes sur le cadran. Une fois « Made in Japan« , une autre « Made in France » et… en fin de compte « Swiss made« . Après les avoir déposées sur plusieurs marchés test, il est apparu qu’à peu près partout dans le monde, la montre suisse avait plus de succès, même vendue plus chère. Alors à l’heure où tous loueront la grandeur de l’empire qu’il laisse derrière lui, en termes d’emplois, d’économie, de marques horlogères et j’en passe, il est bon de rappeler que l’homme a travaillé pour les décennies à venir et pour la bonne santé globale d’un secteur: en effet, il a le premier défini, par cette simple expérience, la valeur de la dimension culturelle de l’horlogerie. Certes, les actions du Swatch Group devraient connaître quelque plongée, certes, on sait que le fils n’aura pas les mêmes affections que son père et que certaines têtes pourraient donc bouger, reste que ce grand patron aux allures d’artiste laisse un héritage qu’il convient de ne jamais dilapider. Les médias qui, au moindre claquement de doigt, se précipitaient à ses conférences de presse d’homme produit (il vantait ses montres et pas sa personne), se sentent terriblement orphelins.

Claret croit en l’humain et se bat pour ses savoir-faire

L’univers des discrets est peuplé d’irréductibles et de battants, Christophe Claret en fait partie, qu’on se le dise. Parce que sa Manufacture est un peu excentrée par rapport aux circuits médiatiques faciles, avec sa situation sur les hauts du Locle, parce que l’homme est un peu moins « grande gueule » que certains abonnés aux avis donnés sur un peu tout et beaucoup rien, on oublierait presque qu’il se passe des choses chez Christophe Claret. Qui méritent d’être amplifiées puisqu’elles sont chargées de valeurs référence. Ainsi, du côté de l’emploi, tandis que les lueurs d’une reprise annoncée occupe les colonnes, l’entrepreneur loclois d’origine lyonnaise n’est pas resté les bras croisés durant la crise. S’il vient d’introduire une mesure de chômage partiel -on ne travaille plus le vendredi, c’est qu’il n’a pas fait de concessions autre que le report du traditionnel voyage d’entreprise offert aux collaborateurs de plus de cinq ans. Sur le fond, il a tout misé sur le capital humain et la sauvegarde des emplois qui sont aussi celle des savoir-faire exceptionnels de sa Manufacture. Les prestations sociales offertes chez Christophe Claret SA vont au-delà de ce que prévoit la convention collective. S’y ajoutent de nombreuses attentions destinées à mieux vivre en bonne santé, comme une participation de 50% à l’abonnement fitness, ou la prise en charge des traitements destinés à arrêter de fumer.  Faisant preuve d’imagination et de dynamisme forcenés, pour compenser l’évidente baisse des commandes de marques parfois tellement de niche qu’elles furent touchées de plein fouet par la crise, il a ajouté à son catalogue de prestations, des travaux de sous-traitance (décolletage, fabrication d’ébauche). Puis, convaincu que sa DualTow -la montre anniversaire de ses 20 ans, pouvait avoir sa propre vie post-jubilatoire, il a  transformé l’essai en l’instituant en marque éponyme et en en sortant à BaselWorld 2010 une version Night Eagle. Bref, on se bat au Locle, c’est bon de le savoir. Car en 2009, tandis que certains licenciaient en masse ou faisaient leur dernier baroud d’honneur, sa manufacture limitait la casse. Seul 9 postes furent supprimés sur les 120.

Première: Omega mêle céramique et liquidmetal.

Déjà utilisé pour des clubs de golf, des raquettes de tennis ou des coques de téléphones mobiles, le liquidmetal, dont l’exploitation commerciale débute aux alentours de 2003, entre une deuxième fois en horlogerie par la grande porte Omega. Qui en fait les chiffres et indications d’échelle d’une lunette céramique. Cette rencontre insolite entre ces deux matériaux hyper durs est suffisamment innovante pour que la marque puisse se targuer d’une première mondiale. Et de communiquer à donfs, via un mini-film destiné à buzzer sur la Toile. En scelle, sa série limitée Seamaster Planet Ocean Liquidmetal®, futur hit commercial. Comme le Vitreloy, le « Liquidmetal » est le nom commercial (marque déposée d’où le ‘®’ obligatoire chaque fois qu’on le cite), d’un métal amorphe (alliage métallique solide doté d’une structure plutôt amorphe que cristalline), développé par une équipe de chercheurs du California Institute of Technologie (Pasadena, Californie). Ce même pôle de compétence devenu célèbre pour avoir enfanté 27 prix Nobel. Fort de cette découverte, le team s’organise, crée la société californienne Liquidmetal Technologies, à Rancho Santa Margarita et dépose une vingtaine de brevets liés à l’utilisation de cette nouvelle série d’alliages. Ses débouchés sont multiples dans les domaines spatial, médical, défense militaire, industrie, électronique, monde du sport d’élite (baseball) et… l’horlogerie. TAG Heuer est la première marque à l’utiliser pour la boîte de sa concept watch (BaselWorld 2003), « State-of-Art Chronograph« , une digitale habitée par un quartz swiss made capable de calculer le millième de seconde.

Le luxe à Luxembourg, dès 1000 euros…

Les ventes privées organisées au Luxembourg les 18-19 juin 2010 viennent de dévoiler les marques participantes, tout en promulguant horloger d’honneur Frédéric Jouvenot qui saisit là sa chance de présenter son « Helios » et de s’envoler à l’international, sans attendre l’aval de distributeurs. Montres de luxe -à partir de € 1000,00? C’est en tous les cas le pari tenté au restaurant « The Last Supper » du quartier du Kirchberg -où et quand finit le luxe? Voici les participants, hormis Jouvenot: GMW, Globe Master Watch (de Cédric Grandperret et de la micro manufacture Magma), Demonaco, J.P. Edmond, Pilo & Co, Thomas Prescher, Dubey & Schaldenbrand, Pierre Thomas, 121 Time, Delance et Ladoire… Beau mélange qui n’exclut pas des montres accessibles…

Commissaire Asch, à l’heure du Grand-Prix de Genève

18 novembre 2010. Horloger de métier, incontournable personnalité de la branche à Genève, Denis Asch vient d’être Commissaire de la 10ème édition du Grand-Prix d’Horlogerie de Genève. Il devra veiller au rigoureux respect des critères de sélection des modèles en compétition et aura un rôle consultatif au sein du Jury. Dont il ne peut faire partie, puisque, depuis son échoppe de niche, rue de la Cité en Vieille Ville, il participe au rayonnement et au commerce de quelques mythiques enseignes parfois inscrites au concours. En 2009, il était venu faire les repérages et avait remis le prix du public, une Revolution GMT (deux clins d’oeil aux titres d’Edipresse…?) offerte par la marque Vulcain qu’il promeut depuis 5 ans. Pour rappel, le Grand Prix d’Horlogerie de Genève, placé sous la présidence de la Ville et de l’Etat de Genève, décerne onze récompenses dont la prestigieuse « aiguille d’or » et le « prix du public ». Attention, en raison du nombre de marques absentes de ce prix et vu qu’il est officiellement cautionné par les Autorités, il convient de rappeler, afin que le public puisse comprendre la raison de ces absences, que seuls ceux qui s’inscrivent peuvent participer à la compétition (au contraire du prix Montres de l’Année qui fait lui-même son marché de candidats). Lire la « lettre aux autorités » que bloghorloger.ch avait publiée en septembre 2009. Lire aussi le billet d’opinion publié en novembre 2008.

Ventes privées à Luxembourg

18-19 juin 2010. Onisac, une société sise à Rodemack (France) qui s’avoue « spécialisée en marketing de l’innovation« , tente de rameuter une dizaine de marques horlogères pour peupler les stands de ses premières « ventes privées de montres de luxe suisses au Grand-Duché du Luxembourg« . Libellé excessivement long, absence de site internet y consacré, document d’inscription peu représentatif d’une démarche haut de gamme, mais après tout, si les clients débarquent et que les distributeurs officiels ne sont pas fâchés… Pourquoi pas? D’autant que c’est pas très cher: 12oo euros la formule gold, 550 la silver, avec un repas pour une personne compris. Le lieu a été arrêté, il s’agit du restaurant « The Last Supper » niché dans le quartier des banques. Ceux comme moi qui n’y ont jamais encore mis les pieds, peuvent se faire une idée.

Du requin tigre d’élevage, mon oeil!

Du cuir de requin tigre… d’élevage? Tromperie, selon Rebecca Jeanson dont la carte de visite de la marque Tempvs Compvtare annonce la couleur: «Environnmental Care…»! Tout un programme: l’activiste adepte du biocentrisme, celle qui milite jusque dans l’aventure entrepreneuriale horlogère qu’elle partage avec son designer de mari Nicolas Rodolphe Jeanson, est farouchement formelle. Comme tout autre grand requin, il est impossible d’élever du requin tigre! Avec ses 4m et ses 750kg, la femelle atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de 4 à 5. Sa période de gestation durant 1 an, combien d’années faudrait-il pour qu’un élevage soit rentable. Leur biologie complexe et leurs rapports sociaux les rendent réfractaires à la captivité. Et bien que l’on ne recense que 5 cas de morsure mortelle par an, on continue de tuer annuellement environ 100 millions de requins! Ceux qui prétendent en vendre le cuir d’élevage, parfois à leur insu, sont faussement renseignés… Un discours qui relègue les montres au second plan et qui, première marque vegan oblige (marque dépourvue de toute provenance animalière), prône le bracelet caoutchouté… L’horlogerie étant peuplée de requins et de marteaux, autant s’engager pour la protection du requin-marteau.

Elena Stefanova, femmes et complications…

Si le mot est féminin, il semble admis que les complications horlogères ont été faites par et pour des hommes… Erreur! A en croire la scientifique Elena Stefanova, historienne, artiste et responsable de production, actuellement en poste chez deWitt, les besoins féminins, assortis de leur sens pratique, ont servi voire initié la cause des complications. Facile à comprendre. Pour leurs riches clientes, les horlogers d’antan se devaient de parfaire la maîtrise de la miniaturisation. Ainsi, ont-ils créé et conçu des fonctionnalités qui ont terriblement fait avancer la science de la chronométrie, totalement affranchis du dictat des séries et des moules reproductifs. Non, l’amour immodéré de la gent féminine pour toute forme de bijoux, son détachement des choses terrestres telles que l’emprise du temps, ont généré bien des merveilles mécaniques, auréolées de secret et de mystère. Mieux que quiconque, Elena Stefanova, qui a posé sa griffe sur la ligne de bijoux d’Audemars Piguet, en connaît un bout. N’a-t-elle pas donné, en 2009, lors de la journée d’Etudes de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, un magistral exposé sur le sujet? La première montre bracelet était celle d’une reine. « Une femme de pouvoir se doit d’avoir l’heure sous la main… » A lire dans l’article signé TàG Press +41 (agence de presse horlogère) dans le magazine féminin Beauté Information.

Sphèriques complications, la GMT-3 de VicenTerra.

Annoncée le 23 mars 2010 par bloghorloger.ch,  l’information est reprise et détaillée le 29 mars 2010 par businessmontres.ch qui, sous la plume de Grégory Pons, consacre un magnifique premier article de lancement à la GMT-3 de Vincent Plomb, alias la marque VicenTerra. Emboîtant le pas à Laurent Favre, qui finança sa nouvelle marque éponyme A. Favre & Fils par la pré-vente à un cercle d’aficionados des 24 premières pièces de sa Phoenix 10.1 Quantième à Grand Affichage Rotatif, le constructeur Vincent Plomb élargit le cercle: une souscription portant sur les 100 premières pièces circule en ce moment, pour le grand bonheur des collectionneurs et amateurs de raretés non encore mises sur le marché et, plus prosaïquement, pour ceux qui fonderaient face à la perspective d’un rapport qualité prix optimal. Car pour les CHF 5′000.00 proposés, comprenant une action nominative dans la société à venir (!), le connaisseur en a pour son argent. Il accède à un nirvana complicationnel: un garde temps habité par un mini-globe terrestre en mouvement dans un espace ressemblant au vide intersidéral, sujet aux éblouissements solaires du jour et à l’indication nocturne. Design tonneau particulièrement réussi, mariant recherche technique et esthétique. Chaque ouverture a son sens, chaque fenêtre son utilité. Doté du calibre REA-GMT-3 issu d’une base d’ETA 2892 (automatique), la pièce dispose d’un disque jour-nuit posé au zénith (12h), d’un indicateur de rayons solaires (aube à 6h, coucher à 18h), remplacé la nuit par un ciel lunaire saupoudré d’étoiles -une poignée de diamants épars. La date rétrograde s’est invitée sur l’axe de l’index 2h, tandis que le globe terrestre de 6,5 mm de diamètre, posé à 5h, tourne sur lui-même -1 tour en 24 heures, comme s’il se laissait mirer depuis le soleil. Un concentré de planétaire, qui, malgré l’avalanche complicationnelle qui pourrait alourdir son allure, s’offre la légèreté de la poudreuse. Et, pour l’acquéreur de ce rare joyau, le bonheur de se laisser guider sur une piste non damée, balisée de magie…

Tourbillon et précision, le débat continue

Pour l’acheteur et l’aficionado, le mécanisme du tourbillon ne fait pas seulement rêver par sa complexité et sa magie, il est toujours synonyme de précision accrue. Du côté des spécialistes, on a toujours fait preuve de circonspection. Puisque pour fonctionner, ledit mécanisme, au demeurant génial, puise dans les réserves énergétiques du mouvement, au risque de l’appauvrir dans sa fontion première de précision constante. Le concours de chronométrie 2009, organisé par le Musée du Locle a donc étonné par ses résultats: trois tourbillons en tête! Qui a raison? Un dossier du prochain JSH Journal Suisse d’Horlogerie (sortie pour le salon EPHJ-EPMT) fait le point. Au-delà du débat scientifique, une certitude. La précision reste possible grâce au savoir-faire du régleur. Un métier qui, selon Jean-Claude Dubois, président de la Société Suisse de Chronométrie, se doit d’être transmis à la relève. Lire le sujet concours SSC.

Cambriolage au Musée de Cluses

Une partie du patrimoine horloger de la Vallée de l’Arve s’envole, des cambrioleurs ayant emporté non seulement un butin d’une valeur de CHF 133′000 mais surtout des pièces irremplaçables, comme le concédaient au Dauphiné Libéré du 4 mai 2010 Jean-Michel Roch, Président de l’Amicale des Anciens Elèves du Lycée Charles Poncet de Cluses, anciennement l’Ecole d’Horlogerie, Marcel Marquet de Directeur du Musée ainsi que Jean-Claude Léger, maire de Cluses. Ont notamment disparu une horloge exceptionnelle de type « Voltaire » de 1680 ainsi qu’une autre dite « en squelette ». Un passé horloger déjà mis à mal puisque les crises l’ont peu à peu effacé, sans jamais pour autant détrôner Cluses de son titre de centre mondial du décolletage. Lire l’histoire de cette vallée, parue dans le Journal Suisse d’Horlogerie. Espérons que les autorités locales auront à coeur de reconstruire leur joyau et non pas de suivre le déplorable exemple de Genève qui, après le cambriolage de son Musée route de Malagnou, le seul au monde à être dédié tant à l’horlogerie qu’à l’émaillerie, n’a trouvé de meilleure idée que de le rayer de la carte, en le fondant dans l’entité Musée d’Art et d’Histoire. Quels peuvent bien être les commanditaires de tels vols, puisque leurs prises resteront invendables? Des collectionneurs sans scrupules? Probable.

