Viol de copyrights? Franck Muller s’offre Queen…

Détournement de musiques? A-t-on le droit, au monde de l’horlogerie, si touché et si concerné par le fléau de la contrefaçon, de s’approprier, sans en payer les droits, des musiques et des chansons connues? Evidemment non, dans ce domaine aussi il y a des lois. Au moins 3, pour faire simple: primo s’acquitter des droits de diffusion auprès de la Suisa, secundo demander l’autorisation aux auteur/s-compositeur/s-éditeur/s (généralement contre espèces sonnantes), tertio, s’acquitter du copyright lié au support sonore duquel l’extrait provient. Toutefois, l’impression qu’Internet est un espace libre et dénué de toute législation, déteint aussi sur les horlogers. Ainsi, sur le site web de Franck Muller -qui n’a d’autre ambition que d’être une vitrine basique (lire l’article opinion de Business Montres), un film servi en ouverture depuis plusieurs mois s’offre un fond musical qui, s’il est en règle côté autorisations et droits, a du coûter bien plus qu’une montre. Afin de vous simplifier la tache, voici la liste. Au départ, l’intro façon boîte à musique est détournée de l’album de Yann Tiersen « C’était Ici » et  s’intitule « La Valses Des Monstres« . Puis, changement d’ambiance, c’est le morceau « Right Here Right Now » (de Fatboy Slim sur la compile Dance Top Of The Pops ‘99, label BBC) qui précède un extrait Dance de l’album « Inspection (Check One) » du groupe Leftfield intitulé Leftsim (Sony Music Entertainment Ltd). Arrive « Randall’s Room« , une ballade piano haut-bois-cordes signée OST & Rolfe Kent, extraite de l’album « About Schmidt« . Toujours dans le réservoir des compilations, l’extrait distorsionné vient-ensuite est « Now Is The Time (The Crystal Method Millenium Mix) » du collectif « The Crystal Method« , une bande-son extraite de l’album « The Crow » (Koch Records). Soudain, en version originale le morceau « Children« , entame une phase de calme empruntée à l’album « Dreamland » (Label Deconstruction Ltd) de Robert Miles. Enfin, c’est le groupe « Queen » himself qui franckmullérise les images finales avec son mythique « We Are The Champions » (extrait cette fois de l’album « Power Ballads » chez Virgin Records). Si jamais ce film n’était pas en règle, il est rassurant de savoir qu’il existe des bases de données de musiques ‘au kilomètre’, libres de droits et accessibles de manière simplifiée via des sociétés spécialisées…

Or propre? Le prochain combat…

Esprits mesquins, n’y voyez pas un opportunisme primaire. Il se peut que la question soit sincère, qu’elle taraude quelques grands acteurs du luxe, quelques pionniers qui feront avancer les choses. Après la quasi adoption du Processus de Kimberley, dont l’opinion publique eut vent grâce à Blood Diamond, un film holywoodien inspiré par le journaliste anglais  d’origine Sierra Leonaise Sorious Samoura (BBC), la prochaine campagne éthique s’organise autour du slogan « No Dirty Gold » (sus à l’or sale). Pour chapeauter l’idée lancée par des organisations non gouvernementales, le RJC -Responsible Jewellery Council s’est créé. Au départ, en 2004, 14 membres dont Cartier ou Tiffany, en 2009, 150 membres. Rejointe par d’autres grandes des groupes Richemont ou LVMH, Jaeger LeCoultre, Chanel, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpel par exemples, cette nouvelle instance s’intéressent également à la provenance des pierres précieuses. Cartier dispose même de sa Directrice « Corporate Responsability« , Pamela Caillens. Elle était au SIHH, en compagnie de Daniela Colaiacovo, co-propriétaire de Goldlake Investments Ltd, une société financière responsable qui possède Eurocantera, une mine d’or non moins responsable au Honduras. Assheton Stewart Carter, Vice Président de l’ONG Pact, en charge du Corporate Community Engagement, était également du voyage. Bien que ne représentant selon le journaliste spécialisé Christophe Roulet que 0,3% des volumes mondiaux de l’or utilisé en joaillerie, la marque Cartier s’est engagée à acheter toute la production de Eurocantera et a pris une option sur le surplus éventuel. Peu à peu, cet or à votre cou, votre doigt ou votre poignet, tantôt représentant un morceau des insécurités de la planète tantôt un moment censé rester inoubliable, sera propre. Après tout, le poids du client final fera la différence, croyons-le, ayons un peu la foi. Espérons qu’il fera pression pour que le bijou offert, gage d’un sentiment merveilleux, ne soit pas entaché par une manipulation antérieure, comme celle d’enfants exploités au fond d’une mine…. Propre sur le plan environnemental, certes, mais aussi sur le plan moral.

Van Cleef & Arpels, vendômeries intemporelles…

C’est vrai qu’il a plutôt une gueule d’acteur, ce Laurent Picciotto qui, depuis son enseigne parisienne Chronopassion, distribue tant de marques horlogères suisses, n’hésitant pas à assumer un savant mélange d’esprit rock’n roll et de cabotinage. C’est vrai qu’il sait se mettre en scène, tantôt par un visuel publicitaire qui frise la déjante élégante tantôt par ses postures post-dandesques maîtrisées… Grâce à la marque Van Cleef & Arpels qui s’embarque avec originalité dans quelques vendômeries suaves, mêlant images de fées et complications horlogères à la Jean-Marc Wiederrecht, à savoir la maîtrise des aiguilles régrogrades, le célèbre détaillant endosse un rôle à sa démesure, celui d’Ambassadeur du Temps. Et de donner la réplique à la fée Van Cleef & Arpels, soudain défaite de sa rigidité matérielle pour s’emplir de vie et d’espièglerie. L’éclat figé de ses diamants se métamorphose en poussière scintillante habitée… C’est didactique, réconciliant. Après s’être dégusté cette merveille de parenthèse visuelle, saupoudrée de Peter Pan spirit, nul doute que les femmes auront pour les complications horlogères, d’autres regards. Ceux du désir.

deWitt s’apprête à faire des siennes

Depuis l’arrivée de la Chaux-de-Fonnière Nathalie Veysset à la direction financière puis à la Direction Générale de deWitt, suite aux quelques coupes qui ont suivi, chacun y allait de sa rumeur quant à la santé de l’entreprise. Qui choisissait de se taire, de se concentrer sur elle-même et de se mettre au boulot. Résultat? Un calibre tourbillon entièrement fait maison, à partir d’une feuille blanche, qui habite déjà quelques protos prémices au lancement d’une nouveauté BaselWorld 2010; un atelier de cadran autonome qui s’offre le luxe d’accepter très occasionnellement des commandes pour d’autres marques triées; une nouvelle campagne de publicité sur le thème de la « Classical Audacity », avec des toiles célèbres revisitées à la sauce contemporaine; et à la demande de plusieurs distributeurs, un modèle « entrée de gamme », sublime trois aiguilles, à moins de 20′000.00 francs suisses. Sans parler de deux à trois autres nouveautés révélées à Bâle. Ce n’est pas tout. La stratégie prévoit la conception et construction d’un calibre de base, ouvert aux développements complicationnels. Quant à ceux qui s’inquiétaient de ce que la déroute de BNB aurait pu pénaliser deWitt via quelques calibres restés en déshérence, qu’ils se rassurent. La maison avait pour usage de commander plus de kits qu’il n’en fallait pour ses besoins. Elle dispose donc d’assez de composants pour faire face au SAV. En d’autres termes, et puisque les mètres carrés du bâtiment le permettent, il se peut qu’on reparle prochainement d’expansion. Après la discrétion et la concentration, voici venue l’ère des résultats communiqués. De quoi réjouir les inconditionnels de cette marque élégante et intelligente, à l’image d’un comte habité par la bienfacture de son produit plus que par quelque effet de manche contre nature. Jérôme deWitt dispose de suffisamment de moyens pour asseoir sa vision long terme.

René Bannwart tire sa révérence. Respect…

18 janvier 2010. Le père de tous les designers horlogers vient de s’éteindre. 95 ans, à la maison, juste après avoir indiqué à ses proches « Je ne me sens pas très bien« . Une mort discrète, dans l’intimité et la chaleur familiales. Naissance à Zurich, enfance à Bâle, il entre en horlogerie via Patek Philippe (1933) puis Omega, sept années plus tard. Il y est le père de l’un des modèles les plus mythiques de l’horlogerie contemporaine, la Constellation. Le design horloger lui doit la fière chandelle d’en avoir été le précurseur, à l’heure où ce métier n’avait aucune nécessité d’être sous les projecteurs. En effet, chez Omega, il crée son premier département création. Fort du soutien de son oncle Gaston Ries, il fonde Corum, sa propre enseigne, en 1955. Prince de l’épure la plus magistrale, son modèle « sans heures » est un succès: il a réduit la lecture horaire à sa plus simple expression, la position des aiguilles sur un cadran vierge d’index. Puis, le modèle Romvlvs s’impose -encore une collection phare de la marque aujourd’hui, avec ses caractéristiques chiffres romains gravés à fleur de lunette. Suivront de nombreuses traces marquantes jusqu’aux mythiques collections Golden Bridge ou Admiral’s Cup. Rarement homme avait été à ce point respecté par ses pairs, unanimement gagnés par ses qualités humaines et sa valeur d’esthète humaniste. Il s’est éteint entouré des siens, à la maison, le jour de l’ouverture des célébrations de la haute-horlogerie à Genève (SIHH 2010). A son fils Jean-René Bannwart -Président du MIH, ainsi qu’au reste de la famille, toute l’équipe du bloghorloger présente ses plus sincères condoléances. Lire l’avis de décès. Honorer sa mémoire? Pensez à la Croix-Rouge CCP 23-1121-4 (mention René Bannwart). L’horlogerie suisse toute entière, les designers en tête, se doit de lui dédier une longue minute de silence…

Baume & Mercier et Simone Gaudard, l’ombre de Barbara.

Barbara chantait « Ma Plus Belle Histoire d’Amour C’est Vous« , Baume & Mercier orchestre depuis le SIHH 2010 la mise en musique de « Notre Plus Belle Histoire, C’est La Vôtre » en prolongement de sa eSaga « Secrets d’Une Famille d’Horlogers » sur Facebook ou Twitter.  Une vaste opération de recherche historique, déguisée en appel à témoignage. Chaque internaute, via Facebook, est invité personnellement par Simone Gaudard, la descendante réelle de la famille Baume (arrière-petite-fille du fondateur), à partager l’histoire qui la ou le relie à sa montre Baume & Mercier. A nouveau, une manière d’utiliser intelligemment les médias sociaux, accessoirement une campagne de marketing viral auréolée de buzz (du pur Details.ch), qui permettra de localiser, si elle fonctionne comme prévu, un grand nombre de modèles historiques. La marque fête donc ses 180 ans sans nostalgie aucune, avec un pied dans le futur, ce qui s’inscrit dans le respect des curiosités ancestrales qui caractérisaient cette famille de pionniers. On regarde les images, on sent que Simone Gaudard n’est très à l’aise face aux caméras mais… fière, fière d’appartenir à cette histoire. Elle a de la classe, c’est élégant et franchement… on aimerait bien avoir une BM récente ou qui traine, histoire de pouvoir participer à cette récolte. A vos posts, prêts…

Un couac d’image dans la Julie, un couac de son à la RSR

L’article signé Pierre-Yves Frei, paru dans l’édition du 19 janvier 2010 de la Tribune de Genève est plutôt fort instructif. Il relate l’arrivée de l’information de circonstance, la sortie des chiffres du Groupe Richemont. Vous savez, ce genre d’info qui nourrit les actionnaires et se laisse volontiers reprendre dans les rubriques éco des quotidiens. L’année passée, la date de publication de ce rapport intermédiaire coïncidait avec l’ouverture du salon et avait sapé le moral des troupes avant même qu’elles ne puissent entrer en bataille. Cette année, ouf, les chiffres sont positifs, la situation s’améliore! Toutefois, la photo paru dans la Julie est du genre à faire ricaner dans les chaumières de la branche. Un peu comme si l’intelligence visuelle du quotidien avait voulu délibérément mettre des pieds dans le plat et s’offrir quelque indélicatesse crasse. Car on y reconnait facilement deux personnes: Philippe Léopold-Metzger, patron de Piaget, et… Horst Edenhofer, ex directeur général de Cartier. Si ça fait sourire tout ceux qui suivent le secteur, ça doit faire grincer quelques dents du côté de la DG actuelle de Cartier. Même topo, ce matin, sur les ondes de la radio nationale suisse de langue française, c’est Jean-Claude Biver qui est interviewé à l’antenne pour parler du SIHH. Miracle, la RSR avait au moins un nom dans son calepin, à propos d’horlogerie, ce qui est pas mal au su des 650 marques répertoriées composant le tissu culturel horloger.

Yvan Arpa joue avec la foudre et Faraday. Au GTE du 17 au 22 janvier 2009.

Le voilà reparti à l’assaut des marchés internationaux, cette fois pour lui. Armé d’une poignée de fidèles, Yvan Arpa lance Artya –Haute horlogerie d’Art et introduit en horlogerie 17 artisanats. Toujours aussi explosé, mais cette fois barricadé dans sa cage de Faraday, il expose ses boîtes à la spectaculaire intervention d’un champ électrique pouvant atteindre 1 million de volts. Selon l’intensité de la brûlure, ses carrures se couvrent de stries ou de stigmates plus ou moins prononcées, chaque fois différentes. Aussi violent et magnifique qu’une aurore boréale lacérée de coups de foudre,  le procédé transcendera les boîtes d’une collection baptisée « Coup de Foudre« . Autre collection Artpiece 1/1, sa première collection arty comptera 360 pièces, des garde-temps qui s’érigent une œuvres d’art, contemporaines, torturées. Rencontre fusionnelle entre artisanats ancestraux, art contemporain et horlogerie, sa démarche rend obsolète le concept de série. L’homme réalise son rêve, faire entrer l’art en horlogerie. Une vision qu’il nourrit avec une artiste peintre qui partage sa vie depuis 20 ans, Dominique Arpa-Cirpka. Entre sculpture et tableau, la montre devient oeuvre. Son écrin est un cadre où sont épinglés trois modèles, dans un esprit trilogique. Un cadre à accrocher, ô temps suspendu. Rien que des pièces uniques, dont l’accessibilité étonne. Encore un concept novateur, servi en teasing visuel -la fameuse opération filmée en live performance, et en itinéraire de traverse. Hors chantiers battus, Yvan Arpa revient de loin: de Sector avec No Limit et traversée d’Atlantique, des marchés internationaux sillonnés pour Baume & Mercier ou Hublot, enfin des fonds abyssaux de l’aventure Romain Jerome dont il demeure avec 17% le deuxième actionnaire après le Prince Fahd Al Saoud. Le marché l’attend, il y a sur les étals, de la place pour un tel positionnement et dans le ciel encore saupoudré de poussière de lune, de l’espace pour les coups de foudre…

deLaCour, première utilisation de l’astro-céramique en horlogerie.

Première horlogère. Développée à l’origine par la NASA pour empêcher les navettes de se désintégrer lors de leur entrée dans l’atmosphère, cette matière futuriste vient de trouver une application dans l’horlogerie. La marque deLaCour, déjà habituée à utiliser d’incroyables matériaux* dans sa production horlogère, dévoilera durant la semaine du 18 au 22 janvier 2010 (période des salons de haute-horlogerie à Genève), un modèle de la série Bichrono SII entièrement recouvert d’astro-céramique. Une matière garantie 3000 ans dont elle signe l’exclusivité pour son utilisation dans le champ horloger. Les propriétés de l’astro-céramique laissent pantois: inrayable, anti-allergène, auto lubrifiante, anti bactérienne (selon des tests poussés de laboratoire). De plus, ce revêtement ultra résistant, qui peut s’apposer sur toute autre matière, empêche la poussière de s’y nicher et se prête particulièrement aux mini surfaces d’un garde-temps… et pourquoi pas, aux minuscules pièces d’un mouvement horloger. Sur le plan esthétique, la surface ainsi traitée s’enrichit de reflets arc-en-ciel dont chaque empreinte demeure unique. Aucune image du résultat n’est encore visible.

*La marque co-fondée par le designer urbain Pierre Koukjian s’aventure régulièrement sur le terreau des matériaux extravagants: Graphite, Iridium, Airain issu d’une véritable cloche de cathédrale, feuilles de havane pétrifiées sur un cadran, asphalte aspergeant un cadran.

