Zannetti, horlogerie italienne

Riccardo Zannetti, l’un des horlogers indépendants encore en exercice en Italie, débarque à Genève au GTE, Geneva Time Exhibition, avec le slogan Handmade in Rome. L’occasion pour le bloghorloger de rajouter cette marque, Zannetti Watches à son menu déroulant (colonne de droite, liste des marques et des groupes). Et de faire connaissance avec ses modèles, en attendant de découvrir à Genève sa nouvelle collection Magnificum.

Horloge Saint-Nicolas à vendre…

Publié en octobre 2009, notre article informant sur une expo au Musée Saint-Nicolas d’Aliermont à Rouen, nous amène le commentaire suivant: « Je possède une très belle horloge Saint-Nicolas en chêne sculpté; cadran 1838 Mariné Levasseur Elle fonctionne; un antiquaire de Rouen m’a donné de la corde neuve. Je n’ai personne dans ma famille à qui la donner aussi je vais la mettre en vente.
Peut-être aurez-vous parmi vos visiteurs un amateur. Le prix sera celui le plus courant sur internet. Avec mes salutations.
 » Dès réception de l’info, nous rajouterons le prix et, s’il en existe, une photo de l’objet. Renseignements > zev85@orange.fr – Mais qui était donc ce Mariné Levasseur dont le Musée d’Aliermont de Rouen semble posséder quelques pièces? Une réponse nous est parvenue, merci.

Haptica, du design au braille

Depuis San Francisco, le designer David Chavez distille sur la toile ses créations. Dont le projet Haptica, une montre élégante qui, de manière discrète, ouvre son rail central aux doigts sensibles des non-voyants. Trouvée sur le net, ce garde-temps verra peut-être le jour, si la recherche de fonds lancée aboutit. Plus près de chez nous, c’est surtout la marque ARSA, contraction de Auguste Reymond SA, qui occupe depuis plusieurs décennies le terrain des montres d’élégance pour mal-voyants.

Menus déroulants bloghorloger.ch, 14 links ajoutés

La semaine passée, bloghorloger.ch a ajouté les redirections suivantes dans ses menus thématiques déroulants (colonne de droite). Un petit tour « découverte » s’impose.

Rubrique « Marques »
Azimuth Watch USA (US)Membres de l’AHCIVicenTerra (nouveau site).
Rubrique « Ventes en ligne »
Avianne & Co (US) – Talamente.com (F):
Rubrique « Détaillants »
Horlogerie Jeker (Sion)
Rubrique « Fournisseurs »
Hoptroff, Movments (UK) – Mouvements digitaux – Luxury Artpieces (Yvan Arpa) – ORCA ID Lab (design horloger)
Rubrique « Events Horlogerie »
Grand Prix d’Horlogerie de GenèveWatches Days (The)The Watches Days
Rubrique « Blogosphère »
Watch Lounge (The) – US
Rubrique « Institutions, Corporations »
AHCI, Académie Horlogers indépendants

Horlogerie monumentale dans le Gers

A ceux dont les trajectoires estivales offriraient loisir à quelque détour par l’Isle-Jourdain, l’expo « Le Clocher, Arts, Techniques et Savoirs » mérite jusqu’à fin décembre 2010, une inspection minutieuse. Certes, il ne faut pas seulement aimer les horloges de clocher mais également les cloches et autres carillons. Quoiqu’il en soit, cette expo et ce musée dans le Gers sont le point de départ d’une meilleure connaissance de l’horlogerie monumentale. Y sont actuellement présents, une horloge à foliot du XVème siècle, un coq en bronze très rare, des cloches historiques et autres pièces remarquables. Un parcours qui quittera le territoire de l’horlogerie pour s’intéresser à la protection des clochers contre la foudre, les systèmes anciens et récents de paratonnerre, la symbolique de coqs de clochers et autres girouettes, pour y revenir via la visualisation du temps via cadrans monumentaux et collection d’aiguilles. Outre l’histoire de la forge et des maîtrises du fer, il y est également question de la « sonorisation du temps » et l’histoire de l’électrification des clochers jusqu’à leur électronification. Clou du spectacle, encore fallait-il pouvoir l’y planter, un clocher de bois et son beffroi se dressant à 9,5 mètres de hauteur. Et permettant la vision des cloches en fonction. Tampons auriculaires recommandés…

