Stupéfiant: c’est Louis Moinet qui a inventé le chronographe!

21 mars 2013. Stupéfiant! Imaginez qu’on vous sorte un film d’un homme marchant sur la lune dix ans avant Neil Armstrong et que les scientifiques de Houston soient sur ces images en train de se parler par iPhones interposés! La nouvelle aurait de quoi secouer. Figurez-vous que la révélation faite ce jour à Neuchâtel secoue dans les mêmes proportions l’ensemble du secteur horloger. Dix ans avant l’invention de Nicolas Rieussec, officiellement considéré jusqu’à aujourd’hui comme le père du premier chronographe, l’horloger Louis Moinet (1768-1853) fabrique en 1816, pour ses besoins d’astronome, un instrument compteur d’intervalles de temps qui détrône littéralement autant l’oeuvre de Nicolas Rieussec que les évolutions apportées sur cette invention par d’autres horlogers célèbres du passé. Les historiens et experts chargés de valider cette nouvelle, après avoir eu l’occasion d’observer la pièce, sont formels. Parmi eux Dominique Fléchon ou Arnaud Tellier. Tous confirment sans équivoque, avec stupéfaction et au fil d’un discours étayé, que la pièce remontée à la surface est véritablement le premier chronographe. L’invention de Rieussec et son système encreur, conçu pour les courses de chevaux, apparaît soudain rustique. Elle est reléguée à l’origine de la terminologie usuelle (chronos pour temps et graphie pour écrire) et non plus aux fonctions induites dans le mot chronographe. C’est à la ténacité de Jean-Marie Schaller, féru d’histoire et fondateur de la marque actuelle Louis Moinet, que l’on doit cette époustouflante découverte, prémices de révélations à venir. L’historien de l’horlogerie Bernard Vuilliomenet résume: « Louis Moinet a été tellement inventeur et avant-gardiste, qu’il a bluffé tout le monde avec 1 siècle d’avance« . Il parle du mécanisme de remise à zéro, d’une haute fréquence permettant de mesurer le 1/60° de seconde (30 Hertz, 216’000 alternances par heure) et d’un degré de finition esthétique fondamentalement horloger. « Ingénieur et ingénieux, artiste et artisan, ainsi était-il » conclut l’expert à propos de cet horloger du 18ème siècle, modeste et discret, pour qui Abraham-Louis Breguet nourrissait le plus sincère des respects. Visionner toute l’histoire.

ArtyA, tir à balles réelles dans la cible du luxe

Inspirées d’une street culture qui transforme ses pièces uniques en véritables happenings, Yvan Arpa ose un mariage improbable: montres haut de gamme et armes à feu. Et ça tombe à pic puisque le monde est à feu et à sang, que les TJ sont quotiennement ensanglantés par des tirs nourris et que les champs de bataille sont ravagés par la folie des hommes; qu’aux States, la toute-puissante NRA torpille les cessez-le-feu. C’est dans ce contexte que le designer horloger Arpa, bien que ne pratiquant que les arts martiaux dont il vénère les valeurs non-violentes, connaît un nouveau succès avec sa collection «Son of a Gun» dont le modèle black a été présenté au GTE 2013. Etonnant. Ce trublion bouillonnant de l’horlogerie médiatisée suspend six balles 6mm Flobert, façon barillet de revolver, entre le cadran et la boîte d’un garde-temps de 49 mm de diamètre en passe d’iconisation. Lunette et cadran évoquent une cible tandis qu’à l’arrière, la masse oscillante du mouvement automatique suisse se voit lestée par le culot de 3 cartouches de 38mm spécial! Chaque pièce demeure unique. Quant aux douilles, elles proviennent parfois d’un tir effectué par quelque futur acheteur. En fait, en capturant des balles réelles pour les détourner de leurs cibles meurtrières, ce sniper de la salve créatrice, de l’œuvre horlogère à forte valeur médiatique ajoutée, leur offre un second souffle, une nouvelle vie ainsi que des reliefs philosophiques. Il tire à bout portant au coeur d’une esthétique forte, il détourne un symbole, le désamorce; rappel inévitable de notre terrestre éphémérité. Si toutes les balles finissaient dans des montres ArtyA, j’encouragerais l’industrie de l’armement, les prises d’otage, Al Quaida au Magreb et même Bachar el Assad.