Mootoosamy Morghan, nouveau conservateur du Musée du Locle

Connaisseur des lieux et des intervenants, ce qui fut certainement un atout dans la sélection de sa candidature, Morghan Mootoosamy vient d’être nommé conservateur du Musée d’horlogerie du Locle, poste qu’il occupait déjà ad interim après le départ soudain de Cécile Aguillaume en mai 2009. Titulaire d’un Master en histoire de l’art (spécialisation muséologie) et en sociologie de l’image, de la culture et de la communication, ce Chaux-de-Fonier trentenaire  avait successivement occupé dans cette même institution le poste de collaborateur scientifique (août 2008 à janvier 2009) puis de responsable du 50ème anniversaire (février à juillet 2009).  De son côté, Cécile Aguillaume, remise d’ennuis de santé dont il se dirait qu’ils auraient pu précipiter son processus de renvoi en raison des inévitables absences y relatives, vient d’enregistrer CECOEL, sa société spécialisée en recherches historiques et en organisation de voyages à connotation horlogerie et luxe.

Baume & Mercier, feuilleton historique planétaire, grâce à Twitter et Facebook…

L’histoire horlogère de la région des Bois (à quelques encablures de La Chaux-de-Fonds), voudrait que ce soit Louis-Victor Baume qui utilisât pour la première fois le bureau du télégraphe ouvert dans la commune en 1865. La famille était réputée pour sa curiosité face aux nouvelles technologies et aux avancées d’alors. Il est donc tout à fait plausible que les Baume auraient eu, face à l’arrivée des Twitter, Facebook et autres plateformes du web 2.0 (une bonne dizaine en tout), des réactions avant-gardistes. Quoiqu’il en soit, la marque, qui célèbre ses 180 ans cette année, est à sa manière précurseuse. Certes, comme beaucoup d’enseignes horlogères elle s’y met enfin, à cette exploitation des réseaux sociaux, mais elle va plus loin et innove. Au travers de « Secrets d’une Famille d’Horlogers« , une eSaga historico-réaliste, elle n’utilise pas ces nouveaux médias juste pour peaufiner sa web reputation, mais pour transmettre, selon les modes actuels, des valeurs patrimoniales toujours riches en perspectives d’avenir. Belle opération, menée par l’agence Details.ch, des pros du buzz, avec le concours d’un bureau d’écritures. L’histoire, ainsi mise en scène, dégouline de saveurs non pastel. Elle se charge de réalisme et, en ces temps tourmentés, raconte les êtres humains dans ce qu’ils conservent d’attachant, quelles que soient les troubles traversés ou… les immatérialités environnantes. On est dans le post facebooking, c’est à dire, dans l’appropriation et l’exploitation intelligente de médias qui partent parfois dans tous les sens…. A suivre sur Facebook ou Twitter, jusqu’à l’ouverture du SIHH (le lundi 18 janvier 2009), où quelques révélations seront faites.

Décentrées, ces montres qui suivent votre regard.

28 octobre 2009. Vacheron Constantin reçoit le prix Montre de l’Année, imaginé il y a plus de 15 ans par les deux co-fondateurs du magazine Montres Passion. Le modèle récompensé Historiques American 1921, affiche une asymétrie facilitant la lecture de l’heure et empruntée à l’histoire de la marque. Effet design séduisant. Un client américain, durant les années folles, aurait exprimé le voeu de voir l’heure d’une manière plus logique, c’est à dire dans l’axe du regard. Ainsi, le 12 du cadran et le poussoir avaient été décalés à 13h00. Une sorte d’anticonformisme osé, un décentrage conférant à ce modèle, même dans sa version 2009, une attractivité vintage. Apparemment, ce client américain n’aurait pas sévi uniquement chez Vacheron Constantin, puisque sur eBay, un modèle Cyma, dont l’estimation de datation pourrait bien remonter à la même époque (années 20) affiche un design similaire. Y avait-il déjà à cette époque des dépôts de modèles? Si oui, à qui revient l’antériorité? Va falloir creuser un peu… Et si ce design n’était finalement qu’une manière de recycler une montre de poche en montre bracelet? Appel à historiens, svp…

Horlogerie, Julien Dray à confesse…

Sur son blog, le 21 décembre 2009, Julien Dray député de l’Essone et ténor du parti socialiste français depuis 1988, écrit. « (…) Je tiens juste à souligner une chose à mes yeux très importante, mais que les médias n’ont pas reprise: dans le rapport final du parquet, il est clairement dit que l’on n’a pas constaté de mode de vie dispendieux de ma part. Et ceux qui ont écrit cela savent de quoi ils parlent; ils ont, durant ces 365 jours, passé 5 ans de ma vie au peigne fin. Ils ajoutent que certes, j’aime les montre coûteuses, mais qu’il y a incontestablement un équilibre entre celles que je vends et celles que j’achète. Il n’y a donc pas de mode de financement occulte ou détourné à chercher. Je ne vous cacherai pas que je suis heureux de voir ces mots écrits noir sur blanc; à mes yeux, ils lavent un peu mon honneur que certains ont consciencieusement cherché à souiller des mois durant. Ils rétablissent la vérité sur ma passion, celle d’un petit collectionneur, à la rechercher du « Saint Graal » de l’horlogerie. » Bloghorloger.ch serait heureux de savoir vers quoi ses goûts penchent… L’homme vient de sortir « L’Epreuve », livre dans lequel il retrace l’affaire « Dray » ou comment soixante policiers ont été mobilisés pour perquisitionner sa vie privée…

Montre automatique, Hubert Sarton réhabilité, grâce à Joseph Florès

Ce n’est pas Alexander Graham Bell qui inventa le téléphone, mais Antonio Meucci, un illustre inconnu italien qui en avait fait démonstration en 1860 à New York (décision de la Chambre des Représentants du Congrès le 11 juin 2202). Non, Thomas Alva Edison n’a pas inventé le phonographe, il l’aurait seulement fabriqué. L’histoire se fourvoie, parfois. La montre automatique, autrefois appelée « perpétuelle » ou à « secousses » a fait l’objet de nombreuses recherches. Selon ce qu’affirment Alfred Chapuis et Eugène Jaquet dans leur ouvrage référence La Montre Automatique Ancienne de 1770 à 1931« (paru en 1952 chez Griffon), sa paternité est attribuée à Abraham Louis Perrelet. Or, dans la Revue Française des Bijoutiers (N° 113, mai 1949) Léon Leroy écrivait à propos de cette montre dont l’existence remonte bien vers 1780 « Il faut louer sans réserve le mécanicien anonyme et de grand talent qui a conçu et réalisé ce système simple et efficace. » Pierre Huguenin, autre spécialise d’horlogerie, corrobore cette allégation quelques mois plus tard, espérant « qu’un chercheur heureux percera peut-être ce qui reste de mystérieux dans l’origine de cette intéressante montre. » Finalement, c’est l’historien Joseph Florès qui résout l’énigme après avoir consulté un manuscrit de l’Académie royale des sciences de Paris daté du 23 décembre 1778, signé des rapporteurs Jean-Baptiste Leroy et De Fouchy, contresigné par le marquis de Condorcet. Ce document décrit avec précision une montre qui s’avère absolument identique à celle de la collection Léon Leroy, attribuée plus tard à Perrelet! En réalité, l’auteur du dépôt concernant cette montre est (1748-1828), Dieudonné-Hubert Sarton, horloger de la Principauté de Liège. Dans les Cahiers du Laboratoire RECITS 6/2008 (Cahiers de Laboratoire édités par l’UTBM (Université de technologie de Belfort Montbéliard), le scientifique Pierre Lamard enfonce le clou dans son « plaidoyer pour un débat« . A lire également l’excellente mise en lumière du journaliste Gregory Pons, le 18 décembre 2006.

Joseph Florès, historien. Origines du rotor revisitées…

Merci à l’histoirien Joseph Florès (voir son portrait). L’Histoire lui doit une de ces rectifications qui la rend crédible. Qui peut répondre à sa question? « Il est aisé de trouver le brevet sur le tourbillon qui date de 1801. La même chose pour l’échappement libre de Pierre Leroy en 1748… Les éléments sur le spiral de Huygens sont connus. Ceux de l’ancre de Mudge idem. Mais qui peut fournir ceux attribuant à Perrelet l’automatique à rotor?« . L’érudit a, par ses recherches et grâce à la découverte d’un manuscrit oublié, rendu à Dieudonné-Hubert Sarton, horloger belge la paternité de cette invention, injustement attribuée à Abraham Louis Perrelet.

Musée de la Montre racheté par deux communes…

Juste après avoir reçu une substantielle (!) subvention (7′715 Euros sur l’enveloppe de 2 millions d’Euros votée par le Conseil Général du Doubs en France), le musée de la Montre de Villers-Le-Lac (ville frontière avec Le Locle), connu également par les connaisseurs sous l’appellation Musée « Droz-Florès » se fait racheter par… deux communes concernées. En effet, Villers-Le-Lac et le Val-de-Morteau décident de casser leur tirelire et d’acquérir la collection d’Yves Droz estimée à 480′000 euros. Oh, pas en une fois, puisque le propriétaire a accepté un règlement sur 20 ans, ce qui représente 24′000 Euros par année. Les pièces, témoins d’une histoire horlogère d’une région qui eut ses heures de gloire, resteront dans les murs de l’ancienne usine de montres, ouverte au public en 1997. Au moins, les autorités de ce côté-là de la frontière, lancent un signal fort: cette culture-là, l’horlogerie, mérite qu’on l’entoure d’efforts pour qu’elle rejoigne le patrimoine universel et qu’elle ne prenne pas le risque de glisser dans l’oubli. Rappelons que ce sanctuaire historique est aussi le fief de l’historien Joseph Florès, sommité du savoir horloger et éditeur de Horlogerie Ancienne, la revue officielle de l’A.F.A.H.A (Association Française des Amateurs d’Horlogerie Ancienne).

CP 3800, un calibre noir désir…

Issu des développements effectués pour la marque Cecil Purnell, sous la maîtrise de l’horloger Cédric Grandperret et par le team Magma –micro manufacture genevoise sise à Perly, le CP 3800 Tourbillon 1 minute –de la série des calibres Cecil Purnell CP 3000, dispose d’une esthétique désirable, avec ses finitions en nickel noir, son élégance ébène. Ebauche, garnitures, décolletages et usinages sont 100% swiss made et puisent dans les arts manufacturiers de Genève, Vaud et Jura. 187 composants composent ce mouvement disposant d’une cage prise entre deux ponts, de platines ajourées et d’un couple au-dessus de la moyenne, utile aux développements à venir. Destiné dans un premier temps aux encageages dans les modèles heures-minutes, puis dans le fameux régulateur cher à la marque Cecil Purnell, le CP 3800 affiche une réserve de marche de 60 h. Diamètre: 30,6 mm (13½ lignes), hauteur: 6,75 mm. Diamètre de sa cage tourbillon: 13,30 mm. De la belle horlogerie, comme on l’aime… Pour la toucher du doight, il faudra attendre le mois de janvier 2010, au GTE -Geneva Time Exhibition.

Cecil Purnell, au GTE en janvier 2009.

Depuis que à Alle (dans le Jura), l’Horlogerie Alaine a été vendue à Patek Philippe, l’opérationnel de Cecil Purnell, la seule marque suisse de haute horlogerie à ne produire que des Tourbillons, s’est retrouvé appauvri d’un de ses éléments. L’horloger Marcel Lachat -par ailleurs propriétaire de la marque Jura Watch, s’est vu contraint de se concentrer sur l’agrandissement de sa fabrique de Alle, qui passe d’une capacité d’une vingtaine de places de travail à environ 50 d’ici fin 2010. Il n’empêche. L’arrivée -cette fois certaine, d’un splendide calibre tourbillon maison, tout de noir nickelé, développé par l’horloger Cédric Grandperret (alias le team de la micro-manufacture Magma Concept), marque le retour d’une marque confidentielle, qui dispose de réservoirs d’aficionados en Malaisie (où l’actionnaire principal Jonathan Purnell passe une bonne partie de son temps), en Ukraine, en Russie, à Hong Kong et encore aux USA.  Créée en hommage à un être cher dont elle a pris le nom, la marque, dont le troisième associé est Stéphane Valsamidès, se détache donc de ses jurassiennes origines pour s’installer là où d’autres excellences résident, notamment du côté de Plan-Les-Watches Perly. Sportifs et racés, ses garde-temps, dont le modèle Hambergé conjugue quelques complications boîtières,  sont également prisés en versions serties, personnalisables et en séries limitées. A découvrir en janvier au GTE -Geneva Time Exhibition.

Cartier fait son buzz…

S’il semble certains que toutes les marques sont dans les starting blogs d’avant la grand-messe de janvier 2010, certaines enseignes horlogères tentent d’avoir une longueur d’avance sur leurs concurrentes -y compris au sein du groupe Richemont où la surveillance des autres est de mise. Ainsi, Cartier Manufacture La Chaux-de-Fonds conviait une série de journalistes en avant-première, avec signature de contrat de confidentialité et tout et tout. Faire savoir qu’on a quelque chose à dire, c’est bien, faire savoir que vous savez mais que vous n’avez rien le droit de dire jusqu’à la levée de l’embargo, c’est encore mieux. Encore faudra-t-il se souvenir le moment venu, que vous saviez et que vous étiez donc privilégiés. Sur YouTube donc, un teasing Cartier commence à plutôt bien fonctionner. Quand Cartier se risque enfin à ce genre de méthodes, il y met les moyens. Autre bourdonnement du net, la Concept Watch ID.One en Niobium-Titanium, qui se passerait de tout moyen de réglage habituellement inhérent aux montres mécaniques… Les deux sont-elles liées?

Salons horlogeres. Tendance: le bracelet «Totally Worth It»

Initiée par le ditributeur TWI –Totally Worth It, Inc, ambassadeur pour les US et le Canada de marques horlogères suisses prestigieuses, un bracelet en tissu sera au poignet des aficionados et des insiders durant les salons horlogers 2010. Comme un geste simple, léger, porteur de vœux de réussite et d’amicales pensées, la démarche TWI placée sous le slogan qui synthétise sa raison sociale -en français ça pourrait signifier «parce que je le vaux bien…» est un clin d’œil qui s’enroule cérémonieusement au poignet des acteurs de la branche, marques, détaillants et clients. Un insigne de ralliement. Créée par Alexis Sarkissian, Totally Worth It professe les garde-temps exclusifs auprès de détaillants d’un marché qu’il connait bien, l’Amérique du Nord. C’est sur ces terres qu’elle implante des marques différentes qui préfèrent les chemins de traverse aux méga highways. Avec ses bracelets, frais, ludiques et incitatifs, TWI saupoudre la scène actuelle d’un sourire message, tout de turquoise et de brun chocolat auréolé. Les couleurs maison et surtout, le gage d’une appartenance à porter sur soi.  « Parce que je le vaux bien » -I’m Totally Worth It, sera le nouveau signe de ralliement des aficionados, de NY à LA, en passant par Montréal, Miami puis Genève.

Manuel Emch, nouveau CEO RJ Watches.

Romain Jerome vient de confirmer la rumeur qui circulait. C’est bien Manuel Emch (fils de Arlette Emch qui occupe un siège capital au sein du groupe Swatch), qui reprend les rennes de l’entreprise désormais connue pour s’être adossée à quelques légendes mondiales. Selon les premières révélations, elle devrait continuer dans cette voie tracée par Yvan Arpa, débarqué sans ménagement et avec une partie de son équipe, pour motif de « violentes divergences« , selon les termes utilisés par François Tissot le 9 décembre 2009 au cours d’une conférence de presse au President Wilson de Genève. Inévitablement, au risque d’éclipser quelque peu l’arrivée du brillant transfuge de la marque Jaquet Droz,  les journalistes ont tout tenté pour percer le mystère des vraies raisons du départ d’Yvan Arpa, dont la personnalité semblait indissociable de la marque. Impossible d’en savoir plus, aux motifs que les procédures en cours empêchent toute confidence sur le sujet. Malgré l’acharnement insistant des questionneurs, silence radio assorti d’une promesse de plus de loquacité le moment venu, c’est à dire lorsque la justice aura tranché. Ah si, une petite avancée tout de même dans la voie de la recherche de la vérité. « Ce n’est en tout cas pas pour défaut de résultats » qu’Yvan Arpa a été débarqué, précise François Tissot, reconnaissant donc finalement son indéniable apport dans l’histoire de l’entreprise qui a pourtant minutieusement effacé toute trace de son passage dans les pages web de sa jeune histoire. A propos, quels résultats, combien? François Tissot, tout en affirmant que la société va bien, avoue que les comptes du bilan sont en cours et que, même au niveau du Conseil d’Administration, on n’est pas au clair sur ce point. En fait, les violentes divergences porteraient plutôt sur la gestion de l’entreprise. Bref, dommage pour Manuel Emch qui a tout de même convaincu par son fair play, qu’un prédécesseur absent ait à ce point été présent dans les discussions.