Romain Jerome en flamme…

Preuve que les parts minoritaires de l’actionnaire Yvan Arpa au moment de son éviction, même diluées suite à quelque recapitalisation, continuent d’imprégner l’ADN Romain Jerome: la marque sort un modèle unique dédié au volcan islandais. On aimerait tant pouvoir faire aussi fort que la rouille du Titanic ou mettre la main sur le catalogue de légendes que l’homme emporta en esprit avec lui, dans son éviction subite…. Il se peut que le syndrome du « qu’est-ce qui vient après » pèse encore de tout son poids sur la nouvelle équipe. Romain Jerome a le mérite de s’y essayer et de s’inviter non pas à la table des légendes mythiques et impérissables, mais au buffet des opportunismes de circonstance, dont l’élan fugace peut retomber, d’un moment à l’autre, brûlant au passage tout processus de légendarisation. Yvan Arpa lui-même s’y était risqué, avec son Crisis Tourbillon, bien qu’on puisse reconnaître à la notion de crise, quelque récurrence cyclique de nature à perpétuer son concept. Après tout, la tentation du buzz habite les rêves cyclothimiques de tout un chacun. Bien joué, on en parle. L’irruption dans tous les esprits de l’éruption volcanique de l’Eyjafjallajökull est encore ‘à vif’. Se greffer sur sa notoriété soudaine, peut marquer l’épisode d’une pierre de lave et… l’histoire de la marque, d’un cadran nouveau. Les poussières de cendres, même certifiées authentiques, survivent-elles aux poussières de lune? Ne risquent-elles pas de clouer au sol toute velléité de rupture d’avec l’ère Arpa? Changement d’itinéraire! La compagnie devra l’envisager, un jour ou l’autre… Ça lui coûtera un max… Le prix à payer pour ses nouveaux envols…

No dirty gold, Cartier s’engage.

Membre fondateur du RJC ‘Responsible Jewellery Council’, Cartier prend conscience que malgré sa renommée, elle n’a que peu d’influence sur ses achats de matière première. Selon Christophe Roulet, journaliste spécialisé, la marque ne pèse que 0,3% des volumes mondiaux utilisés en joaillerie. Elle opte donc pour une action groupée. Concrètement, elle choisit de montrer l’exemple et passe une partie de ses commandes à Goldlake, une société italienne qui exploite au Honduras ‘Eurocantera’, une mine ‘propre’. Cartier participe à la mise sur pied d’un ‘label de bonne pratique’, pour reprendre les termes de Pamela Caillens, Corporate Responsability Director chez Cartier Joailliers.

L’heure des motoristes, 2009 et 2010…

2009 a vu la percée de trois constructeurs de complications sur le terrain des marques, que dis-je, des labels. La micro-manufacture Magma Concept enfante Globe Master Watches tandis que la Confrérie Horlogère, respirant le CH de la suissitude (reprise depuis la faillite de BNB par Hublot), était enfantée par Mathias Buttet, qui préfère parler d’incubateur de talents: sept confrères, dont trois femmes, appelés à créer des pièces uniques, signées. Que deviendra donc la pièce du graveur Gabriel Salgado De Arco, baptisée ImmenSEATY et représentant 1600 heures de gravure à la main? Christophe Claret, quant à lui, brandissant la raison de son vingtième anniversaire -il avait déjà fait de même avec le dixième, investit aussi ce terrain avec sa DualTow. Sans parler de ses implications dans les Maîtres du Temps et dans la marque Jean Dunand, co-fondée avec Thierry Oulevay (ex-Bovet). Le dernier-venu en 2010 sur ce terrain est Philippe Ruedin, de ASXP-Engineering, le motoriste des débuts de Hautlence, de Ladoire et d’autres marques naissantes, qui lance mAr, une marque entièrement dédiée à la dimension vinicole de sa famille. Le phénomène n’est pas nouveau, puisque Valjoux sortait pour son centième, un chronographe fort sympathique… C’était il y a quelques années déjà. Rappelons en outre que nombre de marques actuelles, comme en témoigne ce document retrouvé portant le nom Borgeaud-Lecoultre, se livraient à la fabrication de mouvements en blanc -une manière d’exprimer le private label, avant de devenir elles-mêmes marques à part entière.

Bestiaire horloger…

Tandis que Chopard célèbre son 150ème anniversaire à force de figurations animalières, tant côté joaillerie qu’horlogerie, une série « Faune horlogère«  vient de débuter dans le magazine Heure Suisse (édition parue à BaselWorld 2010 -N° 104). L’occasion de survoler les représentations animalières dans l’horlogerie. A commencer par le Tigre, qui chez Ernst Benz (marque fabricant des montres suisses depuis Birmingham dans le Michigan), sort le 14 février 2010 (date coïncidant avec le début de l’année du tigre chez les Chinois), un ChronoScope PEK Limited Edition. Cartier de son côté, délaisse un peu sa célébrissime panthère pour, en usant du faciès d’un tigre sur l’une des faces de sa Santos 100. Chez Artya, l’arrivée de la peau de crapaud buffle dans les bracelets, signe distinctif d’une déjante assumée, vole la vedette aux crocodiles, vachettes et autres habituels fournisseurs du cuir de nos bracelets. Pour les Oiseaux du Paradis et les Papillons, c’est du côté de Van Cleef & Arpels qu’il fait bon se promener. Quant à l’éléphant, le Panda ou la Tortue, ils débarquent aussi chez Cartier, dans bon nombre de collections. Enfin, c’est le Cobra qui illustre le mieux la naissance de la UR-CCI de Urwerk… La série continuera dans l’édition N° 105, à paraître.

Le rotor facial, déjà inventé en 1995… Rectificatif

En mars 2008, bloghorloger.ch retrouvait trace du brevet N° CH 685363, délivré le 30 novembre 1995 et portant sur le premier garde-temps à remontage automatique équipé d’un rotor facial (à ne pas confondre avec le double-rotor de Perrelet). Mandaté par un boîtier connu dans l’industrie horlogère suisse et aujourd’hui décédé, l’étude technique ainsi que la réalisation d’un premier prototype fonctionnel avaient été confiées à l’horloger Jean-Claude Nicolet (premier prix Gaïa, réputé pour ses innovations horlogères). Puisque les héritiers du déposant n’auraient pas prolongé la validité de ce brevet qui, de toute manière après 20 ans tombait dans le domaine public, la voie était libre pour le dépôt d’une nouvelle patente. Est-ce une raison suffisante pour affirmer, comme le fait Frédéric Jouvenot, par ailleurs excellent horloger et courageux entrepreneur, que, « 40 ans après (1969-2009), le chronographe automatique est réinventé« ? Et de s’approprier en termes dithyrambiques la paternité du « premier chronographe intégré de l’histoire avec un système de remontage complet visible côté cadran« ? Ces mots s’appliquent au modèle ACE et à son calibre, le FH-ACE-001. Le passé regorge d’inventions qui, quand bien même pussent-elles être brevetées, mériteraient de temps à autre un petit coup de projo et… une petite dose d’humilité. On pourra toujours admettre qu’il ne pouvait pas le savoir, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui et ce qui n’enlève rien à la bonne réputation de sa créativité: hommage au culte ancestral du soleil, son dernier modèle Hélios, présenté à BaselWorld 2010, en est la preuve… Lire aussi sur tendancehorlogerie.com.

Déstockeur, mode d’emploi

Abonné aux vols longs courriers, ce maillon de la vente horlogère vit en partie dans les aéroports, pas trop loin ni des zones franches ni de son pied-à-terre office, côté fret si possible. A partir de fichiers d’images de modèles, annotés de prix publics, il écoule les stocks des entreprises horlogères, auprès de qui il n’existe que soit par l’id de son adresse mail soit par ses entrées dérobées. Qui oserait convenir qu’on a besoin de lui? Il rend pourtant des services que la branche horlogère avoue à contrecoeur. Sans ce super vendeur inofficiel, nombre de bilans annuels vaudraient à leurs responsables d’écarlates remontrances. Comment devient-ton déstockeur? Être un as du commerce pur et dur, de la vente de haut vol. Chercher l’acheteur, disposer d’une connaissance pointue du tissu horloger suisse, des particularismes des marchés internationaux et des distributions officielles. Excellent fichier, entrées à haut niveau au sein des marques ou des groupes. Pour les meilleurs d’entre eux, la confiance et la transparence quant aux destinations finales des produits ainsi écoulés, sont au rendez-vous…

Andy et Max, les mâles nécessaires…

Hall du Swisshotel Plaza, en face de la sortie de BaselWorld. Un CEO en vue , à la tête d’une marque située dans le segment « haut du panier horloger », s’offre un drink en compagnie de Andy et Maximilian, deux figures incontournable des ventes parallèles et du déstockage…! A visage découvert, le ton est à la parade amicale, à l’échange cordial. Le CEO, une fois seul, me rassure. Il vaut mieux connaître ses meilleurs ennemis que de tenter de les écarter et de voir débarquer, à peine leur éviction prononcée, de nouvelles têtes avec lesquelles boire un verre serait impossible. La foire de Bâle, c’est jusque  sur les marches des grands hôtels… Tout le monde s’y connaît. Lire « Exclusif! Déstockeur: on ne nous dis pas tout » (paru dans JSH -Journal Suisse de l’Horlogerie en Juin 2008).

Revaz, expert en webguerilla marketing, sondage montres…

Intéressante expérience que celle menée par Pierre-Yves Revaz. S’adressant par sondage à ses plus de 10′000 followers, cet activiste notoire de la planète twitter & co reçoit de bien étonnantes réponses. Synthèses des résultats qui ont potentiellement touché, en français et en anglais, environ 30′000 Twitterriens et qui complètent les sérieuses incursions de IC-Agency dans le domaine statistique horloger. 12% des sondés admettent ne pas avoir de montres -beau potentiel pour les marques, et s’en référer au téléphone portable pour connaître l’heure. Presque 80 noms différents de marques horlogères sont apparus, laissant coi l’auteur des questions quant à la diversité insoupçonnée de ses suiveurs qui, soit n’ont qu’une seule montre, soit se rangent dans la catégorie des collectionneurs. Le grand vainqueur demeure Swatch avec un ranking de 10%, suivi par Tissot mention spéciale T-Touch avec 7%. Ex aequo avec 5,3%, Festina et Baume & Mercier, l’alerte enseigne de 180 ans. En embuscade, Casio et ses 4,7% damne le pion à Omega (3,3%) et Breitling (2,7%). Suit alors un groupe compact (2%) composé de Bell & Ross, Guess, Calvin Klein, Rado, Raymond Weil, Rolex et Seiko. d’insignifiants scores individuels avec un 1,3% englobant les Cortebert, Frédérique Constant, Guess, Longines qu’on aurait vu mieux classée, Nixon, Panerai, Polar, Tag Heuer un peu décevante, Younger & Bresson, Lotus. Les viennent-ensuite sont, en vrac et pour 0.7% Alfex, Alpina, Arthur & Aston, Aviator, Bexley, Boucheron, Breil, Bulgari, Cahartt, Cartier, Certina, Cerutti, Charriol, Diesel, Dior, DKNY, Dolce Gabana, Fossil, Graham, Harpo, IWC, JLC, Kanabeach, Katharine Hammet, Lacroix, Louis Erard, Marc Jacobs, Mephisto, Mondaine, Moschino, Nomos, Paco Rabanne, Patek Philippe, Poljot, Pulsar, PYR, Sector, Stamp, Suunto, Ted Baker, Ted-Lapidus, Time Design, Timex, Tokyoflash, TW Steel, Ulysse Nardin, Viceroy, Victorinox, Vostok, Yema, Zenith. Audemars Piguet… Etonnant absent, Hublot, malgré ses 112′000 fans sur sa Facebook page officielle. Rejoignez PYR sur Twitter.

Contrefaçons… La communication

Un billet paru sur le site horlogerie-suisse.com aborde le problème des contrefaçons. Au pluriel? Oui car il faut bien distinguer deux sortes de fléaux, même si « les poches qui se remplissent appartiennent aux mêmes pantalons« . Primo la contrefaçon qui se fait avec la complicité de l’acheteur, qui sait pertinemment que le prix proposé ne peut correspondre à un modèle réel. Secundo, celle qui, tablant sur des ressemblances si pointues, abuse même le spécialiste, voire l’expert. L’article survole les moyens de lutte et les réflexions autour de ce sujet. L’une d’elle, particulièrement vicieuse, déclenche l’ire des internautes sur le forum. Serait-il possible de négocier avec les pirates, afin de « récupérer » une part du gâteau, qui soit dit en passant, ne risque pas de disparaître avant longtemps? Cette réflexion choquante viendrait de milieux proches de la propriété intellectuelle qui sont en pleine cogitation. Et qui, finalement,  ne feraient que transposer au monde horloger la complice attitude de l’état par exemple, qui ponctionne l’AVS et autres contributions, sur le travail des sans-papiers ou qui reconnaissent implicitement, en récupérant leurs impôts ou en délivrant des permis « artistes », certaines exploitations particulièrement révoltantes.  Quoiqu’il en soit, il semblerait que tous soient d’accord sur le fait que la communication en vigueur « Fake Watches, Fake People » se situe en-deçà de toute réalité de terrain. Car la formule contient des accusations facilement balayées par la conscience de ceux à qui elles se destinent ou dévastatrices chez ceux qui viennent de se faire abuser et auprès de qui « on remue le couteau dans la plaie« . Un internaute propose le clip de Fabrice Guéroux -True Time, qui, heureux hasard du calendrier, dédicaçait son livre à BaselWorld, chez Watchprint.com la librairie du salon. L’occasion de revoir l’interview M6 qui permit à cet auteur et passionné d’exister dans la galaxie des experts qui comptent. Descriptif du livre « Real & Fake Watches ».

Vacheron Constantin et Barbier-Müller, l’humain au centre.