Günter Blümlein, hommage et souvenir

Bientôt à Genève en janvier, le SIHH 2013. Qui doit beaucoup à un homme. Flash back. En 1980, deux compagnies n’avaient aucune idée de ce qu’elles allaient devenir. IWC et Jaeger LeCoultre. Leurs propriétaires invitèrent Günter Blümlein à leur chevet, d’abord comme consultant puis, dès 1982, comme directeur. Sous son ère, grâce à une série de montres-bracelets au design innovant en phase avec la tradition de la manufacture schaffhousoise, IWC a rapidement repris pied. Très vite, le nouveau directeur perçoit le retour de l’horlogerie mécanique ainsi que l’importance des complications. Lancer en 1985 le modèle Da Vinci, première montre-bracelet automatique dotée d’un calendrier perpétuel à prix abordable, est un acte visionnaire. La renaissance de la ligne Pilot fait le reste. Outre son implication à Schaffhouse, Günter Blümlein passera conjointement en 1996 aux commandes de Jaeger-LeCoultre, qu’il revitalisera également. Jamais deux sans trois. A la chute du mur de Berlin, Günter Blümlein orchestre la résurrection de A. Lange & Söhne. Finalement, il parvient à créer en 1996 une puissante holding, la LMH – Les Manufactures Horlogères. Le montant à plusieurs milliards déboursé par Richemont pour acquérir les trois manufactures, témoigne de la valeur ajoutée apportée par Günter Blümlein. Qui se verra chargé de coordonner au sein du groupe repreneur les activités haut de gamme du segment montres: IWC, Jaeger-LeCoultre, Lange, Baume & Mercier, Officine Panerai, Piaget et Vacheron Constantin. Hélas, aux premières lueurs d’octobre 2001, le 1er du mois, il décède à l’âge de 58 ans seulement.

Diane Krugger: « ma relation avec Jaeger LeCoultre est organique »

Oui, les stars les plus connues sont aussi des cibles sensibles aux beautés horlogères suisses. L’histoire et les produits travaillent donc pour les marques, bien plus que leurs services marketing et RP. Et si un nom, avant de devenir marque, est celui d’une famille, d’un horloger, d’une région, les relations des célébrités avec l’horlogerie peuvent facilement dériver du simple flirt à l’amour inconditionnel, du désir sporadique d’accomplement au contrat de mariage. S’il est question d’argent? Bien sûr, mais somme toute pas plus que dans les vrais mariages de ces vedettes entre elles. Reste que, quand la mariée est vraiment belle, le public s’en met plein les yeux. Et le tout un chacun se prend à rêver de « Rendez-vous ».

Vu à la Télé? Yvan Arpa prié de se taire…

Peut-on retirer le droit de parole à un créateur? Un créateur, eût-il été dégagé de la société pour laquelle il avait été engagé pour créer, peut-il être désolidarisé de sa création, lorsque l’actualité s’apprête à lui prêter la parole, à lui tendre le micro au travers d’une émission spéciale préparée pour France 3 par France Télévision et son délégué Vincent Perazio? Flash-back. Lorsque Alain Bajulaz fondateur de la marque Romain Jerome (comme l’attestent le prénom de ses deux enfants), fait appel à Yvan Arpa, c’est pour lui confier une sacrée mission: éviter à sa marque de couler, comme… comme un vulgaire Titanic (je sais, c’est un peu facile). Et surtout, éviter que son bailleur de fonds fraîchement dégoté, son Altesse le Prince Fahd Al Saoud, ne soit dégoûté par trop d’investissements à fonds perdus. Avant l’arrivée du trublion Arpa, le Simon Templar de l’horlogerie, la marque était moribonde, comprenez qu’elle avait énormément investi et n’avait encore rien vendu. C’était l’heure d’une montre de golf qui, malgré son indéniable intérêt, n’a eu d’autre trajectoire que celle d’éveiller l’appétit d’un actionnaire blindé. La suite, on la connaît. Quel beau raccourci: Yvan Arpa, nommé CEO, s’en va chercher l’ennemi public numéro 1 de l’industrie horlogère, la rouille, afin de l’introduire dans l’ultra luxe, par la porte de la déjante et de l’insolite. Et pas n’importe quelle rouille. Celle du Titanic, dont France 3 célébrait les 100 ans du naufrage. Une collection de garde-temps qui a permis à la marque, en quelques coups de cuillère à pots, d’accéder à une notoriété mondiale et aux succès commerciaux qui vont avec. A l’heure où l’ensemble des procédures judiciaires engagées par la marque Romain Jerome contre Yvan Arpa suite à son éviction musclée le 6 juin 2009 ont été perdues –il y en a eu une trentaine–, la lettre que le bloghorloger.ch s’est procurée s’apparente à un SAV de la mauvaise foi. En effet, viendrait-il à l’idée d’Audemars Piguet de gommer de son histoire Gérald Genta, créateur de la Royal Oak? Parler ou se taire? Là est la question, d’autant qu’Yvan Arpa est toujours actionnaire de Romain Jerome… Cette lettre tombée du camion démontre une fois de plus, dans cette histoire, que les grands gagnants furent les avocats des deux parties.

Mise en garde sanitaire: attention, virus tenace!

Le virus horloger, lorsqu’on l’attrape, ne laisse jamais indemne. Il s’agit d’une affection – le mot s’y prête particulièrement – qui, une fois attrapée, n’a de cesse de progresser et de se nicher dans le mental. Ainsi le novice, soudainement contaminé, n’est jamais mal à l’aise face au connaisseur patenté, tant cette passion appelle à la communion. Du plus atteint au simple posifif, ils parleront ensemble de leurs maux communs et des complications (mécaniques) qui les guettent: poussées de fièvre acheteuse, syndrômes post traumatiques, yeux qui se consument… Aucun vaccin n’a encore été découvert. Quant à la source de transmission, si diverse, il se peut qu’elle se niche également dans ces simples lignes.