Insultes dans l’atelier…

Il semblerait qu’un certain responsable d’atelier soit parfois capable de péter un plomb. Heureusement, depuis mai 2009, il ne serait plus en activité sur les lieux où ses « employés », un rien rebelles, l’ont enregistré à son insu, afin d’en faire profiter l’ensemble de la Toile, via YouTube. Vous m’direz qu’une bonne empoignade verbale de temps à autre ça fait pas de mal entre virils basiques. Ok, encore faut-il que le rapport hiérarchique ne soit pas en défaveur de l’insulté… Tout lien avec un personnage existant n’est que pure imagination et hasard crasse.

Franck Muller joue avec les influences..

Un trait appuyé de Richard Mille, un soupçon de  TechnoMarine et un zeste de Roger Dubuis… Tels sont les ingrédients qui pourraient tout de même plaire sur le marché, du côté de l’Asie et des goûts extrême-orientaux. Serait-ce la patte d’Antonio Terranova, légèrement détourné de ses Cvstos obligations et devenu triturateur de codes FM. Vous me direz qu’il ne s’agit que d’une image de synthèse un rien bâclée… Tiens, j’aillais oublier, il y a aussi un brin de Cvstos dans cette dernière Franck Muller. D’ici le WPHH 2010, espérons que le groupe nous épate avec du vraiment nouveau. Car c’est sur ce terrain qu’il est le plus attendu. Pourvu que cette montre aux allures de ceinture western, ne soit qu’un avant-goût destiné à creuser notre appétit.

First Luxe oublie l’horlogerie…

Quand on est un média, s’offrir des campagnes horlogères ce n’est pas un luxe! Donc, au moins pour la forme, il eût été profitable pour l’image du média Firstluxe.com auprès des marques horlogères en état de communiquer, de glisser dans la sélection de ses votes pour la meilleure campagne du luxe, au moins une, voire plusieurs enseignes horlogères. Certes, le luxe, c’est franco-français, et le concours a aussi été chapeauté par le magazine Stratégies -Communication et Netetudes. Voici les nominés: Lady Dior, Hermès, Nina Ricci, Louis Vuitton, et Cacharel avec Scarlett. Au fait, les organisateurs pourront toujours me rétorquer que toutes ces marques sont…. horlogères. Résultats sur Stratégies.fr.

Herzberg, Nathaniel, « Le Musée Invisible » (livre)

Raconter dans un livre la plupart des affaires de vols de tableaux ou d’oeuvres d’art, voici une belle aventure dont la liste débouche sur ce Musée Invisible qui se ballade dans la nature (Editions Toucans, 208 pages). L’auteur est journaliste au journal « Le Monde » et s’est visiblement inspiré d’un autre bouquin, plus antérieur, celui de Simon Houpt nommé « Tableaux Volés » (Editions Bachès) . Qu’importe, il comporte un oubli de taille! Même s’il raconte les cambriolages commis en 2008 à la Fondation Bührle de Zurich ou ceux qui ont démuni la Fondation Neumann de Gingins en 2004, pas de trace du casse Route de Malagnou à Genève, là où étais sis le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie, un autre espace patrimonial devenu invisible depuis. Lire la news Musée rayé de la carte.

Livre: dis-moi le temps…

Pour en savoir plus sur le temps qui passe, que l’on perd, celui dont on rêve, pour découvrir à deux -enfant et adulte ensemble, cette relativité temporelle, rien ne vaut le bouquin « Dis-Moi Le Temps » écrit par Bartolemeu Capos de Quieros et Alfonso Ruano (Editions Le Sorbier). L’enfant demande au vieil homme: -Pourquoi ton visage a-t-il tant de rides? -C’est à cause du temps, mon enfant? -Du temps? Mais je ne l’ai jamais vu…. Poésie, poésie…

Genève: Musée d’Horlogerie rayé de la carte?

Le Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie aurait été rayé de la carte! En tous les cas, son statut d’entité propre, filiale du Musée d’Art et d’Histoire (MAH), obtenu entre 1969 et 1972 a simplement été biffé, pour devenir -et le mot est pompeux, un corpus de « collection » témoins signifiants d’une industrie majeure exercée dans la Cité depuis le 16ème siècle. Le bloghorloger.ch n’a pu obtenir aucune confirmation officielle de cette news, puisque aucun pv de séance n’en témoigne. Toutefois, le message est gravement explicite. Les mots ne sont ni anodins ni innocents. On veut bien que l’horlogerie soit une industrie, une économie, mais de là à la considérer comme une culture à part… Et n’allez pas nous dire que c’est le braquage de 2002 qui a traumatisé à ce point. Genève, capitale mondiale de la haute horlogerie, privée de Musée! Ou disposant d’un sous-musée, une sorte de département rattaché au Musée d’Art et d’Histoire… Plaisanterie, on aura tout vu.

Hublot s’empare de l’automobile…

Le 19 novembre 2009, Hublot, enfonce le clou automobile. Après s’être intéressée à Morgan, la délicieuse anglaise toute de bois et d’alu façonnée, la marque annoncera son partenariat avec l’ACF, le premier Club Automobile d’Europe -pendant motorisé du TCS à mobilités plurielles, créé en 1895. En fait de partenariat, il s’agira de lancer une montre en série limitée (Aero Bang ACF Drive), dont une partie des bénéfices de vente sera reversée à la cause défendue tant par Jean Todt que Schumacher, l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière). A noter qu’avec ce système de séries limités à répétition, Jean-Claude Biver met chaque fois la main sur quelques fichiers d’importance, s’organisant quelques incursions habiles en d’autres terreaux où des collectionneurs et amateurs d’horlogerie restent à débusquer. C’est bien vu, d’autant que ça n’implique pas à chaque fois, un développement de produit. Juste quelques customisations, ici où là, généralement via le cadran ou par gravure et écrin interposés. Et puisqu’on reste dans l’auto, Hublot annonce son partenariat 2010 avec Bruno Senna, pilote Formule 1 de l’Ecurie Campos Meta et neveu d’Ayrton.

Louis Chevrolet, sa Driver 1911 revit!

Liée à AJS -Développement, entreprise familiale dirigée par André Saunier, connu pour sa gouaille toute jurassienne, Louis Chevrolet, la marque  horlogère, essaime ses modèles depuis Porrentruy. Une sorte de conquête, placée sous la maxime « Never Give Up« , si chère à l’exilé franco-suisse qui, au début du siècle passé, quitte sa famille en 1900 pour la terre promise. Après une carrière dans le pilotage automobile, Louis Chevrolet crée la voiture qui porte son nom. Afin de faire revivre dignement ce passé, la marque horlogère jurassienne, qui essaime par le monde une collection plutôt réussie de modèles,  s’apprête à célébrer ses portes ouvertes, -5 à 6 décembre 2009, et à s’offrir un buzz: la Concept Watch Driver 1911 est annoncée. A vos plumes.

Asch Denis, nulle part ailleurs…

Une table ronde autour du thème de la mythique marque Vulcain (fondée en 1858 par Maurice Ditisheim) était le menu d’un jeudi soir, juste après les heures de fermeture du magasin (rue de la Cité à Genève). Un technicien de la Manufacture, était venu du Locle, quelques clients, des  journalistes spécialisés et une historienne de l’art. L’occasion de se repaître de quelques valeurs de la marque, tournant autour de son USP, la montre réveil Cricket. Denis Asch dont le slogan est « Nulle Part Ailleurs« , crée sa propre actu via ses « Paroles d’Experts« , ses newsletters et… vu le succès, via ses tables rondes. Son enseigne est un chemin de traverse qui fleure bon l’émotionnel et la technicité. Cet universitaire reconverti à l’horlogerie via l’Ecole de Porrentruy ainsi que des débuts chez Rolex -dans les Caraïbes, a su faire des marques de niche son univers entrepreneurial. Ses choix et ses goûts font office de prescription.

Grand Prix d’Horlogerie de Genève, leçon de géographie.

Rarement palmarès n’aura offert à ce point couverture géographique si équilibrée. Les lauréats 2009 couvrent habilement les pays et régions qui comptent en matière d’horlogerie. Une sorte de grand écart rondement mené. Piaget, c’est à la fois le Val de Travers, pour les origines niquelettes (c’est le nom des habitants de la Côte aux Fées), et la région genevoise. Ouf, Audemars Piguet, certes dirigé par un Alémanique, joue l’ambassadeur d’une Vallée de Joux incontournable. Hublot, c’est désormais un grand groupe français, fusionnellement installé en périphérie genevoise, portée par une gouaille luxembourgeoise. Greubel Forsey, c’est une affaire de montagnes neuchâteloises ouvertes sur l’Europe, avec un horloger anglais dont les racines suisses sont presque aussi solides que l’accent alémanique de Ludwig Oechslin. A propos d’horlogerie anglaise et puisque Harry Winston célèbre les talents locaux, Antony Randall, bien qu’il étudiât à La Chaux-de-Fonds sous le professorat de Jean-Claude Nicolet, appartient à un cénacle d’une poignée mondiale de sages encore en vie, dont son maître fait également partie. Richard Mille, qui oeuvre manufacturièrement parlant du côté des Breuleux, demeure tout de même l’émanation d’une certaine France, à l’aise dans le verbe et le geste. Tandis que A. Lange & Söhne célèbre une Allemagne réunifiée et sous le feu des projecteurs, même le public s’y est mis pour élargir cette leçon de géographie à l’Italie dont de Grisogono symbolise l’excellence design. Et Genève dans tout ça? Presque autant absente que Bienne, mais organisatrice et sur scène, le centre du monde…

Ludwig Oechslin, lauréat à portées multiples

En gratifiant le 14 novembre 2009 le Dr. Ludwig Oechslin de « Prix Spécial du Jury« , les jurés du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, se rendent-ils compte à quel point leur choix est à portées multiples. Primo, ce savant est porteur du message d’une haute horlogerie pas seulement genevoise, notamment par les réalisations compliquées qu’il fit pour le compte de la marque Ulysse Nardin. Secundo, il est l’organisateur du prix Gaïa, un autre prix horloger, plus ancien, existant depuis 1993, considéré comme l’émanation la plus scientifique de la reconnaissance horlogère, décerné par l’Institut l’Homme et le Temps. Tertio, il représente l’histoire horlogère avec un grand H puisqu’il est le conservateur du seul musée international d’horlogerie au monde, celui de La Chaux-de-Fonds, le MIH. En l’élisant, le Jury 2009, consciemment ou non, s’est approprié un faisceau de valeurs qui serviront à son expansion.

Trop drôle! L’aiguille d’or, la Suisse, le monde et… Journe.

Sur scène et en fin de show, samedi 14 novembre, le trois fois lauréat de l’aiguille d’or François-Paul Journe, s’empare du micro pour remettre le flambeau à celui qui lui succèdera. L’occasion rêvée pour se fendre d’un discours coup de coeur, sorti tout droit de ses entrailles. Son message est clair, les absents ont tort. Tort de ne pas avoir envoyé de dossier de sélection (puisque, à l’exception d’une ou deux catégories, c’est la seule façon de participer au Grand Prix). Journe est d’ailleurs le seul de la soirée à exprimer cette finesse des règles du jeu qui échappe aux spectateurs lambda et aux politiques présents -Lire le commentaire. Tort de briller par leur absence? Oui, car Journe, qui se mue quelques minutes en grand promoteur de cette agape évènementielle désormais presque obligatoire, incite ses confrères à ne plus la bouder. Y participer, affirme-t-il, c’est se battre pour l’entier de la corporation, pour les emplois, et, en fin de compte pour la Suisse, terre d’horlogerie. C’est très fort venant d’un Marseillais qui tient manufacture sur Genève et fait rayonner la Suisse dans le monde. Sur ce, il décachète la sombre enveloppe qu’il tient dans les mains et, avec un accent français qui ajoute au cocasse, annonce l’aiguille d’or 2009: la Zeitwerk de A. Lange & Söhne. La scène a ceci de burlesque que la marque est-allemande ne produit rien en Suisse. Quand bien même est-elle copropriété du groupe Richemont dont le siège est à Bellevue, et indiscutablement appréciée par l’ensemble des acteurs de la branche, rien de rien, vous dis-je! Pas même un rouage, un spiral, ni une quelconque pièce de la montre, à l’exception, me confiera une grande dame bien informée, de certaines boîtes de montres. Dans d’autres lieux, où le recul se pratique comme sport mental, cette perle dans le déroulé de la soirée, aurait déclenché des tornades de rires… Voir les résultats du Grand Prix d’Horlogerie de Genève 2009.

Marketing Horloger, inscriptions.

Il serait dommage de rater deux journées clefs de l’agenda horloger. Autant s’inscrire au plus vite. Pour  la 13ème fois, le 26 novembre prochain, la Journée Internationale du Marketing Horloger fera le plein à l’Heure Bleue (Théâtre de la Chaux-de-Fonds), dès 9h00. Cette année, le thème se centre sur l’utilisateur horloger, face au contexte du monde en mutation. Quant à la 4ème journée de recherche en marketing horloger, également sur ce thème, elle est abritée le jour avant, le 25 novembre 2009 dès 12h30 , dans les locaux de la Haute-Ecole de Gestion Arc (Espace de l’Europe 21, 2000 Neuchâtel). Deux dates dont l’utilité intellectuelle n’hésite pas à s’enrichir d’une dimension networking.

Le syndrôme Virgin, le salon GTE (opinion)

Dans le sillage d’un N°1, il y a toujours une place pour quelques outsiders. Ainsi, après Pepsi, une alternative au number one Coca Cola, Virgin s’est lancé. Le syndrôme Virgin frappe également les salons horlogers. A Genève, nul doute que le SIHH mène le bal. Ce qui n’empêche pas d’autres marques, esseulées, de s’installer dans la périphérie hôtelière, parfois au sein d’une suite ou d’un espace expo, jouant des coudes pour se faire voir et grignoter les miettes laissées par la faune internationale présente, distributeurs ou médias confondus. Or voilà que ces météorites éparses, presque une trentaine, s’organisent sous l’enseigne du GTE (Geneva Time Exhibition), un deuxième salon qui aura lieu du 17 au 22 janvier 2010 au CICG (Centre International de Conférences de Genève). Question! Pourquoi la Fondation de la Haute Horlogerie, dont les statuts et les moyens le permettent, ne serait-elle pas elle-même souciée du ramassage des miettes, histoire de tirer parti d’une inexorable présence dont elle est l’instigatrice? A vouloir chasser les algues du sable fin de la plage privée, à coup d’herbicide ou de râteaux émoussés, il se peut que soit favorisée la floraison des chemins de travers et des bas-côtés de la route toute tracée.

Lire également le post 1557 et le post 1521.

Heure d’hiver, l’astuce.

Comment s’y retrouver? Chaque fois la même interrogation, concernant l’avance ou le recul de sa montre, voire de l’entier de sa collection pour autant qu’elle soit au top du remontage et qu’elle n’oublie pas les ordis et autres matériels. Voici le truc le plus simple pour s’en souvenir:  «Octobre» se termine par «re», donc on recule l’heure. «Avril» commence par «av», donc on avance l’heure. Ainsi, à 3 heures du matin le dimanche 25 octobre 2009, il sera 2 heures. Simple, efficace! Et pour ceux qui rechignent à se creuser la tête, Genève (le Canton) indique la marche à suivre. Instituée en France en 1975, suite au choc pétrolier de l’année précédente, la démarche vise l’économie d’énergie liée à l’utilisation inutile de la lumière électrique. Cette mesure n’est toutefois pas nouvelle: elle apparait en Angleterre et en Irlande dès la fin de la deuxième guerre mondiale et en Italie en 1966. A compter de 2002, c’est l’Europe entière qui s’y met, suite à une directive. La Commission Européenne, c’est du sérieux, a défini le calendrier jusqu’en 2011. En Suisse, on s’y met en 1985 (voir ordonnance fédérale RS 941.299.1). Pour conclure, heure d’été = TU +2, heure d’hiver = TU +1. A propos, on fait quoi durant l’heure qui compte pour beurre? Et si on se revoyait un film avec Juliette Binoche… J’ai oublié le titre!