Journée du Patrimoine, Morez

Le 11 juillet 2010, l’entrée au musée de la Lunette de Morez est gratuite. Dans le cadre de la 3ème fête du Patrimoine Industriel, l’établissement partagera ainsi avec un public plus large quelques uns de ses trésors. Pour bien apprécier l’exposition sur Germain Paget (peintre horloger morézien), l’historienne de l’art Marie-Paule Renaud présentera de 11-14h son oeuvre au cours d’une visite guidée entre peintures et horloges comtoises. Puis, de 14-18h, l’horloger Michel Dumain orchestrera une démonstration d’horlogerie comtoise.  Evidemment, les autres activités du jour se concentreront sur la lunette, avec l’exploration de plusieurs thèmes comme « Lunettes du futur » par la conservatrice du musée Thyphaine Le Foll ou le parcours spécial Famille en compagnie des héros Maillechort et Papillons. Joli programme, à vous de voir..

Existe-t-il des tendances horlogères?

En Suisse, bloghorloger.ch n’a pas connaissance d’une telle étude. Côté français, chaque année, les fabricants français de montres dispose d’un outils de référence, une  “étude de style? qui analyse des tendances de la montre. Comment? En proposant une soixantaine de dessins dont les sociétés peuvent s’inspirer pour déterminer leurs futures collections. Nous n’avons pas encore trouvé une exemplaire de cette étude, mais le blog-guide-bijoux sur overblog nous éclaire. « Pour 2008, six chapitres sont ressortis: arches-cintres (structures à la fois arquées et souples), strates/ empilements (strates, associations de matériaux, imbrications pour des modèles très architecturés), imbrication/embrèvement (combinaisons contrastées où imbrications), articulations et embrèvements (assemblages obliques évoquant l’ébénisterie) créent des ensembles fusionnels, volumes/reliefs (effet de sculpture pour ces créations sur dimensionnées, taillées, découpées pour créer des ensembles massifs). Viennent ensuite deux tendances plus féminines : les feuilles/rubans (volumes doux, structures naturelles enveloppantes), fragilité/légèreté (glissement des attaches, amincissement et finesse des détails).

L’été avec des lunettes… au Musée de Morez

L’historien franco-suisse Dave-William Grandjean a rejoint le Musée de la Lunette à Morez (à 13 mn de la frontière suisse après le village de « La Cure », juste après Saint-Cergues). Ce collaborateur  journaliste occasionnel de l’agence de presse horlogère TàG Press +41 et (pour le Magazine JSH – Journal Suisse d’Horlogerie et pour le site Worldtempus), après avoir été plus d’une année rattaché au Musée de Jaeger LeCoultre, vient d’être nommé « Chargé des Publics » par la Municipalité de ce qui fut -et demeure, le centre mondial de la lunette. Une région que le Ministère de la culture hexagonal n’hésite pas à promouvoir, avec un « Musée de France » financé par la Ville de Morez, accueillant chaque année 17’000 personnes. Un établissement à l’architecture avant-gardiste étonnante pour les lieux, qui a pour mission de conserver et de valoriser le patrimoine Morézien (Jura), dont l’horlogerie fait partie. A consulter le programme, difficile d’échapper aux lunettes cet été…

Bell & Ross, du mythe et de l’Heritage au… Radar.