PS: tentant de trouver une image pour illustrer ce post, bloghorloger.ch tombe sur ce succulent article de chronomania signé par un certain jojo. Comme quoi, les grands esprits (atteints) se rencontrent…

Archive de JSH: perle historique retrouvée par Eric Cosandey

L’article « Automation, ce que sera la futur magasin d’horlogerie«  date de 1956. Ecrit par un certain Pierre Audemars pour le plus ancien magazine horloger du monde, le Journal Suisse d’Horlogerie créé en 1876, il parle de la boutique de demain et des vendeurs de montre, qualifiés « d’individus pénibles et exaspérants« . A le lire, on pourrait presque penser que Steve Jobs, dans sa conception de l’iPad, aurait pu tomber dessus et s’en inspirer…   »Il est donc réconfortant de penser que bientôt ces êtres impossibles seront complètement éliminés par le processus impitoyable de l’automation. Dans un avenir peu éloigné, lorsque l’intégration et la contre-réaction auront acquis droit de cité, la vente d’une montre sera chose extrêmement simple et entièrement automatique. Toute objection, hésitation, perplexité, indécision, incertitude, tergiversation et discussion quant à la marque de montre suisse à choisir aura été balayée d’avance. Avant d’entrer au magasin le public aura été scientifiquement endoctriné et persuadé par la propagande intensive, (…) diffusée sans arrêt par haut-parleurs. Elle aura l’heureux résultat d’éviter le 90% des discussions qui, aujourd’hui, entravent et retardent la vente d’une montre. Le public sera dûment informé que le cadran qui se trouve sur telle montre, est le cadran assorti à cette montre (…), étant donné qu’il a été désigné scientifiquement pour ce modèle spécifique par des experts dont la connaissance des cadrans est évidemment beaucoup supérieure à toute préférence individuelle surannée. » A lire en version intégrale sur le site horlogerie-suisse.com et en version magazine dans le JSH de septembre 2012.

Prix Gaïa au MIH et Journée de la SSC, collusion de dates…

Remise des prix le 20 septembre 2012, 19h30, au Musée international d’horlogerie, Rue des Musée 29, 2300 La Chaux-de-Fonds. Même jour, à Montreux cette fois, l’événement annuel studieux de la Société Suisse de Chronométrie (SSC). D’accord, je veux bien que le prix Gaïa ait décidé de faire coïncider sa remise d’awards avec l’équinoxe d’automne et avec le jeudi qui le précède, je veux bien admettre que les participants présents à la 15ème Journée d’Etude de la SSC sont des gens hermétiques aux honneurs réservés à ceux qui brillent, il est tout de même particulièrement incongru d’avoir arrêté la prochaine cérémonie le 20 décembre. A ceux qui voudraient s’offrir un Montreux-La Chaux-de-Fonds en 30 minutes, puisque la journée d’Etude se termine à 18h00 et que la célébration commence à 18h30 au MIH, je leur dis prudence. La quête du meilleur chrono routier n’est pas une fin en soi. Comment organiser une course contre la montre, ou comment se priver de notoriété et d’impact en deux temps et trois mouvements?

L’hypnose au service du temps?

Plutôt rusé ce Pierre-Alain Savoy qui, selon internet, pratique l’hypnose psyco-médicale à Genève. Il a acheté l’adresse web heure-exacte.net, pour offrir à qui le désire, une heure juste calée sur une horloge atomique. Quel rapport? Aucun en tous les cas avec ce qu’il propose: traiter les maux physiques ou psychiques. Sauf que peut-être qu’à force de trop scruter le temps qui passe, en temps réel, ça peut occasionner un trop-plein de stress ou de vertige qui amènerait à consulter. Pas si fou, celui qui s’auto désigne comme hypnothérapeute, conseiller conjugal et sexologue…

METAS, le temps une affaire d’état

Le temps est fondamentalement politique au sens où, comme tout autre étalonnage lié aux poids et aux mesures, il dépend de l’Etat. En Suisse, c’est l’Institut national de métrologie -le METAS- qui réalise et diffuse avec la précision nécessaire, des unités de mesure coordonnées et reconnues au niveau international. Cette instance supervise depuis Wabern l’utilisation des instruments de mesure rattachée au Département fédéral de justice et police (DFJP).  Et puisque ses activités sont fondées sur la loi fédérale sur la métrologie, puisqu’en matière de temps nous en sommes à des horloges atomiques dont la dérive flirte avec une seconde tous les 300 ans, elle surveille l’exécution des dispositions légales par les cantons et les laboratoires de vérification habilités. Pour en savoir plus sur le METAS : (ntp.metas.ch)

Christopher, professeur en luxe à la Business School de Lausanne.