Rodolphe Cattin retrouve sa liberté. Exit du Franck Muller Group.

Pétri d’une sincérité inhabituellement en marge des règles de la communication, le communiqué est signé Rodolphe Cattin qui jette l’éponge en se distançant à fin octobre 2009, de l’opérationnel des marques qu’il avait fondées, acquises par le Groupe Franck Muller: Rodolphe Montres & Bijoux et Rodolphe & Co (Atelier de Design). Très instructif! En se retirant, Rodolphe Cattin généralise son cas aux autres « petites » marques du groupe et désigne sans ambages Vartan Sirmakes pour qui ces viennent-ensuite se mueraient en poids morts, voire seraient responsables des difficultés du groupe. Le CE(G)O en prend pour son grade, lui qui faisait état pour la première fois de son génie financier (expression prononcée lors d’un WPHJ d’avant la friction avec Franck Muller), et s’était mis à avaler ces « petites » enseignes sans doute pour bâtir son indépendance face à son omniprésent associé, indissociablement lié à son sort et source passagère d’urticaires à répétition. Aux démangeaisons d’alors, dont la presse s’était largement fait l’écho, s’ajouteront les grincements de dents du jour. Car Rodolphe Cattin, qui fait usage d’une liberté de parole que sa qualité d’actionnaire minoritaire lui confère, met au passage le doigt sur des points sensibles dans tout le groupe: problèmes de stratégie, de qualité, de livraisons, d’impossibilité de développer sainement la marque qui porte son nom. A ces reproches techniques s’ajoutent ceux d’ordre humain: situation délétère, combats internes, complots, retournements majeurs, trahisons de collaborateurs proches, etc.. La réponse du groupe ne saurait tarder. A moins qu’un prochain sur la liste ne sorte du bois. Les paris sont ouverts. Non pas Pierre Kunz, ni Barthelay, ni ECW (European Company Watch), ni encore MHR (Mahara Watch), éteinte depuis belle lurette. Peut-être qu’une deuxième secousse pourrait survenir du côté du CEO de Backes & Strauss… Ce ne sont que supputations, il va de soi.

Chronométrie, les résultats du concours.

Relancés dans le cadre de la commémoration du cinquantième anniversaire du Musée d’horlogerie du LocleChâteau des Monts, le concours de chronométrie sera désormais une date-clef dans un agenda horloger bisannuel. Les résultats seront connus le 3 décembre 2009 lors d’une conférence de presse au Locle. 16 pièces ont été déposées, représentant 3 indépendants et 11 marques. Suffisamment de monde pour le milieu horloger suivent la chose de près. Prochaine édition, 2011. Ce qui est sûr, c’est que ce nouveau label devrait représenter, en terme de visibilité médiatique, une valeur appelée à grandir exponentiellement chaque année.

Yvan Arpa, verdict favorable: ni faute, ni déloyauté

Ni faute, ni déloyauté. Tel est le verdict de la Cour de Justice de Genève, dans son jugement du 29 septembre 2009, concernant le procès opposant la société RJ Watches (marque Romain Jerome) à son ex-CEO Yvan Arpa. Le bouillant entrepreneur, débarqué sans ménagement de son poste le 6 juin 2009, s’était astreint à un mutisme volontaire face aux interrogations que le milieu horloger se posait. Une telle éviction, provoque toujours remous et rumeurs, d’autant que quatre membres rapprochés de son équipe en avaient également fait les frais. S’il avait choisi de se taire, c’était certes en raison de la procédure en cours, mais également, par souci de loyauté vis-à-vis du principal actionnaire de Romain Jerome, le Prince Fahd Al Saoud. Suivront donc les procédures au Prud’hommes, ainsi que d’éventuelles suites judiciaires. Quoiqu’il en soit, cette nouvelle lui redonne les coudées franches et… le sourire. Deux armes qui pourraient bien servir son retour sur le devant de la scène. Rappel des faits, écouter le reportage de Pierre-Antoine Preti, dans le journal de la Radio Suisse Romande du 6 août 2009.

Trace d’Arpa chez Romain Jerome? Cherchez bien!

Viendrait-il à l’idée de gommer toute trace de Maximilian Büsser, dans l’hitoire des OPUS de Harry Winston, toute mention de Simone Bedat dans l’épopée contemporaine de Raymond Weil? Pourtant, en parcourant minutieusement la « revue de presse » du site de Romain Jerome -ce qui prend un temps fou puisque ça passe par le téléchargement en pdf des articles, aucune trace d’Yvan Arpa, pourtant intimement lié à l’histoire de la marque. Se dire qu’il aura fallu un travail de titan pour que soit ainsi gommée, des articles présents et des communiqués de presse (dont les versions ont été réécrites), la moindre parcelle liée à sa personne, c’est flairer le lynchage public. D’autant que cela ampute considérablement la couverture de presse liée à la marque. Un peu comme si, après avoir tant investi pour l’obtenir, les dirigeants actuels préféraient se tirer une balle dans le pied. Un déni de personne qui fait froid dans le dos tant il est perceptible. Et qui ne sert en rien l’intérêt du client… Heureusement, selon les commentaires reçus, sur d’autres sites, il est encore omniprésent. Comme par exemple sur le site de Swisstime, sur le site de la Tribune de Genève, et celui de Worldtempus.com.

Lange et Cyma, quel lien?

Walter Lange, fondateur de A. Lange & Söhne fêtait ses 85 ans. A la question bateau de savoir quelle a été sa toute première montre, il répond « Une Cyma ». J’ai toujours pensé que cette actuelle volonté de séparer la haute-horlogerie de l’autre était une erreur. C’est contre nature. L’Histoire horlogère suisse, dont l’excellence vers le haut demeure la meilleure ambassadrice, n’a cessé de se nourrir de l’horlogerie de masse, de volumes. Le principal, c’est d’attraper le virus et de militer pour la reconnaissance de la dimension culturelle de l’horlogerie. Une dimension stabilisante lorsque les périodes focalisent sur son statut de branche économique…

Karl Lagerfeld et Claudia Schiffer chez Cvstos

Dans le GMT Magazine de Juillet, version XXL, une photo en page 27 attire l’attention. Croqués dans la nouvelle boutique Cvstos, deux célébrités arrosent de leurs notoriétés planétaires le décor superbe. Karl Lagerfeld et Claudia Schiffer seraient-elles venues en personne inaugurer l’espace? La marque Cvstos a-t-elle signé un mirifique contrat qui fait penser à ce que Hayek Senior avait déboursé pour s’attirer la présence de Nicole Kidman à l’ouverture de la boutique Omega à Genève? On parlait alors d’environ CHF 600′000. Je vous laisse donc imaginer ce que le tandem Lagerfeld-Schiffer a du coûter à Sassoun Sirmakes et à ses associés. Bien sûr, en y regardant de plus près, on voit qu’il s’agit d’une photo montage. Alors, s’agit-il d’une opération de co-branding? Car Lagerfeld, c’est aussi une marque. Si non, alors c’est du vol. Pur et simple, du vrai détournement d’image, de l’usurpation de visuels. Si les deux lésés s’en apercevaient, cela pourrait coûter très cher à la jeune marque. Qui devrait peut-être prendre les devants, tenter une approche d’excuse pour éviter le ramdam. Quoiqu’il en soit, qui pourrait s’en sortir en expliquant que son service de communication a commis un sacrée bévue et fait preuve d’un amateurisme coupable.

Montre de l’Année fin octobre 2009.

Le concours le plus puriste de la branche horlogère, révèlera ses découvertes et ses coups de coeur à l’hôtel Intercontinental de Genève, le 28 octobre 2009. Comme à son habitude, contrairement à d’autres célébrations du genre, la sélection des montres proposées est issue des choix d’un jury de professionnels totalement indépendant et qui n’attend pas que les marques lui envoient des dossiers de candidatures… Non, chaque membre a parcouru l’ensemble des manifestations de la branche afin de proposer son choix à ses pairs. Seules les montres disponibles sur le marché peuvent entrer en compétition. Pas question d’y ajouter quelque concept watch à faire couler de l’encre mais somme toute très éloigné du marché, voire de la réalité fonctionnelle.

TAG Heuer et sa Monaco brûlent une priorité à la SSC.

Carton jaune pour la marque TAG Heur qui organise le 16 septembre 2009 son lancement presse de la si attendue Monaco V4, la montre concept qui devient enfin réelle et fonctionnelle, un concentré d’innovation technique qui remplace les rouages par des courroies. Quel journaliste pourrait refuser d’assister à ce lancement? Or, le même jour, quel journaliste horloger soucieux d’alimenter sa culture générale et pointue se risquerait à rater la journée d’Etude de la SSC -Société Suisse de Chronométrie? Qui se déroule à Lausanne Beaulieu, le même jour. Imaginons un peu qu’elle se soit déroulée, comme l’année passée à Polyexpo, juste en face du siège de TAG Heuer. On aurait alors pu voir les journalistes hésitant entre les deux pas de portes. Là, à moins d’un clonage de dernière minute, la collusion de dates engendrera des frustrations à la hauteur de la bévue. Tout de même, la date de la SCC était connue depuis belle lurette…

Les complications ont-elles une éthique?

Certes oui, car elles sont issues de besoins pragmatiques à résoudre. Ainsi, à l’heure où les éclairages des intérieurs étaient à la merci de luminaires alimentés par des combustibles, il fallait, durant la nuit, pouvoir entendre l’heure. Ainsi naquit la reine des complications, la répétition minute. L’éthique voudrait que, même sous la pression d’un client hypra-fortuné, désireux d’ajouter de la matière luminescente aux aiguilles de sa grande sonnerie ou de sa répétition minute, l’horloger aie le courage de dire « non, c’est contre nature. » De la même manière, à l’époque où horlogerie et paysannerie étaient indissociables, l’idée de pouvoir disposer au poignet (ou dans sa poche) d’un indicateur de phases de lune, n’avait rien d’esthétique ou de cosmétique. C’était une nécessité. Ainsi devrions-nous traquer tous les modèles qui arborent des disques phases de lune dont l’opacité ou l’absence de fiabilité dans leur lecture, interdisent la juste perception de ces phases. Devenues inserts esthétiques plutôt que services à rendre, ces complications ont perdu de leur essence. D’autres exemples? Merci d’apporter vos commentaires.

Itstime.ch débarque, le Facebook de l’horlogerie et de la finance.

Doté d’un formidable potentiel de développement, le nouveau réseau itstime.ch émane d’une équipe neuchâteloise qui, en dehors de ses heures déjà bien remplies, s’est fendu d’une véritable plate-forme horlogère… et financière. On ne s’y inscrit que sur parrainage et l’expansion du site pourrait aller vite si l’ensemble de la branche était informée. Ça risque d’arriver car du côté de Facebook, l’engorgement ambiant casse le moral de ceux qui tente de s’y frayer une visibilité, et surtout, grignote sans complexe les emplois du temps… Alors, tous sur www.itstime.ch, d’autant que le site est également ouvert au monde de la finance, qui, soit dit en passant, cultive son amour pour la chose horlogère tout en ayant les moyens de se l’approprier un jour. The Place to Be, pour tout passionné d’horlogerie.

Franck Muller made in Monaco?

En dialecte monégasque, Monaco se dit Munegu. Lors de la prochaine session d’Onlywatch, vente aux enchères de pièces uniques orchestrée par Patrizzi Auctioneers & Co (Monaco le 24 septembre 2009 en marge du Monaco Yatch Show au profit de l’Association Monégasque contre les Myopathies), 34 marques horlogère suisses ont pondu un modèle unique. Dont Franck Muller qui décline, avec armoiries adhoc, son modèle Casino. L’objet est rebaptisé Munegu et, ô surprise, aurait été fabriqué par les maitres horlogers du cru. Question, le « made in Munegu » qui figure sur le cadran -un informateur attentif a averti le bloghorloger.ch, est-il signe que la marque s’apprête à délocaliser? Restons sérieux, on saura au moins, grâce à cet aveu, que le groupe dispose de maitres horlogers dans la Principauté. En attendant peut-être que ses dirigeants s’y installent, histoire de résoudre l’épineux problème des environ trois cent millions de francs suisses qu’ils devraient au fisc suisse et d’occuper le siège de GFM Collection Watch Jewellery SAM, la société créée sur place.

Chronographe, la campagne oubliée de la FH

Entre 1962 et 1966, la Fédération Horlogère Suisse lançait une campagne de promotion du chronographe. D’où les lancements par les fabricants de plusieurs nouveautés. L’exportation de chronographes suisses était passée en Europe de 52′000 unités à 173′000 en 1964. Certains joyaux historiques sont issus de cette période. Le Chrono-Matic, développé par Dépraz & Cie (devenue Dubois Dépraz) et Bürren était réservé à Heuer Leonidas (devenue TAG Heuer) ainsi qu’à Breitling et Hamilton qui rachètent en 1966 Büren. Sa sortie publique date du 3 mars 1969, soit quelques semaines après le 10 janvier, date de la présentation pourtant pas aboutie, du El Primero de Zenith-Movado. La nouveauté s’était-elle ébruitée, forçant la Locloise se jouer les précurseurs armée uniquement d’un proto? Certains le pensent, ce qui n’enlève rien aux mythes…

Courvoisier, qu’est devenue la marque? Quiz!

Bloghorloger.ch serait heureux de connaitre l’identité du Russe qui a acquis cette marque horlogère (classe 14) dont l’histoire pourrait être aussi prolifique que celle sur laquelle s’appuie des Jaquet Droz, des Breguet ou autres perles historiques. Il n’y a pas si longtemps, un avocat de la place neuchâteloise fut contacté par un groupe américain en quête d’emplettes horlogères. Courvoisier était sur les rangs. Le service juridique dudit groupe ayant quelque peu trainé, c’est un Russe qui s’est emparé du joyau pour un montant d’une centaine de milliers de francs suisses. Le groupe s’est consolé en achetant, pour plusieurs millions, une marque chaux-de-fonière à quatre lettres. Dans l’attente de vos commentaires pour en savoir plus…

deLaCour au poignet: Timati et Beckham prennent des risques!

A propos de la news « Quand le rap devient vecteur« . Tandis qu’en privé il s’offre une deLaCour BiChrono, l’artiste Timati, valeur montante du rap russe, pour lancer son hit « Groove On », s’offre un clip avec Snoop Dog dans lequel il a certainement fait un deal avec Icelink, comme en témoigne l’apparition à plusieurs reprises de la si reconnaissable 6TimeZone. Si je comprends bien, entre l’achat que l’on fait et la montre que l’on reçoit, il existe une marge affective qui prend parfois des allures de fossé. La montre offerte n’aura jamais autant de valeur que celle achetée. Que les horlogers se le disent… Dans le même genre, surveillez ce que le roi David Beckham porte au poignet, au nez et à la barbe des sponsors de son club.

Romain Jérôme se donne le coup de grâce…

Tandis que certains s’emploient à rester en vie, d’autres s’évertuent à détruire leur propre succès… Pourrait-on créer un comité de prévention du suicide économique? Romain Jerome, non contente d’avoir coupé la tête sans ménagement de son successfull CEO Yvan Arpa et d’une partie de sa « garde rapprochée » (4 personnes), viendrait de licencier une partie de son équipe de production. On parle de 8 personnes! Mais que va-t-il rester dans cette coquille et qui pourra produire les montres commandées? Au nom des intérêts d’une branche malmenée, comment se fait-il que personne ne milite contre l’autodestruction sociétale et le gâchis des carrières détruites? Incompréhensible. On espère que son Altesse le Prince Fahd Al Saoud va se réveiller un matin en disant « stop », et en reprenant le lead de la gestion de ses avoirs…

De ‘Del Pastor’ à la ‘Machine à Ecrire le Temps, Jaquet Droz

Del Pastor, la pendule dite « du berger » est partie en 1758 de La Chaux-de-Fonds pour un incroyable périple qui l’a menée à Madrid où elle se laisse encore admirer dans la salle Gasparini du Museo Nacional de l’Ancien Palais Royal. sur recommandation de Lord Keith, Seigneur écossais nommé gouverneur de Neuchâtel par le Roi de Prusse Frédéric II, le souverain d’Espagne avait accepté qu’on lui présentât les oeuvres de l’horloger suisse Pierre Jaquet Droz (1721-1790). Après qu’il eût fait jouer ‘plus de cent fois’ ces trésors d’ingénierie micromécanique, il s’en porta acquéreur pour la folle somme de 2000 pistoles d’or. La mémoire de l’horloger Jaquet Droz est sauve et célébrée en 2009 par Manuel Emch, l’actuel CEO de la marque éponyme qui sort une « Machine à écrire le Temps » dans la plus pure lignée des automates JD. Pour quelle raison, le Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel, où s’admirent quelques automates laissés en héritage, craint-il de se voir associé à l’histoire contemporaine de ce nom?