A l’heure où des marques horlogères s’engouffrent sur le terrain de la planète en danger et des désastreuses conséquences y relatives pour les animaux et les environnements, Vacheron Constantin s’embarque dans une aventure qui s’intéresse aux êtres humains. Décalage? Grâce au collectionneur genevois Jean-Paul Barbier-Müller, qui crée une fondation pour étudier les ethnies et les microcultures en voie de disparition, l’enseigne horlogère poursuit sa Patrimony Story et va, à contre courant, au-delà des préoccupations courues. L’intérêt de la démarche vient de ce qu’elle émane d’un éminent amasseur du tangible -trésors archéologiques retrouvés, statues ou des écrits dénichés (Musées à Genève et Barcelone), soudainement rattrapé par la réalité de l’éphémère. En effet, bon nombre de ces groupes isolés, régis pourtant par une organisation sociopolitique complexe gorgée de riches traditions médicinales ou musicales, sont menacés par l’expansion des sociétés dominantes ou l’effet de la démographie. Car ils usent dans leurs pratiques culturelles ou cultuelles d’objets périssables, absents des musées: statues en terre crue, transmissions orales, préoccupations religieuses aniconiques… Au programme des observations menées, sur le terrain et via la publication de résultats, trois petits peuples de Côte d’Ivoire dont les créations plastiques sont à ce jour absentes des musées ainsi qu’un groupe d’environ 6000 individus du Burkina-Faso sud-ouest à propos duquel aucune donnée scientifique n’existe. Des missions de la dernière chance -la globalisation menace, qui recèlent une certaine parenté avec la préservation patrimoniale de certains métiers horlogers et certains savoir-faire entretenus par Vacheron Constantin entre autres…

Clariden Leu, l’horlogerie dans la communication bancaire

Rejoignant les quelques banques privées comme Julius Bär ou des institutions de la finance usant de la charge émotionnelle liée à l’horlogerie pour saupoudrer leurs communications de similitudes liées aux concepts de la précision ou de la tradition, la banque Clariden Leu s’offre un spot corporate -diffusé jusque sur les chaînes de télévision nationales suisses. Premières images, un horloger muni de sa loupe légendaire, affiche sa concentration jusqu’aux pourtours de son établi chargé d’outils. La banque visite ensuite d’autres mot-clefs comme « Sécurité » -un sportif tout en muscle et à cheval, « Passion » -une danseuse classique sur pointes ainsi que le terme « Equipe » porté par un orchestre de jazz. Trois autres mots qui auraient également pu se décliner dans l’univers du watch making. Comme quoi, l’horlogerie, c’est bien pratique. Questions? Qui est l’horloger sur l’image, quelle est la montre sur laquelle il travaille et celle qu’il porte? Le bloghorloger.ch attend vos indices…

Viol de copyrights? Franck Muller s’offre Queen…

Détournement de musiques? A-t-on le droit, au monde de l’horlogerie, si touché et si concerné par le fléau de la contrefaçon, de s’approprier, sans en payer les droits, des musiques et des chansons connues? Evidemment non, dans ce domaine aussi il y a des lois. Au moins 3, pour faire simple: primo s’acquitter des droits de diffusion auprès de la Suisa, secundo demander l’autorisation aux auteur/s-compositeur/s-éditeur/s (généralement contre espèces sonnantes), tertio, s’acquitter du copyright lié au support sonore duquel l’extrait provient. Toutefois, l’impression qu’Internet est un espace libre et dénué de toute législation, déteint aussi sur les horlogers. Ainsi, sur le site web de Franck Muller -qui n’a d’autre ambition que d’être une vitrine basique (lire l’article opinion de Business Montres), un film servi en ouverture depuis plusieurs mois s’offre un fond musical qui, s’il est en règle côté autorisations et droits, a du coûter bien plus qu’une montre. Afin de vous simplifier la tache, voici la liste. Au départ, l’intro façon boîte à musique est détournée de l’album de Yann Tiersen « C’était Ici » et  s’intitule « La Valses Des Monstres« . Puis, changement d’ambiance, c’est le morceau « Right Here Right Now » (de Fatboy Slim sur la compile Dance Top Of The Pops ‘99, label BBC) qui précède un extrait Dance de l’album « Inspection (Check One) » du groupe Leftfield intitulé Leftsim (Sony Music Entertainment Ltd). Arrive « Randall’s Room« , une ballade piano haut-bois-cordes signée OST & Rolfe Kent, extraite de l’album « About Schmidt« . Toujours dans le réservoir des compilations, l’extrait distorsionné vient-ensuite est « Now Is The Time (The Crystal Method Millenium Mix) » du collectif « The Crystal Method« , une bande-son extraite de l’album « The Crow » (Koch Records). Soudain, en version originale le morceau « Children« , entame une phase de calme empruntée à l’album « Dreamland » (Label Deconstruction Ltd) de Robert Miles. Enfin, c’est le groupe « Queen » himself qui franckmullérise les images finales avec son mythique « We Are The Champions » (extrait cette fois de l’album « Power Ballads » chez Virgin Records). Si jamais ce film n’était pas en règle, il est rassurant de savoir qu’il existe des bases de données de musiques ‘au kilomètre’, libres de droits et accessibles de manière simplifiée via des sociétés spécialisées…

Or propre? Le prochain combat…

Esprits mesquins, n’y voyez pas un opportunisme primaire. Il se peut que la question soit sincère, qu’elle taraude quelques grands acteurs du luxe, quelques pionniers qui feront avancer les choses. Après la quasi adoption du Processus de Kimberley, dont l’opinion publique eut vent grâce à Blood Diamond, un film holywoodien inspiré par le journaliste anglais  d’origine Sierra Leonaise Sorious Samoura (BBC), la prochaine campagne éthique s’organise autour du slogan « No Dirty Gold » (sus à l’or sale). Pour chapeauter l’idée lancée par des organisations non gouvernementales, le RJC -Responsible Jewellery Council s’est créé. Au départ, en 2004, 14 membres dont Cartier ou Tiffany, en 2009, 150 membres. Rejointe par d’autres grandes des groupes Richemont ou LVMH, Jaeger LeCoultre, Chanel, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpel par exemples, cette nouvelle instance s’intéressent également à la provenance des pierres précieuses. Cartier dispose même de sa Directrice « Corporate Responsability« , Pamela Caillens. Elle était au SIHH, en compagnie de Daniela Colaiacovo, co-propriétaire de Goldlake Investments Ltd, une société financière responsable qui possède Eurocantera, une mine d’or non moins responsable au Honduras. Assheton Stewart Carter, Vice Président de l’ONG Pact, en charge du Corporate Community Engagement, était également du voyage. Bien que ne représentant selon le journaliste spécialisé Christophe Roulet que 0,3% des volumes mondiaux de l’or utilisé en joaillerie, la marque Cartier s’est engagée à acheter toute la production de Eurocantera et a pris une option sur le surplus éventuel. Peu à peu, cet or à votre cou, votre doigt ou votre poignet, tantôt représentant un morceau des insécurités de la planète tantôt un moment censé rester inoubliable, sera propre. Après tout, le poids du client final fera la différence, croyons-le, ayons un peu la foi. Espérons qu’il fera pression pour que le bijou offert, gage d’un sentiment merveilleux, ne soit pas entaché par une manipulation antérieure, comme celle d’enfants exploités au fond d’une mine…. Propre sur le plan environnemental, certes, mais aussi sur le plan moral.

Van Cleef & Arpels, vendômeries intemporelles…

C’est vrai qu’il a plutôt une gueule d’acteur, ce Laurent Picciotto qui, depuis son enseigne parisienne Chronopassion, distribue tant de marques horlogères suisses, n’hésitant pas à assumer un savant mélange d’esprit rock’n roll et de cabotinage. C’est vrai qu’il sait se mettre en scène, tantôt par un visuel publicitaire qui frise la déjante élégante tantôt par ses postures post-dandesques maîtrisées… Grâce à la marque Van Cleef & Arpels qui s’embarque avec originalité dans quelques vendômeries suaves, mêlant images de fées et complications horlogères à la Jean-Marc Wiederrecht, à savoir la maîtrise des aiguilles régrogrades, le célèbre détaillant endosse un rôle à sa démesure, celui d’Ambassadeur du Temps. Et de donner la réplique à la fée Van Cleef & Arpels, soudain défaite de sa rigidité matérielle pour s’emplir de vie et d’espièglerie. L’éclat figé de ses diamants se métamorphose en poussière scintillante habitée… C’est didactique, réconciliant. Après s’être dégusté cette merveille de parenthèse visuelle, saupoudrée de Peter Pan spirit, nul doute que les femmes auront pour les complications horlogères, d’autres regards. Ceux du désir.

deWitt s’apprête à faire des siennes

Depuis l’arrivée de la Chaux-de-Fonnière Nathalie Veysset à la direction financière puis à la Direction Générale de deWitt, suite aux quelques coupes qui ont suivi, chacun y allait de sa rumeur quant à la santé de l’entreprise. Qui choisissait de se taire, de se concentrer sur elle-même et de se mettre au boulot. Résultat? Un calibre tourbillon entièrement fait maison, à partir d’une feuille blanche, qui habite déjà quelques protos prémices au lancement d’une nouveauté BaselWorld 2010; un atelier de cadran autonome qui s’offre le luxe d’accepter très occasionnellement des commandes pour d’autres marques triées; une nouvelle campagne de publicité sur le thème de la « Classical Audacity », avec des toiles célèbres revisitées à la sauce contemporaine; et à la demande de plusieurs distributeurs, un modèle « entrée de gamme », sublime trois aiguilles, à moins de 20′000.00 francs suisses. Sans parler de deux à trois autres nouveautés révélées à Bâle. Ce n’est pas tout. La stratégie prévoit la conception et construction d’un calibre de base, ouvert aux développements complicationnels. Quant à ceux qui s’inquiétaient de ce que la déroute de BNB aurait pu pénaliser deWitt via quelques calibres restés en déshérence, qu’ils se rassurent. La maison avait pour usage de commander plus de kits qu’il n’en fallait pour ses besoins. Elle dispose donc d’assez de composants pour faire face au SAV. En d’autres termes, et puisque les mètres carrés du bâtiment le permettent, il se peut qu’on reparle prochainement d’expansion. Après la discrétion et la concentration, voici venue l’ère des résultats communiqués. De quoi réjouir les inconditionnels de cette marque élégante et intelligente, à l’image d’un comte habité par la bienfacture de son produit plus que par quelque effet de manche contre nature. Jérôme deWitt dispose de suffisamment de moyens pour asseoir sa vision long terme.

René Bannwart tire sa révérence. Respect…

18 janvier 2010. Le père de tous les designers horlogers vient de s’éteindre. 95 ans, à la maison, juste après avoir indiqué à ses proches « Je ne me sens pas très bien« . Une mort discrète, dans l’intimité et la chaleur familiales. Naissance à Zurich, enfance à Bâle, il entre en horlogerie via Patek Philippe (1933) puis Omega, sept années plus tard. Il y est le père de l’un des modèles les plus mythiques de l’horlogerie contemporaine, la Constellation. Le design horloger lui doit la fière chandelle d’en avoir été le précurseur, à l’heure où ce métier n’avait aucune nécessité d’être sous les projecteurs. En effet, chez Omega, il crée son premier département création. Fort du soutien de son oncle Gaston Ries, il fonde Corum, sa propre enseigne, en 1955. Prince de l’épure la plus magistrale, son modèle « sans heures » est un succès: il a réduit la lecture horaire à sa plus simple expression, la position des aiguilles sur un cadran vierge d’index. Puis, le modèle Romvlvs s’impose -encore une collection phare de la marque aujourd’hui, avec ses caractéristiques chiffres romains gravés à fleur de lunette. Suivront de nombreuses traces marquantes jusqu’aux mythiques collections Golden Bridge ou Admiral’s Cup. Rarement homme avait été à ce point respecté par ses pairs, unanimement gagnés par ses qualités humaines et sa valeur d’esthète humaniste. Il s’est éteint entouré des siens, à la maison, le jour de l’ouverture des célébrations de la haute-horlogerie à Genève (SIHH 2010). A son fils Jean-René Bannwart -Président du MIH, ainsi qu’au reste de la famille, toute l’équipe du bloghorloger présente ses plus sincères condoléances. Lire l’avis de décès. Honorer sa mémoire? Pensez à la Croix-Rouge CCP 23-1121-4 (mention René Bannwart). L’horlogerie suisse toute entière, les designers en tête, se doit de lui dédier une longue minute de silence…

Baume & Mercier et Simone Gaudard, l’ombre de Barbara.

Barbara chantait « Ma Plus Belle Histoire d’Amour C’est Vous« , Baume & Mercier orchestre depuis le SIHH 2010 la mise en musique de « Notre Plus Belle Histoire, C’est La Vôtre » en prolongement de sa eSaga « Secrets d’Une Famille d’Horlogers » sur Facebook ou Twitter.  Une vaste opération de recherche historique, déguisée en appel à témoignage. Chaque internaute, via Facebook, est invité personnellement par Simone Gaudard, la descendante réelle de la famille Baume (arrière-petite-fille du fondateur), à partager l’histoire qui la ou le relie à sa montre Baume & Mercier. A nouveau, une manière d’utiliser intelligemment les médias sociaux, accessoirement une campagne de marketing viral auréolée de buzz (du pur Details.ch), qui permettra de localiser, si elle fonctionne comme prévu, un grand nombre de modèles historiques. La marque fête donc ses 180 ans sans nostalgie aucune, avec un pied dans le futur, ce qui s’inscrit dans le respect des curiosités ancestrales qui caractérisaient cette famille de pionniers. On regarde les images, on sent que Simone Gaudard n’est très à l’aise face aux caméras mais… fière, fière d’appartenir à cette histoire. Elle a de la classe, c’est élégant et franchement… on aimerait bien avoir une BM récente ou qui traine, histoire de pouvoir participer à cette récolte. A vos posts, prêts…

Un couac d’image dans la Julie, un couac de son à la RSR

L’article signé Pierre-Yves Frei, paru dans l’édition du 19 janvier 2010 de la Tribune de Genève est plutôt fort instructif. Il relate l’arrivée de l’information de circonstance, la sortie des chiffres du Groupe Richemont. Vous savez, ce genre d’info qui nourrit les actionnaires et se laisse volontiers reprendre dans les rubriques éco des quotidiens. L’année passée, la date de publication de ce rapport intermédiaire coïncidait avec l’ouverture du salon et avait sapé le moral des troupes avant même qu’elles ne puissent entrer en bataille. Cette année, ouf, les chiffres sont positifs, la situation s’améliore! Toutefois, la photo paru dans la Julie est du genre à faire ricaner dans les chaumières de la branche. Un peu comme si l’intelligence visuelle du quotidien avait voulu délibérément mettre des pieds dans le plat et s’offrir quelque indélicatesse crasse. Car on y reconnait facilement deux personnes: Philippe Léopold-Metzger, patron de Piaget, et… Horst Edenhofer, ex directeur général de Cartier. Si ça fait sourire tout ceux qui suivent le secteur, ça doit faire grincer quelques dents du côté de la DG actuelle de Cartier. Même topo, ce matin, sur les ondes de la radio nationale suisse de langue française, c’est Jean-Claude Biver qui est interviewé à l’antenne pour parler du SIHH. Miracle, la RSR avait au moins un nom dans son calepin, à propos d’horlogerie, ce qui est pas mal au su des 650 marques répertoriées composant le tissu culturel horloger.

Yvan Arpa joue avec la foudre et Faraday. Au GTE du 17 au 22 janvier 2009.

Le voilà reparti à l’assaut des marchés internationaux, cette fois pour lui. Armé d’une poignée de fidèles, Yvan Arpa lance Artya –Haute horlogerie d’Art et introduit en horlogerie 17 artisanats. Toujours aussi explosé, mais cette fois barricadé dans sa cage de Faraday, il expose ses boîtes à la spectaculaire intervention d’un champ électrique pouvant atteindre 1 million de volts. Selon l’intensité de la brûlure, ses carrures se couvrent de stries ou de stigmates plus ou moins prononcées, chaque fois différentes. Aussi violent et magnifique qu’une aurore boréale lacérée de coups de foudre,  le procédé transcendera les boîtes d’une collection baptisée « Coup de Foudre« . Autre collection Artpiece 1/1, sa première collection arty comptera 360 pièces, des garde-temps qui s’érigent une œuvres d’art, contemporaines, torturées. Rencontre fusionnelle entre artisanats ancestraux, art contemporain et horlogerie, sa démarche rend obsolète le concept de série. L’homme réalise son rêve, faire entrer l’art en horlogerie. Une vision qu’il nourrit avec une artiste peintre qui partage sa vie depuis 20 ans, Dominique Arpa-Cirpka. Entre sculpture et tableau, la montre devient oeuvre. Son écrin est un cadre où sont épinglés trois modèles, dans un esprit trilogique. Un cadre à accrocher, ô temps suspendu. Rien que des pièces uniques, dont l’accessibilité étonne. Encore un concept novateur, servi en teasing visuel -la fameuse opération filmée en live performance, et en itinéraire de traverse. Hors chantiers battus, Yvan Arpa revient de loin: de Sector avec No Limit et traversée d’Atlantique, des marchés internationaux sillonnés pour Baume & Mercier ou Hublot, enfin des fonds abyssaux de l’aventure Romain Jerome dont il demeure avec 17% le deuxième actionnaire après le Prince Fahd Al Saoud. Le marché l’attend, il y a sur les étals, de la place pour un tel positionnement et dans le ciel encore saupoudré de poussière de lune, de l’espace pour les coups de foudre…

deLaCour, première utilisation de l’astro-céramique en horlogerie.