Un master of Science in Luxury Management. Au monde de la production, dans les fabriques, on comprend aisément la noblesse manuelle, la richesse des travaux et des gestes artisanaux. On dénigre souvent des métiers qui méritent aussi leur part d’anoblissement. Désormais, apprendre le luxe à la Business School de Lausanne débouche sur un Master of Science in Luxury Management! Le prof’ Christopher H. Cordey pratique l’étampage des consciences, il a aussi le coeur au bout des doigts et la faculté de ressentir les choses. Fondateur du Sustainable Luxury Forum, il pétrit les consciences du luxe et de l’horlogerie de nobles valeurs: va pour l’or éthique et les diamants propres… Mais plus loin que l’environnementalement correct, il y le luxe cerclé de responsabilité sociale… Certains mauvais élèves de la branche mériteraient bien un diplôme.

Billet horloger, extrait. « Verrouiller l’information ne signifie pas qu’on la maîtrise… »

« Le produit horloger est bourré d’émotion et d’humanités mêlées. Ces sentiments ajoutent à sa valeur une marge immatérielle encline à se nourrir d’anecdotes lâchées ici ou là, glanées au fil d’un forum ou d’une discussion rapportée. Et comme nous sommes dans le registre émotionnel, il y a le risque que ces informations soient inutilement floutées et se chargent d’imprécisions. Face à ces masses informelles en circulation, qui ont le pouvoir d’écorner des images patiemment construites et des réputations méritées, les marques ont le choix de continuer à se taire, jouant les courroucées face aux indiscrets. Ou de prendre les devants et d’accepter que la seule communication d’un CEO, fût-il bon ambassadeur et pas trop bonimenteur, place automatiquement l’envie d’en savoir plus dans un périmètre réducteur. » Dans la série des « Minute, précisions! » (Stop, watch and learn!), les billets horlogers du journaliste Joël A. Grandjean, à lire dans son intégralité sur le site horlogerie-suisse.com. Version anglaiseParticiper au forum.

Paléo Festival démarre à l’heure…

« Pendant le festival, c’est mieux de ne pas penser à l’heure. On n’a pas de montre, il faut vivre l’instant présent, sans se soucier du lendemain » dixit Daniel Rossellat qui reste fidèle à sa Breitling à cadran bleu, assortie aux carreaux de ses chemises. A noter que depuis sa création le Paléo Festival qui entame sa 37ème édition jusqu’à dimanche n’a jamais eu de sponsor horloger. Ceci explique peut-être cela. Les marques horlogères attendraient-elles qu’un Jean-Claude Biver ouvre la voie comme il l’a fait avec le football? Si le Montreux Jazz est courtisé par Parmigniani Fleurier, Audemars Piguet et récemment Vulcain, le festival de l’Asse, qui déplace tout de même tout ce que la Romandie compte de décideurs, mérite mieux. A bon entendeur… Lire dans les prochains magazines Heure Suisse + Heure Schweiz, le dossier « horlogerie et musique« .

M.A.D.Gallery, Genève

Les friends de Maximilian Busser, fondateur de la marque MB&F et créateur des Horlogical Machines ne se limitent pas aux frontières de l’horlogerie. Ils viennent aussi des univers du design, de la fonctionnalité et d’une créativité qui s’inscrit dans la plus pure lignée d’un Tinguely. Ces coups de cœur cinétiques, ces Mechanical Art Devices (M.A.D), Max les a ramenés de ses voyages aux confins de la planète. Ils sont le fruit de son insatiable, zestée d’insolite et d’excellence. Bizarrement, ces objets sont tous chargés d’une même magie que celle qui se dégage des garde-temps de la marque. Une sorte de parenté indicible, un cousinage artistique qui s’inscrit en parfaite cohérence avec le fil conducteur de cet horloger hors norme. Un peu à l’image de cette lampe à idées, une Machine-Lumière de l’artiste berlinois Frank Buchwald. Tandis qu’une charmante Eléonor Piccioto se voit confier l’animation RP de cette arcade de la rue Verdaine, on se dit que la marque trouve là un canal original pour que s’écoulent, en vente directe, quelques montres. Un nouveau concept de boutique monomarque vient-il de voir le jour? Sûr qu’il fera des émules…

Le 12ème art s’offre un manifeste

Selon Wikipedia, la classification des 7 premiers arts, concept communément admis au point d’être enseigné ou de figurer dans les dictionnaires, est imputée au philosophe Etienne Souriau. Ce spécialiste en esthétique édicte son classement en 1969: 1 la sculpture, l’architecture, 2 le dessin et l’arabesque, 3 la peinture, 4, la musique, 5 la danse et la pantomime, 6 la littérature et la poésie, 7 le cinéma. Puis, grâce à la création d’un événement consacré à la télévision et créé en 1961 par le prince Rainier de Monaco, le 8ème Art sera les arts médiatiques avec la télé, la radio et la photo. Grâce au magazine Spirou, le 9ème art sera la BD. Les 10ème et 11ème arts semblent vouloir regrouper le numérique, le jeu video, le modélisme, la gastronomie, le graphisme et la calligraphie. Enfin, le designer horloger indépendant Antoine Gamboni de Metz lance via les médias participatifs sujets au buzz viral, un manifeste militant pour que l’appellation 12ème art soit désormais dévolue aux arts horlogers, bijoutiers, joailliers et orfèvres. L’idée prendra-t-elle, après tout, pour l’horlogerie en tous cas, le chiffre 12 a du sens? Une initiative qui permet de rappeler que le bloghorloger.ch, depuis sa création, milite ardemment pour que l’horlogerie soit reconnue comme une culture nationale helvétique à part entière et non plus seulement une branche de notre économie…

Retour du classique? Horlogers, refermez votre capot!