Cette enseigne-là, depuis Paris, s’est carrément placée sur le terrain des instruments de mesure du temps swiss made, allant même jusqu’à répondre aux exigences militaires franco-hexagonales. A force d’un design qui force la prise de position, ses fondateurs, une équipe de designers et de passionnés d’aéronautique, s’installent dans le fonctionnel intelligent, lisible, précis et fiable. Bref, tout ce qu’on attend d’une horlogerie de valeurs sans forcément oser le demander. L’imagerie façon séries limitées des compteurs, celle des aiguilles, de l’horloge d’avion et, tout récemment du radar, cohabitent dans les valeurs de trois collections. Vintage, Instrument BR01 (carrément le hit) et Instrument BR02. Difficile de déroger au culte du modèle mythique, le BR01 Heritage, tout de cuir maculé de crevasses corporate. Pourtant, c’est la Instrument BR01 Radar qui, à partir de disques et de mars 2010, réinvente la lecture horaire.

Symboles et décorations dans l’art horloger.

5 mai 2010, Saint-Aubin-de-Médoc, France. Ancien élève de l’école nationale d’horlogerie de Besançon, le retraité Michel More, qui fut durant sa vie professionnelle professeur agrégé de physique appliquée pour les classes préparatoires aux grandes écoles, s’est reconverti à la passion horlogère, la restauration de pièces anciennes et… à l’activité de conférencier. Son thème de prédilection, l’horlogerie à la fois sous les angles de l’histoire, de la science et de l’art. Ainsi, cet érudit parcourt les salles, de Dijon à Biarritz en passant par Besançon, Nice ou Antibes. Partout, il apporte la bonne parole horlogère, sur le mode de la vulgarisation non réductive, s’aventurant sur les traces des premières clepsydres, des cadrans solaires de l’antiquité ou de Christian Huygens appliquant une théorie de Galilée sur la régularité des oscillations d’un pendule…

Chronoswiss, survol intercontinental

Lancée dans les environs de Munich entre 1983 et 1984 par l’horloger Gerd-L. Lang, Chronoswiss, la plus allemande des marques horlogères suisses, parce qu’elle s’emploie à un respect du swiss made plus rigoureux parfois que certains acteurs de la place helvétique, conjugue avec sa Timemaster Chronograph GMT l’heure qui survole les continents. Une signalétique usant du rouge vif interpelle le possesseur quant à un deuxième fuseau horaire tandis que l’anthracite domine côté index et aiguilles. Dans la plus pure expression d’un classissime discret, à l’exception d’une couronne globe dont les stries rappellent les premières lunettes de la marque, ce viril garde-temps, dont le boîtier s’est revêtu des élégantes blackitudes du DLC –Diamond-Like Carbon, défie le temps de son ultra-résistance. Allo blogosphère, ici Genève. Le décalage horaire n’a plus cours, le jour s’affiche en rouge.  Rotor squeletté, doré et décoré Côte de Genève, sur roulements à billes. Pour sportifs ou hommes d’affaires écartelés et intercontinaux.

Germain Paget, mémoires horlogères sur toile à Morez

L’horloger Germain Paget (1817-1884) était également peintre. Rejeton d’une famille d’horlogers, il suit une formation artistique à Morbier avant d’intégrer, en 1841, l’école des Beaux-Arts de Paris, ville dans laquelle il fait carrière, à force d’expositions. Ses sujets de prédilection? Scènes religieuses et portraits. De retour à Morbier aux alentours de 1860, il est happé par l’atelier familial spécialisé dans l’estampage d’éléments pour horloges comtoises. Du 15 mai 2010 au 17 janvier 2011, le Musée de la Lunette à Morez lui consacre, avec l’aide de l’Association « Horlogerie Comtoise » une monographique exposition, permettant la redécouverte d’une horlogerie morézienne alors vigoureuse ainsi que la découverte d’un artiste tiraillé entre ambition parisienne et attaches jurassiennes. Entrée gratuite.

DEP, réveil historique à Cluses.