Chronométrie, adieu la raison d’état?

Dans la plus totale indifférence, les autorités neuchâteloises, s’appuyant sur un rapport justificatif surtout des coûts d’exploitation jugés trop élevés, ont fermé l’Observatoire de Neuchâtel, offrant à l’horlogerie française quelque trophée à brandir puisque Besançon demeure désormais le seul témoin d’une époque où la chronométrie était classée raison d’état. Certes, afin d’éviter redondances et démultiplication des moyens allocataires, ses activités ont été judicieusement réparties. Au travers de ce fait divers, l’éclairage du Président de la SSC, Jean-Daniel Dubois, aide à la réflexion: « La Société Suisse de Chronométrie a un rôle essentiellement scientifique, pas politique. Elle doit soutenir les projets d’amélioration de toute mesure du temps. Historiquement, c’était une mission d’Etat que d’offrir à la mesure du temps une certification sous contrôle, comme pour le poids ou la longueur. Aujourd’hui, ce sont les scientifiques qui s’acquittent de cette fonction, au travers des bureaux du COSC et par l’octroi de labels et de poinçons… » Et la culture bord…? Désormais sortie de la raison d’Etat, la chronométrie pourrait au moins servir d’alibi électoral aux détenteurs des portefeuilles culturels. Tandis que notre pays s’alloue les moyens de disposer d’un Monsieur Cinéma -ne sommes-nous pas mondialement reconnus pour notre savoir-faire cinématographique, il persiste à ne pas reconnaître à l’horlogerie un statut de culture à part entière.

SSC, bientôt la science…

Le 16 septembre 2009, Jean-Daniel Dubois, actuel président pour trois ans de la SSC -Société Suisse de Chronométrie, s’apprête à recevoir avec son équipe à Lausanne Beaulieu environ 700 personnes dédiées à l’intérêt scientifique de la mesure du temps. A l’heure de ces lignes, les conférenciers (et conférencières) doivent aiguiser leurs mimiques face aux miroirs de leur intimité. Une expo d’une rare intensité, environ 80 modèles prêtés par les Musées horlogers de Genève et de La Chaux-de-Fonds, réunis pour la première fois et pour… un seul jour. Si seulement cet incroyable condensé d’histoire horlogère, liée aux complications et à l’esthétique (le thème de la journée), pouvait profiter à un public plus global… Les présents sauront-ils apprécier toutes les richesses exposées… En auront-ils le temps? Et du côté de Genève, se décidera-t-on enfin à doter l’inestimable collection de vitrines publiques? En attendant, grande première, seront également exposées les montres décortiquées par les conférencier. Histoire de démontrer, c’est un voeu pieux du Président, que la théorie c’est bien, mais « ça doit marcher… ».

Le printemps de fait pas l’hirondelle. Biver ornithologue?

Jean-Daniel Sallin, journaliste de la Tribune de Genève, interviewe Jean-Claude Biver. Après tout, cela reste une valeur sûre et au moins, l’invité n’est pas avare de répartie. Sa dernière sortie, à lire le 8 septembre 2009 dans la Julie: « Lorsqu’on vit trop longtemps dans la crise ou dans l’euphorie, on met plus de temps à réaliser que cette époque est terminée. Moi, je vois déjà la reprise! Le proverbe dit que l’hirondelle ne fait pas le printemps. Oui, mais elle l’annonce. Je ne dis pas qu’il n’y aura plus de giboulées. C’est un peu tôt pour enlever les pneus neige. Mais, et les signaux sur les marchés sont éloquents, on se dirige vers les beaux jours… » A quand le titre de Docteur Honoris Causa, en ornithologie s’entend?

Le « waow effect » selon Vincent Perriard…

Sûr que le work addict fraichement débarqué à la tête de TechnoMarine va s’employer à rebooster la marque. Comment? L’intéressé, évidemment, ne dira rien pour l’instant. Car il en est à la phase d’analyse de la situation: mise à plat de tous les modèles, évaluation de ses ressources en force humaines ou marketing. En phase également de rencontre avec quelques fournisseurs habilités à lui dire si oui ou non, ce à quoi il pense fait partie du faisable. A quoi pense-t-il? Rien ne filtre. Si ce n’est une piste… Le moment venu, ce qu’il annoncera devra déclencher le « waow effect ». Comprenez la surprise. Celle qui fait couler l’encre et qui rallume la flamme des agents et distributeurs de la marque. Trouvera-t-il, dans le respect de l’ADN TechnoMarine, un truc aussi fort que la rencontre du plastique et des diamants? On lui fait confiance…

Lettre aux autorités genevoises… Grand Prix de Genève.

Messieurs,

Lorsque vous officiez lors de la grande soirée spéciale qui se tient au Grand-Théâtre et déplace tout ce que la république compte de Genevoiseries bien nées, vous appuyez par votre présence et vos discours, une belle idée, un bon évènement ainsi qu’une soirée qui a le mérite d’exister… Seulement voilà, vous vous devez d’insister auprès des organisateurs afin qu’ils expliquent aux spectateurs que les horlogers primés lors de ce show sont exclusivement issus d’une procédure basée sur le dépôt de candidatures et non sur une sélection neutre, organisée par un jury indépendant.

Car ce public pourrait un jour trouver louche que cette manifestation fasse l’impasse sur des géants horlogers qui, soit par boycott ou par volonté de différence, n’y participent pas, comme Rolex, Patek, Swatch Group, etc… Et vous reprocher quelque coupable partialité. Cette simple précision, annoncée publiquement d’entrée de jeu ou avant la remise des lauriers, pourrait donner plus de sens encore à votre engagement et à la dimension publique de votre intervention.

Respects. Le Bloghorloger.ch

PS: même un ex-officiant de ce grand prix, disposant d’un média, s’est récemment rallié à ce que le bloghorloger.ch expliquait en novembre 2008.

Cyma, le 150ème c’est demain.

Dans trois ans, le 150ème anniversaire. Espérons que la marque locloise née en 1862, quelque peu déshéritée de son passé et de sa richesse historique par plusieurs années de concentration « facile » sur le marché qui marchait le mieux, les US, renaisse de ses cendres. Et s’embarque dans la réouverture de l’ensemble des pays dans lesquels elle était profondément enracinée. Avec un nombre d’environ 40 millions de montres et réveils vendus durant son histoire, imaginons que les terres à regagner couvrent l’ensemble de la planète, de l’Europe du Nord jusqu’à l’Afrique du Sud. D’ailleurs, au Pays de Mandela, un petit malin s’est approprié le nom, il n’y a pas si longtemps. Alors que nous prépare-t-on du côté de la Rue des Billodes? Espérons qu’un calibre soit au menu, ce serait la moindre. Souvenez-vous le réveil 8 jours qui réveillait trois foyers suisses sur quatre. Il était doté d’un calibre qui pourrait bien, soudainement, devenir un mythe s’il était adapté au poignet. Les ingrédients y sont, et la trentaine de collaborateurs (il y eut un temps 2′500 personnes), mériterait d’avoir des perspectives à la hauteur du trésor patrimonial sur lequel ils sont assis. Déjà, l’ensemble de l’équipe américaine vient d’être changée, voire réengagée sur d’helvètes bases. Peut-être aussi qu’un ménage sera fait dans le nombre des références, trop élevé pour l’époque. L’ancienne manufacture, liée à l’histoire de Tavannes Watch (parce que les Juifs n’avaient pas le droit de s’établir au Locle), mérite une résurrection que ses volumes actuels pourraient lui permettre de financer…

Les narco-trafiquants ont bon goût…

Retrouvés lors d’une prise policière abondamment relatée par le Wall Street Journal, deux garde-temps deLaCour ainsi qu’une Rolex sertie ‘léopard’, faisaient partie du butin de narco trafiquants mexicains. En se faisant démanteler, ce cartel de mafieux révèle indirectement deux précieuses informations. Primo, qu’une jeune marque, bourrée de créativité peut rivaliser avec le géant à la couronne, l’argent n’ayant aucune odeur. Secundo, que l’image ‘bad boy’ que véhicule la marque, dirigée par le designer urbain Pierre Koukjian, peut être prise au premier degré, puisque l’un des modèles arbore en sertissage des feuilles de cannabis et l’autre, des têtes de morts. Après tout, quelle marque pourrait s’offrir une telle mise en avant, dans un journal de telle envergure? Ok, le contexte ‘chanvré’ pourrait servir à alimenter quelque mauvaise vibration. Sauf si je vous dis que Sharon Stone (qui est loin d’être stone), porte également cette montre. N’allez pas pour autant en tirer quelque hâtive conclusion…

SIHH 2010,la guerre des salons périfériques…

Le CICG (Centre International de Conférences Genève) devrait accueillir du 18 au 22 janvier 2010, pour autant que la réservation soit signée le 15 juillet 2009, « The Watch Factory II », la version améliorée d’une micro expo qui avait eu lieu pour la première fois dans les alentours de BaselWord 2009. Pour reprendre les termes de Grégory Pons, journaliste initiateur, l’event sera ‘alternatif’, ‘cheap and chic’ et… ‘low cost’. Et de miser sur une participation d’au moins 20 acteurs (first come, first served) désireux de venir à Genève picorer sur les plates-bandes matelassées d’un SIHH drainant presse et acheteurs internationaux. Le tout pour CHF 9′900.00, pour les premiers sièges et modules, puisque la logique low cost permet de brandir la menace de l’augmentation last minut en cas de succès de remplissage ou de tentatives de strapontinage. Arguments? Massive participation de la presse (grâce à une société spécialisée), la bonne gouvernance organisationnelle (grâce à une société spécialisée), et même le regroupement familial des jeunes pousses horlogères désargentées. En face de cette initiative, GTE (Geneva Time Exhibition), qui se tiendra aux mêmes dates à l’Hôtel Richemond. Organisée par la société Luxeco (Florence Noël et Paola Orlando) en partenariat avec Events Concept SA, cette manifestation qui a reçu le discret aval du comité d’organisation du SIHH et le soutien de la Ville de Genève, affiche des ambitions contextuelles en phase avec des produits dont le prix de vente oblige les attentions inhérentes au luxe suprême. Arguments? Le pedigree de ses deux initiatrices laisse présager une massive participation des médias, internationaux compris. Quant à la position géographique, moins excentrée, elle est au coeur des mouvements opérés par les acheteurs. Quoiqu’il en soit, d’autres marques continuent de réserver des hôtels. Peut-être pour ne pas être bec dans l’eau face à l’issue de cette guerre corporatiste qui tente, sans s’en apercevoir, de faire revivre la disparue « Time Evolution ». Souvenez-vous, une expo du même acabit, qui avait investi le centre de la Praille.

Prix suisse de l’Ethique, appel à candidatures…

Dernier délai pour le dépôt des candidatures, le 15 septembre. Présidé par Pierre Zumwald, Directeur général des Rentes Genevoises, un jury composé de personnalités économiques et scientifiques remettra ses prix le 10 décembre 2009 à l’auditorium du Conservatoire de Lausanne. Créé en 2005 par la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud (HEIG-VD) à Yverdon-les-Bains, ce prix récompense une entreprise ou une collectivité publique pour ses efforts ou réalisation en matière d’éthique, de développement durable ou de responsabilité sociale. Douze organisations, de tailles diverses ont déjà été primées dont Serono Biotech, Coll.part, la Ville de Neuchâtel ou le Paleo Festival. A quand un flux de candidatures provenant de l’horlogerie. Car de nombreuses structures de la branche sont plutôt modèles dans ce domaine. Comme par exemple, le motoriste Agenhor qui s’apprête à déménager dans un immeuble zéro émission.

Romain Jerome décapitée… Eviction de Yvan Arpa (Opinion)

Rarement marque horlogère n’avait été à ce point liée, dans son destin, à la personnalité de son CEO. Yvan Arpa, avait fait d’une marque moribonde, positionnée par erreur sur un terrain de golf, la marque qui s’adossaient aux légendes les plus parlantes de notre inconscient collectif. Sa collection Titanic-DNA dépassa en notoriété les deux prénoms Romain et Jerome, enfants du fondateur Alain Bajulaz. Hissant la rouille au ranz des matières tendance et luxissimes, combattant à coup de véritables poussières de lune le pré-carré d’Omega sur l’aventure de la conquête lunaire, Yvan Arpa, connaisseur des terrains de vente mondiaux et surtout amoureux de belle horlogerie, avait encore son programme de légendes à conjuguer. Soudain, l’aventure se crashe. Non pas que le vent ne soit plus en poupe  -voiles gonfflées à 23 millions de CA en à peine plus d’une année d’exercice effectif, vitesse de croisière à haut rendement de 14%, non pas que la crise se soit finalement abattue sur cette nouvelle-venue… Il pourrait s’agir juste d’une histoire d’homme à homme qui, lorsque l’un tient les cordons de la bourse et l’autre ce qui s’y ballade (idées ou corroles), tourne au vinaigre (saupoudré d’ego barbouillé?), parvenant à embrouiller les âmes. Yvan Arpa aurait-il réclamé de manière trop rock’n roll le fruit de son labeur, cet incentive contractuellement prévu et qui traînait un peu? Quoiqu’il en soit, Tarek Ismail, le boss d’Alliance, structure appartenant au Prince Fahd Al Saoud et chargée de veiller sur ses intérêts, a opté pour la décapitation. Yvan Arpa lourdé, séance tenante (6 juin 2009, pm), avec 4 membres de son team. L’intendant trouva-t-il le temps d’avertir son Altesse, en proie aux US à des soucis de santé d’êtres chers? S’est-il rendu compte qu’en décapitant le fou du roi et le loyal, c’est au Roi qu’il pouvait faire offense? Se peut-il qu’un monarque se retourne sur son crachat? Sauf cette hypothèse de la réintégration, c’est bien un iceberg qui a heurté la coque fringante de Romain Jerome. Connaisseurs, fournisseurs, medias et riches clients en sont convaincus. Il le disent déjà… Lire l’hommage paru dans JSH.

La contrefaçon, deux visages, un seul phénomène.

Il existe deux sortes de contrefaçons. Celle qui se fait avec la complicité du consommateur, la contrefaçon acceptée, et celle qui se fait malgré lui, qui tente de l’abuser. La première titille ses envies d’objets inaccessibles, l’entraînant à franchir le pas de l’illégale acquisition. La deuxième, plus raffinée, peaufine son outil de production et ses finitions à un tel degré de qualité, qu’il devient difficile de distinguer le bon grain de l’ivraie. Lire l’article signé Ollivier Broto dans le Watch Around printemps été 2009. Quant aux marques, il serait temps qu’elles cessent, tout en jouant les victimes outragées, de cultiver une certaine fierté d’être contrefaites. Car, lorsqu’elles rejoignent les rangs des plus copiées, elles n’hésitent pas, en voix off, à citer le phénomène comme argument communicationnel. Laquelle d’entre elles osera apprivoiser ce manque à gagner, histoire de couper l’herbe aux faussaires tout en se délestant d’une certaine dose d’hypocrisie de façade. Ce serait totalement inédit… La crise et le remue-méninge qui l’accompagne, pourrait peut-être accoucher d’une telle inepsie. Ce serait drôle et pas forcément casse-gueule sur le plan économique.

Watch Around, la contrefaçon s’en prend à la presse.