Le billet d’opinion « Minutes, Précisions! » signé de Joël A. Grandjean, journaliste en charge de la responsabilité éditoriale du bloghorloger.ch (Agence de presse TàG Press +41) vient d’être mis en ligne sur le site horlogerie-suisse.com. « Soudain, les goûts s’en reviennent au classique. Les montres auraient-elles gavé le consommateur de leurs vues intérieures trop exhibées? Quoiqu’il en soit, l’heure est à la refermeture des capots, c’est cyclique. » Lire la suite en français, ou en anglais. Participer au forum de discussion. L’une des illustration de cet article, le modèle Chronographe UH-1901 de la nouvelle marque Union Horlogère.

Lecture instantannée du 1000ème de seconde

«Si le Heuer Carrera Mikrograph 1/100e est à l’horlogerie mécanique ce que la mission Appolo 11 est à la conquête spatiale, le TAG Heuer Mikrotimer Flying 1000 en est la première expédition humaine sur Mars.» Prouesse technologique: 10 rotations en une seconde, tel est le parcours de l’aiguille centrale du Mikrotimer Flying 1000, indiquant millièmes et centièmes de seconde sur une échelle placée sur la partie externe du cadran. Une deuxième aiguille centrale, plus petite, indique les minutes et les 1/12es de minute sur une échelle de 150 secondes. Quant au compteur à 6h, il est gradué en 1/10es sur 5 secondes. Il s’agit d’une précision 125 fois plus aiguë que celle des oscillateurs haut de gamme les plus rapides utilisés communément dans les chronographes mécaniques. Est-ce judicieux de la part de TAG Heuer, de tenter de conjuguer aux temps de l’innovation, des fondamentaux iconiques tels que que la montre de poche Heuer Mikrograph 1916? Pourquoi ne pas avoir créé une ligne nouvelle pour toutes ces talking pieces innovantes, mais dont le fonctionnement est encore soumis à l’issue de recherches, fussent-elles fort intéressantes?

Baume & Mercier lance une tweet-opération avec WorldTempus. Le SIHH 2012 en ligne…

Tweetophiles, à vos marques, prêts… Partez, le 13 janvier à 14h00! L’ensemble de la planète Twitter et de ses bourdonnements relatifs à l’actualité du SIHH 2012 seront regroupés en un seul flux. Etonnamment, l’initiative de créer durant le salon un « centre du monde » temporel, donnant aussi la part belle aux autres marques, ne vient pas des organisateurs du salon, la Fondation de la Haute Horlogerie (?!) mais de l’un de ses bouillants participants exposants, la marque Baume & Mercier qui trouve en Worldtempus.com, le site d’Edipresse, un relais fort utile. C’est à la limite de l’altruisme immatériel! Ainsi, chaque passionné -ou refoulé car ne rentre pas qui veut au Salon-, chaque journaliste spécialisé, disposera d’un lieu regroupant absolument tout ce qui s’écrit sur la toile à propos du SIHH 2012. Sur site web, tablette ou mobile. En temps réel, grâce à des capteurs sniffeurs, capables de repérer une palette de mots clefs. On l’a vu du côté des récentes révolutions dans le monde, l’info d’aujourd’hui, plus immédiate même que le média radiophonique, c’est Twitter. Quant à Baume & Mercier (fan page sur Facebook), elle enfonce le clou de sa longueur d’avance en matière de e-Communication. Du côté de l’agence orchestratrice de l’opération, il semble qu’on fourbit déjà ses armes pour BaselWorld…

Salon international EPHJ-EPMT-SMT, 565 exposants!

A cinq mois de son ouverture, des 5 au 8 juin 2012, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse, franchit un cap majeur. Le nombre des exposants est à 99% identique à celui de l’édition 2011 (571)! Un beau cadeau des organisateurs André Colard et Olivier Saenger à Genève, qui accueille à Palexpo pour la première fois cette concentration d’acteurs de tous les domaines de haute précision, l’horlogerie et la joaillerie, les microtechnologies et les MedTech. Pour rappel, la manifestation avait été chassée des des terres lausannoises par le nouvel exploitant du Palais de Beaulieu. La barre mythique des 600 exposants devient donc de plus en plus de l’ordre du probable. Tout un programme!

Genève plus chère? Pas si sûr.