Première horlogère. Développée à l’origine par la NASA pour empêcher les navettes de se désintégrer lors de leur entrée dans l’atmosphère, cette matière futuriste vient de trouver une application dans l’horlogerie. La marque deLaCour, déjà habituée à utiliser d’incroyables matériaux* dans sa production horlogère, dévoilera durant la semaine du 18 au 22 janvier 2010 (période des salons de haute-horlogerie à Genève), un modèle de la série Bichrono SII entièrement recouvert d’astro-céramique. Une matière garantie 3000 ans dont elle signe l’exclusivité pour son utilisation dans le champ horloger. Les propriétés de l’astro-céramique laissent pantois: inrayable, anti-allergène, auto lubrifiante, anti bactérienne (selon des tests poussés de laboratoire). De plus, ce revêtement ultra résistant, qui peut s’apposer sur toute autre matière, empêche la poussière de s’y nicher et se prête particulièrement aux mini surfaces d’un garde-temps… et pourquoi pas, aux minuscules pièces d’un mouvement horloger. Sur le plan esthétique, la surface ainsi traitée s’enrichit de reflets arc-en-ciel dont chaque empreinte demeure unique. Aucune image du résultat n’est encore visible.

*La marque co-fondée par le designer urbain Pierre Koukjian s’aventure régulièrement sur le terreau des matériaux extravagants: Graphite, Iridium, Airain issu d’une véritable cloche de cathédrale, feuilles de havane pétrifiées sur un cadran, asphalte aspergeant un cadran.

Mootoosamy Morghan, nouveau conservateur du Musée du Locle

Connaisseur des lieux et des intervenants, ce qui fut certainement un atout dans la sélection de sa candidature, Morghan Mootoosamy vient d’être nommé conservateur du Musée d’horlogerie du Locle, poste qu’il occupait déjà ad interim après le départ soudain de Cécile Aguillaume en mai 2009. Titulaire d’un Master en histoire de l’art (spécialisation muséologie) et en sociologie de l’image, de la culture et de la communication, ce Chaux-de-Fonier trentenaire  avait successivement occupé dans cette même institution le poste de collaborateur scientifique (août 2008 à janvier 2009) puis de responsable du 50ème anniversaire (février à juillet 2009).  De son côté, Cécile Aguillaume, remise d’ennuis de santé dont il se dirait qu’ils auraient pu précipiter son processus de renvoi en raison des inévitables absences y relatives, vient d’enregistrer CECOEL, sa société spécialisée en recherches historiques et en organisation de voyages à connotation horlogerie et luxe.

Baume & Mercier, feuilleton historique planétaire, grâce à Twitter et Facebook…

L’histoire horlogère de la région des Bois (à quelques encablures de La Chaux-de-Fonds), voudrait que ce soit Louis-Victor Baume qui utilisât pour la première fois le bureau du télégraphe ouvert dans la commune en 1865. La famille était réputée pour sa curiosité face aux nouvelles technologies et aux avancées d’alors. Il est donc tout à fait plausible que les Baume auraient eu, face à l’arrivée des Twitter, Facebook et autres plateformes du web 2.0 (une bonne dizaine en tout), des réactions avant-gardistes. Quoiqu’il en soit, la marque, qui célèbre ses 180 ans cette année, est à sa manière précurseuse. Certes, comme beaucoup d’enseignes horlogères elle s’y met enfin, à cette exploitation des réseaux sociaux, mais elle va plus loin et innove. Au travers de « Secrets d’une Famille d’Horlogers« , une eSaga historico-réaliste, elle n’utilise pas ces nouveaux médias juste pour peaufiner sa web reputation, mais pour transmettre, selon les modes actuels, des valeurs patrimoniales toujours riches en perspectives d’avenir. Belle opération, menée par l’agence Details.ch, des pros du buzz, avec le concours d’un bureau d’écritures. L’histoire, ainsi mise en scène, dégouline de saveurs non pastel. Elle se charge de réalisme et, en ces temps tourmentés, raconte les êtres humains dans ce qu’ils conservent d’attachant, quelles que soient les troubles traversés ou… les immatérialités environnantes. On est dans le post facebooking, c’est à dire, dans l’appropriation et l’exploitation intelligente de médias qui partent parfois dans tous les sens…. A suivre sur Facebook ou Twitter, jusqu’à l’ouverture du SIHH (le lundi 18 janvier 2009), où quelques révélations seront faites.

Décentrées, ces montres qui suivent votre regard.

28 octobre 2009. Vacheron Constantin reçoit le prix Montre de l’Année, imaginé il y a plus de 15 ans par les deux co-fondateurs du magazine Montres Passion. Le modèle récompensé Historiques American 1921, affiche une asymétrie facilitant la lecture de l’heure et empruntée à l’histoire de la marque. Effet design séduisant. Un client américain, durant les années folles, aurait exprimé le voeu de voir l’heure d’une manière plus logique, c’est à dire dans l’axe du regard. Ainsi, le 12 du cadran et le poussoir avaient été décalés à 13h00. Une sorte d’anticonformisme osé, un décentrage conférant à ce modèle, même dans sa version 2009, une attractivité vintage. Apparemment, ce client américain n’aurait pas sévi uniquement chez Vacheron Constantin, puisque sur eBay, un modèle Cyma, dont l’estimation de datation pourrait bien remonter à la même époque (années 20) affiche un design similaire. Y avait-il déjà à cette époque des dépôts de modèles? Si oui, à qui revient l’antériorité? Va falloir creuser un peu… Et si ce design n’était finalement qu’une manière de recycler une montre de poche en montre bracelet? Appel à historiens, svp…

Horlogerie, Julien Dray à confesse…

Sur son blog, le 21 décembre 2009, Julien Dray député de l’Essone et ténor du parti socialiste français depuis 1988, écrit. « (…) Je tiens juste à souligner une chose à mes yeux très importante, mais que les médias n’ont pas reprise: dans le rapport final du parquet, il est clairement dit que l’on n’a pas constaté de mode de vie dispendieux de ma part. Et ceux qui ont écrit cela savent de quoi ils parlent; ils ont, durant ces 365 jours, passé 5 ans de ma vie au peigne fin. Ils ajoutent que certes, j’aime les montre coûteuses, mais qu’il y a incontestablement un équilibre entre celles que je vends et celles que j’achète. Il n’y a donc pas de mode de financement occulte ou détourné à chercher. Je ne vous cacherai pas que je suis heureux de voir ces mots écrits noir sur blanc; à mes yeux, ils lavent un peu mon honneur que certains ont consciencieusement cherché à souiller des mois durant. Ils rétablissent la vérité sur ma passion, celle d’un petit collectionneur, à la rechercher du « Saint Graal » de l’horlogerie. » Bloghorloger.ch serait heureux de savoir vers quoi ses goûts penchent… L’homme vient de sortir « L’Epreuve », livre dans lequel il retrace l’affaire « Dray » ou comment soixante policiers ont été mobilisés pour perquisitionner sa vie privée…

Montre automatique, Hubert Sarton réhabilité, grâce à Joseph Florès

Ce n’est pas Alexander Graham Bell qui inventa le téléphone, mais Antonio Meucci, un illustre inconnu italien qui en avait fait démonstration en 1860 à New York (décision de la Chambre des Représentants du Congrès le 11 juin 2202). Non, Thomas Alva Edison n’a pas inventé le phonographe, il l’aurait seulement fabriqué. L’histoire se fourvoie, parfois. La montre automatique, autrefois appelée « perpétuelle » ou à « secousses » a fait l’objet de nombreuses recherches. Selon ce qu’affirment Alfred Chapuis et Eugène Jaquet dans leur ouvrage référence La Montre Automatique Ancienne de 1770 à 1931« (paru en 1952 chez Griffon), sa paternité est attribuée à Abraham Louis Perrelet. Or, dans la Revue Française des Bijoutiers (N° 113, mai 1949) Léon Leroy écrivait à propos de cette montre dont l’existence remonte bien vers 1780 « Il faut louer sans réserve le mécanicien anonyme et de grand talent qui a conçu et réalisé ce système simple et efficace. » Pierre Huguenin, autre spécialise d’horlogerie, corrobore cette allégation quelques mois plus tard, espérant « qu’un chercheur heureux percera peut-être ce qui reste de mystérieux dans l’origine de cette intéressante montre. » Finalement, c’est l’historien Joseph Florès qui résout l’énigme après avoir consulté un manuscrit de l’Académie royale des sciences de Paris daté du 23 décembre 1778, signé des rapporteurs Jean-Baptiste Leroy et De Fouchy, contresigné par le marquis de Condorcet. Ce document décrit avec précision une montre qui s’avère absolument identique à celle de la collection Léon Leroy, attribuée plus tard à Perrelet! En réalité, l’auteur du dépôt concernant cette montre est (1748-1828), Dieudonné-Hubert Sarton, horloger de la Principauté de Liège. Dans les Cahiers du Laboratoire RECITS 6/2008 (Cahiers de Laboratoire édités par l’UTBM (Université de technologie de Belfort Montbéliard), le scientifique Pierre Lamard enfonce le clou dans son « plaidoyer pour un débat« . A lire également l’excellente mise en lumière du journaliste Gregory Pons, le 18 décembre 2006.

Joseph Florès, historien. Origines du rotor revisitées…

Merci à l’histoirien Joseph Florès (voir son portrait). L’Histoire lui doit une de ces rectifications qui la rend crédible. Qui peut répondre à sa question? « Il est aisé de trouver le brevet sur le tourbillon qui date de 1801. La même chose pour l’échappement libre de Pierre Leroy en 1748… Les éléments sur le spiral de Huygens sont connus. Ceux de l’ancre de Mudge idem. Mais qui peut fournir ceux attribuant à Perrelet l’automatique à rotor?« . L’érudit a, par ses recherches et grâce à la découverte d’un manuscrit oublié, rendu à Dieudonné-Hubert Sarton, horloger belge la paternité de cette invention, injustement attribuée à Abraham Louis Perrelet.

Musée de la Montre racheté par deux communes…

Juste après avoir reçu une substantielle (!) subvention (7′715 Euros sur l’enveloppe de 2 millions d’Euros votée par le Conseil Général du Doubs en France), le musée de la Montre de Villers-Le-Lac (ville frontière avec Le Locle), connu également par les connaisseurs sous l’appellation Musée « Droz-Florès » se fait racheter par… deux communes concernées. En effet, Villers-Le-Lac et le Val-de-Morteau décident de casser leur tirelire et d’acquérir la collection d’Yves Droz estimée à 480′000 euros. Oh, pas en une fois, puisque le propriétaire a accepté un règlement sur 20 ans, ce qui représente 24′000 Euros par année. Les pièces, témoins d’une histoire horlogère d’une région qui eut ses heures de gloire, resteront dans les murs de l’ancienne usine de montres, ouverte au public en 1997. Au moins, les autorités de ce côté-là de la frontière, lancent un signal fort: cette culture-là, l’horlogerie, mérite qu’on l’entoure d’efforts pour qu’elle rejoigne le patrimoine universel et qu’elle ne prenne pas le risque de glisser dans l’oubli. Rappelons que ce sanctuaire historique est aussi le fief de l’historien Joseph Florès, sommité du savoir horloger et éditeur de Horlogerie Ancienne, la revue officielle de l’A.F.A.H.A (Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne).

CP 3800, un calibre noir désir…

Issu des développements effectués pour la marque Cecil Purnell, sous la maîtrise de l’horloger Cédric Grandperret et par le team Magma –micro manufacture genevoise sise à Perly, le CP 3800 Tourbillon 1 minute –de la série des calibres Cecil Purnell CP 3000, dispose d’une esthétique désirable, avec ses finitions en nickel noir, son élégance ébène. Ebauche, garnitures, décolletages et usinages sont 100% swiss made et puisent dans les arts manufacturiers de Genève, Vaud et Jura. 187 composants composent ce mouvement disposant d’une cage prise entre deux ponts, de platines ajourées et d’un couple au-dessus de la moyenne, utile aux développements à venir. Destiné dans un premier temps aux encageages dans les modèles heures-minutes, puis dans le fameux régulateur cher à la marque Cecil Purnell, le CP 3800 affiche une réserve de marche de 60 h. Diamètre: 30,6 mm (13½ lignes), hauteur: 6,75 mm. Diamètre de sa cage tourbillon: 13,30 mm. De la belle horlogerie, comme on l’aime… Pour la toucher du doight, il faudra attendre le mois de janvier 2010, au GTE -Geneva Time Exhibition.

Cecil Purnell, au GTE en janvier 2009.

Depuis que à Alle (dans le Jura), l’Horlogerie Alaine a été vendue à Patek Philippe, l’opérationnel de Cecil Purnell, la seule marque suisse de haute horlogerie à ne produire que des Tourbillons, s’est retrouvé appauvri d’un de ses éléments. L’horloger Marcel Lachat -par ailleurs propriétaire de la marque Jura Watch, s’est vu contraint de se concentrer sur l’agrandissement de sa fabrique de Alle, qui passe d’une capacité d’une vingtaine de places de travail à environ 50 d’ici fin 2010. Il n’empêche. L’arrivée -cette fois certaine, d’un splendide calibre tourbillon maison, tout de noir nickelé, développé par l’horloger Cédric Grandperret (alias le team de la micro-manufacture Magma Concept), marque le retour d’une marque confidentielle, qui dispose de réservoirs d’aficionados en Malaisie (où l’actionnaire principal Jonathan Purnell passe une bonne partie de son temps), en Ukraine, en Russie, à Hong Kong et encore aux USA.  Créée en hommage à un être cher dont elle a pris le nom, la marque, dont le troisième associé est Stéphane Valsamidès, se détache donc de ses jurassiennes origines pour s’installer là où d’autres excellences résident, notamment du côté de Plan-Les-Watches Perly. Sportifs et racés, ses garde-temps, dont le modèle Hambergé conjugue quelques complications boîtières,  sont également prisés en versions serties, personnalisables et en séries limitées. A découvrir en janvier au GTE -Geneva Time Exhibition.

Cartier fait son buzz…

S’il semble certains que toutes les marques sont dans les starting blogs d’avant la grand-messe de janvier 2010, certaines enseignes horlogères tentent d’avoir une longueur d’avance sur leurs concurrentes -y compris au sein du groupe Richemont où la surveillance des autres est de mise. Ainsi, Cartier Manufacture La Chaux-de-Fonds conviait une série de journalistes en avant-première, avec signature de contrat de confidentialité et tout et tout. Faire savoir qu’on a quelque chose à dire, c’est bien, faire savoir que vous savez mais que vous n’avez rien le droit de dire jusqu’à la levée de l’embargo, c’est encore mieux. Encore faudra-t-il se souvenir le moment venu, que vous saviez et que vous étiez donc privilégiés. Sur YouTube donc, un teasing Cartier commence à plutôt bien fonctionner. Quand Cartier se risque enfin à ce genre de méthodes, il y met les moyens. Autre bourdonnement du net, la Concept Watch ID.One en Niobium-Titanium, qui se passerait de tout moyen de réglage habituellement inhérent aux montres mécaniques… Les deux sont-elles liées?