Au Musée de l’Horlogerie et du Décolletage de Cluses (Haute-Savoie, France), les réveils et pendulettes DEP sont à l’honneur. Ou du moins, l’histoire industrielle de cette entreprise clusienne née en 1918 et dont l’histoire industrielle s’éteint en 1953, crise oblige. La société, dont le slogan « Durée, Elégance, Précision » pourrait encore seoir à n’importe quelle enseigne horlogère bien vivace. Retrouvés, dans les Archives Municipales notamment, d’anciennes publicités, des photographies et autres documents d’archives. A la gloire de ces objets habillés de marbre, de cuir, de bakélite ou encore d’ivoire. A découvrir au 100 Espace Carpano et Pons à Cluses.

Marques et leurs liens rajoutés sur bloghorloger.ch

Régulièrement, bloghorloger.ch ajoute à ses menus déroulants (voir colonne de droite), des links destinés à poursuivre la découverte de l’univers horloger international. N’hésitez pas à contribuer à ces précieux compléments d’information.

Rubrique « Marques, Groupes » > Revue Thommen (CH), Philip Stein (marque américaine), Jean Kases (CH, ne dispose pas encore de site web), Volker Vyskocil (marque allemande), Sinn (marque allemande), First Art (marque suisse de Christian Claude), Aspen (marque américaine issue du merchandising de la célèbre station du Colorado), H. Stern (marque brésilienne utilisant le swiss made, créée à Rio de Janeiro, par un émigré allemand passé dans le trading de pierres précieuses. L’entreprise dispose aujourd’hui de son propre magazine), Benjamin Timepieces (marque américaine, issue de superiorwatch.com), Ateliers deMonaco (Marque monégasque), Gebson (CH, inspiration chinoise), Strom Watch (CH, le fils de Armin Strom, à Bienn), Trebor (by Mouawad), Cover (CH, Soleure), Exposure Swiss (by Pejmani, siège au Liban, utilise des mouvements quartz ETA), Eloga (by Pejmani, Liban, avec des mouvements ETA quartz ou automatiques, contrôlés COSC), Mermod Frères (CH, le bras horloger de la maison REUGE), Frederic Jouvenot (CH, prétend avoir inventé le rotor facial contrairement aux archives retrouvées par le bloghorloger.ch: un modèle dont le brevet -CH 685363 du 30 décembre 1995, est tombé dans l’oubli, suite au décès du déposant et à son non renouvellement), Poljot International / Basilika (marque russe reprise en Allemagne), Swarovski (Les montres issues du cristal, lancées à BaselWorld en 2009), Haimov Watches (USA, la marque design bling bling de Igal Haimov), Zino Davidoff (CH, les montres qui voudraient faire un tabac), Feldo Watch (marque allemande, affichage horaire sympa, différent)…,

First Luxe oublie l’horlogerie…

Quand on est un média, s’offrir des campagnes horlogères ce n’est pas un luxe! Donc, au moins pour la forme, il eût été profitable pour l’image du média Firstluxe.com auprès des marques horlogères en état de communiquer, de glisser dans la sélection de ses votes pour la meilleure campagne du luxe, au moins une, voire plusieurs enseignes horlogères. Certes, le luxe, c’est franco-français, et le concours a aussi été chapeauté par le magazine Stratégies -Communication et Netetudes. Voici les nominés: Lady Dior, Hermès, Nina Ricci, Louis Vuitton, et Cacharel avec Scarlett. Au fait, les organisateurs pourront toujours me rétorquer que toutes ces marques sont…. horlogères. Résultats sur Stratégies.fr.

Viot, Jean-Baptiste, sa première montre.