En général, quand on vient de Neuchâtel ou de Saint-Croix, pire si l’on descend de Bienne ou des contrées jurassiennes voire soleuroises, on reste convaincu que Genève est bien plus chère et bien plus loin que Lausanne. Pour les Alémaniques, c’est pire encore. Depuis Zurich, lorsqu’une expansion en terres romandes s’envisage, on choisira toujours une succursale à Lausanne. Car Genève, malgré son internationalité et son aéroport, n’est encore pour eux que synonyme d’une escapade annuelle au Salon de l’Auto… Donc, Genève Tourisme ferait bien à l’année d’axer des actions de communication en direction des acteurs économiques du reste de la Suisse. Leur expliquer qu’il faut au moins autant de poireautage pour effectuer, depuis la sortie Blécherette, le trajet jusqu’au Palais de Beaulieu, que d’aller se garer sous Palexpo, seule halle d’exposition au monde à disposer pour ses parkings de sa propre sortie autoroutière et d’une gare SBB quasi y attenante. Quant à la prétendue cherté de l’offre hôtelière, là encore certains à priori ont la vie dure. Car, avec sa France voisine et la multiplicité de sa concurrence, se loger du côté de Genève reste souvent plus accessible, selon la catégorie hôtelière choisie. A l’heure où le salon EPHJ-EPMT-SMT, débarque à Palexpo (du 5 au 8 juin 2012), accueilli à bras ouvert en raison de ses plus de 600 exposants et de ses presque 13’000 visiteurs attendus, Genève Tourisme devrait profiter de mettre le paquet… Et éradiquer une bonne fois pour toute ce genre de préjugés.

Enterré le musée d’horlogerie de Genève?

Genève. A l’heure où une formidable expo horlogère transforme le Musée Rath en écrin de « Trésors d’or et d’émail » jusqu’au 29 avril 2012, histoire de se rendre compte enfin de la richesse et de la qualité de ce patrimoine d’exception, il est bon de relire la page 23 du Mémorial des Séances du Conseil Municipal de la Ville de Genève (168ème année, 4501 – N°39). Ou comment se clôture un sinistre épisode de la vie culturelle genevoise: CHF 423’032.07 ont été dépensés pour parvenir à la conclusion que la sécurisation de la Villa Route de Malagnou abritant le Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie de Genève était soi-disant trop coûteuse. De l’argent public jeté par les fenêtres puisque, de toute manière, la volonté politique ayant décidé de tout investir pour agrandir le Musée d’Art et d’Histoire, s’est employée depuis à tout mettre en oeuvre pour parvenir à ses fins. Comme démontrer à tout prix -c’est le cas de le dire- que d’autres Musées pouvaient y trouver un bénéfice. Ainsi, le 18 janvier 2011, selon le PV de cette séance en après-midi, « Le Conseil administratif a décidé d’abandonner le projet de réaménagement et d’agrandissement du Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie au profit d’une mise en valeur des collections dans le cadre de rénovation et d’agrandissement du Musée d’Art et d’Histoire au 2, rue Charles-Galland. L’étude du réaménagement, de la sécurisation et de l’agrandissement du Musée est abandonnée. » Des Musées d’Art et d’Histoire, il y en a des centaines voire des milliers dans le monde, un Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie, il n ‘y en avait qu’un, à Genève, dans l’une des métropoles horlogères les plus en vue de la planète. Cherchez l’erreur.

Plagiat événementiel?

A l’heure où la notion de plagiat secoue les consciences intellectuelles du côté de l’Université de Fribourg, il semblerait qu’en matière de copié-collé, MCH Group SA, géant financier des organisations de Salons, ne soit pas en reste. Après avoir racheté 89,55% des parts de la société Beaulieu Exploitation SA, MCH fait le ménage. Officiellement, sa politique est de privilégier ses propres événements, ce qui ne se vérifie pas si clairement si on jette un oeil sur la liste des organisations encore en lice. Par contre après avoir évincé de Lausanne les salons EPHJ-EPMT (Environnements professionnels horlogerie joaillerie et microtechnologies) qui trouvent du coup à Genève Palexpo la promesse d’un second souffle bordé de meilleurs conforts, le groupe se fend d’un communiqué sur son nouveau salon. Là où l’innovation était promise,  ce nouveau-venu voudrait être « Le rendez-vous professionnel des microtechnologies et de la haute précision pour l’horlogerie-joaillerie, les technologies médicales et l’électrotechnique en Suisse romande. » A quelques détails près, c’est la copie de l’énoncé depuis 10 ans l’EPHJ-EPMT qui vient de célébrer son jubilé avec presque 600 exposants et plus de 11’000 visiteurs. Et qui est, on l’oublie trop souvent, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse. La seule également jusqu’ici à offrir aux microtechniques de tous bords la possibilité de côtoyer le secteur si prisé de l’horlogerie. Or donc, MCH Group, qui donne l’exemple en matière de lutte contre la contrefaçon à BaselWorld, aurait-il cédé à la tentation du copié collé du salon de la sous-traitance EPHJ-EPMT? Inspiration, expiration.

Bradée, Eterna passe en mains chinoises.