Un condensé qualitatif d’articles tendance doublé d’une justesse de savoir à faire pâlir tout titre horloger qui se respecte, le dernier numéro de Watch Around tient comme toujours ses promesses. N’en déplaise à ceux qui le prédisaient moribond, arguant que la crise l’aurait peut-être plus frappé qu’un autre… Septième édition, 007 -my name is… et… une première. En lieu et place du sempiternel dessin de couverture, c’est désormais une photo qui prend place sur la une. Celle d’une roue d’échappement et de son spiral. Ça change et ça en jette suffisamment pour que ces lignes naissent. Soudain, titillé par l’envie d’en parcourir le site web, je tape ce que la logique m’impose. watcharound.ch (sans Google ni autres artifices de recherche). Et là, stupeur! Je m’aperçois que Mister Gonthier, l’homme fort du magazine MSM (Marché Suisse des Machines), est passé par là, puisque l’adresse redirige vers son autosite. A-t-il acheté cette adresse avant que le magazine de Jean-Philippe Arm ne pointe le bout de son nez, dans le paysage de la presse? Ou alors, a-t-il profité d’un vide opportun, s’octroyant de manière contrefaite, les visites que d’honnêtes internautes, passionnés par l’horlogerie vraie, tentent d’effectuer. Quoiqu’il en soit, l’adresse juste s’enrichit d’un tiret. Enregistrez-là, et ne vous laissez plus avoir… www.watch-around.ch. Et si le sieur Gonthier lit ces lignes, qu’il veuille bien se défaire de cette adresse. Car même s’il fut antérieur, Watch Around le magazine, a désormais une notoriété suffisante pour mériter d’en hériter.

Romain Jerome, nouveau site pour clicks de traverse…

Miroir virtuel, entre luxe décalé et mystère entretenu, le nouveau site de la marque Romain Jerome rend la perception de la marque cohérente jusqu’aux tréfonds de la toile. Tout y est, les légendes lunaires ou submarines, les effets sombres et chocolat noir servis par des vues rapidement téléchargées, le côté rouille et déjanté, saupoudré d’innovation, de créativité. Ici, un safe apparaît, la collection d’Art décline ses pièces uniques et osées, le stylo tuba plume s’aggrandit à l’envi, débordant presque de l’écran. Quant à la press lounge, ouverte à tout le monde (après tout les afficionados ne pourraient-ils pas aussi se repaître des communications offertes aux accrédités), elle déverse ses Mo ou ses pdf à la vitesse grand V. Enfin, du pratique et de l’à-propos, là où tant d’autres se la pètent à coup de passwords et d’id. Imagninons ce que cela donne si l’on a 250 marques sur les 600 environs à couvrir… Cool, l’esprit Arpa a encore frappé.

ED Edmond, en bref.

Designer passionné d’horlogerie, l’Annemassien JP Edmond, hypothèque toutes ses économies pour se lancer dans l’aventure horlogère. Sa Lock-ED collection, construite autour d’un système ingénieux et breveté de verrou innovant, transformant le couvre-poussoir en une sécurité dotée de fonctions utiles et protectrices du poussoir, s’articule autour de modèles témoignant d’une imagination et d’un sens marketing étonnants. Les modèles « Pure », « Cape Horn », « Booster » et « Black Diamond » s’offrent à tant de personnalisations que c’est le site 121 qui s’embarque le premier dans l’aventure d’une vente directe au consommateur. Puis, au tour de notre apprenti CEO de lancer ses éditions limitées: les modèles « Crisis 2009″ et « 44th USA President ». Histoire de se remmémorer les grands moments de l’année… A quand les modèles « Guide Suprême », ou « Grippe A »? Et si l’actualité se déclinait en souvenir d’achats de montres… Après tout, le garde-temps se doit, comme son nom l’indique, d’être un repère dans l’espace temporel.

de Havilland Watches, en bref. Scandale de bon augure?

Le 24 octobre 2008, Patrick Guerne, l’imprimeur chaux-de-fonier (Studio 444) et pilote à ses heures, crée avec Jean-Daniel Carrard, fournisseur en micro électronique, notamment pour l’horlogerie, la société et marque « De Havilland Watches SA« , à Yverdon-Les-Bains. La marque « montres pour pilotes par des pilotes » est déposée en Europe et aux US. Trois mois après, une marque « de Haviland Watches » (avec un seul « L ») tente d’être déposée aux US. L’oncle Sam, malgré l’illégalité de la procédure, donne raison (protectionnisme Yankee?) à la société sise en son territoire. Face à la protestation légitime, une provision de 100′000 dollars (racket yankee?) est réclamée sous motif d’avoir suffisamment de fonds pour attaquer le gouvernement américain. Pour enfoncer le clou, la marque américaine tente de brouiller les cartes en ouvrant son site internet à mi-juin 2009, copiant délibéremment la typographie du site suisse. Après vérification des produits, plus d’erreur possible. de Havilland Watches (Suisse) ne craindra rien en terme de comparaison, comme en témoigne l’invention brevetée du poussoir magnétique (aucun trou dans la boîte de montre), décrite dans le dernier numéro du Bulletin de la SSC. Comme en témoignent également les produits DH 01 et DH 02, personnalisables à souhaits, développés au terme de quatre années de recherche, dotés d’une authenticité à séduire un pilote expérimenté. Tandis que du côté des Américains, les modèles semblent s’approvisionner en mouvements… asiatiques. Espérons que ce début de scandale sera suffisamment relayé pour faire connaitre la vraie marque…

Film institutionnel Audemars Piguet récompensé.

Juin 2009. Point Prod, alias l’équipe de production indépendante d’images télévisuelles et de film la plus proche de la TSR dont elle est l’un des sous-traitants privilégiés, trouve au travers de son film cinéma réalisé pour Audemars Piguet une reconnaissance issue des professionnels de la communication. En effet, le Grand Prix Romand de la Création, dans la catégorie meilleur film corporate, décerne à Point Prod la plus haute distinction: richesse du scénario, qui retrace dans des décors magique l’épopée de la marque, justesse du casting et qualité d’images qui décortiquent la création d’une montre ont fait mouche auprès du Jury. Le spectateur pénètre jusqu’au plus intime de la dimension historique et familiale de la marque, ainsi que dans l’univers contemporain d’une signature respectueuse de tradition sans jamais se départir d’une audace avant-gardiste, curieuse et d’excellence.

Corum et ses salaires: hommes et femmes à même enseigne

Le tourisme a ses labels verts, environnementaux. L’éthique entrepreneuriale dispose désormais en Suisse d’une instance « Equal Salary » destinée à encourager l’équité salariale homme-femme. On s’y inscrit, on s’engage dans une procédure pilotée par un comité de sélection composé de personnalités fortes du domaine de l’emploi. Au bout du compte, si les critères sont remplis, le label est décerné. C’est ce qui vient de se produire pour la société Corum, dont la directrice des RH Yolaine Bôle a déniché le potentiel positif d’une telle reconnaissance pour la marque. Ainsi, la maison horlogère de la rue du Petit-Château, à La Chaux-de-Fonds, créée en 1955 par René Banwart, devient le 5 juin 2009 la première société de la branche à être ainsi honorée. En Suisse, seules quatre entreprises ont eu accès à cette certification. Et même si ce label ne dispose par encore d’une énorme antériorité, c’est la politique RH toute entière de Corum qui est encouragée. Avec comme vision de replacer l’être humain au centre et de conjuguer la maxime de Arnold Toynbee: « Les composantes de la société ne sont pas les êtres humains, mais les relations qui existent entre eux ». En ces temps moroses, le message est une respiration stimulante.

Cinette Robert tire sa révérence… Classe!

Comment se fait-ce qu’une telle personnalité de l’horlogerie ait pu passer entre les gouttes des honneurs réservés aux êtres d’exception? Elle aurait méritée d’être en tous les cas nominée aux Gaïa, pour son oeuvre. A 51 ans, elle reprend, presque par un coup du sort (qui sait parfois se montrer positif), la marque Dubey Schaldenbrand. Elle fait alors ce qu’elle sait faire depuis des lustres, créer des montres, à partir de mouvements anciens. Elle le fait depuis les Ponts-de-Martel, estimant qu’en tant qu’enfant du lieu, elle doit à cette région de s’y enracinner. Faut-il rappeler qu’avant de suivre la voie de la finance, elle était revenue, inexorablement vers les amours horlogères qui l’avaient vue démarrer comme apprentie chez Martel Watch, l’une des manufactures les plus courues des grandes enseignes d’avant la crise des années septante. Elle y avait côtoyé deux horlogers d’exceptions, Georges Dubey et René Schaldenbrand, qui avant de s’accocier pour produire des garde-temps encore plebiscités par les collectionneurs, s’étaient adonnés à la réparation de montres anciennes. Et de souligner, comme héritage majeur, le trait de caractère de Monsieur Dubey, un être réservé, pétri d’amour et toujours prêt à rendre service, jamais fanfaron ni montreur de savoirs. Elle se souvient de ces photocopies couleur dont elle disposait, en complément d’une montre terminée, et qu’elle ne pourrait pas présenter à Bâle, faute de temps de s’y rendre. Alors, c’est son ami Antoine Simonin qui avait embarqué la pièce, la confiant à un journaliste du magazine allemand Chronos. Ce-dernier, sans rien dire, l’avait photographiée et adulée au point de lui consacrer plusieurs pages en papier glacé. Consécration, obligation de produire puis d’alimenter quinze points de vente ainsi créés. L’histoire de la renaissance inimaginable de deux signatures respectées de l’horlogerie, s’est ensuite construite, sur quinze années d’un sans-faute auréolé d’authenticité. Jusqu’à ce que l’appel de la retraite, assorti à l’envie de se consacrer (enfin) aux stocks de mouvements anciens qu’elle collectionne, pour en extraire des pièces intemporelles. Elle passe la main, non sans un pincement au coeur, mais avec la sagesse de celle qui s’efface, humblement, avec tant d’élégance. Jonatan Gil, issu d’une famille horlogère de la Chaux-de-Fonds, devient ainsi le plus jeune CEO de la branche, à 22 ans. Il est du cru, elle n’aurait jamais accepté qu’un groupe s’empare d’un joyau qu’elle a à ce point poli et chéri. Encore deux mois de déménagement des machines pour la métropole du haut, et son domicile si cher à ses attaches locales, redeviendra privé et dédié aux montres anciennes, sa passion première. Chapeau Madame Robert, bonne retraite… active. Donnez-nous des news.

Bozeman, le summum du mauvais goût, le ‘Memorial discount’.

Y a qu’aux US qu’on peut voir un truc pareil. Leçon numéro 1: la marque américaine Bozeman, sise dans l’état du Montana, sous le slogan « Thank you for your sacrifice » (Merci pour votre sacrifice), informe qu’elle se préoccupe VRAIMENT de « tous les héros disparus en défendant notre liberté, notre pays et notre façon de vivre. Ils seront à jamais honorés pour leur sacrifice. » Comment? En offrant à leurs familles -pour autant qu’elles aient vraiment perdu un proche durant la guerre (c’est bien précisé ‘proche’ et c’est bien précisé ‘perdu’), un rabais de 30%! Tout ça entre le 22 et le 25 mai 2009. Et d’appeler ça le « mémorial discount ». Et d’ajouter même que durant tout le week-end en question, le personnel sera sur le pied de guerre (pardonnez, je sais, c’est un peu facile), histoire d’être en mesure de mieux servir les familles de ces chers disparus. Leçon numéro 2, comment vendre des montres à des décédés, avant leur mise en terre…?

Franck Muller réduit sa voilure de plus de moitié

Tout en annonçant d’ici au 30 juin 2009 un maximum de 200 collaborateurs licenciés sur les 428 restants (puisque déjà 90 postes avaient sauté), la direction du GFM Watchland SA (alias le groupe Franck Muller), précise que son bilan d’engagement de personnel reste toujours positif sur sur les cinq années précédentes. Avait-elle besoin de rajouter cet égocentrisme de mauvais goût, qui lui permet de rejeter l’ensemble de la responsabilité sur la situation conjoncturelle et donc de faire passer le message qu’un plan social proposé aux débarqués, c’est après tout déjà pas mal. Petit conseil, il faudra surveiller avec attention du côté du Luxembourg, afin de voir de quelle manière l’entreprise évoluerait et viendrait à trouver des formules qui, après coup, permettraient de désigner ce dégraissage comme étant une étape nécessaire dans quelque réorganisation occulte. Lire le post dédié à l’organisation financière de la société. Quoiqu’il en soit, le communiqué précise clairement « aucune autre information ne sera communiquée par l’entreprise ». Tiens, tiens, Vartan Sirmakes, d’habitude si friand de s’épancher dans les médias, aurait-il soudain peur de parler aux journalistes?

Franck Muller, mécano financier.

Franck Muller et Vartan Sirmakes créent par convention le 4 novembre 1991 une société simple en vue de fabriquer une collection de montres portant la marque Franck Muller. Il est prévu qu’une société anonyme voie le jour, chacun en ayant 50% et le droit de résilier le contrat à six mois. Technowatch SA est donc inscrite au RC le 12 novembre 1991 et devriendra Franck Muller Watchland SA en 1998. Le 23 décembre 2002, FM Watchland enregistre au niveau mondial la marque «Franck Muller Crazy Hours». Vraisemblablement avant la constitution de la société simple, la Franck Muller Trade Mark Distribution Ltd (FMTM) voit le jour à Tortola (lles Vierges britanniques) et accorde le 28 octobre 1991 à Technowatch SA une licence exclusive pour l’usage de la marque « Franck Muller ». Franck Muller donne le droit à FMTM d’enregistrer la marque qui porte son nom au niveau mondial, ce qu’elle fait. Si au moment de sa création Franck possède la totalité du capital FMTM, il passe avec Vartan à la même date une convention de cession d’actions qui permettra à Vartan, en fonction des résultats de FM Watchland, d’accéder jusqu’à la moitié du capital action. A cette convention s’ajoute une clause d’incessibilité des ations de FMTM. Entre le 11 décembre 1992 et le 25 mai 1998, Franck Muller cède à Vartan, à titre gratuit et en cinq étapes, la moitié du capital-actions de FMTM. En 1997, Chrono Star International Participations SA est constituée au Luxembourg comme holding faîtier des diverses sociétés susmentionnées. Elle devient ensuite Chrono Star International Participations Franck Muller SA. Le 5 septembre 2000, Franck Muller et Vartan Sirmakes vendent les actions de FMTM à Chronogroup Holding SA, qui a versé à chacun la somme de CHF 28 500 000 ainsi qu’un montant de CHF 1 500 000 pour paiement différé. Ils sont soupçonnés de vouloir échapper au fisc et s’en défendent en évoquant un potentielle entrée en bourse. Chrono Star détient la totalité du capital-actions de Chronogroup et de FM Watchland. Ses actions sont détenues par Franck et Vartan (21,4% chacun) et par les sociétés Jongo BV et Rozet BV (28,6% chacune). Chronogroup et FMTM gèrent le patrimoine immatériel que représente la marque «Franck Muller», alors que FM Watchland produit les montres. Franck Muller a été le directeur de FM Watchland du 1er juin 1993 au 31 décembre 2003. Le 15 août 2003, un litige dont l’épopée sera largement servie dans les médias, permet à ces données de sortir au grand jour. Qu’en est-il depuis, quels ont été les arrangements trouvés. A la lecture de ces lignes, l’analyste pourrait surveiller le Luxembourg. Car les récents licenciements -plus de la moitié des personnels à fin juin 2009, entièrement mis sur le dos de la crise, pourraient dissimuler quelque manoeuvre de réorganisation. Après tout, le champ des montages financiers est encore assez vaste.

Hublot et Magma Concept, le procès évité…

L’affaire aurait pu tourner au vinaigre. En se libérant de son mandat à 60% de responsable de la Production chez Hublot, Cédric Grandperret, co-fondateur de Magma Concept, aurait eu matière à quelque peu écorner l’image qu’un certain Jean-Claude médiatiquement omniprésent se tue à polir. Un différent de nature fiancière, s’entend. Juste après le rachat par le groupe LVMH, ça aurait pu faire tâche. Et voilà qu’avec un peu de goodwil et d’élégance, un soupçon de revirements et de retours à la raison, la conciliation a porté ses fruits. Le procès est évité de justesse. Hublot poursuit sa route, essaimant ses big bangs au fil des évents et des célébrations, Magma Concept continue sa poussée dans le monde des micro-manufactures (15 personnes), maitrisant toutes les étapes d’une production à échelle prototypique ou semi-industrielle. Sans parler de la foule de clients qui s’y presse pour réaliser ce que les professionnels de la souris considèrent comme les meilleures images 3D (photos réalité et films) sur le marché de la pré-vente. Ce laboratoire d’idées, tant du côté des matières que des mouvements, lance aussi Globe Master Watches, une marque à forte connotation aéronautique et surtout, déjà repérée par les aficionados de l’horlogerie vraie.

Afrique, valeur financière des matières premières.