Banlieue parisienne. Le jeune horloger Jean-Baptiste Viot (né en 1967), est en passe de concrétiser son propre garde-temps après avoir débuté sa formation d’horloger en 1983 à l’Ecole Municipale d’Horlogerie de la Ville de Paris, puis, dès 1986, au sein de l’Ecole Technique de la Vallée de Joux. Non content d’avoir ainsi acquis le savoir actuel, l’étudiant a poursuivi son chemin du côté du MIH (Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds). Histoire d’être un as ès restauration d’horlogerie ancienne, avant d’aller écumer quelques grandes enseignes horlogères suisses. Désormais, de chez lui, avec ses machines et ses mains, l’horloger, dont le destin pourrait s’apparenter à quelque génie contemporain de la branche, poursuit sa quête. Côté reconnaissance, certains collectionneurs l’ont déjà localisé.

Odobey Cadet, Louis-Delphin

Louis-Delphin Odobey (1827-1906), appelé également Delphin, crée à Morez en 1858 l’une des plus importantes maisons d’horlogerie d’édifice de France. Victor, Jules et Albert, ses trois fils, reprennent l’entreprise qui sera cédé au fils d’Albert, Georges Odobey. En 1880, le fils du fondateur crée également de son côté une autre entreprise dédiée à la même fabrication. Les horloges Odobey -installées dans toutes la France, les fabriques Prost (Paget), Crétin l’Ange et Bailly-Comte, constituent l’essentiel de la production morézienne d’horloges d’édifice.

ESQ by Movado sur Facebook

Très américain tout ça. Les fans de la marque ESQ, propriété du Movado Group et exclusivement présente en Amérique du nord, Canada compris, sont sur Facebook, échangent impressions et laudatifs du genre « One of the symbols of executive success…! » dans un de ces groupes « fans de… »

Trop drôle! L’aiguille d’or, la Suisse, le monde et… Journe.

Sur scène et en fin de show, samedi 14 novembre, le trois fois lauréat de l’aiguille d’or François-Paul Journe, s’empare du micro pour remettre le flambeau à celui qui lui succèdera. L’occasion rêvée pour se fendre d’un discours coup de coeur, sorti tout droit de ses entrailles. Son message est clair, les absents ont tort. Tort de ne pas avoir envoyé de dossier de sélection (puisque, à l’exception d’une ou deux catégories, c’est la seule façon de participer au Grand Prix). Journe est d’ailleurs le seul de la soirée à exprimer cette finesse des règles du jeu qui échappe aux spectateurs lambda et aux politiques présents -Lire le commentaire. Tort de briller par leur absence? Oui, car Journe, qui se mue quelques minutes en grand promoteur de cette agape évènementielle désormais presque obligatoire, incite ses confrères à ne plus la bouder. Y participer, affirme-t-il, c’est se battre pour l’entier de la corporation, pour les emplois, et, en fin de compte pour la Suisse, terre d’horlogerie. C’est très fort venant d’un Marseillais qui tient manufacture sur Genève et fait rayonner la Suisse dans le monde. Sur ce, il décachète la sombre enveloppe qu’il tient dans les mains et, avec un accent français qui ajoute au cocasse, annonce l’aiguille d’or 2009: la Zeitwerk de A. Lange & Söhne. La scène a ceci de burlesque que la marque est-allemande ne produit rien en Suisse. Quand bien même est-elle copropriété du groupe Richemont dont le siège est à Bellevue, et indiscutablement appréciée par l’ensemble des acteurs de la branche, rien de rien, vous dis-je! Pas même un rouage, un spiral, ni une quelconque pièce de la montre, à l’exception, me confiera une grande dame bien informée, de certaines boîtes de montres. Dans d’autres lieux, où le recul se pratique comme sport mental, cette perle dans le déroulé de la soirée, aurait déclenché des tornades de rires… Voir les résultats du Grand Prix d’Horlogerie de Genève 2009.

Silberstein, Alain – Architecte horloger.