Salons horlogeres. Tendance: le bracelet «Totally Worth It»

Initiée par le ditributeur TWI –Totally Worth It, Inc, ambassadeur pour les US et le Canada de marques horlogères suisses prestigieuses, un bracelet en tissu sera au poignet des aficionados et des insiders durant les salons horlogers 2010. Comme un geste simple, léger, porteur de vœux de réussite et d’amicales pensées, la démarche TWI placée sous le slogan qui synthétise sa raison sociale -en français ça pourrait signifier «parce que je le vaux bien…» est un clin d’œil qui s’enroule cérémonieusement au poignet des acteurs de la branche, marques, détaillants et clients. Un insigne de ralliement. Créée par Alexis Sarkissian, Totally Worth It professe les garde-temps exclusifs auprès de détaillants d’un marché qu’il connait bien, l’Amérique du Nord. C’est sur ces terres qu’elle implante des marques différentes qui préfèrent les chemins de traverse aux méga highways. Avec ses bracelets, frais, ludiques et incitatifs, TWI saupoudre la scène actuelle d’un sourire message, tout de turquoise et de brun chocolat auréolé. Les couleurs maison et surtout, le gage d’une appartenance à porter sur soi.  « Parce que je le vaux bien » -I’m Totally Worth It, sera le nouveau signe de ralliement des aficionados, de NY à LA, en passant par Montréal, Miami puis Genève.

Manuel Emch, nouveau CEO RJ Watches.

Romain Jerome vient de confirmer la rumeur qui circulait. C’est bien Manuel Emch (fils de Arlette Emch qui occupe un siège capital au sein du groupe Swatch), qui reprend les rennes de l’entreprise désormais connue pour s’être adossée à quelques légendes mondiales. Selon les premières révélations, elle devrait continuer dans cette voie tracée par Yvan Arpa, débarqué sans ménagement et avec une partie de son équipe, pour motif de « violentes divergences« , selon les termes utilisés par François Tissot le 9 décembre 2009 au cours d’une conférence de presse au President Wilson de Genève. Inévitablement, au risque d’éclipser quelque peu l’arrivée du brillant transfuge de la marque Jaquet Droz,  les journalistes ont tout tenté pour percer le mystère des vraies raisons du départ d’Yvan Arpa, dont la personnalité semblait indissociable de la marque. Impossible d’en savoir plus, aux motifs que les procédures en cours empêchent toute confidence sur le sujet. Malgré l’acharnement insistant des questionneurs, silence radio assorti d’une promesse de plus de loquacité le moment venu, c’est à dire lorsque la justice aura tranché. Ah si, une petite avancée tout de même dans la voie de la recherche de la vérité. « Ce n’est en tout cas pas pour défaut de résultats » qu’Yvan Arpa a été débarqué, précise François Tissot, reconnaissant donc finalement son indéniable apport dans l’histoire de l’entreprise qui a pourtant minutieusement effacé toute trace de son passage dans les pages web de sa jeune histoire. A propos, quels résultats, combien? François Tissot, tout en affirmant que la société va bien, avoue que les comptes du bilan sont en cours et que, même au niveau du Conseil d’Administration, on n’est pas au clair sur ce point. En fait, les violentes divergences porteraient plutôt sur la gestion de l’entreprise. Bref, dommage pour Manuel Emch qui a tout de même convaincu par son fair play, qu’un prédécesseur absent ait à ce point été présent dans les discussions.

Insultes dans l’atelier…

Il semblerait qu’un certain responsable d’atelier soit parfois capable de péter un plomb. Heureusement, depuis mai 2009, il ne serait plus en activité sur les lieux où ses « employés », un rien rebelles, l’ont enregistré à son insu, afin d’en faire profiter l’ensemble de la Toile, via YouTube. Vous m’direz qu’une bonne empoignade verbale de temps à autre ça fait pas de mal entre virils basiques. Ok, encore faut-il que le rapport hiérarchique ne soit pas en défaveur de l’insulté… Tout lien avec un personnage existant n’est que pure imagination et hasard crasse.

Franck Muller joue avec les influences..

Un trait appuyé de Richard Mille, un soupçon de  TechnoMarine et un zeste de Roger Dubuis… Tels sont les ingrédients qui pourraient tout de même plaire sur le marché, du côté de l’Asie et des goûts extrême-orientaux. Serait-ce la patte d’Antonio Terranova, légèrement détourné de ses Cvstos obligations et devenu triturateur de codes FM. Vous me direz qu’il ne s’agit que d’une image de synthèse un rien bâclée… Tiens, j’aillais oublier, il y a aussi un brin de Cvstos dans cette dernière Franck Muller. D’ici le WPHH 2010, espérons que le groupe nous épate avec du vraiment nouveau. Car c’est sur ce terrain qu’il est le plus attendu. Pourvu que cette montre aux allures de ceinture western, ne soit qu’un avant-goût destiné à creuser notre appétit.

First Luxe oublie l’horlogerie…

Quand on est un média, s’offrir des campagnes horlogères ce n’est pas un luxe! Donc, au moins pour la forme, il eût été profitable pour l’image du média Firstluxe.com auprès des marques horlogères en état de communiquer, de glisser dans la sélection de ses votes pour la meilleure campagne du luxe, au moins une, voire plusieurs enseignes horlogères. Certes, le luxe, c’est franco-français, et le concours a aussi été chapeauté par le magazine Stratégies -Communication et Netetudes. Voici les nominés: Lady Dior, Hermès, Nina Ricci, Louis Vuitton, et Cacharel avec Scarlett. Au fait, les organisateurs pourront toujours me rétorquer que toutes ces marques sont…. horlogères. Résultats sur Stratégies.fr.

Herzberg, Nathaniel, « Le Musée Invisible » (livre)

Raconter dans un livre la plupart des affaires de vols de tableaux ou d’oeuvres d’art, voici une belle aventure dont la liste débouche sur ce Musée Invisible qui se ballade dans la nature (Editions Toucans, 208 pages). L’auteur est journaliste au journal « Le Monde » et s’est visiblement inspiré d’un autre bouquin, plus antérieur, celui de Simon Houpt nommé « Tableaux Volés » (Editions Bachès) . Qu’importe, il comporte un oubli de taille! Même s’il raconte les cambriolages commis en 2008 à la Fondation Bührle de Zurich ou ceux qui ont démuni la Fondation Neumann de Gingins en 2004, pas de trace du casse Route de Malagnou à Genève, là où étais sis le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie, un autre espace patrimonial devenu invisible depuis. Lire la news Musée rayé de la carte.

Livre: dis-moi le temps…

Pour en savoir plus sur le temps qui passe, que l’on perd, celui dont on rêve, pour découvrir à deux -enfant et adulte ensemble, cette relativité temporelle, rien ne vaut le bouquin « Dis-Moi Le Temps » écrit par Bartolemeu Capos de Quieros et Alfonso Ruano (Editions Le Sorbier). L’enfant demande au vieil homme: -Pourquoi ton visage a-t-il tant de rides? -C’est à cause du temps, mon enfant? -Du temps? Mais je ne l’ai jamais vu…. Poésie, poésie…

Genève: Musée d’Horlogerie rayé de la carte?

Le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie aurait été rayé de la carte! En tous les cas, son statut d’entité propre, filiale du Musée d’Art et d’Histoire (MAH), obtenu entre 1969 et 1972 a simplement été biffé, pour devenir -et le mot est pompeux, un corpus de « collection » témoins signifiants d’une industrie majeure exercée dans la Cité depuis le 16ème siècle. Le bloghorloger.ch n’a pu obtenir aucune confirmation officielle de cette news, puisque aucun pv de séance n’en témoigne. Toutefois, le message est gravement explicite. Les mots ne sont ni anodins ni innocents. On veut bien que l’horlogerie soit une industrie, une économie, mais de là à la considérer comme une culture à part… Et n’allez pas nous dire que c’est le braquage de 2002 qui a traumatisé à ce point. Genève, capitale mondiale de la haute horlogerie, privée de Musée! Ou disposant d’un sous-musée, une sorte de département rattaché au Musée d’Art et d’Histoire… Plaisanterie, on aura tout vu.

Hublot s’empare de l’automobile…

Le 19 novembre 2009, Hublot, enfonce le clou automobile. Après s’être intéressée à Morgan, la délicieuse anglaise toute de bois et d’alu façonnée, la marque annoncera son partenariat avec l’ACF, le premier Club Automobile d’Europe -pendant motorisé du TCS à mobilités plurielles, créé en 1895. En fait de partenariat, il s’agira de lancer une montre en série limitée (Aero Bang ACF Drive), dont une partie des bénéfices de vente sera reversée à la cause défendue tant par Jean Todt que Schumacher, l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière). A noter qu’avec ce système de séries limités à répétition, Jean-Claude Biver met chaque fois la main sur quelques fichiers d’importance, s’organisant quelques incursions habiles en d’autres terreaux où des collectionneurs et amateurs d’horlogerie restent à débusquer. C’est bien vu, d’autant que ça n’implique pas à chaque fois, un développement de produit. Juste quelques customisations, ici où là, généralement via le cadran ou par gravure et écrin interposés. Et puisqu’on reste dans l’auto, Hublot annonce son partenariat 2010 avec Bruno Senna, pilote Formule 1 de l’Ecurie Campos Meta et neveu d’Ayrton.

Louis Chevrolet, sa Driver 1911 revit!

Liée à AJS -Développement, entreprise familiale dirigée par André Saunier, connu pour sa gouaille toute jurassienne, Louis Chevrolet, la marque  horlogère, essaime ses modèles depuis Porrentruy. Une sorte de conquête, placée sous la maxime « Never Give Up« , si chère à l’exilé franco-suisse qui, au début du siècle passé, quitte sa famille en 1900 pour la terre promise. Après une carrière dans le pilotage automobile, Louis Chevrolet crée la voiture qui porte son nom. Afin de faire revivre dignement ce passé, la marque horlogère jurassienne, qui essaime par le monde une collection plutôt réussie de modèles,  s’apprête à célébrer ses portes ouvertes, -5 à 6 décembre 2009, et à s’offrir un buzz: la Concept Watch Driver 1911 est annoncée. A vos plumes.

Asch Denis, nulle part ailleurs…

Une table ronde autour du thème de la mythique marque Vulcain (fondée en 1858 par Maurice Ditisheim) était le menu d’un jeudi soir, juste après les heures de fermeture du magasin (rue de la Cité à Genève). Un technicien de la Manufacture, était venu du Locle, quelques clients, des  journalistes spécialisés et une historienne de l’art. L’occasion de se repaître de quelques valeurs de la marque, tournant autour de son USP, la montre réveil Cricket. Denis Asch dont le slogan est « Nulle Part Ailleurs« , crée sa propre actu via ses « Paroles d’Experts« , ses newsletters et… vu le succès, via ses tables rondes. Son enseigne est un chemin de traverse qui fleure bon l’émotionnel et la technicité. Cet universitaire reconverti à l’horlogerie via l’Ecole de Porrentruy ainsi que des débuts chez Rolex -dans les Caraïbes, a su faire des marques de niche son univers entrepreneurial. Ses choix et ses goûts font office de prescription.

Grand Prix d’Horlogerie de Genève, leçon de géographie.

Rarement palmarès n’aura offert à ce point couverture géographique si équilibrée. Les lauréats 2009 couvrent habilement les pays et régions qui comptent en matière d’horlogerie. Une sorte de grand écart rondement mené. Piaget, c’est à la fois le Val de Travers, pour les origines niquelettes (c’est le nom des habitants de la Côte aux Fées), et la région genevoise. Ouf, Audemars Piguet, certes dirigé par un Alémanique, joue l’ambassadeur d’une Vallée de Joux incontournable. Hublot, c’est désormais un grand groupe français, fusionnellement installé en périphérie genevoise, portée par une gouaille luxembourgeoise. Greubel Forsey, c’est une affaire de montagnes neuchâteloises ouvertes sur l’Europe, avec un horloger anglais dont les racines suisses sont presque aussi solides que l’accent alémanique de Ludwig Oechslin. A propos d’horlogerie anglaise et puisque Harry Winston célèbre les talents locaux, Antony Randall, bien qu’il étudiât à La Chaux-de-Fonds sous le professorat de Jean-Claude Nicolet, appartient à un cénacle d’une poignée mondiale de sages encore en vie, dont son maître fait également partie. Richard Mille, qui oeuvre manufacturièrement parlant du côté des Breuleux, demeure tout de même l’émanation d’une certaine France, à l’aise dans le verbe et le geste. Tandis que A. Lange & Söhne célèbre une Allemagne réunifiée et sous le feu des projecteurs, même le public s’y est mis pour élargir cette leçon de géographie à l’Italie dont de Grisogono symbolise l’excellence design. Et Genève dans tout ça? Presque autant absente que Bienne, mais organisatrice et sur scène, le centre du monde…

Ludwig Oechslin, lauréat à portées multiples

En gratifiant le 14 novembre 2009 le Dr. Ludwig Oechslin de « Prix Spécial du Jury« , les jurés du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, se rendent-ils compte à quel point leur choix est à portées multiples. Primo, ce savant est porteur du message d’une haute horlogerie pas seulement genevoise, notamment par les réalisations compliquées qu’il fit pour le compte de la marque Ulysse Nardin. Secundo, il est l’organisateur du prix Gaïa, un autre prix horloger, plus ancien, existant depuis 1993, considéré comme l’émanation la plus scientifique de la reconnaissance horlogère, décerné par l’Institut l’Homme et le Temps. Tertio, il représente l’histoire horlogère avec un grand H puisqu’il est le conservateur du seul musée international d’horlogerie au monde, celui de La Chaux-de-Fonds, le MIH. En l’élisant, le Jury 2009, consciemment ou non, s’est approprié un faisceau de valeurs qui serviront à son expansion.

Trop drôle! L’aiguille d’or, la Suisse, le monde et… Journe.

Sur scène et en fin de show, samedi 14 novembre, le trois fois lauréat de l’aiguille d’or François-Paul Journe, s’empare du micro pour remettre le flambeau à celui qui lui succèdera. L’occasion rêvée pour se fendre d’un discours coup de coeur, sorti tout droit de ses entrailles. Son message est clair, les absents ont tort. Tort de ne pas avoir envoyé de dossier de sélection (puisque, à l’exception d’une ou deux catégories, c’est la seule façon de participer au Grand Prix). Journe est d’ailleurs le seul de la soirée à exprimer cette finesse des règles du jeu qui échappe aux spectateurs lambda et aux politiques présents -Lire le commentaire. Tort de briller par leur absence? Oui, car Journe, qui se mue quelques minutes en grand promoteur de cette agape évènementielle désormais presque obligatoire, incite ses confrères à ne plus la bouder. Y participer, affirme-t-il, c’est se battre pour l’entier de la corporation, pour les emplois, et, en fin de compte pour la Suisse, terre d’horlogerie. C’est très fort venant d’un Marseillais qui tient manufacture sur Genève et fait rayonner la Suisse dans le monde. Sur ce, il décachète la sombre enveloppe qu’il tient dans les mains et, avec un accent français qui ajoute au cocasse, annonce l’aiguille d’or 2009: la Zeitwerk de A. Lange & Söhne. La scène a ceci de burlesque que la marque est-allemande ne produit rien en Suisse. Quand bien même est-elle copropriété du groupe Richemont dont le siège est à Bellevue, et indiscutablement appréciée par l’ensemble des acteurs de la branche, rien de rien, vous dis-je! Pas même un rouage, un spiral, ni une quelconque pièce de la montre, à l’exception, me confiera une grande dame bien informée, de certaines boîtes de montres. Dans d’autres lieux, où le recul se pratique comme sport mental, cette perle dans le déroulé de la soirée, aurait déclenché des tornades de rires… Voir les résultats du Grand Prix d’Horlogerie de Genève 2009.