Il semblerait que le groupe China Haidian, via sa société International Volant Limited, aurait déboursé la modique somme de 22,9 millions de francs suisses pour l’acquisition d’un des fleurons les plus mythiques de l’horlogerie suisse, la société anonyme Eterna AG Uhrenfabrik (Soleure), propriétaire de la marque Eterna. Même en tenant compte que la marque aurait accusé durant la dernière année de son activité des pertes conséquentes et que le nouvel acquéreur s’en serait porté garant, le montant semble particulièrement inférieur au prix que la plupart des observateurs du milieu horloger en aurait donné, à vue de nez. Le vendeur, la société F.A. Porsche Beteiligungen GmbH semble donc l’avoir bradé. Ce qui paraît le plus inconcevable, c’est que le Swatch Group certainement contacté à un moment ou un autre, n’aie pas saisi l’occasion d’annexer cette enseigne qui participa, comme client régulier, à la survie d’une partie de son outil de production mécanique, à une époque où, au sortir de la crise des années 1970, tous pensaient, Hayek Senior compris, que seule la montre à quartz avait un avenir. Nick Hayek junior serait-il plus gestionnaire que visionnaire? Il semble inconcevable que feu son père ne se soit pas battu pour une telle enseigne. Toujours est-il que Mr. Hon Kwok Lung, le nouveau propriétaire, annonçait fièrement la nouvelle, lors d’une récente réunion à Pékin face à l’univers de la sous-traitance chinoise. Un propriétaire qui possède, via une autre société fraîchement créée Swiss Chronometric (3 des 5 administrateurs résident en Chine), également la nouvelle marque Codex, appelée à être le haut-de-gamme d’Ebohr qui produit  650’000 unités considérées comme du bas de gamme.

Infidèles célébrités… Supris en flagrant délit d’image

Evidemment, rien n’interdit à Claude Nobs de posséder plusieurs montres. Néanmoins, tout le monde connaît ses liens privilégiés avec Parmigiani Fleurier, sponsor du Festival de Jazz de Montreux. Des liens quelque peu fragilisés récemment par l’arrivée d’Audemars Piguet par la porte patrimoniale du Montreux Sound Digital Project, une vaste opération de préservation d’archives teintée de valeurs historique et scientifique. On murmure que le célébrissime boss du festival eut sa phase « Royal Oak« , au grand dam de la fidèle complice du Val de Travers. Il ne serait pas étonnant d’ailleurs qu’il s’en servît pour faire monter les enchères. De là à arborer ostensiblement une troisième marque, il n’y a qu’un pas. Franchi allègrement grâce à l’oeil attentif de la marque deLaCour (la photo date de 2007). Dans le même ordre d’idée, Aishwarya Rai, la célébrissime actrice chanteuse indienne si parfaite dans l’incarnation du concept de Longines « Elegance is an attidude« , s’est faite surprendre sur le red carpet cannois, en plein festival du cinéma, avec des bijoux Chopard et… sans aucune montre au poignet! Vous me direz, Longines ne donne pas dans la joaillerie, certes. Mais le loup est entré dans la bergerie… Les temps sont durs. Merci d’envoyer au bloghorloger.ch vos clichés du genre.

Le régleur, métier éternel

Le concours de chronométrie du Locle remet le régleur à l’honneur. Cet oublié de l’anoblissement en trente ans des métiers de l’horlogerie redevient un alchimiste qui fait rêver. Sacrée cuisine. Il ne suffit pas disposer d’ingrédients de première qualité dans une cuisine des plus high tech, encore faut-il que ceux-ci soient manipulés avec talent. Tout est dosage, finesse et subtilité, bref personnalité d’un Chef. Il en va de même avec la chronométrie, expression de la précision horlogère suprême. Tout est dans le réglage, un métier qui représente le Graal pour le maître horloger. Comme en formule1, on peut disposer du meilleur moteur, ou d’un moteur de série plus que correct, du meilleur pilote, des meilleures conditions atmosphériques et savoir que tout se joue dans la préparation. Heureusement, ces métiers-là, insuffisamment valorisés au regard des attentions réservées aux marques, sont foncièrement humains, imperméables à toute automation. Ils le resteront vraisemblablement. L’IFAGE, Institut de Formation pour Adultes à Genève, les appelle les métiers éternels, y ajoutant ceux des arts du polissage. Ils sont conjonctions de savoir multiples, d’expériences indicibles et de perceptions sensorielles. Oui, même l’ouïe est mise à contribution… (Extrait de l’édito des prochains magazines Heure Suisse & Heure Schweiz, à paraître fin juin 2011)

L’esprit DNA, Hublot-Arpa, rendons à César…

Hublot cèderait-il à l’esprit DNA initié dans l’horlogerie par Yvan Arpa avec la montre Titanic (créée pour Romain Jerome), contenant des fragments de la rouille légendaire provenant de la célèbre coque?  Tout semble l’indiquer, En effet, la dernière montre issue du partenariat de la marque avec Manchester United, la Hublot King Power Red Devil, présente la particularité d’utiliser du gazon du stade d’Old Trafford sur ses index. Jean-Claude Biver, adepte des désalpes herbacées, reconnaîtrait-il à son ancien collaborateur un talent qu’il tente de conjuguer aux vertus de l’éco trend? Attention, surenchère en perspective! La légende est un concept contre lequel il fait bon s’accoler…