Alain Silberstein est un architecte d’intérieur parisien, designer de surcroit et passionné d’horlogerie, devient faiseur de montres dès les années 1980 du côté de Besançon. Style unique mariant les rigueurs géométriques formelles aux mouvements ultra mécaniques, jouant avec maestria des couleurs, des matières et des clins d’oeil les plus malicieux entre habillages et technicité. On n’en sort jamais indemne, son oeuvre interpelle, surprend. Ses trois collections, sa trilogie Krono Bauhaus, Marine et iKrono, célèbrent un caractère affirmé et sportif, à l’aise dans ses basques tant à la ville qu’aux loisirs mais surtout zesté de gouaille. ôté mouvements, c’est surtout du ETA et du Valjoux (suisses). Ses Tourbillons d’Art complètent son exploration de territoires et d’univers inhabituels et son munis d’un mouvement « ASC » – comme ses initiales suivies du mot Créations. A ne pas oublier, ses horloges monumentales ou son « couteau », objets cultes pour intérieurs non conventionnels. Récemment, Alain Silberstein rejoint la constellation « friends » de Maximilian Büsser qui lui offre, sous sa marque MB & F, une conception commune appelée Black Box, Horlogical Machine N°2.2. Exposant au GTE – Geneva Time Exhibition, en 2010.

Geneva Time Exhibition sur orbite… 17 au 22 janvier 2010

Cette fois, c’est parti. Le GTE (pronocez GiTi-I) est sur orbite avec l’ouverture ce jour du site internet. Une version anglaise viendra prochainement compléter le tableau. Pratique, chaque exposant y trouvera sa zone et orchestrera ses invitations, accréditations et autres formulaires d’usage. Du 17 au 22 janvier 2010. Les 29 marques exposantes -plus qu’au SIHH sont: Alain Silberstein, Antoine Preziuso, Badollet Genève, BRM (Bernard Richard Manufacture, France), Cabestan, Cecil Purnell (Only Tourbillons), Clerc 1874, Fabrication des Montres Normandes (France), HD3, Ladoire Genève, Linde Werdelin, Louis Moinet 1806, Magellan, MCT – Manufacture Contemporaine du Temps, Marvin Watches, Metal.ch, Peter Tanisman Genève, Pierre DeRoche, Quinting, Rebellion Timepieces, Robert & Fils 1630, Saint-Honoré Paris, Snyper, Steenman Watches, Swiss KubiK, Cargo Titanium, Volna, Valbray, Zanzidoust Genève.

Montre verte et capteuse d’ozone? Ça existe.

La manifestation « Futurs en Seine », au lendemain de la percée écolo aux Européennes, accouche d’une invention aux relents d’opportunisme. Partant de l’idée que les capteurs officiels de la qualité de l’air sont en sous-nombre et qu’ils représentent des dépenses énormes en installation ou entretien, une série de quinze protos arrive sur le marché des inventions, en attente de financements, de production et de commercialisation. Une montre verte capable de transformer celui qui la porte en mouchard à particules ou à décibels. Et donc de compléter, via des cartes mises régulièrement à jour, la configuration de la pollution atmosphérique ou sonore. L’objet indique en effet le taux de décibels et le degré d’ozone, des données simples qui complètent la complexité de celles fournies par des capteurs officiels en nombre insuffisant (l’agglomération parisienne n’en compterait qu’une dizaine).  Une connexion est prévue (via téléphone portable ou fixe) et l’appareil déverse ses analyses en temps réel. La trouvaille dispose de deux marchés. Le public, de plus en plus responsable et proactif en matière de prise de conscience environnementale, ainsi que les collectivités locales, des villes qui pourraient vouloir disposer de moyens supplémentaire dans l’élaboration de leurs cartes de pollutions. Se pose alors la question de l’anonymat des données transmises…

Bozeman, le summum du mauvais goût, le ‘Memorial discount’.