Marketing Horloger, inscriptions.

Il serait dommage de rater deux journées clefs de l’agenda horloger. Autant s’inscrire au plus vite. Pour  la 13ème fois, le 26 novembre prochain, la Journée Internationale du Marketing Horloger fera le plein à l’Heure Bleue (Théâtre de la Chaux-de-Fonds), dès 9h00. Cette année, le thème se centre sur l’utilisateur horloger, face au contexte du monde en mutation. Quant à la 4ème journée de recherche en marketing horloger, également sur ce thème, elle est abritée le jour avant, le 25 novembre 2009 dès 12h30 , dans les locaux de la Haute-Ecole de Gestion Arc (Espace de l’Europe 21, 2000 Neuchâtel). Deux dates dont l’utilité intellectuelle n’hésite pas à s’enrichir d’une dimension networking.

Le syndrôme Virgin, le salon GTE (opinion)

Dans le sillage d’un N°1, il y a toujours une place pour quelques outsiders. Ainsi, après Pepsi, une alternative au number one Coca Cola, Virgin s’est lancé. Le syndrôme Virgin frappe également les salons horlogers. A Genève, nul doute que le SIHH mène le bal. Ce qui n’empêche pas d’autres marques, esseulées, de s’installer dans la périphérie hôtelière, parfois au sein d’une suite ou d’un espace expo, jouant des coudes pour se faire voir et grignoter les miettes laissées par la faune internationale présente, distributeurs ou médias confondus. Or voilà que ces météorites éparses, presque une trentaine, s’organisent sous l’enseigne du GTE (Geneva Time Exhibition), un deuxième salon qui aura lieu du 17 au 22 janvier 2010 au CICG (Centre International de Conférences de Genève). Question! Pourquoi la Fondation de la Haute Horlogerie, dont les statuts et les moyens le permettent, ne serait-elle pas elle-même souciée du ramassage des miettes, histoire de tirer parti d’une inexorable présence dont elle est l’instigatrice? A vouloir chasser les algues du sable fin de la plage privée, à coup d’herbicide ou de râteaux émoussés, il se peut que soit favorisée la floraison des chemins de travers et des bas-côtés de la route toute tracée.

Lire également le post 1557 et le post 1521.

Heure d’hiver, l’astuce.

Comment s’y retrouver? Chaque fois la même interrogation, concernant l’avance ou le recul de sa montre, voire de l’entier de sa collection pour autant qu’elle soit au top du remontage et qu’elle n’oublie pas les ordis et autres matériels. Voici le truc le plus simple pour s’en souvenir:  «Octobre» se termine par «re», donc on recule l’heure. «Avril» commence par «av», donc on avance l’heure. Ainsi, à 3 heures du matin le dimanche 25 octobre 2009, il sera 2 heures. Simple, efficace! Et pour ceux qui rechignent à se creuser la tête, Genève (le Canton) indique la marche à suivre. Instituée en France en 1975, suite au choc pétrolier de l’année précédente, la démarche vise l’économie d’énergie liée à l’utilisation inutile de la lumière électrique. Cette mesure n’est toutefois pas nouvelle: elle apparait en Angleterre et en Irlande dès la fin de la deuxième guerre mondiale et en Italie en 1966. A compter de 2002, c’est l’Europe entière qui s’y met, suite à une directive. La Commission Européenne, c’est du sérieux, a défini le calendrier jusqu’en 2011. En Suisse, on s’y met en 1985 (voir ordonnance fédérale RS 941.299.1). Pour conclure, heure d’été = TU +2, heure d’hiver = TU +1. A propos, on fait quoi durant l’heure qui compte pour beurre? Et si on se revoyait un film avec Juliette Binoche… J’ai oublié le titre!

Rodolphe Cattin retrouve sa liberté. Exit du Franck Muller Group.

Pétri d’une sincérité inhabituellement en marge des règles de la communication, le communiqué est signé Rodolphe Cattin qui jette l’éponge en se distançant à fin octobre 2009, de l’opérationnel des marques qu’il avait fondées, acquises par le Groupe Franck Muller: Rodolphe Montres & Bijoux et Rodolphe & Co (Atelier de Design). Très instructif! En se retirant, Rodolphe Cattin généralise son cas aux autres « petites » marques du groupe et désigne sans ambages Vartan Sirmakes pour qui ces viennent-ensuite se mueraient en poids morts, voire seraient responsables des difficultés du groupe. Le CE(G)O en prend pour son grade, lui qui faisait état pour la première fois de son génie financier (expression prononcée lors d’un WPHJ d’avant la friction avec Franck Muller), et s’était mis à avaler ces « petites » enseignes sans doute pour bâtir son indépendance face à son omniprésent associé, indissociablement lié à son sort et source passagère d’urticaires à répétition. Aux démangeaisons d’alors, dont la presse s’était largement fait l’écho, s’ajouteront les grincements de dents du jour. Car Rodolphe Cattin, qui fait usage d’une liberté de parole que sa qualité d’actionnaire minoritaire lui confère, met au passage le doigt sur des points sensibles dans tout le groupe: problèmes de stratégie, de qualité, de livraisons, d’impossibilité de développer sainement la marque qui porte son nom. A ces reproches techniques s’ajoutent ceux d’ordre humain: situation délétère, combats internes, complots, retournements majeurs, trahisons de collaborateurs proches, etc.. La réponse du groupe ne saurait tarder. A moins qu’un prochain sur la liste ne sorte du bois. Les paris sont ouverts. Non pas Pierre Kunz, ni Barthelay, ni ECW (European Company Watch), ni encore MHR (Mahara Watch), éteinte depuis belle lurette. Peut-être qu’une deuxième secousse pourrait survenir du côté du CEO de Backes & Strauss… Ce ne sont que supputations, il va de soi.

Chronométrie, les résultats du concours.

Relancés dans le cadre de la commémoration du cinquantième anniversaire du Musée d’horlogerie du LocleChâteau des Monts, le concours de chronométrie sera désormais une date-clef dans un agenda horloger bisannuel. Les résultats seront connus le 3 décembre 2009 lors d’une conférence de presse au Locle. 16 pièces ont été déposées, représentant 3 indépendants et 11 marques. Suffisamment de monde pour le milieu horloger suivent la chose de près. Prochaine édition, 2011. Ce qui est sûr, c’est que ce nouveau label devrait représenter, en terme de visibilité médiatique, une valeur appelée à grandir exponentiellement chaque année.

Yvan Arpa, verdict favorable: ni faute, ni déloyauté

Ni faute, ni déloyauté. Tel est le verdict de la Cour de Justice de Genève, dans son jugement du 29 septembre 2009, concernant le procès opposant la société RJ Watches (marque Romain Jerome) à son ex-CEO Yvan Arpa. Le bouillant entrepreneur, débarqué sans ménagement de son poste le 6 juin 2009, s’était astreint à un mutisme volontaire face aux interrogations que le milieu horloger se posait. Une telle éviction, provoque toujours remous et rumeurs, d’autant que quatre membres rapprochés de son équipe en avaient également fait les frais. S’il avait choisi de se taire, c’était certes en raison de la procédure en cours, mais également, par souci de loyauté vis-à-vis du principal actionnaire de Romain Jerome, le Prince Fahd Al Saoud. Suivront donc les procédures au Prud’hommes, ainsi que d’éventuelles suites judiciaires. Quoiqu’il en soit, cette nouvelle lui redonne les coudées franches et… le sourire. Deux armes qui pourraient bien servir son retour sur le devant de la scène. Rappel des faits, écouter le reportage de Pierre-Antoine Preti, dans le journal de la Radio Suisse Romande du 6 août 2009.

Trace d’Arpa chez Romain Jerome? Cherchez bien!

Viendrait-il à l’idée de gommer toute trace de Maximilian Büsser, dans l’hitoire des OPUS de Harry Winston, toute mention de Simone Bedat dans l’épopée contemporaine de Raymond Weil? Pourtant, en parcourant minutieusement la « revue de presse » du site de Romain Jerome -ce qui prend un temps fou puisque ça passe par le téléchargement en pdf des articles, aucune trace d’Yvan Arpa, pourtant intimement lié à l’histoire de la marque. Se dire qu’il aura fallu un travail de titan pour que soit ainsi gommée, des articles présents et des communiqués de presse (dont les versions ont été réécrites), la moindre parcelle liée à sa personne, c’est flairer le lynchage public. D’autant que cela ampute considérablement la couverture de presse liée à la marque. Un peu comme si, après avoir tant investi pour l’obtenir, les dirigeants actuels préféraient se tirer une balle dans le pied. Un déni de personne qui fait froid dans le dos tant il est perceptible. Et qui ne sert en rien l’intérêt du client… Heureusement, selon les commentaires reçus, sur d’autres sites, il est encore omniprésent. Comme par exemple sur le site de Swisstime, sur le site de la Tribune de Genève, et celui de Worldtempus.com.

Lange et Cyma, quel lien?

Walter Lange, fondateur de A. Lange & Söhne fêtait ses 85 ans. A la question bateau de savoir quelle a été sa toute première montre, il répond « Une Cyma ». J’ai toujours pensé que cette actuelle volonté de séparer la haute-horlogerie de l’autre était une erreur. C’est contre nature. L’Histoire horlogère suisse, dont l’excellence vers le haut demeure la meilleure ambassadrice, n’a cessé de se nourrir de l’horlogerie de masse, de volumes. Le principal, c’est d’attraper le virus et de militer pour la reconnaissance de la dimension culturelle de l’horlogerie. Une dimension stabilisante lorsque les périodes focalisent sur son statut de branche économique…

Karl Lagerfeld et Claudia Schiffer chez Cvstos

Dans le GMT Magazine de Juillet, version XXL, une photo en page 27 attire l’attention. Croqués dans la nouvelle boutique Cvstos, deux célébrités arrosent de leurs notoriétés planétaires le décor superbe. Karl Lagerfeld et Claudia Schiffer seraient-elles venues en personne inaugurer l’espace? La marque Cvstos a-t-elle signé un mirifique contrat qui fait penser à ce que Hayek Senior avait déboursé pour s’attirer la présence de Nicole Kidman à l’ouverture de la boutique Omega à Genève? On parlait alors d’environ CHF 600′000. Je vous laisse donc imaginer ce que le tandem Lagerfeld-Schiffer a du coûter à Sassoun Sirmakes et à ses associés. Bien sûr, en y regardant de plus près, on voit qu’il s’agit d’une photo montage. Alors, s’agit-il d’une opération de co-branding? Car Lagerfeld, c’est aussi une marque. Si non, alors c’est du vol. Pur et simple, du vrai détournement d’image, de l’usurpation de visuels. Si les deux lésés s’en apercevaient, cela pourrait coûter très cher à la jeune marque. Qui devrait peut-être prendre les devants, tenter une approche d’excuse pour éviter le ramdam. Quoiqu’il en soit, qui pourrait s’en sortir en expliquant que son service de communication a commis un sacrée bévue et fait preuve d’un amateurisme coupable.

Montre de l’Année fin octobre 2009.

Le concours le plus puriste de la branche horlogère, révèlera ses découvertes et ses coups de coeur à l’hôtel Intercontinental de Genève, le 28 octobre 2009. Comme à son habitude, contrairement à d’autres célébrations du genre, la sélection des montres proposées est issue des choix d’un jury de professionnels totalement indépendant et qui n’attend pas que les marques lui envoient des dossiers de candidatures… Non, chaque membre a parcouru l’ensemble des manifestations de la branche afin de proposer son choix à ses pairs. Seules les montres disponibles sur le marché peuvent entrer en compétition. Pas question d’y ajouter quelque concept watch à faire couler de l’encre mais somme toute très éloigné du marché, voire de la réalité fonctionnelle.

TAG Heuer et sa Monaco brûlent une priorité à la SSC.

Carton jaune pour la marque TAG Heur qui organise le 16 septembre 2009 son lancement presse de la si attendue Monaco V4, la montre concept qui devient enfin réelle et fonctionnelle, un concentré d’innovation technique qui remplace les rouages par des courroies. Quel journaliste pourrait refuser d’assister à ce lancement? Or, le même jour, quel journaliste horloger soucieux d’alimenter sa culture générale et pointue se risquerait à rater la journée d’Etude de la SSC -Société Suisse de Chronométrie? Qui se déroule à Lausanne Beaulieu, le même jour. Imaginons un peu qu’elle se soit déroulée, comme l’année passée à Polyexpo, juste en face du siège de TAG Heuer. On aurait alors pu voir les journalistes hésitant entre les deux pas de portes. Là, à moins d’un clonage de dernière minute, la collusion de dates engendrera des frustrations à la hauteur de la bévue. Tout de même, la date de la SCC était connue depuis belle lurette…

Les complications ont-elles une éthique?

Certes oui, car elles sont issues de besoins pragmatiques à résoudre. Ainsi, à l’heure où les éclairages des intérieurs étaient à la merci de luminaires alimentés par des combustibles, il fallait, durant la nuit, pouvoir entendre l’heure. Ainsi naquit la reine des complications, la répétition minute. L’éthique voudrait que, même sous la pression d’un client hypra-fortuné, désireux d’ajouter de la matière luminescente aux aiguilles de sa grande sonnerie ou de sa répétition minute, l’horloger aie le courage de dire « non, c’est contre nature. » De la même manière, à l’époque où horlogerie et paysannerie étaient indissociables, l’idée de pouvoir disposer au poignet (ou dans sa poche) d’un indicateur de phases de lune, n’avait rien d’esthétique ou de cosmétique. C’était une nécessité. Ainsi devrions-nous traquer tous les modèles qui arborent des disques phases de lune dont l’opacité ou l’absence de fiabilité dans leur lecture, interdisent la juste perception de ces phases. Devenues inserts esthétiques plutôt que services à rendre, ces complications ont perdu de leur essence. D’autres exemples? Merci d’apporter vos commentaires.

Itstime.ch débarque, le Facebook de l’horlogerie et de la finance.

Doté d’un formidable potentiel de développement, le nouveau réseau itstime.ch émane d’une équipe neuchâteloise qui, en dehors de ses heures déjà bien remplies, s’est fendu d’une véritable plate-forme horlogère… et financière. On ne s’y inscrit que sur parrainage et l’expansion du site pourrait aller vite si l’ensemble de la branche était informée. Ça risque d’arriver car du côté de Facebook, l’engorgement ambiant casse le moral de ceux qui tente de s’y frayer une visibilité, et surtout, grignote sans complexe les emplois du temps… Alors, tous sur www.itstime.ch, d’autant que le site est également ouvert au monde de la finance, qui, soit dit en passant, cultive son amour pour la chose horlogère tout en ayant les moyens de se l’approprier un jour. The Place to Be, pour tout passionné d’horlogerie.

Franck Muller made in Monaco?