Evalués à 46′200 milliards de dollars, les gisements africains de matières premières équivalent en valeur à 13 fois le revenu annuel de la Chine! Qu’est-ce qui empêche donc l’Afrique de valoriser de telles richesses, largement suffisantes à lui permettre de rejoindre le rang des premières puissances mondiales? Des voix de plus en plus insistantes s’élèvent pour qu’une valorisation de ces richesses puisse s’opérer, au bénéfice des populations locales. Encore faudrait-il passer entre les gouttes de la corruption et des soutiens contre-nature d’un Occident intéressé et post-colonialiste…

Afrique, richesses naturelles hypothéquées…

Comment se faire du blé sur du vent? Une société minière qui décroche un contrat avec un gouvernement africain, sous la forme d’une concession lui autorisant l’exploitation de gisements, peut s’en servir pour trouver des financiers prêts à sauter dans le train des promesses de gain. Il se peut même que ces sociétés se soient créées uniquement pour réaliser ces opérations financières juteuses, avant de s’offrir à la revente. En effet, comment accorder du crédit à des structures sociétales junior, sans moyens conséquents ni personnel, sans bureaux mais juste avec des actionnaires anonymes et quelque obscure domiciliation dans des paradis fiscaux? Comment ces acteurs fraîchement débarqués sur ce marché des octrois de concessions parviennent-ils et à convaincre les gouvernements africains et à s’introduire dans les failles du système boursier, notamment celui peu regardant du Canada? Avant même qu’un seul gramme de minerai ne sorte de terre, ces joueurs de patrimoines en ressources naturelles, parviennent à valoriser leur titres africains et à réaliser de confortables plus-values. La seule promesse d’un contrat africain suffit-elle à compenser l’absence de compétences, de capitaux et l’opacité des domiciles? A l’heure où la surveillance internationale se prône du côté du globe où les bien-pensants rêvent d’assainissement drastique des pratiques financières répréhensibles, la seule perpective d’avoir accès aux richesses naturelles africaines vaut de l’or. L’enquête minutieuse menée par le spécialiste en matières premières David Beylard permet de montrer du doigt « Geovic Mining Corporation » (structure en pelure d’oignon), African Aura Ressources LTD (dont l’opacité est parfaitement organisée), Hydromine Inc (vide de capitaux, d’expertise, de personnel et de bureaux), Sundance Ressources LTD (verseuse de dividendes avant même d’avoir extraint une seule once de minerai de fer), ainsi que Mega Uranium LTD (plus values considérables pour zéro bénéfice au Cameroun).

Lire aussi > Exemple du CamerounRègles douteuses des bourses canadiennes.

Communiquer sans un sou…

Il semble que quelques éditeurs soient aussi de vrais amoureux de l’horlogerie. Ainsi cèdent-ils à la perspective de contre-affaire « produit horloger contre pages de publicité ». Après tout, ceux qui tiennent les cordons de la bourse ont bien le droit de s’entendre entre eux. Et par ces temps dérangés, une page par ci ou par là, cédée contre une marchandise appelée à prendre de la valeur, c’est un deal qui se tient. Et si la crise permet à certains de se monter leur collection tout en permettant à de nouvelles pousses d’éclore, c’est du win-win sympa. Rien à redire. Non, non, n’insistez pas, vous n’aurez pas de nom.

La transparence selon Maximilian Büsser. Le marketing éthique.

A ceux qui verraient quelque démagogie dans la communication de la marque MB & F (Maximilian Büsser & Friends) qui table sur la notion de collectif et mise sur les mises en avant de ses fournisseurs, à ceux qui n’auraient pas compris que ce faisant l’homme à lancé une irréversible tendance communicationnelle, l’homme rétorque honnête. « Mon message est clair: je ne suis pas horloger et je ne veux pas être une marque marketing. Donc, la légitimité de ce que nous faisons passe par la transparence. » Et de parler ainsi des artisans avec lesquels il construit ses pièces rares, et de les autoriser non seulement à le citer mais à pouvoir s’en servir comme carte de visite. Comme beaucoup d’entre eux étaient muselés par leurs autres clients à qui il n’auraient jamais volé la vedette, le passionné découvre les univers fascinants d’une mosaïque de savoir-faire. En cela, Max Büsser est un pionnier doté d’une véritable vision marketing. Il a beau dire « il y a une tendance généralisée du ‘marketeur’ à enjoliver, à mentir, c’est un fléau‘ il lance, bien malgré lui, le marketing ethique.

Franck Muller, communiquer est un art.

En-deçà des merveilles d’apparat du Watchland de Genthod et de sa magistrale demeure, le groupe Franck Muller possède une antenne de production à Plan-Les-Ouates. Et lorsqu’un taux d’inactivité inhabituel frappe une équipe censée produire et honorer les commandes, les ordres sont formels. Pas question de se ballader bras ballants dans les couloirs et de s’organiser des petites discussions en grappe. Non, il faut rester à l’établi, à son poste de travail, même si rien ne se présente. Car du dehors, on pourrait savoir que la crise frappe. Ça ferait tâche dans le paysage. La crise? Vartan Sirmakes se refuse officiellement à prononcer le mot, arguant même de ses vélléités d’embauche, tandis qu’à l’interne il s’en servirait copieusement pour justifier une « restructuration » de son groupe. Unia (syndicat) parlait mi décembre 2008 du licenciement de 80 personnes et d’une certaine mauvaise foi en matière de procédures. Tandis qu’une merveille d’espace dédié aux marques du groupe ouvre à Genève ou à Melbourne, la marque aurait accumulé une année d’un stock d’autant plus encombrant qu’il est composé de modèles périssables sur le plan de la mode. On murmure que certains de ses détaillants seraient même parvenus à prendre la marque en consignation. Du côté des médias, sauf exceptions, silence radio, mais peut-être plus pour longtemps. Car face au trou laissé par les budgets publicitaires, il se peut que quelques éditeurs fassent preuve d’un sursaut d’indépendance journalistique. A moins que les marques du groupe ne redeviennent, en ces temps de crise, de sérieux pourvoyeurs de campagnes d’annonces. Communiquer est un art… Pratiquer le double langage est une déviance managériale.

Franck Muller, la créativité fout le camp…

Citez moi une nouveauté du groupe Franck Muller, depuis la Magic Hours. Non, ne me parlez pas d’un relookage de cadran ou du face-lifting d’une aiguille. L’avenir créatif du groupe, composé certes d’une marque disposant d’une image de haute-horlogerie contemporaine (un positionnement enviable qui pourrait titiller l’appétit de quelque racheteur puissant), mais aussi d’une mosaïque de marques énumérées façon « groupe horloger », est vide, désespérément vide. Alors, pour pallier à ce désert créatif sans que la dépense ne se fasse trop ressentir (une des forces de Vartan Sirmakes), la solution la moins coûteuse serait de puiser « à l’interne ». Ainsi, puisqu’on s’interdit dans le groupe de compter sur le talent d’un Franck Muller au rêve brisé, Antonio Terranova, l’homme qui aurait dessiné la Richard Mille, l’associé de Sassoum Sirmakes dans Cvstos, aurait été invité à passer deux jours par semaine pour le groupe Franck Muller, afin de pondre de nouveaux designs ou idées. Les mauvaises langues qui l’affublent du titre de « serial copieur », risquent fort d’être mouchées. Quoiqu’il en soit, l’homme est face à un sacré challenge: soit il nous pond un modèle à nous faire tomber les chaussettes et à redresser l’image descendante d’un fleuron de créativité, soit il échoue et donne à son associé une bonne raison de mettre un terme à un partenariat. N’allez pas y voir une manoeuvre habile, c’est juste une supposition née dans un esprit tortueux et suggérée par quelques observateurs avertis.

L’après Jean-Claude Biver…?

Contrairement à la foi indéfectible de ceux qui informent en supputant que dans le groupe LVMH on raisonne non pas en logique de marques mais en référence à Jean-Claude Biver, le règne de celui qui fut sacré meilleur CEO par une vingtaine de journalistes horlogers sollicités par Business Montres semblerait se craqueler. En a-t-il trop fait, aurait-il survendu les capacités de production du navire Hublot, aurait-il minimisé le risque d’une carence chronique en matière de contrôle de qualité? Ce qui est sûr c’est qu’il fallait aller vite. Car au départ, le bouillant entrepreneur aurait bien aimé racheter à Carlo Croco ses parts, tout au moins une partie. Il aurait ainsi fait une offre à environ 250 millions, lui qui, au départ de l’aventure ne possédait que 10% d’actions, contrairement aux informations circulantes qui parlaient complaisamment du double. Et puis voilà que Croco, après analyse, en aurait plutôt voulu 500 millions. Seul un groupe pouvait s’acheminer vers une solution win-win. Et les nouveaux propriétaires, grâce à des oreilles d’Arnault placées à d’insoupçonnables endroits de la branche horlogère, sur les versants production notamment, pourraient bien se lasser des effets de manches et big bangs à répétition. Et puis, c’est bien connu, si un gourou suscite le désir d’annexion, il perd de son aura de gourou une fois annexé. Ainsi, à quelques signes avant-coureurs, comme le fait qu’une décision prise par le maître ait été infirmée par le nouveau management, il se pourrait que le trône se fissure… On vous en dira plus.

Fawaz entretient le suspense…

Certains pensaient que Fawaz Gruosi profiterait de BaselWorld pour révéler l’identité d’un éventuel bailleur de fonds, répondant à ses publics aveux: de Grisogono cherche 100 millions de francs suisses pour poursuivre son aventure… et les aurait trouvés. Peut-être pas d’ailleurs l’entier de la somme annoncée… Quoiqu’il en soit, il confiait que les choses allaient bientôt être rendues publiques, et puis voilà, rien, nada! Etait-ce une ruse d’avant salon pour éviter à ses clients l’inévitable déstabilisation due à changement? Ou alors, plus bêtement, il se peut que les négociations prennent plus de temps que prévu. Quoiqu’il en soit, la dg Mecanico fonctionne extraordinairement bien… Ce pari-là, de Grisogono l’a réussit. Pour le reste, attendons de voir.

Le Bâle du Printemps… La valse des CEOs ?

Le printemps sonne le départ des cures de remises en forme en tous genres. Des régimes minceur aussi. Si toutes les maisons horlogères attendaient BaselWorld gonflées d’une soudaine foi messianique et, bien que le bilan se résume à « moins pire que prévu », la valse des CEOs devrait pouvoir commencer. L’un d’eux m’avoue avoir été courtisé par plusieurs cabinet de chasseurs de têtes. Tout en refusant de me révéler les mandants qui l’ont ainsi indirectement approché, il semble convaincu que du côté des groupes, il y aura quelques prochains mouvements. Et pas forcément ceux que l’on attend. Ainsi, Thierry Nataf, comme le suggère la faune horlogère, ne devrait pas trop craindre pour son siège, malgré ce que les passionnés de Zénith considèrent comme étant le fiasco patrimonial de la décennie. Il serait le « chou-chou » de l’épouse Arnault… Quant à Babin de TAG Heuer, Ponichinelle murmure qu’il aurait été un candidat malheureux à la direction de Audemars Piguet car les familles propriétaires l’aurait trouvé trop gourmand. L’info signifie deux choses. S’il s’est réellement présenté, c’est déjà un début de malaise; que ça commence à se savoir conforte un sentiment d’inconfort. Du côté du Sentier, les rumeurs se font par contre persistantes… En créant une direction bicéphale, Ebel a fait preuve d’anticipation. L’heure doit être à la négociation des parachutes à ouverture mécaniquement commandable. A suivre…

Gérald Genta, la fuite, le Magsonic et l’Arena Meta Sonic…

Oups… ! Une fuite informe le bloghorloger de la présentation à Baselworld par Gérald Genta d’une nouveauté de la collection «Arena», la «Meta Sonic Arena». La marque voulait strictement réserver l’info à ses bons clients, comme un privilège d’initiés. C’était sans compter sur notre esprit chineur titillé par quelque complicité: d’une valeur avoisinant le million de CHF, cette Grande Sonnerie serait faite en une matière révolutionnaire, idéale pour l’amplification du son. En fouinant un peu, on a trouvé le nom de ce matériau, une marque déposée (Trade Mark M987961) en Grande-Bretagne (est-ce pour brouiller les pistes?) par Inteltech SA (Neuchâtel). Nul doute, le proprio du brevet est Daniel Roth et Gérald Genta Haute Horlogerie SA à Meyrin. Il s’agit du (ou de la) Magsonic. Et puisque le tout a été publié dans le ‘Electronic Trade Mark Journal‘ du 6 février 2009, on va dire que c’est officiel et qu’on peut balancer l’info. Entre nous, on préfère nettement «Magsonic» à «Géraldium» ou à «Gentanimum»…

Lemania balayée par Hayek en 2000

Pour des raisons qui demeurent encore inexpliquées auprès des connaisseurs et des spectateurs interloqués, la marque Lemania a été rayée de la carte, sans ménagements. La Nouvelle Lemania à peine rachetée par Hayek Senior pour devenir l’écrin de sa marque Breguet, tout a été fait pour balayer un passé patrimonial pourtant riche. Ainsi, des milliers de mouvements ont été détruits, avec détermination. Plans et machines ont connus le même sort, celui de la presse à métaux ou de la destruction massive. Quant aux quantités de boîtes héritées dans la transaction, elles ont été amenées à un artisan du coin pour y être meulées, afin d’être impropres à toute exploitation. Le Sauveur de l’Horlogerie s’en est même pris au bâtiment qu’il tenta de raser. Face à la résistance des habitants du cru, surtout ceux de l’Orient, il s’est résigné à y installer au plus vite, l’enseigne Bréguet, détruisant au passage le célèbre clocher dont les cloches servaient à appeler les ouvriers au labeur. Une telle razzia demeure une énigme. Existe-il une raison mystérieuse prétexte à une telle oeuvre de démolition? Le prétexte de vouloir faire table rase du passé ne tient pas. Notre enquête continue, merci d’y apporter vos lumières…

La crise selon Romain Jerome: no recession attitude!

Yvan Arpa, le plus rock’n roll des DG de l’horlogerie suisse hremet ça! Le « Crisis Tourbillon », avec son fond poussières de lune parsemé de cratères abritant autour du RJ à 12h00, ici le sigle du dollar, là celui de l’euro ou d’une des autres monaies mondiales, nargue sans complexe le marasme ambiant. Et d’en remettre une couche, assortie de la maxime bashungienne ‘Ma Petite Entreprise Ne Connaît Pas La Crise…’: « Nous ne fabriquons pas uniquement des produits de luxe, nous concevons du luxe. La matérialité de la crise n’affecte pas l’univers et les codes que nous avons créés ». Ainsi, de la même manière que les passagers du Titanic préféraient s’étourdir en dansant plutôt que d’oser regarder en face leur sinistre issue, ceux que la crise frappe ou enrichit (c’est toujours une affaire de vases communicants), savent désormais ce qu’ils doivent acheter. Ne serait-ce que pour marquer d’une pierre (de lune, évidemment), l’infâme période traversée. Le Crisis Tourbillon Romain Jerome s’offre à eux. Avec, en son sein, le message subliminal suprême: en chinois, le mot « Wei Ji » traduisible par « crise » comprend deux notions. Wei pour danger, Ji pour opportunité! Pendant ce temps, le « no recession attitude » group, parti sur Facebook depuis Genève, vient de fêter ses deux mille membres. Quelle époque épique…

Maximilian Busser fait des émules.

Son concept de collectif de savoir-faire, qui donne à sa marque tout son sens et son nom, MB & F (Maximilian Busser and Friends), est désormais décliné en d’autres formules, certes non copiées, mais qui pouvant y reconnaître quelque lien de parenté. Tout d’abord, la Confrérie Horlogère, genre de mix-tape de doigt d’or qui donne à Mathias Buttet de BNB la garantie de motiver ses troupes et l’envie de leur donner leur chance. Puis il y a HD3, ou la réunion de trois talents dont le plus célèbre demeure Hysek. Il y a aussi les « Maitres du Temps », réunissant en une marque trois personnalités célèbres, Christophe Claret, Roger Dubuis et Peter Speake Marin. A ces réunions de doigt d’or ou de talents, s’ajoutent une tendance désormais admise. Les marques se réclament de plus en plus de leurs fournisseurs, n’hésitant pas à les citer ou à les mettre en avant. Il y a encore du Max dans tout ça…

Richemont se tire une balle dans le pied.