Y a qu’aux US qu’on peut voir un truc pareil. Leçon numéro 1: la marque américaine Bozeman, sise dans l’état du Montana, sous le slogan « Thank you for your sacrifice » (Merci pour votre sacrifice), informe qu’elle se préoccupe VRAIMENT de « tous les héros disparus en défendant notre liberté, notre pays et notre façon de vivre. Ils seront à jamais honorés pour leur sacrifice. » Comment? En offrant à leurs familles -pour autant qu’elles aient vraiment perdu un proche durant la guerre (c’est bien précisé ‘proche’ et c’est bien précisé ‘perdu’), un rabais de 30%! Tout ça entre le 22 et le 25 mai 2009. Et d’appeler ça le « mémorial discount ». Et d’ajouter même que durant tout le week-end en question, le personnel sera sur le pied de guerre (pardonnez, je sais, c’est un peu facile), histoire d’être en mesure de mieux servir les familles de ces chers disparus. Leçon numéro 2, comment vendre des montres à des décédés, avant leur mise en terre…?

Contre-façons, le dossier Capital (M6)

Fabrice Guerroux s’est fait une spécialité de la traque aux faussaires. En tous les cas, d’un point de vue parisiano-parisien, c’est ze spécialiste. Il en vivrait même, grâce à ses bouquins et à son web site. Et quand M6 veut faire un sujet capital sur le sujet, il s’adresse bien évidemment à cet expert. Le résultat est visible sur M6.

Harley-Davidson Timepieces by Bulova

C’est plutôt cool d’avoir un pied bien ancré aux Etats-Unis. Ça permet quelques synergies d’ordre mythique. Ainsi, la Bulova Corporation en collaboration avec la Harley-Davidson Motor Company, balance sur le marché et sous licence une carrée chronographe de 45 mm de diamètre, (c’est tellement tendance et viril), sur bracelet cuir et lunette ronde entourée de contrastes pollissés mats et brillants. Le mouvement hélas est japonnais, un citizen JS00. Quant à la communication, elle part de Suisse. Aventuriers et assoiffés de grands espaces, ne pas s’abstenir!

Bozeman Watch Company se rit de la crise..

Pour quelle raison cette jeune manufacture horlogère du Montana, peut-elle afficher une hausse de 33% tandis que la tourmente fait rage alentours? Il semble que ses options de développement aient été les bonnes. Une politique salariale fort attractive, assortie de facilités sociales comme la prise en charge low-cost des frais médicaux, dentaire et de couvertures diverses, une volonté de fer à se battre pour la réintroduction de l’influence américaine dans le marché de la montre mécanique. Le fondateur Christopher Wardle, ainsi que le partenaire John Bailey voulaient que ça se sache, au point d’en faire un communiqué de presse. Leurs philosophie? « Prendre soin de vos gens, ils prendront soin de vous… »

Seiko se tourne vers le marché russe.

Seiko se tourne vers le marché russe, investissant 2 millions de dollars dans une filiale occupant pour l’instant trois personnes. Une manière de compenser le frein à la consommation subi au Etats-Unis et au Japon.

Fossil sort ses griffes

Fossil (marque américaine) annonce une progression de 71% de son bénéfice au cours du deuxième trimestre 2008, soit un peu plus de 25 millions de dollars. Le CA a quant à lui progressé de 15%, à 353 millions. La robustesse des ventes internationales, couplée à la faiblesse du billet vert, explique cela.

Le WWF s’invite aux poignets indiens.

L’inde se met au vert. Titan, le fabricant indien lié au Tata Holding, vient de passer un accord avec le WWF pour la fabrication de montres dont les cadrans représenteront cinq animaux protégés en Inde. Les revenus de la vente de ces modèles, proposés sur le marché entre CHF 50.00 et 110.00 (soit 2’000 à 4’500 roupies) ira dans les caisses de l’association.

Bruno Babani, by timenetwork.ch

Bruno Babani. Rattachée au groupe Convensis le groupe de Stuttgart, cette marque confie la fabrication de ses montres à timenetwork.ch.