En dialecte monégasque, Monaco se dit Munegu. Lors de la prochaine session d’Onlywatch, vente aux enchères de pièces uniques orchestrée par Patrizzi Auctioneers & Co (Monaco le 24 septembre 2009 en marge du Monaco Yatch Show au profit de l’Association Monégasque contre les Myopathies), 34 marques horlogère suisses ont pondu un modèle unique. Dont Franck Muller qui décline, avec armoiries adhoc, son modèle Casino. L’objet est rebaptisé Munegu et, ô surprise, aurait été fabriqué par les maitres horlogers du cru. Question, le « made in Munegu » qui figure sur le cadran -un informateur attentif a averti le bloghorloger.ch, est-il signe que la marque s’apprête à délocaliser? Restons sérieux, on saura au moins, grâce à cet aveu, que le groupe dispose de maitres horlogers dans la Principauté. En attendant peut-être que ses dirigeants s’y installent, histoire de résoudre l’épineux problème des environ trois cent millions de francs suisses qu’ils devraient au fisc suisse et d’occuper le siège de GFM Collection Watch Jewellery SAM, la société créée sur place.

Chronographe, la campagne oubliée de la FH

Entre 1962 et 1966, la Fédération Horlogère Suisse lançait une campagne de promotion du chronographe. D’où les lancements par les fabricants de plusieurs nouveautés. L’exportation de chronographes suisses était passée en Europe de 52′000 unités à 173′000 en 1964. Certains joyaux historiques sont issus de cette période. Le Chrono-Matic, développé par Dépraz & Cie (devenue Dubois Dépraz) et Bürren était réservé à Heuer Leonidas (devenue TAG Heuer) ainsi qu’à Breitling et Hamilton qui rachètent en 1966 Büren. Sa sortie publique date du 3 mars 1969, soit quelques semaines après le 10 janvier, date de la présentation pourtant pas aboutie, du El Primero de Zenith-Movado. La nouveauté s’était-elle ébruitée, forçant la Locloise se jouer les précurseurs armée uniquement d’un proto? Certains le pensent, ce qui n’enlève rien aux mythes…

Courvoisier, qu’est devenue la marque? Quiz!

Bloghorloger.ch serait heureux de connaitre l’identité du Russe qui a acquis cette marque horlogère (classe 14) dont l’histoire pourrait être aussi prolifique que celle sur laquelle s’appuie des Jaquet Droz, des Breguet ou autres perles historiques. Il n’y a pas si longtemps, un avocat de la place neuchâteloise fut contacté par un groupe américain en quête d’emplettes horlogères. Courvoisier était sur les rangs. Le service juridique dudit groupe ayant quelque peu trainé, c’est un Russe qui s’est emparé du joyau pour un montant d’une centaine de milliers de francs suisses. Le groupe s’est consolé en achetant, pour plusieurs millions, une marque chaux-de-fonière à quatre lettres. Dans l’attente de vos commentaires pour en savoir plus…

deLaCour au poignet: Timati et Beckham prennent des risques!

A propos de la news « Quand le rap devient vecteur« . Tandis qu’en privé il s’offre une deLaCour BiChrono, l’artiste Timati, valeur montante du rap russe, pour lancer son hit « Groove On », s’offre un clip avec Snoop Dog dans lequel il a certainement fait un deal avec Icelink, comme en témoigne l’apparition à plusieurs reprises de la si reconnaissable 6TimeZone. Si je comprends bien, entre l’achat que l’on fait et la montre que l’on reçoit, il existe une marge affective qui prend parfois des allures de fossé. La montre offerte n’aura jamais autant de valeur que celle achetée. Que les horlogers se le disent… Dans le même genre, surveillez ce que le roi David Beckham porte au poignet, au nez et à la barbe des sponsors de son club.

Romain Jérôme se donne le coup de grâce…

Tandis que certains s’emploient à rester en vie, d’autres s’évertuent à détruire leur propre succès… Pourrait-on créer un comité de prévention du suicide économique? Romain Jerome, non contente d’avoir coupé la tête sans ménagement de son successfull CEO Yvan Arpa et d’une partie de sa « garde rapprochée » (4 personnes), viendrait de licencier une partie de son équipe de production. On parle de 8 personnes! Mais que va-t-il rester dans cette coquille et qui pourra produire les montres commandées? Au nom des intérêts d’une branche malmenée, comment se fait-il que personne ne milite contre l’autodestruction sociétale et le gâchis des carrières détruites? Incompréhensible. On espère que son Altesse le Prince Fahd Al Saoud va se réveiller un matin en disant « stop », et en reprenant le lead de la gestion de ses avoirs…

De ‘Del Pastor’ à la ‘Machine à Ecrire le Temps, Jaquet Droz

Del Pastor, la pendule dite « du berger » est partie en 1758 de La Chaux-de-Fonds pour un incroyable périple qui l’a menée à Madrid où elle se laisse encore admirer dans la salle Gasparini du Museo Nacional de l’Ancien Palais Royal. sur recommandation de Lord Keith, Seigneur écossais nommé gouverneur de Neuchâtel par le Roi de Prusse Frédéric II, le souverain d’Espagne avait accepté qu’on lui présentât les oeuvres de l’horloger suisse Pierre Jaquet Droz (1721-1790). Après qu’il eût fait jouer ‘plus de cent fois’ ces trésors d’ingénierie micromécanique, il s’en porta acquéreur pour la folle somme de 2000 pistoles d’or. La mémoire de l’horloger Jaquet Droz est sauve et célébrée en 2009 par Manuel Emch, l’actuel CEO de la marque éponyme qui sort une « Machine à écrire le Temps » dans la plus pure lignée des automates JD. Pour quelle raison, le Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel, où s’admirent quelques automates laissés en héritage, craint-il de se voir associé à l’histoire contemporaine de ce nom?

Chronométrie, adieu la raison d’état?

Dans la plus totale indifférence, les autorités neuchâteloises, s’appuyant sur un rapport justificatif surtout des coûts d’exploitation jugés trop élevés, ont fermé l’Observatoire de Neuchâtel, offrant à l’horlogerie française quelque trophée à brandir puisque Besançon demeure désormais le seul témoin d’une époque où la chronométrie était classée raison d’état. Certes, afin d’éviter redondances et démultiplication des moyens allocataires, ses activités ont été judicieusement réparties. Au travers de ce fait divers, l’éclairage du Président de la SSC, Jean-Daniel Dubois, aide à la réflexion: « La Société Suisse de Chronométrie a un rôle essentiellement scientifique, pas politique. Elle doit soutenir les projets d’amélioration de toute mesure du temps. Historiquement, c’était une mission d’Etat que d’offrir à la mesure du temps une certification sous contrôle, comme pour le poids ou la longueur. Aujourd’hui, ce sont les scientifiques qui s’acquittent de cette fonction, au travers des bureaux du COSC et par l’octroi de labels et de poinçons… » Et la culture bord…? Désormais sortie de la raison d’Etat, la chronométrie pourrait au moins servir d’alibi électoral aux détenteurs des portefeuilles culturels. Tandis que notre pays s’alloue les moyens de disposer d’un Monsieur Cinéma -ne sommes-nous pas mondialement reconnus pour notre savoir-faire cinématographique, il persiste à ne pas reconnaître à l’horlogerie un statut de culture à part entière.

SSC, bientôt la science…

Le 16 septembre 2009, Jean-Daniel Dubois, actuel président pour trois ans de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, s’apprête à recevoir avec son équipe à Lausanne Beaulieu environ 700 personnes dédiées à l’intérêt scientifique de la mesure du temps. A l’heure de ces lignes, les conférenciers (et conférencières) doivent aiguiser leurs mimiques face aux miroirs de leur intimité. Une expo d’une rare intensité, environ 80 modèles prêtés par les Musées horlogers de Genève et de La Chaux-de-Fonds, réunis pour la première fois et pour… un seul jour. Si seulement cet incroyable condensé d’histoire horlogère, liée aux complications et à l’esthétique (le thème de la journée), pouvait profiter à un public plus global… Les présents sauront-ils apprécier toutes les richesses exposées… En auront-ils le temps? Et du côté de Genève, se décidera-t-on enfin à doter l’inestimable collection de vitrines publiques? En attendant, grande première, seront également exposées les montres décortiquées par les conférencier. Histoire de démontrer, c’est un voeu pieux du Président, que la théorie c’est bien, mais « ça doit marcher… ».

Le printemps de fait pas l’hirondelle. Biver ornithologue?

Jean-Daniel Sallin, journaliste de la Tribune de Genève, interviewe Jean-Claude Biver. Après tout, cela reste une valeur sûre et au moins, l’invité n’est pas avare de répartie. Sa dernière sortie, à lire le 8 septembre 2009 dans la Julie: « Lorsqu’on vit trop longtemps dans la crise ou dans l’euphorie, on met plus de temps à réaliser que cette époque est terminée. Moi, je vois déjà la reprise! Le proverbe dit que l’hirondelle ne fait pas le printemps. Oui, mais elle l’annonce. Je ne dis pas qu’il n’y aura plus de giboulées. C’est un peu tôt pour enlever les pneus neige. Mais, et les signaux sur les marchés sont éloquents, on se dirige vers les beaux jours… » A quand le titre de Docteur Honoris Causa, en ornithologie s’entend?

Le « waow effect » selon Vincent Perriard…

Sûr que le work addict fraichement débarqué à la tête de TechnoMarine va s’employer à rebooster la marque. Comment? L’intéressé, évidemment, ne dira rien pour l’instant. Car il en est à la phase d’analyse de la situation: mise à plat de tous les modèles, évaluation de ses ressources en force humaines ou marketing. En phase également de rencontre avec quelques fournisseurs habilités à lui dire si oui ou non, ce à quoi il pense fait partie du faisable. A quoi pense-t-il? Rien ne filtre. Si ce n’est une piste… Le moment venu, ce qu’il annoncera devra déclencher le « waow effect ». Comprenez la surprise. Celle qui fait couler l’encre et qui rallume la flamme des agents et distributeurs de la marque. Trouvera-t-il, dans le respect de l’ADN TechnoMarine, un truc aussi fort que la rencontre du plastique et des diamants? On lui fait confiance…

Lettre aux autorités genevoises… Grand Prix de Genève.

Messieurs,

Lorsque vous officiez lors de la grande soirée spéciale qui se tient au Grand-Théâtre et déplace tout ce que la république compte de Genevoiseries bien nées, vous appuyez par votre présence et vos discours, une belle idée, un bon évènement ainsi qu’une soirée qui a le mérite d’exister… Seulement voilà, vous vous devez d’insister auprès des organisateurs afin qu’ils expliquent aux spectateurs que les horlogers primés lors de ce show sont exclusivement issus d’une procédure basée sur le dépôt de candidatures et non sur une sélection neutre, organisée par un jury indépendant.

Car ce public pourrait un jour trouver louche que cette manifestation fasse l’impasse sur des géants horlogers qui, soit par boycott ou par volonté de différence, n’y participent pas, comme Rolex, Patek, Swatch Group, etc… Et vous reprocher quelque coupable partialité. Cette simple précision, annoncée publiquement d’entrée de jeu ou avant la remise des lauriers, pourrait donner plus de sens encore à votre engagement et à la dimension publique de votre intervention.

Respects. Le Bloghorloger.ch

PS: même un ex-officiant de ce grand prix, disposant d’un média, s’est récemment rallié à ce que le bloghorloger.ch expliquait en novembre 2008.

Cyma, le 150ème c’est demain.

Dans trois ans, le 150ème anniversaire. Espérons que la marque locloise née en 1862, quelque peu déshéritée de son passé et de sa richesse historique par plusieurs années de concentration « facile » sur le marché qui marchait le mieux, les US, renaisse de ses cendres. Et s’embarque dans la réouverture de l’ensemble des pays dans lesquels elle était profondément enracinée. Avec un nombre d’environ 40 millions de montres et réveils vendus durant son histoire, imaginons que les terres à regagner couvrent l’ensemble de la planète, de l’Europe du Nord jusqu’à l’Afrique du Sud. D’ailleurs, au Pays de Mandela, un petit malin s’est approprié le nom, il n’y a pas si longtemps. Alors que nous prépare-t-on du côté de la Rue des Billodes? Espérons qu’un calibre soit au menu, ce serait la moindre. Souvenez-vous le réveil 8 jours qui réveillait trois foyers suisses sur quatre. Il était doté d’un calibre qui pourrait bien, soudainement, devenir un mythe s’il était adapté au poignet. Les ingrédients y sont, et la trentaine de collaborateurs (il y eut un temps 2′500 personnes), mériterait d’avoir des perspectives à la hauteur du trésor patrimonial sur lequel ils sont assis. Déjà, l’ensemble de l’équipe américaine vient d’être changée, voire réengagée sur d’helvètes bases. Peut-être aussi qu’un ménage sera fait dans le nombre des références, trop élevé pour l’époque. L’ancienne manufacture, liée à l’histoire de Tavannes Watch (parce que les Juifs n’avaient pas le droit de s’établir au Locle), mérite une résurrection que ses volumes actuels pourraient lui permettre de financer…

Les narco-trafiquants ont bon goût…

Retrouvés lors d’une prise policière abondamment relatée par le Wall Street Journal, deux garde-temps deLaCour ainsi qu’une Rolex sertie ‘léopard’, faisaient partie du butin de narco trafiquants mexicains. En se faisant démanteler, ce cartel de mafieux révèle indirectement deux précieuses informations. Primo, qu’une jeune marque, bourrée de créativité peut rivaliser avec le géant à la couronne, l’argent n’ayant aucune odeur. Secundo, que l’image ‘bad boy’ que véhicule la marque, dirigée par le designer urbain Pierre Koukjian, peut être prise au premier degré, puisque l’un des modèles arbore en sertissage des feuilles de cannabis et l’autre, des têtes de morts. Après tout, quelle marque pourrait s’offrir une telle mise en avant, dans un journal de telle envergure? Ok, le contexte ‘chanvré’ pourrait servir à alimenter quelque mauvaise vibration. Sauf si je vous dis que Sharon Stone (qui est loin d’être stone), porte également cette montre. N’allez pas pour autant en tirer quelque hâtive conclusion…

SIHH 2010,la guerre des salons périfériques…

Le CICG (Centre International de Conférences Genève) devrait accueillir du 18 au 22 janvier 2010, pour autant que la réservation soit signée le 15 juillet 2009, « The Watch Factory II », la version améliorée d’une micro expo qui avait eu lieu pour la première fois dans les alentours de BaselWord 2009. Pour reprendre les termes de Grégory Pons, journaliste initiateur, l’event sera ‘alternatif’, ‘cheap and chic’ et… ‘low cost’. Et de miser sur une participation d’au moins 20 acteurs (first come, first served) désireux de venir à Genève picorer sur les plates-bandes matelassées d’un SIHH drainant presse et acheteurs internationaux. Le tout pour CHF 9′900.00, pour les premiers sièges et modules, puisque la logique low cost permet de brandir la menace de l’augmentation last minut en cas de succès de remplissage ou de tentatives de strapontinage. Arguments? Massive participation de la presse (grâce à une société spécialisée), la bonne gouvernance organisationnelle (grâce à une société spécialisée), et même le regroupement familial des jeunes pousses horlogères désargentées. En face de cette initiative, GTE (Geneva Time Exhibition), qui se tiendra aux mêmes dates à l’Hôtel Richemond. Organisée par la société Luxeco (Florence Noël et Paola Orlando) en partenariat avec Events Concept SA, cette manifestation qui a reçu le discret aval du comité d’organisation du SIHH et le soutien de la Ville de Genève, affiche des ambitions contextuelles en phase avec des produits dont le prix de vente oblige les attentions inhérentes au luxe suprême. Arguments? Le pedigree de ses deux initiatrices laisse présager une massive participation des médias, internationaux compris. Quant à la position géographique, moins excentrée, elle est au coeur des mouvements opérés par les acheteurs. Quoiqu’il en soit, d’autres marques continuent de réserver des hôtels. Peut-être pour ne pas être bec dans l’eau face à l’issue de cette guerre corporatiste qui tente, sans s’en apercevoir, de faire revivre la disparue « Time Evolution ». Souvenez-vous, une expo du même acabit, qui avait investi le centre de la Praille.