Le Locle. Concours de chronométrie 2011. Critères objectifs

A quoi peut donc bien servir au 21 siècle un concours de chronométrie, expression revisitée des célèbres joutes d’antan, à l’heure où les horloges atomiques repoussent les limites de la mesure du temps au milliardième de seconde? C’est que notre horlogerie suisse reste mécanique, fût-elle issue des machines les plus avant-gardistes. «Les objectifs du  concours visent à redonner à la précision la place qu’elle mérite en regard des autres critères d’achat d’une montre tels que le design ou les complications. Ainsi le classement est basé uniquement sur des mesures objectives à l’exclusion de tout critère subjectif», rappelle Claude-Henri Chabloz, Président du concours bisannuel relancé par le Musée d’Horlogerie du Locle, le Château des Monts. Tout est dit. 10 sociétés dont plusieurs marques prestigieuses et 4 écoles d’horlogerie ont participé. Rendez-vous le 20 octobre 2011 pour la publication des résultats.

Exposition Magie des Métiers, Trésors d’or et d’émail

Genève et son musée d’horlogerie. Rarement musée horloger n’aura connu pareil destin tragique. Premier coup dur, en 2002, lorsque 174 pièces rares sont volées, au terme d’un tragique cambriolage. Deuxième coup du sort, lorsque, face aux trop élevés coûts de rénovation et de sécurisation, il perd son autonomie de Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie de Genève, acquise dès 1969, pour devenir un corpus d’œuvres au sein du Musée d’Art et d’Histoire de Genève, une appellation générique et banale qui ferait presque oublier que Genève est l’une des capitales internationales de l’horlogerie. Car des MAH, il y en a des centaines sur la planète, tandis qu’un Musée d’Horlogerie et d’Emaillerie était unique au monde. Qu’importe, Estelle Fallet tient la barre, conserve sa ferveur de Conservatrice reconnue internationalement et veille au devenir des quelques 18’000 trésors qui, au fil d’expositions dans d’autres espaces muséaux de la Ville, n’en finissent pas de régaler la soif d’Histoire et de rigueur. Ainsi devient incontournable l’exposition Magie des Métiers, Trésors d’or et d’émail qui se tiendra au musée Rath, autre fleuron de la Genève culturelle, du 15 décembre 2011 au 29 avril 2012. Au menu, des pièces inédites, jamais montrées au public, qui relient les arts horlogers aux autres métiers d’art. Drôle d’époque, pour un vestige si émotionellement riche, issu lui aussi d’une Ecole d’horlogerie organisée à partir de 1824 mais initiée dès la création en 1776 par une Société du nom de Classe d’Industrie de la Société des Arts, pour atterrir dès 1972 dans les murs séculaires de la Villa Byrn Bella, route de Malagnou. Ce même écrin qui fut éventré, par un acte de vulgaire vandalisme, au point rester à jamais fermé.

People et horlogerie, flirts ou relations durables?

A l’heure où le tapis rouge de Cannes-sur-Festival se fait fouler par de prestigieuses empreintes, la question se pose. « Les Peoples Servent-ils l’Horlogerie? ». Tandis que les communiqués de presse encombrent les canaux de distribution, qu’ils pleuvent en surenchère au fur et à mesure que l’événement se joue, la relecture de la chronique sur ce thème, dans la série « Minute, Précisions! » proposée régulièrement sur le site horlogerie-suisse.com par le journaliste Joël A. Grandjean, s’impose. D’autant qu’elle jetée en pâture aux forumers qui s’en donnent à coeur joie.

Yvan Arpa va-t-il encore frapper?

A quelques jours de l’ouverture de BaselWorld, l’inquiétude est à son plus haut niveau: à quelle volée de bois vert Mister Yvan Arpa nous exposera-t-il cette année? Ouf, ce qui est sûr, la marque Volna ayant fermé boutique, il n’y aura aucune allusion à la Volnatomic, une collection qu’il avait lancée en 2010 et qui engrangea tout de même CHF 3 millions de francs de pré-commandes. Cette année, ça aurait peut-être été mal perçu dans le paysage, d’autant que la montre n’est pas équipée de la fonction compteur Geiger. Toujours en 2010, il nous avait fait le coup du cadran en caca de dinosaure, qui soit dit en passant avait fait entrer les news horlogères dans l’ensemble des rubriques « insolite » des médias de la planète, ouvrant ainsi la voie à d’autres marques. Que nous réserve-t-il cette année, quel sera son coup médiatique 2011, sous les couleurs de sa marque Artya? On en tremble d’avance. A en oublier presque que le sieur Arpa est avant tout un sacré bosseur: pour Jacob & Co dont il occupe le poste de COO, il arrive avec 8 nouvelles collections soit une centaine de nouvelles pièces. Dont cette nouvelle exploration de la Five Time Zones.