Quelle coïncidence crasse ! Le rapport intermédiaire dédié aux actionnaires du groupe Richemont, intitulé « Interim Management Statement For The Three Months Ended December 2008 » est daté du 19 janvier 2009, le jour d’0uverture du SIHH. Il est signé Alan Grieve et Sophie Cagnard. Vu que les chiffres n’étaient pas tant bons, vu que le quotidien Le Matin du même jour annonçait des licenciements chez Cartier, on peut aisément comprendre que le moral des troupes, du côté de Palexpo, était au plus bas. D’autant que l’action du groupe, en chutant, s’est offert une belle médiatisation négative. Z’auraient tout de même pu attendre la fin de la semaine, histoire que les centaines de journalistes internationaux présents à Genève ne puissent risquer d’interférer, en reprenant cette info, avec les incroyables belles choses qui leur étaient proposées. Vous savez, ce genre d’objets appelés « nouveautés » et sur lesquels travaillent les marques et leurs fournisseurs durant des mois, bien avant qu’une certaine crise ne se dessine à l’horizon bouché de leurs élans brisés. Le monde de la finance n’en a décidément rien à battre, des produits qui font que l’on bombe le torse, fièrement. Ces mêmes produits qui rendent possible les gonflements de leurs portefeuilles d’actions.

DiCaprio, l’infidèle…

DiCaprio Leonardo se laisse séduire de part et d’autres…. Certainement inconscient des guerres qui se jouent au cœur du landerneau horloger suisse, l’acteur pourrait faire croire qu’il mange à tous les râteliers, pourvu qu’ils soient environnementalement corrects. A moins qu’il ne témoigne ainsi d’un amour immodéré pour la chose horlogère, surtout lorsqu’elle se pare de bonne conscience environnementale. Jugez plutôt. En juillet 2008, il s’affiche avec Jaeger LeCoultre et accepte de bonne grâce dans le cadre du programme « Time To Care » de sa Fondation (La Leonardo DiCaprio Fund at Caliornia Community Foundation) le fruit d’une vente aux enchères de deux modèles, une Master Compressor Extrem LAB et une Reverso Gyrotourbillon.  En janvier 2009, l’info vient de tomber, c’est pour TAG Heuer qu’il décide de rouler. Le contrat ambassadeurial porte sur trois ans et servira à engranger quelques millions de dollars au profit de la NRDC (Natural Ressources Defense Conuncil) et de Green Cross. Et d’en remettre une couche, pour le plus grand bonheur de Jean-Christophe Babin : «TAG Heuer est une marque solide, qui s’est toujours engagée à faire le bien…» afirme-t-il. «Je trouve remarquable qu’une entreprise aussi respectée que TAG Heuer explore une manière différente de réaliser des affaires – en vendant des produits et en reversant une partie de l’argent. Je suis impatient d’entamer ce nouveau partenariat.» Ça doit grincer des dents du côté de la Vallée de Joux.

Réflexions confrériques (ter)

Certains journalistes sont formatés pour ne pas faire de vagues ni créer de heurts. Leurs écrits caressent toujours dans le sens du poil, lissant au mieux le glacé des pages sur lesquelles ils s’expriment. Et puisque l’horlogerie dispose de générosités publicitaires confinant à la largesse de bons procédés et aux subtils retours d’ascenseur, leurs écrits  traduisent invariablement les contenus des dossiers de presse. Ils s’offrent en pousse-pousses informatifs aux déplacements des plus puissants, sensibles à leurs humeurs égocentriques, à leurs susceptibilités reconnaissantes. De temps à autre, comme pour saupoudrer leur souffrance (c’est un bien grand mot) de n’être ni dans les rangs des faiseurs d’opinion si dans ceux des plumes libres, ils émettent quelque élégant dossier, quelque trouvaille judicieuse. Pleinement assumée, leur position est sans aucun doute la plus confortable. Surtout si leur démarche est revendiquée, si leur créneau est clairement énoncé. Ceux-ci connaissent le succès commercial, surfant avec insouciance sur les vagues et les courants qui les génèrent. Ils ont la belle vie. Ce sont peut-être les seuls à respirer, sans regrets aucuns ni auto-flagellation superflue, l’air ambiant d’une horlogerie légère, luxuriante. Et si l’horlogerie vous aime, c’est que vous le valez bien.

Lire aussi « réflexions confrériques » et « réflexions confrériques (bis)« 

Réflexions confrériques (bis)

Certains journalistes sont formatés pour accoucher de substantiels contenus. Leurs curiosités professionnelles, assorties d’élégances de style, pourraient suffire à captiver le lecteur, à l’informer. La toute bonne conscience, l’amour de la chose écrite ou du secteur dans lequel elle est plantée, souvent les deux, sont des biens précieux. Hélas, il n’est pas rare qu’on impose à ces puristes, au nom des sciences marketing et des marchés de lecteurs qui parait-il connaissent des évolutions fondamentales qu’une poignée de visionnaires du marketing  a su déceler, quelques révolutions de mise en page ou de styles de présentation. C’est une grande souffrance que de voir un vrai contenu (et ses auteurs vénérés) affaibli par une overdose de subterfuges graphiques et un déficit passager de confiance en la substance. A ces journalistes qui n’en souffrent peut-être pas encore pour ne pas s’en être rendu compte, je dis, « tenez bon! », les écrits restent, le reste n’est qu’effet de mode. On vous reviendra, on vous lira, c’est promis. L’horlogerie ne peut se passer de vous.

Lire aussi « Réflexions confrériques » et « réflexions confrériques (ter)« 

Réflexions confrériques

Certains journalistes sont formatés pour trouver du scoop, il en ont fait leur fonds de commerce et, par définition, ne balancent pas seulement l’info chinée, mais surtout le cocorico d’être le premier à l’avoir révélée. Leurs écrits, quoique parfois intéressants, sont vidés de leur substance informative tant ils sont truffés d’auto-congratulations, de références à « je vous l’avais révélé à telle date précise ». Leur souffrance est réelle, ne vous moquez pas. Parce que l’autosuffisance agace, elle pousse le gourou aux orties, le donneur de leçons dans le fossé. Ça fait donc très mal.

Autre souffrance, lorsque le scoop ne vient pas, que la montagne, pourtant prometteuse, accouche d’une souris. Alors, la tentation de fabriquer, de justifier, de supputer fait place au discernement d’usage. Le terreau est alors propice à recevoir les graines de la manipulation.
Face à ces deux souffrances, le danger de l’aigreur guette, il ronge la plume la plus alerte la rendant vulnérable, transforme la pierre ponce en matériau spongieux. Je ne souhaite à personne de connaître les affres d’un tel processus. L’horlogerie disposant de moyens énormes pour peaufiner le lisse de sa communication, la vraie info n’est-elle pas, face aux moyens nécessaires pour générer du contenu, sujette par essence à toutes les compromissions? Sans crier gare, les garde-fous les plus rigides, la déontologie la plus résistante, peuvent aisément voler en éclat lorsqu’il s’agit de « vendre » le produit journalistique, qu’il prenne la forme d’une émission immatérielle ou d’une impression matérielle. Car avoir besoin d’un seul abonné pour survivre, c’est déjà risquer de tomber dans le piège commercial. Ainsi va la vie de l’info.

Lire aussi : « Réflexions confrériques bis » et « réflexions confrériques (ter)« 

Grand Prix de l’Horlogerie de Genève. Les absents…

Genève et ses autorités mettent leur réputation en jeu, s’impliquant chaque fois davantage dans ce grand prix horloger, désormais décliné en version asiatique, conçu par le tandem Gabriel Tortella et Jean-Claude Pitard. La huitième édition avait lieu à Genève le jeudi 13 novembre, dans l’enceinte du Grand-Théâtre horlogèrement illuminé pour l’occasion. Alors puisque la chose est désormais officielle, il convient de remarquer l’absence, dans les palmarès et les nominées, d’une pléthore de marques, dont des incontournables, à commencer par les géantes Rolex ou Patek Philippe, à terminer par la vingtaine de marques du groupe Swatch qui boycotterait l’event, (ce qui ne l’empêcha pas d’envoyer Hayek himself, chercher quelque récompense les années précédentes). Ainsi, s’il n’y avait eu la présence salvatrice de Concord, de Guy Elia, des institutions telles que Audemars Piguet ou TAG Heuer, du meilleur apprenti, ainsi que d’un prix public extra muros, la tentation aurait été de souligner la monocouleur Richemont de cette édition. Certes, François-Paul Journe sauvait la mise face à une telle suspicion, tant son génie et sa minute émotion (il évoque la perte tragique d’un collègue ami), ont généré leur lot de respects admiratifs. Valeur vraie. Toutefois, pour qu’à l’avenir le prix gagne en représentativité et surtout ne compromette pas l’implication accrue des pouvoirs censés défendre la multiciplicité de l’offre culturelle et son équité, il conviendrait de changer le règlement. Et de faire comme le Prix Montre de l’Année créé par Montres Passion et géré par Ringier, à savoir, sélectionner des montres au lieu d’attendre les candidatures. Ou alors, d’expliquer au public, convaincu de la neutralité d’une telle vitrine, que ses exposants sont libres de ne pas en être. Ce prix pourrait alors gagner en vertu, et conforter son jury dans sa qualité d’indépendance. Sur ces bonnes réflexions, voici les prix, sur timetv.

Journe, c’est tous les jours salon…

Son espace d’exposition au coeur de Genève mérite le détour, quelle que soit la période de l’année. Car l’histoire de l’invenit et fecit mêle au jour le jour les figures historiques respectées et honorées à des créations actuelles, réalisées par celui que les grands horlogers du siècle passé (eh oui, je parle du vingtième), considèrent comme le plus génial inventeur du 21ème siècle. François-Paul Journe ne cèdera donc pas au dictat de la nouveauté supplémentaire, pour honorer les grands rendez-vous de janvier ou de mars 2009. Car, ses deux dernières pièces, la Souveraine répétition minutes si extra-plate et si compliquée ainsi que son Centigraphe, respectivement lancées en 2008 et 2007, méritent d’être au bénéfice du buzz continu. Peut-être aurons-nous donc la chance de pouvoir, hors sentiers battus et parcours organisés, nous offrir un salutaire détour par la rue de la Synagogue à Genève, pour y rencontrer le dernier des CEO de la branche, capable d’enfiler une blouse d’horloger et d’en remontrer à son meilleur ouvrier. Faire du nouveau pour faire l’actu, c’est pas toujours dans l’intérêt du client. Respect!

Hublot, l’après rachat: espoirs et déconfiture.

Ouf, il était temps. Temps de vendre ce que certains considèrent comme une coquille vide, qui plus est juste avant la crise financière. Côté modèles tourbillons, il semblerait que, malgré la poudre aux yeux jetée et les effets de manche, on va vers des retours probables. Il ne marcherait pas ou mal. Côté détaillants, ça commencerait à gronder. Le nouveau repreneur pourrait bien réclamer des comptes, tant la mariée, privée de son maquillage, semble dépourvue de sex appeal? Quoiqu’il en soit, l’existence désormais dans le même groupe d’un mouvement tel que l’El Primero de Zenith, pourrait bien sauver les meubles et donner à la marque un souffle autrement nouveau que sa énième déclinaison de Big Bang. La dernière étant celle de Manchester United, par ailleurs superbement customisée. Hélas, il faudra certainement attendre l’après Baselworld 2009, puisque, comme seule actualité produit, la marque n’aurait dans son pipe-line qu’une nouvelle Big Bang au look plus tendance, c’est à dire privilégiant les lignes droites aux courbes. Un peu de cosmétique, à l’image de ce que nous servent les nouvelles Clios ou Golfs.

Rousseau 1636.

Rousseau 1636. Et hop, encore une nouvelle marque ! Pas encore de montres, juste des croquis et quelques images 3D, bref, du concept. Dont la création d’un balancier géant, offert aux yeux des futurs possesseurs. Des objets qui ont fait l’économie d’un cadran, puisqu’il convient de marteler qu’ils sont high mechanical. Quelques aiguilles tout de même, façon rétrograde ou réserves de marche servant aux fonctions vitales (après tout donner l’heure pourrait servir). Côté histoire, on met le paquet. S’inventant quelque parenté horlogère célèbre remontant à 1636 (ce qu’à peu près n’importe quel fournisseur de l’horlogerie suisse peut parvenir à faire sans trop de difficulté), les frères Sébastien et Christopher Rousseau, à la base plutôt designers du côté de Saignelégier, ont servi la cause d’autres jeunes marques lors des récents salons 2008. Souhaitons que leur célèbre patronyme, associé à leurs idées novatrices, leur ouvre les voies de la pérennité.

Roger Dubuis sans Mister Dias…

Au départ, il trouvait que son nom, selon ses propres dires, convenait plus à un employé chargé des nettoyages qu’à celui d’une marque de luxe. Ainsi Carlos Dias s’est-il approprié le nom Roger Dubuis, un horloger qui, depuis sa retraite, doit de temps autre passer du côté de Meyrin ne serait-ce que pour admirer son patronyme hissé au plus haut de l’affiche. On a tout dit de ce Dias, un homme qui s’est fait tout seul et dont la rumeur voudrait qu’il ait été jusqu’à jouer de l’auto-mutilation (rien de grave je vous rassure) pour dramatiser la dédite qu’un employé de talent aurait tenté de lui remettre. L’homme n’avait qu’un but, il pouvait tout briser sur son passage pour y parvenir, écrasant, broyant, lessivant. Toujours est-il qu’en douze ans, il laisse une oeuvre incroyable! Une marque, une vraie manufacture (c’est cela qui a d’abord intéressé le groupe Richemont repreneur) et une mondiale notoriété. On estime que dans la vente à Richemont, si heureux d’offrir au passage à Cartier le fameux poinçon de Genève, Carlos Dias s’en sort riche à millions. Il a usé de la technique pièces détachées, cédant d’abord quelques machines, ensuite les murs, la manufacture, peut-être un jour la marque. Mattias Schuler, nouveau DG, autre style nouvelle époque, plus germanisante, aurait été clair: redresser la marque, dans un délai très court, ou… Après tout, s’il devait s’en passer, il lui resterait la Manufacture et ses superbes calibres, les murs et tout ce savoir-faire… Peut-être enlèvera-t-il ici ou là quelque bon mot affiché au détour d’une porte d’atelier, signé Carlos Dias qui devrait ressurgir d’un moment à l’autre. D’ailleurs tiendra-t-il jusqu’à la fin de sa vraissemblable clause de non-concurrence de deux ans ? Selon Business Montres, il a déjà déposé deux marques, CD (il risque d’y avoir des réticences côté Dior) et 1957 (son année de naissance). L’homme a marqué l’histoire horlogère contemporaine, il aura aussi pris confiance en lui et en la valeur de son propre nom. Affaire à suivre.

Vartan tergiverse… au risque d’écorner l’image de ses marques…

S’il n’était pas un gros annonceur potentiel pour les médias horlogers, l’une des marques qui économiquement pèsent sur les contenus de la presse spécialisée, Vartan Sirmakes n’y couperait pas. Il se prendrait certainement une bonne dérouillée médiatique. En ces temps de crises sociales où le déni de reconnaissance d’une situation délétère est déjà en lui-même un aveu d’incompétence communicationnelle, un bon communicateur ne lui ferait pas de mal. Car ça chauffe du côté de Genthod, le mécontentement gronde et peut avoir des effets corrosifs sur l’image. Les langues se délient. Bon, être un «génie financier» ne signifie pas qu’on est un grand communicateur… qui, s’il se pointait dans les parages, risquerait certainement sa carrière à vouloir prodiguer les conseils du bon sens. Tergiverser, tergiverser, reconnaitre, s’excuser pourquoi pas, prendre des mesures et….

Christian Dior, le noir et blanc quadrichromique.

Feu Christian Dior disait. «Le blanc est pur, simple et se marie avec tout». «Le noir peut être porté à toute heure du jour et de la nuit, à tout âge et pour toute occasion.» Des mots qui donne aux exploitants de tous les produits qui portent son nom, une infinité de justifications et de messages promotionnels.

Drôle d’époque, Allemagne et Asie pour du swiss made ?

Ch. Dahlinger est une société allemande, créée en 1871, encore en mains familiales avec la cinquième génération. Certes, elle ouvre une succursale à Neuchâtel, à la Place Pury, mais elle demeure bel et bien installée en Forêt Noire, à Lahr. Certes, elle emploie en Europe 60 personnes, ainsi que quelques designers libres et fidèles, mais elle produit en Asie depuis 1985. Ce qui ne l’empêche pas de faire la quasi ouverture de la rubrique « A l’Heure Suisse », dans la revue FH (Fédération Horlogère) du mois de juin 2008. Drôle d’époque où le swiss made, c’est seulement bon pour les montres, pas pour leur environnement.