Prix suisse de l’Ethique, appel à candidatures…

Dernier délai pour le dépôt des candidatures, le 15 septembre. Présidé par Pierre Zumwald, Directeur général des Rentes Genevoises, un jury composé de personnalités économiques et scientifiques remettra ses prix le 10 décembre 2009 à l’auditorium du Conservatoire de Lausanne. Créé en 2005 par la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud (HEIG-VD) à Yverdon-les-Bains, ce prix récompense une entreprise ou une collectivité publique pour ses efforts ou réalisation en matière d’éthique, de développement durable ou de responsabilité sociale. Douze organisations, de tailles diverses ont déjà été primées dont Serono Biotech, Coll.part, la Ville de Neuchâtel ou le Paleo Festival. A quand un flux de candidatures provenant de l’horlogerie. Car de nombreuses structures de la branche sont plutôt modèles dans ce domaine. Comme par exemple, le motoriste Agenhor qui s’apprête à déménager dans un immeuble zéro émission.

Romain Jerome décapitée… Eviction de Yvan Arpa (Opinion)

Rarement marque horlogère n’avait été à ce point liée, dans son destin, à la personnalité de son CEO. Yvan Arpa, avait fait d’une marque moribonde, positionnée par erreur sur un terrain de golf, la marque qui s’adossaient aux légendes les plus parlantes de notre inconscient collectif. Sa collection Titanic-DNA dépassa en notoriété les deux prénoms Romain et Jerome, enfants du fondateur Alain Bajulaz. Hissant la rouille au ranz des matières tendance et luxissimes, combattant à coup de véritables poussières de lune le pré-carré d’Omega sur l’aventure de la conquête lunaire, Yvan Arpa, connaisseur des terrains de vente mondiaux et surtout amoureux de belle horlogerie, avait encore son programme de légendes à conjuguer. Soudain, l’aventure se crashe. Non pas que le vent ne soit plus en poupe  -voiles gonfflées à 23 millions de CA en à peine plus d’une année d’exercice effectif, vitesse de croisière à haut rendement de 14%, non pas que la crise se soit finalement abattue sur cette nouvelle-venue… Il pourrait s’agir juste d’une histoire d’homme à homme qui, lorsque l’un tient les cordons de la bourse et l’autre ce qui s’y ballade (idées ou corroles), tourne au vinaigre (saupoudré d’ego barbouillé?), parvenant à embrouiller les âmes. Yvan Arpa aurait-il réclamé de manière trop rock’n roll le fruit de son labeur, cet incentive contractuellement prévu et qui traînait un peu? Quoiqu’il en soit, Tarek Ismail, le boss d’Alliance, structure appartenant au Prince Fahd Al Saoud et chargée de veiller sur ses intérêts, a opté pour la décapitation. Yvan Arpa lourdé, séance tenante (6 juin 2009, pm), avec 4 membres de son team. L’intendant trouva-t-il le temps d’avertir son Altesse, en proie aux US à des soucis de santé d’êtres chers? S’est-il rendu compte qu’en décapitant le fou du roi et le loyal, c’est au Roi qu’il pouvait faire offense? Se peut-il qu’un monarque se retourne sur son crachat? Sauf cette hypothèse de la réintégration, c’est bien un iceberg qui a heurté la coque fringante de Romain Jerome. Connaisseurs, fournisseurs, medias et riches clients en sont convaincus. Il le disent déjà… Lire l’hommage paru dans JSH.

La contrefaçon, deux visages, un seul phénomène.

Il existe deux sortes de contrefaçons. Celle qui se fait avec la complicité du consommateur, la contrefaçon acceptée, et celle qui se fait malgré lui, qui tente de l’abuser. La première titille ses envies d’objets inaccessibles, l’entraînant à franchir le pas de l’illégale acquisition. La deuxième, plus raffinée, peaufine son outil de production et ses finitions à un tel degré de qualité, qu’il devient difficile de distinguer le bon grain de l’ivraie. Lire l’article signé Ollivier Broto dans le Watch Around printemps été 2009. Quant aux marques, il serait temps qu’elles cessent, tout en jouant les victimes outragées, de cultiver une certaine fierté d’être contrefaites. Car, lorsqu’elles rejoignent les rangs des plus copiées, elles n’hésitent pas, en voix off, à citer le phénomène comme argument communicationnel. Laquelle d’entre elles osera apprivoiser ce manque à gagner, histoire de couper l’herbe aux faussaires tout en se délestant d’une certaine dose d’hypocrisie de façade. Ce serait totalement inédit… La crise et le remue-méninge qui l’accompagne, pourrait peut-être accoucher d’une telle inepsie. Ce serait drôle et pas forcément casse-gueule sur le plan économique.

Watch Around, la contrefaçon s’en prend à la presse.

Un condensé qualitatif d’articles tendance doublé d’une justesse de savoir à faire pâlir tout titre horloger qui se respecte, le dernier numéro de Watch Around tient comme toujours ses promesses. N’en déplaise à ceux qui le prédisaient moribond, arguant que la crise l’aurait peut-être plus frappé qu’un autre… Septième édition, 007 -my name is… et… une première. En lieu et place du sempiternel dessin de couverture, c’est désormais une photo qui prend place sur la une. Celle d’une roue d’échappement et de son spiral. Ça change et ça en jette suffisamment pour que ces lignes naissent. Soudain, titillé par l’envie d’en parcourir le site web, je tape ce que la logique m’impose. watcharound.ch (sans Google ni autres artifices de recherche). Et là, stupeur! Je m’aperçois que Mister Gonthier, l’homme fort du magazine MSM (Marché Suisse des Machines), est passé par là, puisque l’adresse redirige vers son autosite. A-t-il acheté cette adresse avant que le magazine de Jean-Philippe Arm ne pointe le bout de son nez, dans le paysage de la presse? Ou alors, a-t-il profité d’un vide opportun, s’octroyant de manière contrefaite, les visites que d’honnêtes internautes, passionnés par l’horlogerie vraie, tentent d’effectuer. Quoiqu’il en soit, l’adresse juste s’enrichit d’un tiret. Enregistrez-là, et ne vous laissez plus avoir… www.watch-around.ch. Et si le sieur Gonthier lit ces lignes, qu’il veuille bien se défaire de cette adresse. Car même s’il fut antérieur, Watch Around le magazine, a désormais une notoriété suffisante pour mériter d’en hériter.

Romain Jerome, nouveau site pour clicks de traverse…

Miroir virtuel, entre luxe décalé et mystère entretenu, le nouveau site de la marque Romain Jerome rend la perception de la marque cohérente jusqu’aux tréfonds de la toile. Tout y est, les légendes lunaires ou submarines, les effets sombres et chocolat noir servis par des vues rapidement téléchargées, le côté rouille et déjanté, saupoudré d’innovation, de créativité. Ici, un safe apparaît, la collection d’Art décline ses pièces uniques et osées, le stylo tuba plume s’aggrandit à l’envi, débordant presque de l’écran. Quant à la press lounge, ouverte à tout le monde (après tout les afficionados ne pourraient-ils pas aussi se repaître des communications offertes aux accrédités), elle déverse ses Mo ou ses pdf à la vitesse grand V. Enfin, du pratique et de l’à-propos, là où tant d’autres se la pètent à coup de passwords et d’id. Imagninons ce que cela donne si l’on a 250 marques sur les 600 environs à couvrir… Cool, l’esprit Arpa a encore frappé.

ED Edmond, en bref.

Designer passionné d’horlogerie, l’Annemassien JP Edmond, hypothèque toutes ses économies pour se lancer dans l’aventure horlogère. Sa Lock-ED collection, construite autour d’un système ingénieux et breveté de verrou innovant, transformant le couvre-poussoir en une sécurité dotée de fonctions utiles et protectrices du poussoir, s’articule autour de modèles témoignant d’une imagination et d’un sens marketing étonnants. Les modèles « Pure », « Cape Horn », « Booster » et « Black Diamond » s’offrent à tant de personnalisations que c’est le site 121 qui s’embarque le premier dans l’aventure d’une vente directe au consommateur. Puis, au tour de notre apprenti CEO de lancer ses éditions limitées: les modèles « Crisis 2009″ et « 44th USA President ». Histoire de se remmémorer les grands moments de l’année… A quand les modèles « Guide Suprême », ou « Grippe A »? Et si l’actualité se déclinait en souvenir d’achats de montres… Après tout, le garde-temps se doit, comme son nom l’indique, d’être un repère dans l’espace temporel.

de Havilland Watches, en bref. Scandale de bon augure?

Le 24 octobre 2008, Patrick Guerne, l’imprimeur chaux-de-fonier (Studio 444) et pilote à ses heures, crée avec Jean-Daniel Carrard, fournisseur en micro électronique, notamment pour l’horlogerie, la société et marque « De Havilland Watches SA« , à Yverdon-Les-Bains. La marque « montres pour pilotes par des pilotes » est déposée en Europe et aux US. Trois mois après, une marque « de Haviland Watches » (avec un seul « L ») tente d’être déposée aux US. L’oncle Sam, malgré l’illégalité de la procédure, donne raison (protectionnisme Yankee?) à la société sise en son territoire. Face à la protestation légitime, une provision de 100′000 dollars (racket yankee?) est réclamée sous motif d’avoir suffisamment de fonds pour attaquer le gouvernement américain. Pour enfoncer le clou, la marque américaine tente de brouiller les cartes en ouvrant son site internet à mi-juin 2009, copiant délibéremment la typographie du site suisse. Après vérification des produits, plus d’erreur possible. de Havilland Watches (Suisse) ne craindra rien en terme de comparaison, comme en témoigne l’invention brevetée du poussoir magnétique (aucun trou dans la boîte de montre), décrite dans le dernier numéro du Bulletin de la SSC. Comme en témoignent également les produits DH 01 et DH 02, personnalisables à souhaits, développés au terme de quatre années de recherche, dotés d’une authenticité à séduire un pilote expérimenté. Tandis que du côté des Américains, les modèles semblent s’approvisionner en mouvements… asiatiques. Espérons que ce début de scandale sera suffisamment relayé pour faire connaitre la vraie marque…

Film institutionnel Audemars Piguet récompensé.

Juin 2009. Point Prod, alias l’équipe de production indépendante d’images télévisuelles et de film la plus proche de la TSR dont elle est l’un des sous-traitants privilégiés, trouve au travers de son film cinéma réalisé pour Audemars Piguet une reconnaissance issue des professionnels de la communication. En effet, le Grand Prix Romand de la Création, dans la catégorie meilleur film corporate, décerne à Point Prod la plus haute distinction: richesse du scénario, qui retrace dans des décors magique l’épopée de la marque, justesse du casting et qualité d’images qui décortiquent la création d’une montre ont fait mouche auprès du Jury. Le spectateur pénètre jusqu’au plus intime de la dimension historique et familiale de la marque, ainsi que dans l’univers contemporain d’une signature respectueuse de tradition sans jamais se départir d’une audace avant-gardiste, curieuse et d’excellence.

Corum et ses salaires: hommes et femmes à même enseigne

Le tourisme a ses labels verts, environnementaux. L’éthique entrepreneuriale dispose désormais en Suisse d’une instance « Equal Salary » destinée à encourager l’équité salariale homme-femme. On s’y inscrit, on s’engage dans une procédure pilotée par un comité de sélection composé de personnalités fortes du domaine de l’emploi. Au bout du compte, si les critères sont remplis, le label est décerné. C’est ce qui vient de se produire pour la société Corum, dont la directrice des RH Yolaine Bôle a déniché le potentiel positif d’une telle reconnaissance pour la marque. Ainsi, la maison horlogère de la rue du Petit-Château, à La Chaux-de-Fonds, créée en 1955 par René Banwart, devient le 5 juin 2009 la première société de la branche à être ainsi honorée. En Suisse, seules quatre entreprises ont eu accès à cette certification. Et même si ce label ne dispose par encore d’une énorme antériorité, c’est la politique RH toute entière de Corum qui est encouragée. Avec comme vision de replacer l’être humain au centre et de conjuguer la maxime de Arnold Toynbee: « Les composantes de la société ne sont pas les êtres humains, mais les relations qui existent entre eux ». En ces temps moroses, le message est une respiration stimulante.

Cinette Robert tire sa révérence… Classe!

Comment se fait-ce qu’une telle personnalité de l’horlogerie ait pu passer entre les gouttes des honneurs réservés aux êtres d’exception? Elle aurait méritée d’être en tous les cas nominée aux Gaïa, pour son oeuvre. A 51 ans, elle reprend, presque par un coup du sort (qui sait parfois se montrer positif), la marque Dubey Schaldenbrand. Elle fait alors ce qu’elle sait faire depuis des lustres, créer des montres, à partir de mouvements anciens. Elle le fait depuis les Ponts-de-Martel, estimant qu’en tant qu’enfant du lieu, elle doit à cette région de s’y enracinner. Faut-il rappeler qu’avant de suivre la voie de la finance, elle était revenue, inexorablement vers les amours horlogères qui l’avaient vue démarrer comme apprentie chez Martel Watch, l’une des manufactures les plus courues des grandes enseignes d’avant la crise des années septante. Elle y avait côtoyé deux horlogers d’exceptions, Georges Dubey et René Schaldenbrand, qui avant de s’accocier pour produire des garde-temps encore plebiscités par les collectionneurs, s’étaient adonnés à la réparation de montres anciennes. Et de souligner, comme héritage majeur, le trait de caractère de Monsieur Dubey, un être réservé, pétri d’amour et toujours prêt à rendre service, jamais fanfaron ni montreur de savoirs. Elle se souvient de ces photocopies couleur dont elle disposait, en complément d’une montre terminée, et qu’elle ne pourrait pas présenter à Bâle, faute de temps de s’y rendre. Alors, c’est son ami Antoine Simonin qui avait embarqué la pièce, la confiant à un journaliste du magazine allemand Chronos. Ce-dernier, sans rien dire, l’avait photographiée et adulée au point de lui consacrer plusieurs pages en papier glacé. Consécration, obligation de produire puis d’alimenter quinze points de vente ainsi créés. L’histoire de la renaissance inimaginable de deux signatures respectées de l’horlogerie, s’est ensuite construite, sur quinze années d’un sans-faute auréolé d’authenticité. Jusqu’à ce que l’appel de la retraite, assorti à l’envie de se consacrer (enfin) aux stocks de mouvements anciens qu’elle collectionne, pour en extraire des pièces intemporelles. Elle passe la main, non sans un pincement au coeur, mais avec la sagesse de celle qui s’efface, humblement, avec tant d’élégance. Jonatan Gil, issu d’une famille horlogère de la Chaux-de-Fonds, devient ainsi le plus jeune CEO de la branche, à 22 ans. Il est du cru, elle n’aurait jamais accepté qu’un groupe s’empare d’un joyau qu’elle a à ce point poli et chéri. Encore deux mois de déménagement des machines pour la métropole du haut, et son domicile si cher à ses attaches locales, redeviendra privé et dédié aux montres anciennes, sa passion première. Chapeau Madame Robert, bonne retraite… active. Donnez-nous des news.